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Définition du jour : Papier cuve (ou papier à la cuve)

Posté par Serge Bénard le 30 août 2010

Papier cuve (ou papier à la cuve). Papier multicolore avec des motif irréguliers obtenus par trempage de ce dernier dans un bain d’acide. Utilisé exclusivement par les relieurs pour orner les plats des reliures demi-maroquin, chagrin ou basane ainsi que le deuxième et troisième plat et les gardes. Le papier se diversifie notamment au XIXe siècle par un grand choix de teintes et de motifs). 

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Définition du jour : ligne de pied

Posté par Serge Bénard le 26 août 2010

Ligne de pied. La ligne qui se trouve au bas de la première page de chaque feuille d’impression qui forme un cahier, et sur laquelle est placée la signature, quelquefois le titre de l’ouvrage, avec la désignation du tome, se nomme ligne de pied.

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Définition du jour : Alde

Posté par Serge Bénard le 23 août 2010

Terme désignant les ouvrages de l’atelier des Alde. Célèbre imprimeur vénitien Alde Manuce(Telbado Manuzio) dit l’ancien, fondateur de la dynastie des Alde s’installe en 1499 à Venise pour éditer des textes antiques. En 20 ans Alde Manuce publie 150 éditions où dominent les traités grammaticaux, textes grecs et latins des auteurs anciens. On lui doit l’introduction de la pagination et de la police de caractère » italique » inspirée de l’écriture du poète du XIVe siècle Pétrarque, et le premier format in-8. Les deux premières innovations apparaissent en 1501 dans une édition de Virgile. Sa marque, une ancre et un dauphin entrelacés est symbolise la maxime attribuée à Boileau « Hâte toi lentement ».

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Définition du jour : lettrine

Posté par Serge Bénard le 20 août 2010

Lettrine. Initiale occupant la hauteur de plusieurs lignes au commencement d’un chapitre ou d’un paragraphe d’un manuscrit médiéval ou d’un imprimé. Au moyen âge, elle était souvent rougie au minium et cinabre. Au fil du temps, elle est devenue de plus en plus importante et a, de plus en plus, fait l’objet de décoration artistique. / Lettrine historiée: initiale décorée servant de cadre à une scène narrative. Ce type de lettrine, fréquemment employé dans les manuscrits médiévaux et dans les premiers ouvrages imprimés, peut se retrouver à toutes les époques et encore aujourd’hui. / Lettrine enluminée: initiale peinte, le plus souvent rehaussée à l’or, des manuscrits anciens. / 2. Lettre placée au-dessus ou à côté d’un mot et indiquant un renvoi à une note explicative placée dans la marge ou en bas de page.

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Définition du jour : Ars Moriendi (ou ars bene moriendi)

Posté par Serge Bénard le 19 août 2010

Ars Moriendi (ou ars bene moriendi). Littéralement ”l’art de bien mourir” sont des livres religieux chrétiens destinés à méditer sur la mort et ainsi se préparer à bien mourir. Ces livres, ornés de gravures sur bois d’excellente facture et très expressives furent le plus souvent éditées aux origines de l’imprimerie. Cependant nous distinguerons les éditions typographiques qui sont pour la plupart des recueils de prières et de méditation, alors que les éditions xylographiques se présentent sous forme d’exhortation faites à un mourant par un démon et par un ange en alternance. Leur diffusion principalement populaire expliquait l’excès d’iconographie, car elle était réservée à un public majoritairement analphabète.

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Définition du jour : Livres d’Heures

Posté par Serge Bénard le 17 août 2010

Livres d’Heures. Sous ce nom, on publiait à Paris des ouvrages manuscrits richement enluminés avant l’invention de l’imprimerie ; puis ceux-ci furent imprimés à la fin du XVIe siècle. Cette désignation française est également appliquée dans la bibliographie étrangère. Ces livres qui étaient destinés aux laïcs contenaient les dates du calendrier, des fragments des évangiles, etc. Citons le célèbre Livre d’Heures du Duc de Berri. Paru en 1403, illustré par Van Eyck ; ces livres n’avaient pas de pagination, on les composait en gothique, en romain et en italique ; leurs imprimeurs étaient Simon Vostre, Vérard, Pigouchet, Kerver, tous à Paris.

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Définition du jour : Accentuation

Posté par Serge Bénard le 13 août 2010

Accentuation.  On attribue l’invention des accents au grammairien Aristophane de Byzance qui vivait en Égypte deux cents ans avant notre ère. Les Romains, dès le temps d’Auguste, firent d’abord usage de l’accent aigu et de l’accent grave, mais seulement pour distinguer les mots d’orthographe semblable. Les écrivains français paraissent avoir commencé à se servir régulièrement des accents durant les premières années du XVIe siècle. L’imprimeur parisien Geoffroy Tory créa dès 1525 les accents, la cédille et l’apostrophe, son premier livre avec ses nouveautés parut le 7 juin de l’année 1533. Le fait d’accentuer ou non les capitales est un choix typographique. Le quotidien Le Monde ne le fait pas. Mais La Pléiade a fait le choix inverse. Pour notre part, il nous a toujours paru aberrant de priver les capitales de leur accentuation. Imaginez la différence entre LE CRIMINEL SERA JUGE ou LE CRIMINEL SERA JUGÉ. Ou entre LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEUNES et LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEÛNES… Malheureusement l’invasion de l’anglais et le développement de l’internet font courir les plus grands dangers à cette pratique (même avec les bas de casse).

Pour lire tous les mots déjà parus, reportez-vous à notre lexique Les mots du livre dans la barre de menu.

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