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Regards croisés sur le livre français à l’étranger

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Regards croisés sur le livre français à l’étranger : un entretien au cours duquel Jean-François Colosimo, Président du Centre national du livre (CNL) et Jean-Guy Boin, Directeur général du Bureau International de l’Edition Française (BIEF) font le point sur la coopération bilatérale entre les deux structures.

JFC : « Le nouveau statut du CNL a entraîné un fort rapprochement avec le BIEF qui représente une véritable opportunité pour nos deux entités, et donc pour le Livre français et son rayonnement à l’international. Outre leur grande expertise à la fois de l’édition de notre pays et des différents univers éditoriaux à l’étranger, j’ai immédiatement trouvé dans les responsables du BIEF, en Alain Gründ, son président, et vous, Jean-Guy Boin, son directeur général, une communauté de vision et de pratiques. »

 

JGB : « Effectivement, la relation entre le BIEF et le CNL est une relation de partenariat et de confiance tout à la fois. Nous menons conjointement une réflexion pour la mise en place d’une stratégie globale et d’actions à l’international au service de la promotion de l’édition française. Elle vient compléter les discussions approfondies que nous avons avec nos adhérents, c’est-à-dire les membres issus de petites comme de moyennes maisons d’édition, de la littérature comme du livre de design, du secteur des dictionnaires comme des livres de jeunesse ou de philosophie… On peut dire que nous sommes une petite structure qui par sa construction est chargée de diversité. Cette diversité nécessite d’avoir une stratégie claire. On en trouve l’écho au travers des échanges avec le CNL dans le cadre d’une stratégie qui parait tout à fait raisonnable. »

JFC : « Petite structure peut-être, indispensable et performante certainement ! L’international représente à la fois une vocation pour le CNL, étant donné qu’on ne peut segmenter l’existence du livre, ainsi qu’une part de sa mission publique, par constitution et décret. Ce partenariat avec le BIEF, dans le respect de l’histoire et de l’identité de chacun, permet une démultiplication heureuse. Mon attachement au BIEF, qui a pour lui d’être un organisme professionnel, est essentiel. Dans les années qui viennent, j’entends y consacrer d’importants moyens de manière à en assurer autant la pérennité que la montée en puissance tant les enjeux sont importants. Enjeux que, avec vous Jean-Guy Boin, nous ne cessons en toute amitié d’examiner et que, surtout, nous percevons de manière commune. »

JGB : « En terme d’enjeux, cela s’inscrit naturellement dans différents types d’actions que nous menons (salons, foires du livre, études, rencontres professionnelles, formations …). Aussi, comme le rappelait Hervé Gaymard au cours de la mission qui lui avait été confiée par le précédent Ministre de la Culture [Christine Albanel], il s’agit d’être capable de faire connaitre les savoir-faire français en matière de politique et d’animation du secteur du livre. On retrouve bien là une convergence avec l’ensemble des missions du Centre national du livre. … »

JFC : « C’est pourquoi à Paris bien sûr mais aussi à Istanbul, Moscou, New-York ou Pékin, nous nous retrouvons toujours volontiers pour travailler ensemble. Nous avons les mêmes objectifs : soutenir efficacement l’industrie et les métiers du livre français dans leur action à l’étranger, conforter leur assise auprès des professionnels et des pouvoirs publics locaux et aller à la rencontre des éditeurs, des auteurs, des traducteurs de ces pays en cherchant à leur communiquer la conception du livre qui s’est façonnée chez nous depuis deux siècles. »

JGB : « Il va de soi que cette conception partagée par la plupart des acteurs de la profession se nourrit de l’actualité des développements que connait le secteur du livre. Elle s’enrichit et s’affine pour une défense et une illustration aussi proches du terrain que possible pour nos interlocuteurs étrangers. L’articulation de l’action du BIEF avec celle du CNL permet de dynamiser les courants d’échanges autour des livres, entre la France et le reste du monde. »

JFC : « Nous commençons à élaborer de nombreux projets de collaboration à cet effet qui, nous l’espérons, ne manqueront pas de surprendre. »

JGB : « Ces projets, déjà en cours d’élaboration, s’organisent notamment autour d’une intensification des relations professionnelles avec les partenaires étrangers et, naturellement, d’une diffusion plus large de l’information autour des opérations menées par les structures d’appui de l’industrie éditoriale française pour son développement à l’international. »

Paris – Centre national du livre le 26/11/2010

Article :

 

http://www.centrenationaldulivre.fr/?Le-BIEF-et-le-CNL-Une-aventure

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Le livre papier, le livre numérique et l’internet

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Entre le livre papier et le livre numérique il y a une frontière infranchissable par le numérique, c’est l’amour du livre en papier, le culte de l’objet par sa beauté et par son histoire, celui que l’on chérit et que l’on garde sa vie durant. Celui que nos ancêtres nous ont laissé, et qui vaut plus que tout. C’est celui de la culture du monde qui s’est perpétuée au cours du temps. Il apparaît après l’écriture en Mésopotamie à la fin du IVème siècle av J.C., l’écriture étant la consistance du texte, un livre ne peut être autre chose qu’écritures traduisant la pensée. Les premiers instruments de l’écriture avant la découverte de l’imprimerie par Gutemberg vers le 1395- 1468, furent les tablettes d’argile premiers support au IIIème millénaire av J.C. L’instrument d’écriture aurait été le calame, instrument en forme de triangle, qui sert à imprimer des caractères dans l’argile encore molle. C’est l’écriture des Assyriens et des Sumériens, en forme de coins, d’où le nom d’écriture cunéiforme. À Ninive, 22 000 tablettes ont été retrouvées, datant du VIIe siècle av. J.-C., c’est la bibliothèque des rois d’Assyrie, qui disposaient d’ateliers de copistes et de lieux de conservation. Puis la soie en Chine fut un autre support sur lequel on écrivait a l’aide des pinceaux, encore aujourd’hui d’ailleurs. Puis vînt le papyrus sous forme de rouleaux. Progressivement le parchemin remplace le papyrus. La légende attribue son invention à Eumène II, roi de Pergame, ancienne ville d’Asie mineure en Mysie, Turquie province d’Izmir, d’où le nom de pergamineum qui a donné parchemin. Sa production commence vers le IIIème siècle av. J.-C. Puis vînt le codex à la fin de l’Antiquité II et IVème siècles qui remplaça le volumen. Le codex est un livre manuscrit du même format que celui utilisé pour les livres modernes. Cette invention qui est romaine a remplacé le rouleau de parchemin et est la première forme de livre de toutes les cultures d’Eurasie.

L’élaboration des techniques de l’imprimerie par Gutenberg vers 1450 marqua ce qu’on a considéré comme une véritable révolution du livre, qui est désormais reproduit à de nombreux exemplaires, mais reste à l’échelle artisanale. L’introduction, un peu après 1820, de presses à imprimer fonctionnant à la vapeur, et ensuite les nouveaux moulins à papier, fonctionnant aussi à la vapeur, constituèrent les seules innovations majeures depuis le XVème siècle.

Le virage apparaît vers le XVIème siècle avec l’ordinateur. Le premier fut la machine d’Alain Turing, un ensemble mécanique de calcul de concepts d’algorithmes. Les premiers ordinateurs sont mécaniques conçus avec des pignons d’horlogerie pour des opérations simples. C’est donc par le calcul que l’écriture numérique est apparue. Charles Babbage mathématicien Anglais est l’un des précurseurs de l’informatique. Il conçoit la machine à différences, une machine encore mécanique qu’il présente en 1821 à la Société Royal d’Astronomie. Elle sert à calculer les polynômes en utilisant une méthode différentielle. Cette machine analytique n’est toutefois pas l’ancêtre de l’ordinateur actuel qui lui intègre la notion de programmes. Cette notion arrive avec l’algèbre de Boole du nom de son inventeur George Boole qui pourtant était son contemporain. La carte perforée dite Herman Hollerith qui fut le créateur d’IBM en 1896 construisit la machine à statistiques à cartes perforées. Il est à l’origine de l’industrie mécanographique. Au XIXème et XXème siècles l’électricité modernise les ordinateurs mécaniques en remplaçant les mécanismes par l’électromécanique. L’ère des ordinateurs modernes commença avec la seconde guerre mondiale. Les circuits électroniques, tubes à vide, condensateurs et relais remplacèrent leurs équivalents mécaniques et le calcul numérique remplaça le calcul analogique. Les ordinateurs conçus à cette époque forment la première génération d’ordinateurs. Vers 1954 apparaissent les premières mémoires magnétiques tores de ferrite pour la mémoire vive, bandes, puis disques pour la mémoire de masse. IBM lance ses premiers ordinateurs, en 1952 l’IBM 701, puis en 1953 l’IBM 650, en 1955 l’IBM 704 premier ordinateur commercial. Il pouvait exécuter 40.000 opérations par seconde, c’était des ordinateurs lourds gros consommateurs d’énergie plusieurs centaines de kw. L’apparition du transistor en 1947 modifie complètement la donne, ils sont à la base de l’ordinateur moderne. En 1960 IBM lance le premier ordinateur transistorisé le 7.000. Puis viennent ceux de la troisième génération à circuit intégrés, les minis ordinateurs à partir de 1973, la quatrième génération de 1971 à la fin de 1980 par l’apparition du microprocesseur par Marcian Hoff, puis viennent les supers ordinateurs en 1976 le Cray-1 à structure vectorielle. En 1984 Apple lance le Macintosh premier ordinateur graphique utilisant une souris et une interface graphique. La cinquième génération est l’interface graphique et les réseaux, c’est la créations d’images, de vidéos de sons, avec différents périphériques associés souris, scanners, télévision, et les logiciels Window professionnel, Vista, MacOS, IRIS, Gnu/Linus. Les textes, les images fixes et images animées et les sons sont une invention sans doute aussi considérable que celle de l’écriture. Enfin, l’Internet réseau informatique mondial utilisant le protocole de communication IP, internet protocol, permettant la transmission du courrier électronique, la messagerie instantanée, et le World Wide Web, «la toile d’araignée», qui est système hypertexte public permet de consulter, avec un navigateur, des pages accessibles sur des sites. Les communications sont, soit filaires, ADSL téléphoniques ou fibres optiques, soit sans fil WiMAX internet par satellite. Quel chemin depuis la fin du Moyen Âge.

Nous voici arrivés à l’informatique moyenne d’écriture numérique aux multiples applications qui modifient le livre, le vrai celui qui ne s’efface pas. C’est un peu comme la montre à encre après celle à cylindre et le pendule et l’horloge, objets de culte puits de savoirs et d’arts. Comparés aux montres numériques solaires quintessences actuelles de notre technologie mais sans amour par ce que le travail est caché dans cette électronique miniaturisée inaccessible à notre imagination. Le livre se garde la montre se porte. Mais dans notre monde de consommation ou la valeur travail n’est plus, remplacée par le vite, le commode que procure un livre numérique ou sont mémorisés, dans un format de poche, des millions de pages, on emporte sa bibliothèque dans sa poche. En fait qu’est-ce qu’un livre, travail d’imprimerie ou travail électronique, il faudrait redéfinir ce qu’il représente.

Un livre c’est une œuvre de la pensée de celui qui l’écrit comme celui qui écrit cet article, quelle différence dans le fait d’écrire. L’un le fait sur le papier et moi sur mon ordinateur.

«L’illustre philosophe Emmanuel Kant «distingue nettement l’exemplaire, l’objet concret, l’opus mecanicum qu’est le livre, qui peut devenir la propriété privée de n’importe qui, et, par ailleurs, les idées, le discours qui s’inscrit sur les pages, expressions d’une pensée originale, originelle, personnelle, qui ne saurait être vendue, aliénée, et qui confère à celui qui l’a écrit un droit imprescriptible sur les éditions variées et les variantes qui ne manqueront pas d’être publiées ici ou là.

Lire la suite :

http://www.come4news.com/le-livre-papier,-le-livre-numerique,-867490

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Illettrisme et alphabétisation : le guide lillois de l’accompagnement

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Le livret présente les dispositifs d’accompagnement pour aider les personnes en difficultés avec la lecture, l’écriture et le calcul. En France, 9% des hommes et des femmes de 18 à 65 ans rencontrent des problèmes quotidiens parce qu’ils ne savent pas lire, écrire ou compter.

En 2008, 7,2% des jeunes de moins de 18 ans dans le Nord rencontrent des difficultés avec la lecture. En France la moitié des personnes illettrées travaille.

Répartition hommes/femmes parmi les personnes illettrées :

• 59% d’hommes, 41% de femmes.

• 10% des personnes qui rencontrent des problèmes avec la lecture et l’écriture vivent en ZUS (zone urbaine sensible), 10% en zone rurale.

Si l’origine de la non maîtrise de la lecture et de l’écriture est différente, si les méthodes d’apprentissage sont différentes,  les problèmes de la vie quotidienne sont les mêmes pour une personne illettrée ou analphabète : dépendance aux autres dans les activités de la vie courante, isolement social, e d’accès à l’emploi ou de réalisation d’actions administratives…, la liste est longue

* Source : Agence Nationale de Lutte contre l’Illettrisme (ANLCI)

Lu sur : http://www.mairie-lille.fr/fr/actualites/illetrisme

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Spécial flash 19 h 10 – Mediator – Mourez tranquilles : l’arrêt a été mis en délibéré au 25 janvier.

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Alors que le Dr Frachon demande la levée de la censure du titre de son livre, Me Nathalie Carrère, avocate de Servier, a plaidé le maintien de la censure du sous-titre, jugeant celui-ci « outrancier et disproportionné ». Ceci bien qu’une récente étude de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) ait chiffré à au moins 500 les morts imputables au Médiator depuis sa mise sur le marché en 1974… Il reste un espoir pour l’éditeur et l’auteur. Le président de la chambre d’appel a trouvé que la situation n’était « plus exactement la même que début juin », lors du jugement de première instance. Arrêt le 25 janvier.

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16 décembre – Le livre face au défi du numérique

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Café des Techniques, le 16 décembre 2010 au Musée des Arts et Métiers

Initiée il y a une vingtaine d’années, la métamorphose numérique du livre semble aujourd’hui bénéficier de toutes les conditions nécessaires à son essor. Au-delà de la numérisation, on assiste à une véritable transformation de la lecture avec l’intégration du multimédia, la possibilité de cliquer, annoter, copier-coller voire réécrire… Loin de s’inscrire dans une simple logique de substitution au livre imprimé, le transfert de la lecture du papier vers le numérique, se caractérise par une multiplication des supports : écran d’ordinateur, smartphone, liseuse dédiée ou tablette multitâche… S’il est difficile à l’heure actuelle de donner une véritable définition du livre numérique, son développement dépend de trois facteurs déterminants : une offre abondante et diversifiée, des supports de lecture ergonomiques et un prix attractif !

Qu’est-ce qui différencie la lecture papier de celle sur support numérique ? Le lecteur sera-t-il capable de s’adapter, et de devenir un « hyperlecteur » ? Editeurs, auteurs, libraires : quelles sont les répercussions sur l’ensemble de la chaîne du livre ? Quels sont les modèles économiques envisagés ?

Avec Thierry Baccino, professeur de psychologie cognitive, laboratoire cognition humaine et artificielle, Paris 8/Lutin/EPHE – Françoise Benhamou, professeur des universités, vice présidente de l’université Paris 13 – Stéphane Michalon, directeur de ePagine.

Rencontre animée par Nathalie Milion, journaliste scientifique.

Café des Techniques, le 16 décembre 2010 de 18h30 à 20h00 au Musée des Arts et Métiers

60 rue Réaumur 75003 Paris

M° Arts et Métiers ou Réaumur Sébastopol

www.arts-et-metiers.net

Entrée libre, dans la limite des places disponibles

Inscriptions :  conferences@arts-et-metiers.net

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4 décembre à Figeac – 6e salon du livre ancien et moderne

Posté par Serge Bénard le 30 novembre 2010

Samedi 4 décembre à 14 heures s’ouvriront les portes du 6e salon du livre ancien et moderne, organisé par le Rotary-Club de Figeac, à l’espace Mitterrand. Même lieu mais nouvelle disposition, les libraires entourant les métiers du livre. « Cela permet, dit Élise Marquet, la responsable du salon, de n’isoler ni libraires ni artistes, de les mettre sur un même plan et de permettre au public de circuler en n’oubliant personne ».

Une vingtaine de libraires venus de la région mais aussi de Minerve, Tonneins ou Saint Jean Pied de Port, dont certains nouveaux et très achalandés, comme Aux deux éléphants, spécialiste des éditions Hetzel, Lélia Musique, qui propose partitions et biographies de musiciens, ou Hervelin dont le stand ne comporte que des livres du XVIIIe siècle.

Les métiers du livre seront représentés par un enlumineur, des relieurs, des graveurs, des fabricants d’herbier et papiers marbrés, ainsi que les créateurs du vitrail et de l’affiche : Hélène Le Bras et Benoît Giraut.

Le musée Champollion sera également de la fête et exposera sa bible enluminée du XIIIe siècle, et s’il est arrivé, un coran du XVIIIe, récente acquisition.

Lire la suite :

http://www.ladepeche.fr/article/2010/11/30/959363-Figeac-Le-6e-salon-du-livre-ancien-et-moderne.html

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Batailles pour encore personne

Posté par Serge Bénard le 29 novembre 2010

La lutte pour emporter les marchés du livre numérique ressemble bizarrement à un champ de bataille sans soldats : les enjeux sont énormes, mais, pour l’instant, les liseuses (et donc la pénétration du livre numérique) restent un produit marginal, quoi qu’en disent les enthousiastes. Bien sûr, c’est aujourd’hui que l’on façonne les marchés et les habitudes de demain, mais il y a un petit côté surréaliste à voir d’un côté le bouillonnement d’activité et d’innovation qui se joue entre les éditeurs, l’urgence qu’on lit dans les discours, les intitiatives des enthousiastes, et de l’autre l’air un peu abasourdi du grand public qui se dit, en substance et en majorité, WTF.

Ce qui ne veut évidemment pas dire qu’il ne faut rien faire.

La transition s’opérait doucement, avec des éditeurs purement numériques apparus sur le Net, des balbutiements un peu hésitants côté grande édition (avec des livres électroniques au prix du grand format et verrouillés de partout), des modèles de financement qui se cherchent encore (il paraîtrait raisonnable, quand on connaît l’économie de la chaîne du livre, que l’auteur touche en numérique davantage que les habituels 10 % du prix de vente papier). Prix et verrouillage vouent selon toute logique la publication électronique à l’échec (et la question de la rémunération suscite un mécontentement général).

Car le public :

- Veut posséder le fichier qui’ll a légalement acheté. Voir une nouvelle tentative d’application de verrous (DRM) sur les contenus numériques est passablement navrant. Les DRM compliquent la vie du consommateur légal, qui se trouve fréquemment dans l’impossibilité de jouir convenablement de son achat, quand le pirate est libre de tous les écrans d’avertissement et autres méthodes de traçage, sans parler de la liberté du choix du terminal (interopérabilité). Les DRM font la guerre au consommateur légal. Il va bien falloir comprendre ça un jour. Bord**.

- Refuse de payer plus cher, ou marginalement moins cher pour un livre électronique qu’un livre papier. L’édition avance que les frais de production restent globalement les mêmes (retravail du texte, composition) même si les postes imprimerie et distribution sautent. Le problème est que le grand public a en tête le modèle du livre de poche et que celui-ci est mis à pied d’égalité avec le livre électronique.

Lire la suite :

http://lioneldavoust.com/2010/11/batailles-pour-encore-personne/

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12 au 14 juillet 2011 – Visions of Humanity in Cyberculture, Cyberspace and Science Fiction

Posté par Serge Bénard le 29 novembre 2010

Par Benoît Berthou

Le Mansfield college d’Oxford accueillera du 12 au 14 juillet prochain un colloque international et interdisciplinaire dont le thème est : « Visions of Humanity in Cyberculture, Cyberspace and Science Fiction ». Cet événement souhaite, à en croire l’appel à communication que nous reproduisons ci-dessous, aborder plusieurs genres (science-fiction, cyberpunk, steampunk…) à travers de multiples représentations de l’humanité, que celles-ci aient trait à des mutations (cyborg, intelligence artificielle…) ou au devenir de pratiques sociales (religion, organisations politiques…). Semblable perspective intéresse au premier chef la bande dessinée et peut même constituer le cœur d’un complexe dispositif de publication comme dans le cas de Girl genius [1], un dispositif s’auto-définissant comme « steam punk » et mobilisant webcomics, fanfictions et forums… À côté de ces innovantes formes de publication, cette « vision de l’humanité » est également présente dans de nombreuses œuvres. Alors qu’une série comme Judge Dredd représente une humanité incapable de s’organiser en société, un manga comme Dragon Head semble faire de la terreur le fondement d’une possible entente entre les survivants d’une énigmatique catastrophe. Notons enfin que le volumineux Akira évoque à lui seul la quasi-totalité des thèmes présentés ci-dessous et constitue ainsi une œuvre de référence qu’il s’agira de relire avant le 14 janvier prochain.

Lire la suite (en anglais) :

http://carnetsbd.hypotheses.org/804/print/

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Choix du jour de libraires à Lille et Bourg-en-Bresse

Posté par Serge Bénard le 29 novembre 2010

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Les trois saisons de la rage

Victor Cohen-Hadrias

Genre : Romans et nouvelles – françai

Albin Michel, Paris, France

22.00 €

ISBN : 9782226215154

GENCOD : 9782226215154

Sortie le : 18/08/2010

Choix de Lydie Zannini de la librairie DU THÉÂTRE ZANNINI à BOURG-EN-BRESSE (01)

On ne peut pas dire que Victor Cohen Hadria envahisse le marché du livre avec ses oeuvres. Le dernier date de 1998. Et il a raison, car pour cette rentrée littéraire, je parie qu’il va créer la SURPRISE.

Je me suis lancée dans ce gros volume de 464 pages avec plaisir : 

1ère partie : deux médecins, un militaire et un rural, échangent des courriers pour rendre service à un couple d’amoureux. Échos de la guerre de Napoléon III en Normandie.

2ème partie : le médecin rural écrit son journal et nous faisons mieux connaissance avec ce monde campagnard vu par un être humain, fait de chair et de sentiments amoureux lui aussi.

Victor Cohen Hadria m’a emportée par son écriture et je me suis vue accompagner son médecin campagnard dans ses tournées. Il ne vous lâchera pas non plus. Dès la parution de son livre, venez le découvrir, je suis sûre que vous serez conquis ! Sa lecture sera plus convaincante que tout ce que je pourrai vous dire.

Choix de Stéphanie Fontaine de la librairie FURET DU NORD à LILLE (59)

Ce merveilleux roman est en quelque sorte une suite de « La maladie de Sachs » mais au XIXème siècle et dans la Normandie de Maupassant. La fille du docteur Le Coeur trouve dans le secrétaire de son père, décédé depuis plusieurs années, quelques lettres et une sorte de journal intime. Bien plus que le récit d’une vie, ces lettres et ce journal, sont une véritable chronique passionnante et foisonnante de ce coin de campagne où les balbutiements de la médecine se confrontent aux croyances ancestrales des paysans. Le docteur Le Coeur, en vrai humaniste, parcourt inlassablement les routes pour visiter aussi bien les riches et les puissants que les plus miséreux. Le lecteur s’attache à cet homme aux défauts si humains et à la beauté et grandeur d’âme si extraordinaire.

 

La Radio des libraires : 

 

Valérie Broutin de la librairie L’HORIZON à BOULOGNE-SUR-MER (62)

 

Télécharger le MP3

 

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Offres d’emploi du 30 novembre

Posté par Serge Bénard le 29 novembre 2010

Un(e) adjoint(e) du patrimoine – Saint Quentin en Yvelines (78)

de annabiblioemplois

Agent du patrimoine (H/F)

grade :  adjoints du patrimoine

Direction du Patrimoine et de la Lecture Publique, Médiathèque Jean Rousselot – Service Jeunesse

recrutement : titulaire ou non titulaire de droit public

Présentation du poste

Au sein du service jeunesse de la médiathèque Jean Rousselot, vous apportez un service de qualité aux publics en assurant l’accueil et le conseil aux usagers, individuels et en groupe, ainsi que le traitement des documents. Vous participez également aux actions de valorisation et de médiation menées au sein de l’équipement.

Missions

Assurer l’accueil des publics individuels et groupes : conseil, orientation et médiation, accueil des groupes scolaires et petite enfance…

Contribuer au développement de la lecture publique en participant à la mise en valeur des collections, aux animations et au suivi des projets avec les partenaires.

Participer au circuit et au traitement des documents : équipement et réparation des documents, bulletinage des revues, sélection de documents…

Participer à la préparation et à l’organisation de l’accueil des publics : suivi des prêts inter-médiathèques, des réservations et des litiges…

Participer aux projets du service, de l’équipement et du réseau des médiathèques.

Profil

Débutant(e) ou confirmé(e) dans les métiers du livre, vous connaissez les techniques d’accueil de publics en médiathèque, savez orienter les usagers et gérer des groupes.

Vous connaissez également le fonctionnement d’une médiathèque ainsi que le circuit et les règles de classification des documents.

Organisé(e) et aimant travailler en équipe, vous saurez contribuer efficacement aux projets de la médiathèque.

Un bon relationnel et un intérêt pour le travail auprès du jeune public sont indispensables pour réussir à ce poste.

Aisance avec l’outil informatique souhaitée.

Merci d’adresser votre candidature par e-mail à l’adresse suivante : agglosqy-679028@cvmail.com, ou par courrier à l’attention de Monsieur le Président de la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines : 2, avenue des IV Pavés du Roy – BP.46 – 78185 Saint-Quentin-en-Yvelines cedex

 

Un(e) documentaliste – Brest (29)

de annabiblioemplois

ITES recherche un(e) documentaliste

La Sauvegarde de l’enfance et de l’adolescence du Finistère recrute pour son centre de formation en travail social, l’Institut pour le travail Educatif et Social, site de Brest

un(e) documentaliste à temps partiel.

Poste basé à : Brest (29)

Type de contrat : CDD temps partiel

A pourvoir à partir du : 01/03/2011 jusqu’au 31/03/2011

Rémunération : 992,66 euros bruts par mois

Pour en savoir plus : http://www.cepid.com/

Source : Cepid

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