Définition du jour : Accentuation

Posté par Serge Bénard le 13 août 2010

Accentuation.  On attribue l’invention des accents au grammairien Aristophane de Byzance qui vivait en Égypte deux cents ans avant notre ère. Les Romains, dès le temps d’Auguste, firent d’abord usage de l’accent aigu et de l’accent grave, mais seulement pour distinguer les mots d’orthographe semblable. Les écrivains français paraissent avoir commencé à se servir régulièrement des accents durant les premières années du XVIe siècle. L’imprimeur parisien Geoffroy Tory créa dès 1525 les accents, la cédille et l’apostrophe, son premier livre avec ses nouveautés parut le 7 juin de l’année 1533. Le fait d’accentuer ou non les capitales est un choix typographique. Le quotidien Le Monde ne le fait pas. Mais La Pléiade a fait le choix inverse. Pour notre part, il nous a toujours paru aberrant de priver les capitales de leur accentuation. Imaginez la différence entre LE CRIMINEL SERA JUGE ou LE CRIMINEL SERA JUGÉ. Ou entre LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEUNES et LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEÛNES… Malheureusement l’invasion de l’anglais et le développement de l’internet font courir les plus grands dangers à cette pratique (même avec les bas de casse).

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