Irrécupérable George Orwell

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

 LEMONDE | 30.04.11 | 14h02 • Mis à jour le 30.04.11 | 14h02

Ecrivain antitotalitaire et visionnaire, chroniqueur littéraire et militant révolutionnaire, George Orwell (1903-1950) est autant célébré que dévitalisé de son irréductible singularité. Depuis l’édition française des Essais, articles et lettres (Ivréa/Encyclopédie des nuisances, 1995-2001), notamment suivie des Ecrits politiques (Agone, 2009), on croyait tout connaître de l’auteur de 1984. Anticolonialiste de la première heure, Eric Arthur Blair – alias Orwell – découvrit, au coeur de la police impériale des Indes, « la vacuité du règne de l’homme blanc en Orient ». Compagnon des paumés du petit matin et des vagabonds parisiens et londoniens (Dans la dèche à Paris et à Londres, 1933), il rédigea une enquête majeure sur les mineurs du nord de l’Angleterre et se convertit au socialisme démocratique et égalitaire (Le Quai de Wigan, 1937).

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William Faulkner : «Comment je suis devenu écrivain»

Posté par Serge Bénard le 1 mai 2011

 

En 1956, William Faulkner répondait aux questions de la «Paris Review», revue littéraire américaine aujourd’hui rééditée. Voici des extraits de cet entretien demeuré inédit en français.
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Né en 1897 dans le Mississippi, William Faulkner est l’auteur d’une oeuvre majeure (romans, nouvelles, scénarios de films) couronnée par le prix Nobel de littérature en 1949. Il meurt en 1962. (c)AFP

Si Shakespeare avait pu être interrogé par les journalistes, il aurait certainement choisi de répondre aux questions de la «Paris Review». Fondée, hélas, plus tardivement (au début des années 1950), cette revue littéraire, qui tire son nom d’avoir été créée à Paris par trois fins lettrés américains, a ainsi pieusement recueilli les propos des Shakespeare des temps modernes.

Faulkner s’est aussi prêté à l’exercice, au cours d’un long entretien avec Jean Stein jamais publié en français, et dont on verra qu’il apporte, sur certains épisodes de sa vie comme sur sa conception du métier d’écrivain, un éclairage exceptionnel. Un Faulkner inédit, profondément humain, diablement ironique, fidèle à sa légende d’enfant du Sud, aussi coriace que subtil…

Didier Jacob

***

Monsieur Faulkner, vous avez dit, il y a un certain temps, que vous n’aimiez pas les interviews.

William Faulkner. – La raison pour laquelle je n’aime pas les interviews, c’est que j’ai toujours l’air de répondre brutalement aux questions personnelles. Si les questions portent sur mon travail, j’essaie de répondre. Quand elles portent sur moi, il se peut que je réponde, il se peut que je ne réponde pas, mais même si je le fais, si jamais la même question m’est posée le lendemain, la réponse peut être différente.

Que pouvez-vous nous dire de vous en tant qu’écrivain?

W. Faulkner. – [...] Je pense que si je pouvais récrire toute mon oeuvre, je suis persuadé que je ferais bien mieux, ce qui est l’état d’esprit le plus sain pour un artiste. C’est pour cela qu’il continue à travailler, à essayer encore; il croit chaque fois qu’il va y arriver, qu’il va réussir. Bien entendu, ce ne sera pas le cas, c’est pour cela que c’est un état d’esprit sain. S’il réussissait, s’il parvenait à faire coïncider l’oeuvre et l’image, le rêve, il ne lui resterait rien d’autre à faire que se trancher la gorge, sauter de l’autre côté de ce pinacle de perfection vers le suicide. Je suis un poète raté. Peut-être tous les écrivains veulent-ils écrire d’abord de la poésie, constatent qu’ils ne le peuvent pas et essaient ensuite les nouvelles, la forme la plus exigeante après la poésie. Et, échouant à cela aussi, c’est alors qu’ils se lancent dans l’écriture de romans.

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20110428.OBS2032/william-faulkner-comment-je-suis-devenu-ecrivain.html

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Henry Miller revisité

Posté par Serge Bénard le 29 avril 2011


27 Avril 2011 Par Michel Boujut


Personne aujourd’hui ne remet plus en cause le torrentiel Henry Miller, jadis dénoncé comme «l’odieux corrupteur de la jeunesse» ou «le pornographe infâme». On ne parle plus trop de lui, à vrai dire, comme s’il était rentré dans le rang, reconnu désormais d’utilité publique et monument patrimonial de la culture anglo-saxonne.

Henry la colère a pourtant soulevé d’enthousiasme des générations successives de lecteurs, tels le critique et éditeur Maurice Nadeau subjugué, au lendemain de la guerre, par les premières lignes de son «Tropique du Cancer»: «J’habite Villa Borghèse. Il n’y a pas une miette de saleté nulle part, ni une chaise déplacée. Nous y sommes tout seul, et nous sommes morts.» De livre en livre, disait Nadeau, «Miller est le propre héros de ses récits, mais ses récits ne relèvent pas de la simple autobiographie. Son œuvre est une création à la fois poétique et romanesque.» Ce qu’il a vécu, ressenti, il le transforme, en effet, le dramatise et le magnifie. Si le monde est un enfer ou un «cauchemar climatisé», il fait confiance pour le changer à sa propre force vitale, à ses pulsions, à ses désirs et à ses indignations. «Toujours vif et joyeux», telle est sa devise.

Simenon qui fut son ami le tenait «pour une sorte de saint laïque». D’autres pour un sage au visage de bonze tibétain, ou pour le fossoyeur du puritanisme. Après avoir exercé dans ses jeunes années tous les métiers imaginables, il ne s’était voué que relativement tard à la littérature. «Je fis vœu, dira-t-il, de ne plus jamais travailler pour personne. Je serai écrivain ou je crèverai de faim!» Il tiendra parole. Revenu aux Etats-Unis après ses années parisiennes d’avant-guerre, il y poursuivra son œuvre hérétique et insoumise – «une apocalypse en plusieurs volumes» qui rompt les digues de tous les conformismes avec une fureur superbe.

Lire la suite : http://blogs.mediapart.fr/blog/michel-boujut/270411/henry-miller-revisite

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Books, l’actualité par les livres, maintenant en application

Posté par Serge Bénard le 26 avril 2011

Le magazine se décline

Le magazine mensuel Books disposer désormais lui aussi de son application pour iOS, avec une version native qui s’adapte tout aussi bien à l’iPad, qu’aux appareils plus mobiles d’Apple. 

La version 1 de cette appli est disponible depuis le 10 avril, et poursuit les perspectives du magazine papier et du site internet. L’application est gratuite, et propose un numéro en consultation gratuite.

Books offre une vision de l’actualité profonde, de la culture et des enjeux internationaux, à partir d’articles de haut niveau inspirés par les livres parus dans le monde.

Pour le reste du fonctionnement, voici les règles, données sur l’AppStore : 

  • en vente à l’unité par Itunes : 3,99€/n°.
  • en abonnement pour 1 an par Itunes : 29€ pour 10 numéros du magazine, début avec le numéro le plus récent. Offert en prime : un ancien numéro en accès gratuit.

En fait, l’abonnement est proposé à 29,99 € pour être précis. Pour les personnes déjà abonnées, la consultation du magazine s’effectuera après une inscription depuis son compte.

Books, l'actualité par les livres, maintenant en application dans Ardoises, tablettes, eReaders, lecteurs ebooks, liseuse v-23402

Lire la suite :  http://www.actualitte.com/actualite/25713-books-actualite-livres-etranger-application.htm

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Parution du Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 2011

Posté par Serge Bénard le 5 avril 2011

PUBLIÉ LE 4 AVRIL, 2011 – 17:17

Parution du Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 2011 dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs

« La politique est la conduite des affaires publiques pour le profit des particuliers ». Diable. Si tous les bibliothécaires étaient comme vous, cher Ambrose Gwinnett Bierce, où en seraient les relations entre politique, politiques, et bibliothèques ? Quoique. Et pourtant.
Qu’est-ce, pour un bibliothécaire, que la politique ? Esquissons. La « politique documentaire », qui explicite ce pour quoi on dépense par tombereaux l’argent public à constituer des collections ; la « politique en direction des publics », qui conditionne jusqu’au traumatisme la relation entre professionnels et fréquentants. Dans ce cas, qui sont les particuliers ? On n’ose répondre : les bibliothécaires. Mais bon.
Qu’est-ce, pour un politique, qu’une bibliothèque ? Un instrument, un réflexe, une obligation, une corvée, une contrainte, une vitrine, un boulet, un mystère, un nid, une incompréhension, une perspective, un désespoir (un espoir), une complication, un service, un projet, un budget, une équipe, des trouble-fêtes, des zélateurs, des électeurs, une influence (une mauvaise influence), des livres, des frais de chauffage, de la sécurité incendie, des collections électroniques – et à quoi ça sert, au fait, une bibliothèque ? Qui, encore, a besoin de bibliothèques ?

Lire la suite : http://www.enssib.fr/actualites/parution-du-bulletin-des-bibliotheques-de-france-n-2-2011

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La petite soeur de «XXI» s’appelle «6 mois»

Posté par Serge Bénard le 24 mars 2011

La revue «XXI» a une petite soeur: «6 mois», dont le premier numéro sort ce 24 mars, promet de remettre le photojournalisme à l’honneur. Entretien avec sa rédactrice en chef, Marie-Pierre Subtil

La petite soeur de «XXI» s'appelle «6 mois» dans Publications, revues 1632887La revue « 6 mois », en librairie le 24 mars, remet le photojournalisme à l’honneur.

 

Un peu plus de deux ans après avoir lancé «XXI», et prouvé que la création d’un nouveau journal par les temps qui courent n’est pas nécessairement synonyme de faillite annoncée, Laurent Beccaria et Patrick de Saint-Exupéry reviennent avec un défi au moins aussi fou: sortir une revue photographique à l’heure où les poids-lourds du domaine battent de l’aile.

 

SUR LE MÊME SUJET

Comme sa grande sœur, «6 mois» mise avant tout sur une qualité irréprochable pour séduire le public. Qualité des images bien sûr, mais aussi de la mise en page et du support lui-même (papier haut-de-gamme, sans brillance, idéal pour les photos). Résultat: un bel ouvrage très agréable à parcourir.

Sur le fond, la revue propose des sujets traités en profondeur et venant des quatre coins de la planète. Au sommaire du premier numéro par exemple: Haïti, Chine, Angleterre, Guinée-Bissau, Tunisie… et une liste de crédits photographiques qui rassemble près de vingt nationalités.

BibliObs a posé quelques questions à Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef d’une revue qui ose renouer avec le véritable reportage photographique à l’heure où une déferlante d’illustrations vaines inondent la presse écrite.

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20110322.OBS0083/la-petite-soeur-de-xxi-s-appelle-6-mois.html

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Quarante ans de publications pasteuriennes sur Gallica

Posté par Serge Bénard le 23 mars 2011

21MARS 2011

En 1886, Louis Pasteur sort d’une longue période de recherches, puis de luttes, pour imposer au monde scientifique ses découvertes sur la vaccination contre la rage.  Âgé, fatigué et malade, il délègue à ses proches collaborateurs, Emile Duclaux etEmile Roux, le soin de créer l’Institut qui portera bientôt son nom. La nécessité d’un périodique qui en publierait les travaux est dans l’esprit de tous, mais les ressources dont dispose le tout nouvel institut ne sont pas suffisantes. Emile Duclaux prend alors l’initiative de la future revue, dont il devient à la fois le bailleur de fonds, le metteur en page et le directeur de publication.

Le premier numéro paraît en janvier 1887, avec pour sous-titre revue de microbiologie. Patronné par Louis Pasteur, il s’associe le concours d’un comité de rédaction composé de MM. Chamberland, Grancher, Nocard, Roux et Straus.

Mis à part sa lettre sur la rage et son discours pour l’inauguration de l’Institut, Louis Pasteur ne publiera qu’un seul article dans les Annales, son état de santé ayant mis un frein considérable à son activité d’écriture. Les Annales deviennent cependant larevue officielle de son institution dès 1888 et contribuent à consolider lacommunauté des pasteuriens.

Première revue spécialisée dans le domaine de la microbiologie en France, lesAnnales de l’Institut Pasteur ouvrent leurs colonnes aux travaux menés en Russie, en Belgique, en Suisse, en Italie et en Roumanie ; à quelques exceptions près, les textes de la revue restent exclusivement rédigés en langue française jusqu’en 1968.

Lire la suite : http://blog.bnf.fr/gallica/?p=1903

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FRANCOFONIA N°59 : « LES MANIFESTES LITTÉRAIRES AU TOURNANT DU XXIE SIÈCLE »

Posté par Serge Bénard le 22 mars 2011

PARUTION REVUE

Information publiée le lundi 21 mars 2011 par Marion Moreau (source : Revue « Francofonia »)

Francofonia, n°59, automne 2010 : « Les manifestes littéraires au tournant du XXIe siècle »

ISSN 1121-953X

Présentation de l’éditeur : 

L’âge d’or des manifestes littéraires, qu’on peut situer entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, est révolu. Et pourtant, au cours des dernières années, on a assisté à l’émergence d’écrits qu’on peut reconduire au genre «manifestaire». Il nous a paru opportun, par conséquent, de nous demander si le tournant du nouveau siècle a recréé les conditions pour une reviviscence du genre manifestaire, et si et de quelle manière les caractéristiques du genre (techniques, esthétiques, stratégiques au sens large) ont changé. Les chercheurs, dont les contributions son rassemblées dans ce numéro thématique, envisagent le sujet sous une grande diversité de points de vue, attitude conforme à la nature intrigante et souvent contradictoire du manifeste.

Lire la suite : http://www.fabula.org/actualites/francofonia_43631.php


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La littérature de jeunesse : l’œuvre, le lecteur, les passeurs et le passage

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

 Appel à contribution

L’équipe de la rédaction de la Revue des sciences de l’éducation lance un appel de proposition d’articles pour un numéro thématique intitulé:   La littérature de jeunesse : l’oeuvre, le lecteur, les passeurs et le passage.

Corédactrices invitées : Monique Noël-Gaudreault et Claire Le Brun

Madame Monique Noël-Gaudreault, professeure à l’Université de Montréal, et madame Claire Le Brun, professeure à l’Université Concordia, agiront à titre de corédactrices invitées d’un numéro thématique. Dans ce contexte, la Revue des sciences de l’éducation lance une invitation aux auteurs qui désireraient proposer un article en lien avec ce thème. Les articles soumis à la Revue pourront traiter aussi bien des résultats de recherche de nature empirique que de nature théorique. Sous la responsabilité du Rédacteur en chef, leur évaluation sera assujettie au même processus rédactionnel que tout autre article. Toutes les règles et procédures, disponibles sur le site de la revue et destinées aux auteurs, devront être respectées. Les propositions d’articles seront transmises par courriel au secrétariat de la Revue avant le 31 mai 2011.

Lire la suite : http://www.crilj.org

Règles et procédures à cette adresse : http://www.rse.umontreal.ca/soumission_article.htm

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