Les mots du livre

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LES MOTS DU LIVRE 

Cette page ouverte le 20 juillet 2010 est enrichie au fil du temps que peut lui consacrer son auteur.

Les observations, critiques et suggestions sont les bienvenues.

 


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Abréviation. Du bas latin abbreviatio. Écriture abrégée d’un mot. Dans certains cas, l’abréviation est suivie d’un point. Pour toutes les abréviations, le Code typographique précise les modalités de présentation graphique. On distingue différentes sortes d’abréviations : usuelles, légales, conventionnelles, de mesures, etc. Les abréviations conventionnelles sont établies par l’usage. On ne peut les modifier. Il en va ainsi, par exemple, pour les chiffres et les nombres (1re, 2e, 3e). Pour abréger un mot, on peut ou retrancher des lettres finales à remplacer par un point (mar. pour marine, phys. pour physique, zool. pour zoologie, etc.) ou retrancher des lettres du milieu, la fin du mot s’écrivant dans un caractère plus petit normalement placé en exposant, (Me pour maître, Dr pour docteur Mme pour madame, etc.). La tolérance est admise pour un caractère de même corps (Me pour maître, Dr pour docteur, etc.).

Les  abréviations de circonstance sont utilisées pour simplifier l’écriture. Elles obéissent à la règle de fabrication des abréviations. Un point abréviatif les ponctue parfois. Celui-ci n’exclut pas l’emploi des signes de ponctuation, mais il se confond avec le point final ou les points de suspension. Après une parenthèse fermante ou après des guillemets fermants, le point final de la phrase reprend ses droits, la parenthèse ou les guillemets l’ayant séparé du point abréviatif. Certaines publications régissent elles-mêmes un système d’abréviations propres à leur secteur d’information. Voltaire a utilisé « abréviateur », sans succès pour la postérité.

 

Accentuation. On attribue l’invention des accents au grammairien Aristophane de Byzance qui vivait en Égypte deux cents ans avant notre ère. Les Romains, dès le temps d’Auguste, firent d’abord usage de l’accent aigu et de l’accent grave, mais seulement pour distinguer les mots d’orthographe semblable. Les écrivains français paraissent avoir commencé à se servir régulièrement des accents durant les premières années du XVIe siècle. L’imprimeur parisien Geoffroy Tory créa dès 1525 les accents, la cédille et l’apostrophe, son premier livre avec ses nouveautés parut le 7 juin de l’année 1533. Le fait d’accentuer ou non les capitales est un choix typographique. Le quotidien Le Monde ne le fait pas. Mais La Pléiade a fait le choix inverse. Pour notre part, il nous a toujours paru aberrant de priver les capitales de leur accentuation. Imaginez la différence entre LE CRIMINEL SERA JUGE ou LE CRIMINEL SERA JUGÉ. Ou entre LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEUNES et LA RELIGIEUSE ADORAIT LES JEÛNES… Malheureusement l’invasion de l’anglais et le développement de l’internet font courir les plus grands dangers à cette pratique (même avec les bas de casse).

 

Alde. Terme désignant les ouvrages de l’atelier des Alde. Célèbre imprimeur vénitien Alde Manuce(Telbado Manuzio) dit l’ancien, fondateur de la dynastie des Alde s’installe en 1499 à Venise pour éditer des textes antiques. En 20 ans Alde Manuce publie 150 éditions où dominent les traités grammaticaux, textes grecs et latins des auteurs anciens. On lui doit l’introduction de la pagination et de la police de caractère” italique” inspirée de l’écriture du poète du XIVe siècle Pétrarque, et le premier format in-8. Les deux premières innovations apparaissent en 1501 dans une édition de Virgile. Sa marque, une ancre et un dauphin entrelacés symbolise la maxime attribuée à Boileau “Hâte toi lentement”.

 

Armes. On donne ce nom à des fers à dorer, ou, pour parler plus correctement, à des plaques sur lesquelles sont gravées en relief des armoiries, qui se tirent à la presse, et se placent sur le milieu des plats de la couverture.

 

Ars Moriendi (ou ars bene moriendi). Littéralement” l’art de bien mourir” sont des livres religieux chrétiens destiné à méditer sur la mort et ainsi se préparer à bien mourir. Ces livres, ornés de gravures sur bois d’excellente facture et très expressives furent le plus souvent éditées aux origines de l’imprimerie. Cependant nous distinguerons les éditions typographiques qui sont pour la plupart des recueils de prières et de méditation, alors que les éditions xylographiques se présentent sous forme d’exhortation faites à un mourant par un démon et par un ange en alternance. Leur diffusion principalement populaire expliquait l’excès d’iconographie, car elle était réservée à un public majoritairement analphabète.

 

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Barbes. Inégalités du bord des feuilles de papier fait à la main.

Bas de casse. Lettres minuscules, ainsi appelées parce qu’autrefois, on les rangeait dans la partie inférieure de la casse du typographe. La casse était un casier dans lequel se trouvaient réparties les lettres. Les cases en étaient plus ou moins importantes et disposées selon la fréquence d’utilisation des lettres en français.

Bibliographie. Liste de références signalant de façon organisée des documents publiés sur un sujet, dans un pays, par un auteur, à une époque…Elle peut être signalétique (titre, auteur, etc.) ou analytique (avec un résumé).

Bibliothéconomie. Ensemble des techniques de gestion et d’organisation des bibliothèques. On y rassemble les savoir-faire relatifs à la construction, à l’organisation, à la gestion du personnel et des finances ainsi qu’aux relations avec les usagers. Toujours utilisé par les professionnels, ce terme semble néanmoins céder de plus en plus souvent la place à l’expression sciences de l’information et des bibliothèques. On doit à Gabriel Naudé le premier ouvrage français de conseils pour dresser une bibliothèque (1627).

Bon à tirer. Accord donné à l’éditeur et à l’imprimeur pour le tirage après relecture des épreuves. Le BAT (bon à tirer) dégage la responsabilité de l’imprimeur.

Bonnes feuilles. Feuilles d’un livre correspondant à un extrait d’ouvrage publié ou à paraître. Les bonnes feuilles sont adressées par les services de presse des éditeurs en direction des critiques professionnels en charge des livres dans une rédaction. Il s’agit de la première étape d’une opération promotionnelle, la seconde se concrétisant pas des « exemplaires anticipés », copies conformes du futur ouvrage, destinés aux critiques et revendeurs. 

Brochage. Mode de façonnage pour achever la fabrication du livre : couture ou collage sans couture, piqûre métal, encartage…

 

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Chasse. Largeur d’un caractère incluant les approches extérieures sur la droite et la gauche pour éviter les chevauchements. La chasse est partie intégrante du caractère. Selon les cas, on la dit serrée, étroite, variable, large ou constante. Dans ce dernier cas, il s’agit d’une chasse fixe. Pour une famille de caractères, on utilise le même mot s’appliquant à un texte composé. Ainsi, on constate que le “Baskerville” chasse moins que l’Arial” (utilisé ici). Cela signifie que l’encombrement total du texte sera moindre avec le “Baskerville”. Dans la composition d’un livre, le choix du caractère, souvent esthétique, doit aussi tenir compte de la chasse – pour des raisons économiques. Préoccupation dont les internautes font peu de cas, on s’en doute.

Code typographique. Manuel professionnel des règles de la typographie : ponctuation, abréviations, coupures des mots, etc. On peut craindre le pire avec l’évolution du web où les règles classiques sont méconnues voire inconnues des intervenants (on ne parle même pas de l’orthographe ni de la syntaxe). Pour les puristes, les temps sont durs. Mais il existe des logiciels appropriés.

Coiffe. Partie de peau qui protège les tranchefiles. On parle en reliure de la coiffe de tête et de la coiffe de queue.

Couverture. Première de couverture : face qui comporte habituellement le nom de l’auteur, le titre de l’ouvrage, le label de l’éditeur, l’illustration. Pages 2 et 3 de couverture : le plus souvent non imprimées. Quatrième de couverture : comprend obligatoirement le numéro ISBN et souvent le Gencod, le prix et un texte de présentation de l’ouvrage. Le dos : c’est la partie la plus étroite et allongée. il comporte en rappel le nom de l’auteur, de l’éditeur et le titre.

Copyright. Figuré par le symbole © suivi du nom du propriétaire des droits et de l’année de la parution, il assure une protection de l’œuvre dans tous les pays de la Convention Universelle (UNESCO 1952).

 

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Désherbage. Emprunt à l’américain “weeding”. Opération d’élimination, d’évaluation critique et de renouvellement des collections d’une bibliothèque de lecture publique. Les bibliothécaires américains ont pratiqué le désherbage de leurs collections bien avant leurs collègues français. C’est en 1940  que fut publié aux Etats-Unis le premier manuel de désherbage. Synonyme : élagage.

Didot. Police de caractères créée en 1783 par François-Ambroise Didot l’Aîné (1730-1804). Les Didot constituent une véritable dynastie dont les travaux influencèrent l’imprimerie pendant plus d’un siècle. Unité de mesure typographique, du nom de son inventeur. Le développement de l’imprimerie n’a pas d’emblée donné naissance à des règles précises. La plus belle anarchie a longtemps régné, par exemple, en matière de mesures typographiques. En 1737, Fournier-le-Jeune, graveur-fondeur inventa une unité appelée le point. Le mot resta, mais pas la mesure qui lui correspondait. Il fallut attendre François-Ambroise Didot pour trouver une solution durable. Le point Didot devint dès lors une unité de mesure utilisée par tous les imprimeurs. Il correspond à 0,3759 mm. Inventé avant le système métrique, il a toujours été en décalage avec cette autre unité de mesure. Mais le pli était pris et il eût été trop coûteux pour les imprimeurs de modifier leur matériel. De ce fait, on a du avoir recours longtemps à des tables de concordance entre les deux systèmes. Didot a cependant mis au point un  point métrique que seule l’Imprimerie nationale a utilisé. 

 

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Épreuve. Dans son sens étymologique : apporter la preuve, prouver. En l’occurrence, il s’agit de prouver que le travail demandé à été fidèlement et correctement exécuté.

On distingue :

- l’épreuve papier. Première feuille imprimée destinée aux correcteurs ou aux auteurs, pour qu’ils y indiquent les fautes commises par les compositeurs. Dans l’imprimerie, on distinguait jadis l’épreuve en première, la première d’auteur, le bon, la tierce et la revision (qu’on peut aussi doter d’un accent aigu : révision) Aujourd’hui, le traitement de texte et la PAO ont quelque peu relégué ces notions au magasin des accessoires. Épreuve couleur.

- l’épreuve couleur qui sert à contrôler l’adéquation chromatique entre l’original et sa représentation. Plusieurs procédés sont aujourd’hui en concurrence, les plus économiques s’attirent la préférence des éditeurs soucieux de gérer au mieux leurs publications. Les épreuves photomécaniques couleur sont aussi nommées épreuves contractuelles. Elles font office de document juridique entre le client et l’imprimeur. Leur tonalité et l’encrage des couleurs doivent se retrouver sur le document final attendu par le client. Synonyme : bon à tirer (ou BAT).

- l’épreuve numérique. L’impression numérique a révolutionné les pratiques professionnelles.Moins sophistiquée que les procédés antérieurs, tels que Cromalinä et Machprintä, l’épreuve numérique présente un avantages essentiel pour les éditeurs : son coût moins élevé. Cet aspect économique résulte du fait que l’impression numérique n’a pas à passer par le stade de la sortie des films ce qui est le cas de ses concurrents. Les corrections en sont facilitées, ajoutant un gain de temps à celui de l’argent.

Ex-dono.  Note manuscrite que l’on trouve généralement sur la page de garde (à l’intérieur) ou de faux titre. L’ex-dono indique à qui l’ouvrage a été donné par l’auteur, l’illustrateur, l’éditeur ou un tiers.

 

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Feuilletoniste. Le mot a une double application. Il s’applique au journaliste ou écrivain qui rédige le feuilleton, rubrique prestigieuse d’un quotidien (théâtre, musique, littérature, etc.). Il définit d’un autre côté l’écrivain qui fournit les épisodes d’un roman-feuilleton. Le panthéon de la littérature française a accueilli beaucoup de feuilletonistes devenus des auteurs célèbres, reconnus par la postérité. Parmi ceux qui ont compté, citons : Balzac (La Vieille Fille) historiquement le premier feuilleton (paru dans La Presse), Eugène Sue (Les Mystères de Paris, Le Juif errant), Alexandre Dumas (Le Capitaine Paul, Le Comte de Monte-Cristo), Émile Gaboriau (Le Crime d’Orgival, Le Dossier 113, Monsieur Lecoq), Paul Féval (Les Habits-Noirs), Henri Murger (Scènes de la vie de bohème), Victor Hugo (Les Travailleurs de la mer, L’homme qui rit, Quatre-vingt-Treize), Erckmann-Chatrian (Histoire d’un paysan) Ponson du Terrail (Rocambole), Richebourg (L’Enfant du faubourg), Maurice Leblanc (Arsène Lupin, gentleman cambrioleur, Herlock Sholmès, L’Aiguille creuse), Zola (La Fortune des Rougon), Vallès (première partie de Jacques Vingtras), Gaston Leroux (La Double Vie de Théophraste Longuet, Le Mystère de la chambre jaune, Le Parfum de la dame en noir), Michel Zévaco (Les Pardaillan), Gustave Le Rouge (Le Prisonnier de la planète Mars, La Guerre des vampires), Jean de la Hire (La Roue fulgurante), Pierre Souvestre et Marcel Allain (Fantômas). Cette liste est, naturellement, loin d’être exhaustive. La publication en six livraisons de Madame Bovary dans La Revue de Paris permet-elle de l’assimiler à un vrai feuilleton ? Il y a sûrement une différence de nature chez les feuilletonistes, les uns pratiquant la spécialité faute de mieux, les autres l’utilisant à la manière des bonnes feuilles d’aujourd’hui en publiant l’intégralité de leur œuvre pour la faire connaître et en assurer la réussite commerciale lors de parution sous forme de livre.

Folio. Feuillet d’un manuscrit, d’un incunable, d’un registre ou d’un livre. Numéro de chaque page d’un livre. Première page du feuillet. En typographie, il s’agit du chiffre numérotant chaque feuillet d’un manuscrit, d’un registre, chaque page d’un livre. Les folios se composent toujours en chiffres arabes collés. Mais certains ouvrages utilisent les chiffres romains petites capitales pour les folios des parties accessoires placées au début (sommaire, introduction, préface, table des matières…).
 Foliotage : numérotation des feuillets au recto. Celle-ci coexiste jusque vers 1550 avec la pagination, apparue au XVIe siècle. On parle donc de folio au lieu de page, celui-ci correspondant à deux pages. Verbe dérivé : folioter.

 

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Guillemet. Du nom de son inventeur, l’imprimeur Guillaume ou Guillemet (XVIIe siècle). Signe typographique utilisé pour signaler une citation, remplacer l’italique ou souligner un mot inusité ou à mettre en évidence. La presse utilise des guillemets français en forme de chevrons ou anglais en forme de double apostrophe. La typographie française dispose d’un guillemet ouvrant (« ) et d’un guillemet fermant ( »). Les deux guillemets anglais également (“ et ”). La règle veut qu’en matière de citation, le point final soit placé avant le guillemet fermant. À éviter : les guillemets informatiques (”) et les guillemets devant une lettrine.

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Hagiographie. Branche de l’histoire religieuse qui étudie la vie et les actions des saints. Texte racontant la vie des saints . Par extension, le mot définit aussi une biographie  subjective, un peu trop élogieuse. Légende dorée. L’hagiographe est celui qui rédige ces textes. De nos jours, le mot est souvent  utilisé de manière péjorative, surtout quand il s’agit de biographies politiques trop clairement partisanes. 

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Iconographie (1547). Du grec ancien ikon : image, et graphein : écrire. Le terme est utilisé aujourd’hui pour désigner : la description et l’interprétation d’œuvres appartenant aux arts visuels ; l’ensemble des représentations d’un même sujet ou autour d’un même thème ; le corpus d’illustrations accompagnant une publication ou une exposition.

Incunable. Livre imprimé entre le début de l’imprimerie (Gutenberg), vers 1450, et la fin du premier siècle de la typographie, en 1501, date totalement arbitraire car durant des années après les livres ont continué à être réalisés de la même manière. On qualifie de “post-incunable” tout ouvrage publié après 1501. Ce nom vient du latin incunabula qui signifie berceau. On l’applique aux livres imprimés quand l’imprimerie typographique était encore au berceau. Dans l’histoire du livre, le mot apparaît vers le XVIIe siècle. Premier incunable connu : la Bible à quarante-deux lignes (dite B42). Elle fut imprimée par Johannes Gutenberg, Peter Schöffer et Johann Fust aux environ de 1455. Elle comprend deux volumes. L’ensemble compte 1282 pages. Celles-ci sont composées sur deux colonnes de quarante-deux lignes. Le texte est imprimé en noir et en lettres gothiques. On estime son tirage à environ cent quatre-vingt exemplaires. Quarante-huit sont répertoriés de par le monde.

In folio. La feuille est pliée une fois, une feuille fait deux feuillets et avec quatre pages on a des cahiers pairs de 2, 4, 8 feuillets encartés les uns dans les autres dans le sens vertical des pontuseaux. Le filigrane au centre de la page.

In seize : La feuille est pliée huit fois, ce qui fait seize feuillets ou trente deux pages, alternance de cahiers de 8 avec pontuseaux horizontaux et filigrane dans le coin supérieur droit de la page.

Impression numérique. Technique d’impression en temps réel ne nécessitant aucune forme imprimante. L’enregistrement numérique sur un support magnétique est directement transmis à l’imprimante asservie à un ordinateur.

 

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Jaquette. Feuille de protection d’un grammage suffisant pour protéger un livre. La jaquette est souvent agrémentée d’une illustration en couleurs destinée à attirer l’attention du public sur l’ouvrage. Certains lecteurs dépouillent volontiers le livre de sa jaquette lors de son acquisition. C’est un choix, mais les bibliophiles leur demanderont de réfléchir à deux fois. En cas de revente en effet, l’absence de la jaquette d’origine peut diminuer la valeur de l’ouvrage.

 

Justification. 1) Terme typographique définissant la largeur d’une ligne de texte. Elle était naguère exprimée en points ; de nos jours elle l’est en millimètres. 2)  Pour un livre, il s’agit d’une mention indiquant le tirage sur chaque papier d’une édition et la numérotation correspondant à chacun d’eux. On trouve cette justification soit au début, soit à la fin de l’ouvrage. Mais la justification n’est pas toujours… justifiée. Certains éditeurs, prévoyant de vendre peu d’exemplaires limitent leur tirage donnant ainsi à l’édition du livre une valeur artificielle due à sa rareté.

 

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Lettrine. Initiale occupant la hauteur de plusieurs lignes au commencement d’un chapitre ou d’un paragraphe d’un manuscrit médiéval ou d’un imprimé. Au moyen âge, elle était souvent rougie au minium et cinabre. Au fil du temps, elle est devenue de plus en plus importante et a, de plus en plus, fait l’objet de décoration artistique. / Lettrine historiée: initiale décorée servant de cadre à une scène narrative. Ce type de lettrine, fréquemment employé dans les manuscrits médiévaux et dans les premiers ouvrages imprimés, peut se retrouver à toutes les époques et  aujourd’hui. / Lettrine enluminée: initiale peinte, le plus souvent rehaussée à l’or, des manuscrits anciens. / 2. Lettre placée au-dessus ou à côté d’un mot et indiquant un renvoi à une note explicative placée dans la marge ou en bas de page.

Ligne de pied. La ligne qui se trouve au bas de la première page de chaque feuille d’impression qui forme un cahier, et sur laquelle est placée la signature, quelquefois le titre de l’ouvrage, avec la désignation du tome, se nomme ligne de pied. 

Livres d’Heures. Sous ce nom, on publiait à Paris des ouvrages manuscrits richement enluminés avant l’invention de l’imprimerie ; puis ceux-ci furent imprimés à la fin du XVIe siècle. Cette désignation française est également appliquée dans la bibliographie étrangère. Ces livres qui étaient destinés aux laïcs contenaient les dates du calendrier, des fragments des évangiles, etc. Citons le célèbre Livre d’Heures du Duc de Berri. Paru en 1403, illustré par Van Eyck ; ces livres n’avaient pas de pagination, on les composait en gothique, en romain et en italique ; leurs imprimeurs étaient Simon Vostre, Vérard, Pigouchet, Kerver, tous à Paris.

 

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Note de possession. Annotation d’une personne qui a détenu le manuscrit ; figure généralement sur le dernier folio ou sur une garde.

 

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Palimpseste. Peau utilisée une première fois, et réutilisée après effacement du premier écrit.

 

Papier cuve (ou papier à la cuve). Papier multicolore avec des motif irréguliers obtenus par trempage de ce dernier dans un bain d’acide. Utilisé exclusivement en par les relieurs pour orner les plats des reliures demi-maroquin, chagrin ou basane ainsi que le deuxième et troisième plat et les gardes. Le papier se diversifie notamment au XIXe siècle par un grand choix de teintes et de motifs).

 

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Queue. Partie inférieure du livre. Cette tranche inférieure sur laquelle repose l’ouvrage est appelée la tranche de queue, par opposition à la tranche de tête (partie supérieure).

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Signet. C’est un petit ruban de faveur qu’on colle par un bout sous la tranchefile, et qu’on laisse pendre dans le volume pour marquer l’endroit où l’on est resté de sa lecture.

Scriptorium. Lieu dans lequel est copié le manuscrit, (et par extension) équipe de copistes à l’œuvre en un lieu déterminé (abbaye, école cathédrale, etc.). On parle aussi d’atelier de copie.

 

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Tiret.  Signe typographique utilisé dans un dialogue pour signaler le changement de locuteur. Comme la virgule ou la parenthèse, le tiret s’utilise aussi pour placer une proposition incise ou mettre en valeur un mot ou une partie de phrase.

 

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Vélin. il ne se fait pas toujours avec des peaux de veau, comme son nom pourrait le faire croire. On emploie indistinctement les peaux de mouton, de chèvre, de veau mort-né et de veau de moyenne force, et, suivant la peau qu’on a choisie, on l’appelle vélin mouton, vélin chèvre, vélin veau, etc. C’est un parchemin ordinaire, mais de qualité supérieure, qui a été raturé des deux côtés, amené partout à une épaisseur parfaitement égale, travaillé avec le plus grand soin, et enfin enduit d’une bouillie de blanc d’argent et de colle de peau. On en fait usage pour peindre et pour écrire. Anciennement, on l’utilisait aussi pour des reliures d’amateur, dont des ornements d’or variaient agréablement l’uniformité.

Volumen. Le livre est sous forme de rouleau (jusqu’au Ve siècle), rouleau de papyrus pour le livre grec ou rouleau de parchemin. On trouve quelques volumen tardifs à l’époque du codex pour des textes officiels, chronologie des papes et des rois, lettres de créances des ambassadeurs, etc.

 

 

Sources diverses et remerciements : Manuel Roret du relieur, Les mots de la presse écrite (Serge Bénard, Belin, collection « Le français retrouvé »), Galaxidion, Wikipédia.

2 Réponses à “Les mots du livre”

  1. vétements dit :

    merci pour cet article qui montre la signification et synonymes des mots

  2. LEVACQUE Rosalie dit :

    Bonjour,
    Je vous remercie pour vos partages & archives. Je suis très heureuse de ces documents ce que j’ai cherché des années. C’est excellent et bravo à vous. Je partage avec vous un moment plaisir.. Cordialement. Madame LEVACQUE Rosalie

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