On en parle – Le Métier de critique. Journalisme et philosophie, de Robert Maggiori

Posté par Serge Bénard le 27 mai 2011

26/05/2011

On peut entrer ici par plusieurs portes, et, si le livre est mince, les chemins y sont vastes. On y entrera par l’oblique de la méthode : Le Métier de critique,c’est d’abord un art de faire son métier, pour préserver son sens et sa légitimité, à l’heure de la multiplication horizontale de l’information. Car, si faire oeuvre de critique, c’est sélectionner et donner un avis avisé, que devient la critique à l’ère d’Internet, où la sélection ne semble plus nécessaire, et où l’avis de chacun vaut celui d’un autre ? C’est par là qu’on revient à la méthode : pour affirmer la légitimité de la critique journalistique d’ouvrages philosophiques, il faut la pratiquer « honnêtement » de manière à « rendre service à une oeuvre », et sans donner son opinion. La méthode alors proposée au critique par Robert Maggiori consiste en deux torsions appliquées à une oeuvre de philosophie pour la faire mieux voir. La « torsion historiciste », qui met en perspective les thèses afin de « mettre en évidence les enjeux » ; et la « torsion biographique », qui évoque l’homme derrière la main qui écrit, pour « mettre en récit » la rencontre entre les idées et la vie du penseur. Ici de nouveau un chemin s’ouvre dans le livre, et il fait voir l’auteur, critique depuis trente ans à Libération, sous les traits d’un Diogène Laërce des temps modernes qui raconte les anecdotes singulières des vies de Baudrillard ou de Foucault, en parallèle avec la présentation de leur oeuvre. Il s’agit en effet de ne pas laisser oublier que la philosophie est affaire de vie. Et Maggiori de citer son maître, Vladimir Jankélévitch, qui, dans ses cours, citait Bergson : « N’écoutez pas ce que je dis, regardez ce que je fais. »

 

Lire la suite : http://www.magazine-litteraire.com/content/critique-non-fiction/article?id=19385

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – La Casati, de Camille de Perretti

Posté par Serge Bénard le 16 mai 2011

lacasati.jpeg

Info rédaction, publiée le 15 mai 2011

La Casati

Avec la plume géniale qu’on lui connait, Camille de Perretti nous entraîne sur les traces d’une femme hors du commun…

Née en 1881, la plus riche héritière d’Italie est morte en 1957, fouillant les poubelles de Londres. Luisa Amman, dite « La Casati », n’était pas belle, elle était spectaculaire. Brillante, exhibitionniste, fascinante, imprévisible et prenant l’extravagance très au sérieux, elle voulait « faire de sa vie une œuvre d’art ». Muse de Gabriele d’Annunzio, Serge Diaghilev ou Léon Bakst, amie d’Isadora Duncan, d’Augustus John ou de Man Ray… Quelle curieuse injustice que l’une des femmes les plus portraiturées de l’Histoire, avec la Vierge Marie et Cléopâtre, soit si peu connue du grand public.

Pour Camille de Peretti, écrire le roman de la marquise Casati, c’est aussi s’interroger sur la démarche du biographe (empathie ou duel ?), tenter de se mettre à la place d’une autre, la faire parler d’entre les morts, recouper des suppositions. « Peu importe que la Casati ait ou non habité le Palazzo dei Leoni à Venise. Car c’est moi qui dormirai dans son lit. »… Au gré d’allers-retours audacieux entre sa propre histoire et celle de ce personnage hors du commun, l’auteur redonne vie et démesure à cette héroïne oubliée de la première moitié du XXème siècle qui a inspiré les plus grands artistes de son temps. Une fresque magnifique que l’on vous recommande absolument !

Publié chez Stock, La Casati est disponible en librairie au prix conseillé de 19 €.

Source : http://www.news-de-stars.com/la-casati/culture-la-casati-de-camille-de-perretti_art48188.html

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

L’Histoire en culottes courtes

Posté par Serge Bénard le 16 mai 2011


Il fait bon être jeune quand on peut s’offrir de beaux livres d’Histoire comme ceux ci-après.

image5gif.jpeg   image4gif.jpeg

Nous apprécions par-dessus tout cette Histoire de France pour tous les enfants à partir de 7 ans, avec des textes limpides et des images de qualité (6 euros seulement !).

Pour les plus grands, voici le roman Via Temporis, avec une machine à remonter le temps, jusqu’à Roland et la Révolution. Passionnant.

Ecoliers et instituteurs apprécieront cette histoire thématique de l’Egypte antique.

Plus convenue, voici également pour les collégiens l’histoire d’une suivante mandchoue à la cour de l’empereur de Chine.

Source : http://webmail1j.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?IDMSG=106202&FOLDER=SF_INBOX&ORIGIN=&SORTBY=1&PAGE_RETURN=1

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

Canada – Pizzo free: une pratique qui traverse l’Atlantique

Posté par Serge Bénard le 15 mai 2011

Claudette Samson

Claudette Samson
Le Soleil

(Québec) C’est loin, la Sicile et l’Italie? Peut-être pas autant que vous le pensez. L’enquête antimafia Colisée menée par la police de Montréal a révélé en 2006 qu’au moins 600 commerçants de l’est de Montréal, presque exclusivement d’origine italienne, payaient le pizzo au clan Rizzuto.

Le fonctionnement de ce système est expliqué dans le livre des journalistes André Cédilot et André Noël Mafia inc., paru en octobre.

Les policiers ont été les premiers surpris par ce constat, expliquait jeudi M. Cédilot en entrevue téléphonique. «Tout le monde pensait qu’au Québec, la mafia faisait son argent avec le prêt usuraire et le trafic de drogue, pas avec le pizzo.»

Mais de fait, cette taxe obligatoire est la base de l’économie mafieuse, dit-il, et pas seulement en raison de l’argent qu’elle permet de récolter. D’abord, elle permet d’établir la loi du silence. «Tu paies la taxe, tu ne me dénonces pas, et je te protège.» Car plusieurs commerçants paient la taxe de bon gré, sachant qu’ils seront protégés. Si, par exemple, ils ont un client récalcitrant à payer, la mafia s’en occupera.

Lire la suite : http://www.cyberpresse.ca/le-soleil/affaires/agro-alimentaire/201105/13/01-4399349-pizzo-free-une-pratique-qui-traverse-latlantique.php

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – Kazan, mangal et autres plaisirs masculins, par Stalik Khankichiev

Posté par Serge Bénard le 13 mai 2011

4d2e081936ea40031f38162b4d60e4b0.jpg

L’apôtre de la bonne chère
Le stand de dégustation de Stalik Khankichiev vole inévitablement la vedette aux autres exposants lors des salons du livre à Moscou. Affublé de sa calotte ouzbek, il y concocte des plats traditionnels aux influences multiples, cuits sur la braise et parfumés de subtiles épices et herbes des montagnes. Cet autodidacte et blogueur influent, originaire de la vallée de la Ferghana, est devenu un véritable maître à penser gastronomique en Russie.
« Ses vastes connaissances de la cuisine d’Asie centrale, ses excellentes photos et, surtout, son ton de fin conteur débonnaire ont fait de lui une figure du Web et lui ont valu des tirages exceptionnels. Son premier livre, “Kazan, mangal et autres plaisirs masculins”, s’est vendu à plus de 160 000 exemplaires », rapporte le magazine Itogui. « C’est l’un des projets éditoriaux les plus réussis des années 2000 », renchérit le quotidien Vedomosti.

Source :  http://www.booksmag.fr/le-livre-du-jour/russie-lapotre-de-la-bonne-chere/

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – Qu’est-ce que la philosophie islamique ? de Christian Jambet

Posté par Serge Bénard le 13 mai 2011

12/05/2011 | Critique | Non-Fiction  Qu'est-ce que la philosophie islamique ? de Christian Jambet - Christian Jambet ©John Foley/Opale - ©

12/05/2011 | Critique | Non-Fiction

Dans Qu’est-ce que la philosophie islamique ?, livre dense et informé, Christian Jambet suggère que l’interrogation philosophique islamique ne s’est pas arrêtée avec la falsafa.

En général, on présente l’histoire de la philosophie en terre d’islam comme celle d’une extraordinaire efflorescence suivie d’une tout aussi remarquable stérilisation sous l’effet de la foi religieuse. Entée sur des concepts repris d’Aristote et de Platon, la falsafa - transposition en arabe du terme grec philosophia - d’al-Kindî, al-Fârâbi, Ibn Sînâ (Avicenne), Ibn Rushd (Averroès) et consorts, du IXe au XIIe siècle de notre ère, se serait vu proprement « étouffer » par les dogmes théologiques du Coran. La philosophie en islam n’aurait ainsi représenté qu’une brève transition historique, certes importante pour le développement de cette discipline, mais relevant d’un passé à jamais clos ; et l’idée d’une « philosophie islamique » serait en conséquence une quasi-contradiction dans les termes.

Cette représentation, élaborée d’abord par Hegel dans ses Leçons sur l’histoire de la philosophie (1), n’est pas sans pertinence, du moins si l’on en reste à nos définitions de la raison et de la religion, et des liens qu’elles entretiennent. Qu’on modifie ces dernières, et un nouveau paysage apparaît : il y aurait bien une « philosophie islamique », mais fonctionnant différemment de la nôtre, avec d’autres buts, une autre dynamique, selon une conception originale, apte à questionner, voire à « ressourcer », la philosophie occidentale.

Tel est le propos de Qu’est-ce que la philosophie islamique ? de l’arabisant et iranisant Christian Jambet, un des derniers élèves d’Henry Corbin (1903-1978), le grand spécialiste français de la gnose chiite. Dans ce livre dense et informé, il suggère que l’interrogation philosophique ne s’est pas arrêtée avec la falsafa. Elle s’est simplement insérée dans une autre architecture que la nôtre, entre philosophie et religion, ainsi que dans une conception différente de cette dernière. Alors que toute l’histoire moderne de notre pensée est celle de son conflit avec les dogmes chrétiens et de son autonomisation progressive à leur égard, la philosophie en islam s’est voulue, elle, l’explication rationnelle de la parole révélée.

Par Patrice Bollon

Crédit photo : © Christian Jambet ©John Foley/Opale

 

Lire la suite : http://www.magazine-litteraire.com/content/homepage/article?id=19216

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – Patricia Cornwell: une écriture au scalpel

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011


par Dominique Carlini Versini, le 08 mai 2011

Avec ses romans traduits en trente-six langues à travers plus de cinquante pays, Patricia Cornwell est l’une des auteurs les plus lus au monde actuellement. A l’occasion de la sortie en France de son dernier roman, Havre des morts, petit retour sur cette référence magistrale du roman policier.

cornwell.jpeg

Des débuts comme journaliste

Après avoir obtenu son diplôme au Davidson College (en Caroline du Nord) en 1979, Patricia Cornwell commence à travailler au Charlotte Observer, où elle est rapidement chargée de couvrir les fait-divers criminels. Elle remporte un prix de journalisme d’investigation décerné par la Carolina Press Association  pour une série d’articles sur la prostitution et la délinquance dans les mauvais quartiers de Charlotte. Elle écrit une biographie de Ruth Bell Graham, A Time for remembering – The story of Ruth Bell Graham (ouvrage non traduit), qui sera primée. De 1984 à 1990, elle occupe un poste d’informaticienne à l’institut médico-légal de Richmond en Virginie. C’est cette période qui lui inspire son personnage principal Kay Scarpetta, une femme médecin légiste.

L’écriture

C’est donc le Dr Kay Scarpetta qu’elle met en scène dans son premier roman policier, publié en 1990, Postmortem. Ce roman qui a d’abord été rejeté par sept grandes maisons d’édition, est devenu le premier roman policier à remporter le Dagger Award, le Maccavity Award, l’Anthony Award, l’Edgar Poe Award, et en France le Prix du roman d’aventure en une année.

Après le succès de ce premier roman, l’auteure écrit toute une  série de best-sellers qui racontent les enquêtes de son héroïne, accompagnée de son acolyte Pete Marino, et de sa nièce, l’imprévisible Lucy Farinelli. Parallèlement aux aventures de  Kay Scarpetta, elle développe d’autres séries annexes avec pour personnages principaux Judy Hammer et Andy Brazil ou encore Winston « Win » Garano, qui deviennent rapidement des figures charismatiques du roman policier.

Cornwell a été récompensée à plusieurs reprises pour ses romans, et en 1999 le célèbre Dr Scarpetta a elle-même remportée le Sherlock Holmes Award  du meilleur détective,  récompense attribuée aux personnages perspicaces de romans policiers, créée par un auteur américain.

Lire la suite : http://www.viabooks.fr/article/patricia-cornwell-une-ecriture-au-scalpel-24267

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – Rendez-nous nos cheveux !

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

19b7423243ae57e6d349f28138eff539.jpg

Derrière le rideau de fer, les jeunes Tchécoslovaques aussi voulaient ressembler à John Lennon. Mais le régime communiste ne goûta pas cette mode des cheveux longs.

En Tchécoslovaquie, la seconde moitié des années 1960 fut le temps de la rébellion. Des jeunes, qui n’avaient connu d’autre régime que communiste, voulurent à tout prix se distinguer de la génération précédente, marquée par la guerre. Dès 1965, le rock débarque clandestinement – les Beatles et les Rolling Stones en tête – et fait valser les codes de la mode, transformant le visage et le quotidien du système communiste. On voulait lire d’autres livres, écouter une autre musique, s’habiller et porter une autre coiffure. Vivre autrement, en somme.

Les garçons jettent alors leurs bons vieux pantalons en Tergal et leurs ciseaux pour enfiler des jeans et se laisser pousser les cheveux, tandis que les filles optent pour des minijupes affriolantes : « Les jeunes essayaient à la fois d’échapper à l’étroite surveillance du pouvoir, à la très dogmatique institution scolaire et à la scrupuleuse association de la jeunesse communiste », explique l’historien slovaque Jozef Žatkuliak.

Lire la suite : http://www.booksmag.fr/histoire/rendez-nous-nos-cheveux-547/

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – Thomas, le chien de Liliane Bettencourt

Posté par Serge Bénard le 9 mai 2011

09/05/11 à 13:38 

Dans son entourage, la riche héritière de L’Oréal ne connaît qu’un seul être qui ne soit pas intéressé par l’argent… son chien. Découvrez un nouvel extrait du livre « Un milliard de secrets » de Marie-France Etchegoin (Le Nouvel Observateur).

On en parle - Thomas, le chien de Liliane Bettencourt dans On en parle Le chien de Liliane Bettencourt est un teckel allemand. « Un miracle d’amour » dixit l’héritière de L’Oréal, qui a l’habitude qu’on lui fasse la cour pour son argent. (SIPA)

 

Liliane Bettencourt n’est pas dupe. La riche héritière de L’Oréal sait bien que la nuée de dévots qui se presse autour d’elle est rarement désintéressée. « J’ai une assez bonne cote… », ironisera-t-elle un jour. A défaut de pouvoir compter sur la sincérité de ses nombreux « amis », Liliane se tourne vers… son chien, Thomas, traité comme un roi par la milliardaire.

En témoigne ce passage du livre « Un milliard de secrets » (Robert Laffont) de Marie-France Etchegoin, journaliste au Nouvel Observateur, qui a enquêté sur les secrets de la famille Bettencourt, en ayant notamment accès à de nombreux documents inédits…

Extraits :

« Thomas aime ces heures de fin d’après-midi où résonnent le tintement des verres de cristal sur les plateaux d’argent et la voix forte du conseiller qui cherche à atteindre les oreilles de la milliardaire sourde.

Maintenant que le majordome est reparti à l’office, le gestionnaire de fortune, qui a toujours plein de papiers à faire signer et de mémos à présenter, parle d’une île perdue dans les Seychelles, d’un fil que le fisc « pourrait tirer », d’un certain Eric Woerth qui est un « ami », d’un procureur Courroye qui semble bien disposé, du président de la République qui « suit l’affaire de près »… Il est aussi question d’un François-Marie, apparemment assez agité.

 1761338.jpg

 Lire la suite : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/societe/20110508.OBS2642/thomas-le-chien-de-liliane-bettencourt.html

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

On en parle – De Badiou à BHL, Mehdi Belhaj Kacem tue le père

Posté par Serge Bénard le 9 mai 2011

 

 

 

 

On en parle - De Badiou à BHL, Mehdi Belhaj Kacem tue le père dans On en parle kacem_badiou_livreTempête au pays de la philosophie de gauche. Dans un livre qui tue le père, Mehdi Belhaj Kacem s’écarte de LA figure de la pensée de gauche radicale : Alain Badiou, en publiant « Après Badiou ». Le tout chez Grasset, la maison de Bernard-Henri Lévy, alias l’adversaire philosophique de Badiou.

Rue89 a attendu que le très discret MBK vienne à Paris pour décrypter avec lui ce divorce de la pensée.

Les portes ont sans doute un peu claqué chez Grasset, ces derniers mois. Michel Onfray est parti chez Flammarion après les grands conflits autour de Freud, tandis que la maison de la rue des Saints-Pères récupérait un autre fort en verve : Mehdi Belhaj Kacem.

Le plus fin philosophe français de sa génération

Romancier révélé il y a presque vingt ans par « Cancer » et « 1993 », auteur d’essais par la suite avec « L’Antéforme », « Esthétique du chaos » et « Society », Belhaj Kacem est devenu en l’espace de dix ans, quoi qu’on en pense, le plus fin philosophe français de sa génération.

Parole brillante et verbe clair, il est capable de marier les concepts opaques de l’histoire philosophique avec les motifs contemporains apparus dans les années 90 : libéralisme outrancier, culture pop, « sitcomisation » de la vie politique et artistique, déclinisme.

Lire la suite :  http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/2011/05/08/de-badiou-a-bhl-mehdi-belhaj-kacem-tue-le-pere-201073

 

Publié dans On en parle | Commentaires fermés

123456...17
 

Tranche de vie |
Maudy les bons tuyaux |
The Celebration of Thanksgi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.tofik.com
| MANGA
| agbar