Requins d’eau douce – Heinrich Steinfest

Posté par Serge Bénard le 26 janvier 2011

Requins d’eau douce – Heinrich Steinfest dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc.

 Sur le Blog d’Yspaddaden

Il y a des jours où je suis prête à tout pour lire un bon roman policier. Même à lire autrichien. Mais pas n’importe quel autrichien, car même si je n’avais jamais entendu parler de Heinrich Steinfest, l’éditeur  nous dit qu’il est un auteur culte en Allemagne, quatre fois lauréat de prix littéraires policiers : ça en impose.

Me voilà donc partie dans cette intrigue a priori un peu loufoque : un cadavre est retrouvé dans une piscine au sommet d’un immeuble viennois, il a été dévoré par un requin. Sans avoir fait Hypokhâgne, le lecteur comprend bien que Vienne n’est pas au bord de la mer… Par contre, d’autres éléments du roman ont dépassé mes maigres connaissances philosophiques, je ne m’en prends qu’à moi, mais de fait, je n’ai pas pu l’apprécier autant qu’il se devrait. C’est que l’inspecteur Lukastik, chargé de l’enquête, ne sort jamais sans son exemplaire du Tractatus du philosophe et logicien autrichien Ludwig Wittgenstein.

Lire la suite : http://yspaddaden.wordpress.com/2011/01/26/requins-deau-douce-heinrich-steinfest/

Requins d’eau douce

Heinrich Steinfest traduit de l’allemand par Corinna Gepner
Carnets Nord, 2011
ISBN : 978-2-35536-047-3 – 392 pages – 20 €

Nervöse Fische, parution en Allemagne : 2004

 

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Eloge du politique. Une introduction au XXIe siècle

Posté par Serge Bénard le 25 janvier 2011

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Vincent Peillon

Sciences humaines / Divers

Date de publication : 27/01/2011

EAN13 : 9782021041132

Présentation de l’éditeur

Aux grandes réponses traditionnelles relatives au sens de notre modernité ? la mort de Dieu, la mort de l’homme ? dont il réfute la pertinence, Vincent Peillon substitue une autre piste de lecture. Ce qui se joue dans notre temps, c’est la mort du politique. Réduite à l’économie, à la morale, ou à la seule communication, la politique n’est-elle pas devenue elle-même « antipolitique » ?

Mais qu’est-ce que le politique dont il s’agit ici ? Nos traditions démocratiques se sont construites autour d’une alliance entre philosophie et politique, un mode d’organisation de la Cité et un type de rationalité critique. Socrate apostrophant les puissants ? hommes d’argent, de pouvoir ou de verbe ? illustre le fondement de cette histoire. Celle-ci s’est déployée à travers l’humanisme civique de la Renaissance, les Lumières et la Révolution, la fondation de la troisième République, toujours dans la lutte et l’affrontement avec ceux qui veulent exercer le pouvoir, prétendent posséder la vérité et se prennent pour des dieux.

Nourri d’une méditation continue des œuvres des philosophes classiques et modernes, particulièrement de Merleau-Ponty, mais aussi d’une expérience d’homme politique, Vincent Peillon propose de renouer les liens du politique à l’action et à la vérité, de la philosophie à la Cité, qui seuls pourraient permettre, en un temps où la démocratie est fragilisée, un autre avenir que de ténèbres.

Philosophe et homme politique, Vincent Peillon est notamment l’auteur de livres sur Merleau-Ponty (1994, 2004, 2008), Jean Jaurès (2000) et Pierre Leroux (2003). Il a publié au Seuil La Révolution française n’est pas terminée (2008) et Une religion pour la République. La foi laïque de Ferdinand Buisson (« La Librairie du XXIe siècle », 2010).

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Edgar Morin, une voie pour éviter le désastre annoncé

Posté par Serge Bénard le 24 janvier 2011

Entretien avec l’ancien résistant et philosophe qui, dans son livre « La Voie », dresse un constat sévère des maux contemporains.

Edgar Morin chez lui à Paris, en janvier 2011 (Audrey Cerdan/Rue89).

A 89 ans, Edgar Morin continue de produire une réflexion riche et tournée vers l’avenir. Cet ancien résistant, ex-communiste, sociologue et philosophe, à qui, sans le savoir, Nicolas Sarkozy empruntait il y a quelques années le concept de « politique de civilisation », vient de produire un nouvel ouvrage, « La Voie », dans laquelle il fait à la fois un constat sévère et angoissant des maux de notre époque, et tente de donner quelques pistes pour l’avenir. Entretien avec Rue89.

Rue89 : Nous avons été frappés par votre pessimisme en lisant votre livre. Vous prédisez une catastrophe de l’humanité tout en disant que le pire n’est jamais sûr. La note d’espoir de la fin s’adresse à ceux qui survivront au cataclysme…

Edgar Morin : Ecrire 300 pages de propositions pour l’avenir n’est pas pessimiste. Si j’avais été pessimiste, j’aurais été Cioran, j’aurais écrit quelques maximes disant « tout est foutu ».

Je me place d’un point de vue qui est celui de la distinction entre le probable de l’improbable. Le probable, pour un observateur donné dans un lieu donné, consiste à se projeter dans le futur à partir des meilleures informations dont il dispose sur son temps.

Evidemment, si je projette dans le futur le cours actuel du devenir de la planète, il est extrêmement inquiétant. Pourquoi ?

Non seulement il y a la dégradation de la biosphère, la propagation de l’arme nucléaire mais il y a aussi une double crise : crise des civilisations traditionnelles sous le coup du développement et de la mondialisation, qui n’est rien d’autre que l’occidentalisation, et crise de notre civilisation occidentale qui produit ce devenir accéléré où la science et la technique ne sont pas contrôlées et où le profit est déchaîné.

La mort de l’hydre du totalitarisme communiste a provoqué le réveil de l’hydre du fanatisme religieux et la surexcitation de l’hydre du capital financier.

Ces processus semblent nous mener vers des catastrophes dont on ne sait pas si elles vont se succéder ou se combiner. Tous ces processus, c’est le probable.

Seulement, l’expérience de l’histoire nous montre que l’improbable bénéfique arrive. L’exemple formidable du monde méditerranéen cinq siècles avant notre ère : comment une petite cité minable, Athènes, a-t-elle pu résister deux fois à un gigantesque empire et donner naissance à la démocratie ?

J’ai vécu autre chose. En l’automne 1941, après avoir quasi détruit les armées soviétiques qu’il avait rencontrées, Hitler était arrivé aux portes de Leningrad et de Moscou. Or à Moscou, un hiver très précoce a congelé l’armée allemande. Les soviétiques étaient déjà partis de l’autre côté de l’Oural.

L’histoire aurait pu être différente si Hitler avait déclenché son offensive en mai comme il l’avait voulu et non pas en juin après que Mussolini lui eut demandé de l’aide, ou si Staline n’avait pas appris que le Japon n’attaquerait pas la Sibérie, ce qui lui a permis de nommer Joukov général sur le front du Moscou.

Le 5 décembre, la première contre-offensive soviétique a libéré Moscou sur 200 kilomètres et deux jours plus tard, les Américains sont entrés en guerre. Voilà un improbable qui se transforme en probable.

Aujourd’hui, quel est le nouvel improbable ? La vitalité de ce l’on appelle la société civile, une créativité porteuse d’avenir. En France, l’économie sociale et solidaire prend un nouvel essor, l’agriculture biologique et fermière, des solutions écologiques, des métiers de solidarité… Ce matin, j’ai reçu un document par e-mail sur l’agriculture urbaine.

Lire la suite : http://www.rue89.com/entretien/2011/01/23/edgar-morin-une-voie-pour-eviter-le-desastre-annonce-187032

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Le livre du jour – Hantise de Michele Jaffe

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

Hantise de Michele Jaffe

Le livre du jour - Hantise de Michele Jaffe dans Actualité éditoriale, vient de paraître couv16035489

Heurtée de plein fouet par un chauffard, la jolie Jane est laissée pour morte dans un rosier. Elle ne se souvient pas de ce qui s’est passé, mais d’étranges messages laissés sur le miroir de l’hôpital et des menaces téléphoniques instillent en elle le doute : a-t-elle réellement été victime d’un accident, ou quelqu’un a-t-il vraiment tenté de la supprimer ? Qui ? Serait-elle en train de perdre la tête ? Et si le tueur était tout proche ?

Après le Cueilleur de Fraise, c’est le deuxième Thriller que je lis dans la collection Black Moon. Hantise est assez différent, l’atmosphère ressenti est beaucoup moins glauque mais tout aussi pleine de tensions. Le roman se déroule dans un seul endroit, la chambre d’hopital de Jane, et pourtant il n’y a pas de temps morts. De nombreux flash-back nous font revivre ce qui a mené Jane à l’hôpital.

Toute la réussite de ce roman tiens dans le fait que l’on ne bouge quasiment pas de la chambre et pourtant on arrive petit à petit à remettre les pièces du puzzle en place afin de découvrir pourquoi Jane s’est faite renversée, si c’était intentionnel ou pas, et dans l’optique que c’est le cas, qui aurait pu avoir une raison d’agir de cette manière.

A travers les flash-back de Jane nous découvrons peu à peu son monde quelque peu teinté de superficialité, ses amies qui ont l’air tellement attachées à elle mais on l’air de cacher bien des secrets, les garçons pleins de mystère qui tournent autour de Jane. Des personnages angoissés, colériques, calculateurs ou encore un peu bancal psychologiquement. Tout autant de personne qui pourrait en avoir après sa vie.

L’auteur maintient tout le long le suspense (je n’avais pas du tout calculé la fin), sait nous faire douter de la santé mentale de Jane, nous mettre le doute sur certaines situations. Une fois le livre refermé on se dit que les apparences ne sont pas toujours ce qu’elles sont et que certaines personnes savent bien cacher leur jeux.

Merci aux Editions Hachette Jeunesse/Black Moon pour cette lecture

 

Si vous souhaitez découvrir le premier chapitre c’est par là.

Les avis de Laure et Liliebook.

Editions Hachette Jeunesse

Collection Black Moon

402 pages

A paraître le 19 janvier

Source : http://labibliodemalou.blogspot.com/2011/01/hantise-de-michele-jaffe.html

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Le livre du jour – Sélection Rue des Livres

Posté par Serge Bénard le 18 décembre 2010

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Point de non-retour

André Vltchek

Editeur : Yago
Parution le : 20 Août 2010
ISBN : 978-2-9162-0981-4
EAN13 : 9782916209814
Le livre du jour - Sélection Rue des Livres dans Le livre du jour selection
 Sélection Rue des Livres

Karel est grand reporter pour le Weekly Globe. Il va là où nous n’allons pas, pour être nos yeux et nos oreilles, pour informer et surtout témoigner. À la fois idéaliste et désinvolte, amateur de femmes et assoiffé d’ivresses, il traverse les soubresauts de noire époque à la poursuite de la vérité, passant des rues de New York aux routes de Gaza, des hauteurs de Lima aux terrasses du Caire, des villages incendiés d’Indonésie aux insurrections d’Amérique latine. En marge de son quotidien violent et déraciné s’ébauche une histoire d’amour à l’issue incertaine et se profile l’ombre d’une catastrophe.

Andre Vltchek est romancier, poète, essayiste, journaliste et réalisateur. Il a couvert de nombreuses zones de conflit : Bosnie, Pérou, Népal, Sri Lanka, Timor Oriental, Congo, Proche-Orient… Il vit actuellement entre Nairobi, Jakarta et Tokyo. Point de non-retour est son premier roman.

  • [Premier roman]

  • Publié dans Le livre du jour | Commentaires fermés

    Le livre du jour – Ouragan de Laurent Gaudé, chouchou de Caroline Gautron

    Posté par Serge Bénard le 17 décembre 2010

    A la libraire Cadet, Cyril Dewavrin a confié les clés de sa boutique à Caroline Gautron (photo). Cette passionnée, ancienne journaliste et photographe de presse, est dans son monde de prédilection avec les livres. « Dans la librairie, il y a un enrichissement permanent avec les clients. Nous échangeons nos points de vues sur les ouvrages lus. On en apprend tous les jours » explique-t-elle. Avec Ouragan de Laurent Gaudé, un de ses auteurs préférés, Caroline nous présente son premier coup de cœur.

    Une vieille négresse têtue, descendante d’esclaves, qui chérit sa dignité et la mémoire de son mari assassiné. Des prisonniers qui ne connaissent plus que la promiscuité. Un révérend haineux qui cherche le sens de sa mission, quitte à se tromper. Une mère sans amour encombrée d’un enfant silencieux. 

    Un homme dévasté par son travail sur une plateforme pétrolière… 

    ouragandelaurentgaudchouchoudecarolinegautron.jpeg

     

    Dans un univers apocalyptique évoquant le déluge – sols noyés, maisons dévastées, vivres raréfiés – ces personnages voient leur destin basculer. 

    Alors que les crocodiles affamés semblent missionnés par un Dieu vengeur pour punir les hommes, ces derniers, même dans le chaos, vont pouvoir s’acheminer – ou non – vers leur accomplissement. 

    Porté par la fluidité de l’écriture, on dévore cette épopée nerveuse, rageuse et lyrique, transmise, notamment, par la voix de Josephine Linc. Steelson, vieille négresse qui s’érige en étendard de la liberté et qu’on rêverait de rencontrer.

    Un roman qui a la force de l’ouragan. A lire absolument.

    Ouragan, Laurent  Gaudé, Actes Sud, 18 euros.

    Librairie Cadet, 9 rue Cadet, 75009 Paris 

    Caroline Gautron pour Le Daily Neuvième

    Mercredi 15 Décembre 2010

    Source :  http://www.dailyneuvieme.com/Ouragan-de-Laurent-Gaude-chouchou-de-Caroline-Gautron_a1881.html

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    Le livre du jour – Sélection Rue des Livres

    Posté par Serge Bénard le 16 décembre 2010

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    L’épaisseur des âmes
    De Colm Tóibín
    Editeur : 10/18
    Parution le : 2 Décembre 2010
    ISBN : 978-2-2640-4912-4
    EAN13 : 9782264049124
    Colm Toibin explore les liens mystérieux qui régissent les relations mère-fils et pénètre, comme personne, l’épaisseur des âmes.
    Promesse trahie, aveux refoulés, abandon ou possession… D’une écriture envoûtante, Colm Tóibín signe avec L’épaisseur des âmes neuf histoires d’une subtilité rare, autour de la relation si singulière unissant les mères et leurs fils. Alcoolisme, remords, homosexualité les ont enfermés dans des silences qu’ils ne savent plus rompre… À travers ces face-à-face, ces dialogues muets d’une force dévastatrice et salvatrice, Tóibín pose l’universelle question des dévoilements et des secrets dont sont constitués ces liens mystérieux du sang.
    Traduit de l’anglais par Anne Gibson.

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