Le livre du jour – Le poète de Gaza, de Yishaï Sarid

Posté par Serge Bénard le 28 novembre 2011

Le livre du jour - Le poète de Gaza, de Yishaï Sarid dans Le livre du jour poete-de-gazaQue devient un agent secret israélien après de longues années de bons et loyaux services ? Qu’en est-il de son état d’esprit, de sa vie familiale lorsque l’état de guerre larvée de son pays l’oblige à accumuler des heures et des heures de traques et d’interrogatoires à la tension éprouvante. Où en sont ses résistances psychiques lorsqu’il court après la montre pour déjouer un attentat à Jérusalem ou à Tel Aviv, lorsque les menaces sur ses concitoyens se précisent, lorsque la pression psychologique d’un nouvel attentat se fait tellement accablante qu’il perd son sang froid et tue par épuisement nerveux ? Comment vit-il « la mission » qui a guidé toute sa vie professionnelle, où en est son esprit d’engagement au service de son pays ? Humainement, qu’est-il devenu ?

Telles sont les questions que pose l’auteur dans cette intrigue qui prend corps dans la société israélienne d’aujourd’hui.

Lire la suite : http://www.laruellebleue.com/7069/le-poete-de-gaza-yishai-sarid-actes-sud-noirs/

Le poète de Gaza (« Limassol », 2009) de Yishaï Sarid, traduit de l’hébreu par Laurence Sendrowicz, éditions Actes sud, collection Actes noirs, janvier 2011, 220 pages

ISBN : 9782742794607    /   20 €

Grand Prix de Littérature Policière – Romans Etrangers 2011

 

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Le livre du jour – Le désert et sa semence, de Jorge Barón Biza

Posté par Serge Bénard le 24 novembre 2011

Le livre du jour - Le désert et sa semence, de Jorge Barón Biza  dans Actualité éditoriale, vient de paraître desert-semenceLe visage est fait pour recevoir les autres ; tout ce qui se reçoit est dans le visage : l’oeil, l’oreille, la bouche, et même la joue qui reçoit les coups. Le visage est là pour que les hommes puissent se connaître à fond entre eux. C’est pour ça que le visage est sacré..

- Oui, le visage est sacré.

- … parce qu’il est déjà l’Autre. Les gens doivent faire de leur visage le berceau de l’amour. Il n’y a pas de vrai visage sans volonté d’aimer ; si tu n’aimes pas, le visage de ton prochain se transforme en steack, en quelque chose qui fait peur… Tout le monde a oublié la peur. Avant, la peur changeait tous les visages. Aujourd’hui, je regarde autour de moi, et on dirait que j’ai été la seule à avoir peur. Quand on a peur, c’est notre nature qui change, c’est le goût du manger qui change, et c’est la peur même qui change…

J’ouvre cet article par cet extrait du roman qui m’a fortement marquée car j’y ai ressenti le cœur battant de ce récit impressionnant aux forts accents autobiographiques, le nœud viscéral du mal-être de l’auteur qui a choisi un jour de se défenestrer, suivant ainsi la même trajectoire fatale de sa mère. Pourtant, ce n’est pas lui qui tient ces propos, ni même son narrateur grâce auquel il prend des distances blindées d’humour noir et d’auto-dérision conjuratoire ou prophylactique, mais une vieille dame qui se souvient du temps de l’oppression et de la dictature en cuisinant un morceau de barbaque, tranche de carne crue et sanguinolente d’origine argentine.

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Le désert et sa semence (« El desierto y su semilla », 1997) de Jorge Barón Biza, traduit de l’espagnol (Argentine) par Denis et Robert Amutioo, postface de Daniel Link, dessins de Lorenzo Mattotti, éditions Attila, septembre 2011 (dixième anniversaire de la disparition de Jorge Barón Biza), 317 pages 

ISBN : 978291708342 / 21 €

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Le livre du jour – Don Juan de la Manche, de Robert Menasse

Posté par Serge Bénard le 22 novembre 2011

16/11/2011 | Critique | Fiction

Sous la plume de l’Autrichien Robert Menasse – à qui on doit déjà le remarquable Chassés de l’enfer –, l’initiation aux plaisirs a l’apparence d’un millefeuille philosophique à l’architecture complexe. Voici le récit à la première personne d’un homme en thérapie, affairé à percer le secret d’un intérêt compulsif pour la gent féminine. Une dépendance qui s’est insidieusement installée dans sa vie. Le lecteur suivra les déboires du flamboyant séducteur insatisfait. Il assistera à de dérisoires anecdotes dévoilant l’essence tragique d’un anathème – l’intrication souterraine du ravissement au prix de vives souffrances. Pour cela, Robert Menasse crée un territoire mental. Il façonne un décor où notre sémillant peine-à-jouir a du mal à trouver son épicentre, tandis que la tentation nihiliste est réduite à une entreprise de justification illégitime et polymorphe. Le reste n’est qu’histoire de « malentendu » – terme dont la résurgence lacanienne servira de fil conducteur aux digressions logico-discursives de Nathan. Car l’apathique charmeur manifeste l’équilibre précaire séparant le désir d’un désespoir infini.

Lire la suite : http://www.magazine-litteraire.com/content/critique-fiction/article?id=20402

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Le livre du jour – Betty, de Arnaldur Indridason

Posté par Serge Bénard le 19 novembre 2011

Par Cécile Pellerin, le vendredi 18 novembre 2011 à 12:50:50

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ISBN : 9782864248453

Prix eBook :

Prix papier : 18€

Pages : 206 pages

Editeur : Métailié

Traduit de : Anglais

Traduit par : Patrick Guelpa

Ecrit en parallèle de l’une des enquêtes du commissaire Erlendur (probablement « L’homme du lac », dont il est fait allusion page 145), Betty est un roman noir sans véritable enquêteur puisqu’il se passe après le meurtre et l’interpellation du présumé coupable.

Il met en scène une erreur judiciaire et relate la terrible machination qui a conduit à l’arrestation du narrateur, aujourd’hui victime brisée et meurtrie dans tout son être sans espoir de grâce ni clémence réelle du lecteur. Car au fil des pages, le narrateur, sans ambiguïté, se révèle être le coupable idéal et suscite, tout au plus, une légère compassion, de l’attachement,  mais peu de colère ou de sentiment de révolte.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/betty-de-arnaldur-indridason-1698.htm

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Le livre du jour – Des vies d’oiseaux, de Véronique Ovaldé

Posté par Serge Bénard le 10 novembre 2011

Par Cécile Pellerin, le mardi 08 novembre 2011 à 15:22:56 

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ISBN : 9782879298276

Prix eBook :

Prix papier : 19€

Pages : 236 pages

Editeur : Editions de l’Olivier

Une nouvelle fois, avec grâce et fantaisie, émotion et féérie même, Véronique Ovaldé nous emmène loin,  quelque part en Amérique du Sud et libère notre esprit , apaise notre humeur, nous laisse dans un état léger et confortable, entre rêve et éveil. Et c’est vraiment délicieux. Une atmosphère agréable et douce, le temps d’une lecture. Un vrai détachement, une touche de bonheur délicate qu’il serait dommage de ne pas saisir dès l’envol !

Ces oiseaux,  symboles absolus de liberté et d’évasion, ce sont Vida, Paloma, Taïbo et Adolfo,  êtres fragiles et vibrants dans le ciel tourmenté de l’existence qui virevoltent, s’épuisent et s’interrogent puis repartent de plus belle, à tire d’ailes. Eprouvés mais plus forts, plus lumineux, enrichis par les relations qu’ils entretiennent et le désir qui les enlacent. Une harmonie heureuse et discrète, protégée par « une mélancolie moelleuse », qui enchante le lecteur.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/critiques/monde-edition/critiques/des-vies-d-oiseaux-veronique-ovalde-1684.htm

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Le livre du jour – Je, François Villon, de Jean Teulé

Posté par Serge Bénard le 9 novembre 2011

je-villon-teuléC’est tandis que la pucelle d’Orléans finit de se consumer lentement sur son bûcher que François de Montcorbier voit le jour.
Son père, dont le cadavre se balance toujours à la potence du gibet de Montfaucon, n’aura pas eu la chance de l’entendre pousser son premier cri.
Sa mère se verra réserver le même sort, quelques années plus tard : alors qu’elle a déjà eu les oreilles coupées en représailles de deux précédents larcins, elle sera pendue pour un troisième vol… qui n’en était pas un.

Avant de mourir, elle confie son jeune fils au chanoine Guillaume de Villon.
Toute sa vie durant, maître Guillaume prendra soin de François comme de son propre fils. A tel point que celui-ci le considèrera toujours comme son « plus que père » et prendra son nom. Voulant faire de François un érudit et un religieux, le brave homme lui fait suivre des études à l’université de Paris.
François devient clerc. Mais s’il arbore tonsure, froc et bonnet, son comportement n’est en rien celui d’un homme de Dieu. Aux bancs de l’université, l’étudiant indiscipliné et facétieux préfère ceux des tavernes et des bordels.
En compagnie d’amis peu fréquentables, il se retrouve impliqué dans des bagarres de soulards et des vols qui n’ont plus rien de l’esprit bon-enfant du temps où il arpentait les rues à la nuit tombée pour y chaparder les enseignes des maisons et des boutiques du Quartier Latin.

Ses premiers gros ennuis surviennent quand, lors d’une rixe, il blesse un prêtre, Philippe Sermoise, qui décèdera le lendemain de ses blessures. Pour échapper à la justice, Villon doit fuir Paris. Il a 24 ans. 

Lire la suite : http://www.incoldblog.fr/?post/2011/11/06/Vers-de-rage

Je, François Villon, de Jean Teulé
Pocket n° 13135 (2007) – 238 pages

 

Une version BD tirée du roman de Teulé, signée Luigi Critone, vient tout juste de sortir aux éditions Delcourt. 

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Le livre du jour – Richard Millet, L’Enfer du roman

Posté par Serge Bénard le 4 novembre 2011

vendredi 4 novembre 2011

Docteur Alceste et M. de Pourceaugnac

Éric Bonnargent

Le livre du jour - Richard Millet, L’Enfer du roman dans Le livre du jour bruegel+Misanthrope
Bruegel, Le Misanthrope

L’agonie de la culture n’est pas un sujet très original : sans remonter à Tacite et Juvénal qui dénonçaient déjà la décadence de la poésie, José Ortega y Gasset annonçait en 1925 la fin du roman dans La Déshumanisation de l’art (cf. mon article ici). Cela n’a pas empêché depuis lors de nombreux chefs-d’œuvre de paraître. En France, c’est au XIXe siècle, avec Charles-Augustin Sainte-Beuve, Jules Barbey d’Aurevilly, Leconte de Lisle ou encore les frères Goncourt, que la décrépitude de notre langue et de notre littérature est devenue un sujet d’inquiétude. Cette appréhension d’alors fait sourire le lecteur d’aujourd’hui dont la bibliothèque contient À la recherche du temps perdu, Le Voyage au bout de la nuit,L’Étranger… Mais qu’en est-il de la situation actuelle ?

Lire la suite :  http://anagnoste.blogspot.com/2011/11/richard-millet-lenfer-du-roman.html

Richard Millet, L’Enfer du roman. Gallimard. 18,90 €

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Le livre du jour – Des voyous magnifiques, Bruno Gallet

Posté par Serge Bénard le 1 novembre 2011

Des voyous magnifiques, Bruno Gallet (Anne Carrière)


Le livre du jour - Des voyous magnifiques, Bruno Gallet  dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. voyous« Des voyous magnifiques » est le premier roman d’un féru de la nature sauvage et indomptable qui défie l’audace humaine. Mais c’est aussi le premier roman d’un dur au cœur tendre. Du moins c’est ce que j’ai ressenti à la lecture de cette histoire de course-poursuite haletante dans les Causses inhospitalières et glaciales.

Lire la suite : http://www.laruellebleue.com/7310/des-voyous-magnifiques-bruno-gallet-anne-carriere/

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Lelivre du jour – « Requiem pour les Français, 30 ans de lâcheté politique ? », de Jean Bothorel

Posté par Serge Bénard le 31 octobre 2011

France Info - Chroniques -  Le livre du jour Le livre du jour 
Un jour, un livre : c’est le menu du chroniqueur littéraire de France Info. Philippe Vallet vous dévoile son choix quotidien.  

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© François Bourin -

« Requiem pour les Français, 30 ans de lâcheté politique ? », de Jean Bothorel

PHILIPPE VALLET – 10:17

En France, l’immigration est au coeur des débats. Dans son nouveau livre, l’écrivain et journaliste Jean Bothorel analyse ce problème sans tabou. Un autre regard sur sur l’avenir du pays.

Requiem pour les Français, 30 ans de lâcheté politique ?, de Jean Bothorel est publié par François Bourin (125 p., 18E)

Note : ****


La chronique de Philippe Vallet  (2’30″)

 


 

 

 




 

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Le livre du jour – Histoire du pied et autres fantaisies, de J.-M. G. Le Clézio

Posté par Serge Bénard le 24 octobre 2011

24/10/2011 | Critique | Fiction  Histoire du pied et autres fantaisies, de J.-M. G. Le Clézio - J.-M. G. Le Clézio ©DR - ©

24/10/2011 | Critique | Fiction

Avec ce recueil de nouvelles, Histoire du pied et autres fantaisies, J.-M. G. Le Clézio reste l’un des derniers écrivains capables d’accéder aux mythes.

Dans l’apologue à Histoire du pied et autres fantaisies, qu’il transforme en leçon de survie, Le Clézio reprend la distinction établie par Schopenhauer entre trois sortes d’écrivains : ceux qui n’ont rien à dire, ceux qui réfléchissent à ce qu’ils ont à dire (non sans avoir eu recours parfois à des rabatteurs), et ceux qui se lancent à l’aventure en prenant le risque de revenir bredouilles.

Lire la suite : http://www.magazine-litteraire.com/content/homepage/article?id=20320

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