Dix ans après sa mort, San Antonio encore

Posté par Serge Bénard le 6 juin 2010

Frédéric Dard, mon père San-Antonio, par Joséphine Dard,

préface de Guy Carlier, Michel Lafon,

311 x 261 mm

192 pages

29,90 €

San-Antonio, édition établie par François Rivière,

Tome 1

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San-Antonio sort son flingue chez « Bouquins » ! Edition intégrale des 175 romans de Frédéric Dard. Réglez-lui son compte, Laissez tomber la fille, Les souris ont la peau tendre, Mes hommages à la donzelle, Du plomb dans les tripes, Des dragées sans baptême, Des clients pour la morgue, Descendez à la prochaine, Passe-moi la Joconde

132 x 198 mm

1280 pages

28,00 €

Tome 2

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Sérénade pour une souris défunte, Rue des Macchabés, Bas les pattes, Deuil express, J’ai bien l’honneur de vous buter, C’est mort et ça ne sait pas, Messieurs les hommes, Du Mouron à sa faire, Le fil à couper le beurre, Fais gaffe à tes os.

311 x 261 mm

1280 pages

28,00 €

 

 

San-Antonio et son double

par Dominique Jeannerod

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PUF – Collection « Littéraires (Les) »

256 pages

21 €

 

De San-Antonio, personnage et signataire en cinquante ans (1949-2000) de près de 200 romans d’aventures policières, on a souvent répété qu’il était l’écrivain que lisent même ceux qui ne lisent pas et qu’il passionnait toutes les classes de la société, « du clochard au président de la République ». On a dit aussi que son succès avait fait des éditions du Fleuve Noir un fleuve d’or. Qu’il était provocateur, drolatique et grossier, inventif et burlesque, obscène et cocasse. Qu’il avait créé 20 000 mots nouveaux, la plupart énergiques et crus on a vu en lui tantôt l’anti-Simenon et tantôt le nouveau Rabelais. Tout cela est largement vrai. Mais ce phénomène a fait de l’ombre à l’autre versant de l’œuvre de son créateur Frédéric Dard (1921-2000). Or les écrits de ce dernier, véritable continent immergé, révèlent une diversité étonnante. Des centaines de romans, nouvelles, articles, pièces de théâtre, scénarios de films s’ajoutent à la série San-Antonio, pour fournir l’une des bibliographies les plus considérables de l’histoire de la littérature française. En reliant les deux versants, on mesure mieux sa cohérence et son originalité. Ce livre, la première monographie consacrée aux multiples facettes de Frédéric Dard, resitue cette carrière unique dans son contexte éditorial et critique. Dix ans après la mort de Frédéric Dard, il offre ainsi une vue sans équivalent sur cet auteur « double » et la littérature de son temps.

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L’invention de l’« illettrisme ».

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2010

L’invention de l’« illettrisme ». Rhétorique publique, éthique et stigmates,

Lahire Bernard

La Découverte, collection « Textes à l’appui » 1999

432 p.

12 €

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L’« illettrisme » fait désormais partie des grands problèmes sociaux publiquement reconnus en France, considéré comme une priorité nationale par les plus hautes instances de l’État. Depuis l’invention du néologisme, à la fin des années soixante-dix, on a assisté à la fantastique « promotion » de ce problème, dont personne n’ose plus mettre en doute l’existence. Mais entre la réalité des inégalités d’accès à l’écrit, qu’il ne s’agit pas de nier, et les discours qui sont censés en parler, le rapport n’a rien d’évident. C’est ce qu’entend démontrer Bernard Lahire dans cet ouvrage, en analysant les grandes phases de la construction publique du problème, mais aussi et surtout, la rhétorique des discours sur l’illettrisme. Il s’appuie pour cela sur un corpus très étendu : la presse régionale et nationale, les discours provenant des différents mouvements ou associations de lutte contre l’illettrisme, les rapports officiels français et européens sur la question, les discours politiques, administratifs, pédagogiques, universitaires et même littéraires.

 

L’auteur retrace l’histoire de l’« invention » collective de l’illettrisme, cette extraordinaire machinerie résultant d’une multitude de discours, d’actes et d’institutions qui a créé, par la magie d’un immense et intense travail symbolique, un « problème social ». Pour Bernard Lahire, la sociologie historique de l’« illettrisme » est un moyen de prendre distance par rapport aux présupposés et aux pièges des discours ordinaires. Son travail est une manière d’interroger toute une période de notre histoire politico-idéologique, et notamment le « tournant culturel », pris en France à partir des années soixante. Il permet ainsi de saisir le poids et la nature des représentations de l’écrit dans notre pays, ainsi que des processus de stigmatisation qu’induit la valorisation sociale de la culture lettrée.

 

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