Ni du journalisme, ni de la philosophie : la critique est un sport de combat

Posté par Serge Bénard le 3 avril 2011

 

 

 

02/04/2011 | 11H00

 

 
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En charge des essais à Libération, le journaliste Robert Maggiori interroge les règles du métier de critique. Un récit habité qui fait l’éloge vibrant d’un journalisme d’idées.

 

Pour avoir théorisé et mis en pratique la notion de « passeur » dans le champ de la critique de films, Serge Daney incarne, près de vingt ans après sa disparition, la figure modèle du « journaliste critique ». Au sein du même journal, Libération, un autre journaliste, Robert Maggiori, déploie depuis trente ans un geste similaire dans le soin porté à analyser des livres, à la fois au plus près de sa matière et de son lecteur.

Comme le cinéma pour Daney, la philosophie occupe Maggiori à plein temps depuis qu’il est entré à Libé, dès sa création au milieu des années 70. Au gré des semaines et des années, ses recensions ont construit une oeuvre en soi, erratique, « journalistique », qui ne tient qu’à un fil : celui de ses propres errances dans le monde de la pensée.

Dans son nouveau livre, Le Métier de critique, journalisme et philosophie,Robert Maggiori se prête à un exercice de retour sur soi qui esquive le cadre trop frontal d’une démarche égotiste pour proposer une réflexion pratique sur les règles de son métier, comme un discours de la méthode. Le récit incarné de son expérience à Libé est ainsi doublé d’un « métarécit » : plutôt qu’une autocélébration d’un critique en proie à ses petites souffrances sans intérêt, son livre cherche à comprendre comment s’est inventée une manière d’écrire sur les idées.

Lire la suite : http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/62346/date/2011-04-02/article/la-critique-est-un-sport-de-combat/

 

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Saumur (49) – Jérôme Garcin lauréat du prix Pégase Cadre Noir

Posté par Serge Bénard le 30 mars 2011

Le Prix Pégase Cadre Noir mention « Art et littérature » 2011 a été décerné à Jérôme Garcin pour son roman « L’écuyer mirobolant » paru l’an dernier aux éditions Gallimard.

Ce prix récompense, depuis 1989, un ouvrage sur le cheval et l’équitation, qui contribue à une large diffusion de la culture équestre. Le livre de Jérôme Garcin est la biographie romancée d’Etienne Beudant, un « écuyer mirobolant » passé par le Cadre Noir de Saumur, et de sa dernière jument Vallerine.

La remise du prix est prévue le samedi 11 juin à 20 h, à Saumur, dans le grand manège de l’Ecole Nationale d’Equitation.

Source : http://www.courrierdelouest.fr/actualite/article_-Saumur.-Jerome-Garcin-laureat-du-prix-Pegase-Cadre-Noir_21936-47_actualite.Htm


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Daniel Mendelsohn en critique exemplaire

Posté par Serge Bénard le 30 mars 2011

 

 

 

 

 

mendel.1301242320.JPG Heureux les lecteurs américains qui disposent dans leurs journaux, revues et magazines d’un genre inconnu dans nos pays : l’essai critique. Ne cherchez pas, n’ergotez pas, rien de tel chez nous. La chose se présente sous la forme d’un article très long, substantiel, fourni, argumenté, comparatif ; les informations y sont puisées aux meilleures sources ; l’esprit en est transdisciplinaire, autorisant le cas échéant la convocation de toutes les sciences humaines, sociales, exactes, rigides ou molles ; la plume y est libre d’épouser les contours de son choix ; l’érudition généreusement sollicitée sans la moindre cuistrerie dans le seul souci de contextualiser le moindre clin d’oeil ; et, le dernier mais pas le moindre, l’auteur est suffisamment bien payé (entre 1 et 2 dollars le mot selon les cas) pour s’accorder le temps nécessaire à la rédaction de son texte. En un temps où l’on se demande à quoi bon des critiques traditionnels quand tant d’internautes investissent la Toile de leurs points de vue sur les oeuvres, le ”métier” dont il fait preuve s’impose comme un rappel indispensable, avec tout le travail que cela suppose quand bien même serait-il invisible. Après avoir longtemps enseigné le grec ancien, Daniel Mendelsohn, connu en France et dans le monde pour son récit sur les traces de sa famille prise dans lawoolf-xavier-maitre.1301242424.jpgnasse de la guerre (Les Disparus), consacre l’essentiel de son temps à cette activité critique. Sa signature apparaît régulièrement dans les colonnes du New Yorker et de la New York Review of Books, deux des principaux supports de ce genre de textes avec The Atlantic Monthly. Aussi le lecteur français a-t-il toutes les raisons de se réjouir de la publication de Si beau, si fragile (How beautiful it is and how easily it can be broken, traduit par Isabelle D. Taudière, 424 pages, 22 euros, Flammarion), recueil de quelques uns de ses essais critiques les plus remarqués, doté en français d’un titre plus heureux, car plus sensible et plus poétique, que dans sa version originale, emprunté aux didascalies de La Ménagerie de verre de Tennessee Williams sacré « l’Euripide du XXème siècle ».

Lire la suite : http://passouline.blog.lemonde.fr/2011/03/27/daniel-mendelsohn-en-critique-exemplaire/#xtor=RSS-32280322

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Funérailles annoncées du critique olympien

Posté par Serge Bénard le 17 mars 2011

   048.1300234160.JPG                                                Les critiques littéraires n’ont pas trop le moral. Il n’est de gazette qui ne célèbre leurs funérailles. Ce qui leur paraît légèrement prématuré, bien que la réduction à la portion congrue des suppléments littéraires des grands quotidiens américains n’incline pas à l’optimisme. La source de leurs maux est ailleurs : la faute à internet. Si les blogs, sites et réseaux sociaux servent désormais à faire la révolution, celle-ci n’épargne pas le journalisme littéraire. En ligne, n’importe qui est critique littéraire en ne s’autorisant que de soi-même ; la prescription des livres s’est donc diluée dans la vaste toile, partagée entre des milliers d’internautes qui sapent ainsi l’autorité de ceux qui faisaient autrefois la pluie et le beau temps dans les librairies. Deux journaux assez différents dans leur genre reflètent cet air du temps en y ayant consacré chacun un grand dossier : le New York Times et le Matricule des anges qui, l’un et l’autre, témoignent d’un même malaise.

    Le quotidien américain a lancé son enquête à partir du postulat : «Pourquoi la critique importe ». Sans point d’interrogation. A qui se sont-ils donc adressés pour dresser un état des lieux après le séisme technologique censé avoir submergé la profession ? A des lecteurs ? A des libraires ? A des éditeurs ? Vous n’y êtes pas : à des critiques. A six d’entre eux parmi les plus accomplis à charge pour eux de justifier l’importance de leur travail. On020.1300234247.JPGverra un aveu d’échec dans cette position défensive.

Lire la suite : http://passouline.blog.lemonde.fr/

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Jérôme Garcin, prince du microcosme littéraire

Posté par Serge Bénard le 12 mars 2011


Jérôme Garcin, prince du microcosme littéraire  dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. 85b5129570bd19bdd92e439d6bf77a86-0

Peut-on à la fois être juge – critique littéraire influent – et partie – écrivain à succès – sans pour autant risquer de « gangrener » le milieu littéraire ? 

C’est la question que s’est posée l’observatoire des médias Acrimed, en se penchant sur le cas de Jérôme Garcin. Depuis 1989, il anime et produit l’émission Le Masque et la Plume sur France Inter , suivie par 600 000 auditeurs chaque semaine. Egalement directeur délégué de la rédaction au Nouvel Observateur – dont il dirige également les pages Culture – Jérôme Garcin jouit d’un ascendant considérable sur le milieu littéraire français. Aussi, il est indéniable qu’un livre encensé par les critiques présents dans l’émission verra ses ventes en librairie croître.

Il est donc légitime de se demander s’il est moral, lorsque l’on exerce le métier de critique réputé et influent, d’être également l’auteur de livres qui seront ensuite loués dans les pages culturelles de la presse ou dans les émissions littéraires. En 1990, dans Lunettes noires pour nuits blanches, présenté par Thierry Ardisson , Jérôme Garcin avait donné son opinion : « Je crois que l’on ne peut pas faire ce métier de critique littéraire, de journaliste culturel [et être écrivain]. On ne peut pas être juge et partie. […] Je n’arrive pas à penser sérieusement que l’on puisse dire ce que l’on pense chaque semaine, sinon chaque jour et en même temps aller soumettre aux confrères tous les ans sa petite production. Je crois que c’est ce qui a gangréné ce milieu … « .

Or, dans l’émission L’atelier du 8 janvier dernier, présentée par son confrère de France Inter Vincent Josse (et ponctuellement intervenant dans Le Masque et la Plume), Jérôme Garcin a tenu un discours aux antipodes de celui proféré vingt ans plus tôt : « Etre écrivain tout en étant journaliste ou critique ne me paraît absolument pas incompatible. […] Je crois que l’on peut faire les deux, pourvu que les deux activités ne s’interpénètrent pas. Alors, ça tient aussi peut-être au fait que je les vis moi de manière très saine… ».

Outre ce désaveu de Jérôme Garcin- devenu, entre temps un écrivain reconnu, lauréat du Prix Médicis en 1994  -  sur la nécessaire impartialité du critique, c’est l’endogamie du milieu littéraire qui est pointée du doigt par l’article de l’Acrimed.

Jérôme Garcin est en effet très régulièrement invité dans les émissions littéraires de ses pairs : depuis début 2006, il a été convié cinquante-quatre fois sur les ondes de Radio France pour intervenir en sa qualité d’écrivain. Et même si, à l’instar d’Elisabeth de Fontenay qui anime Vivre avec les bêtes sur France Inter et qui recevait Jérôme Garcin le 16 janvier dernier , la plupart des critiques insiste sur la distinction entre les deux fonctions de Garcin, la frontière entre le journaliste et l’écrivain semble pour le moins ténue.

Lire la suite :

http://www.nonfiction.fr/article-4370-jerome_garcin_prince_du_microcosme_litteraire.htm

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Prix Hennessy : sélection des meilleurs critiques littéraires de l’année

Posté par Serge Bénard le 10 mars 2011

Publié le 09 mars 2011 par mci

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(Photo : Jérôme Garcin, président d’honneur du jury © Catherine Hélie/Gallimard)

Placé en 2011 sous la présidence d’honneur de Jérôme Garcin, le jury du prix Hennessy du journalisme littéraire tranchera le 22 mars entre cinq critiques.

Claude Arnaud du Point, Sabrine Audrerie de la Croix, Philippe Lançon de Libération, Antoine Perraud de France Culture et Minh Tran Huy du Magazine Littéraire ont présenté leur candidature en vue du prix Hennessy du journalisme littéraire 2011, qui sera attribué le 22 mars prochain.

Créé en 1990, ce prix distingue chaque année un journaliste spécialisé pour un ensemble d’articles littéraires (critiques, chroniques, enquêtes, reportages) parus dans la presse écrite francophone.

Le jury, dont la présidence d’honneur tourne chaque année, est composé de Jérôme Garcin (président d’honneur), Yves Harté (président du prix, Sud Ouest), Hélène Bastier (fondatrice en 1998 du salon de littérature européenne de Cognac), Bruno Corty (Figaro Littéraire), Nathalie Crom (Télérama, lauréate 2006), Fabrice Gaignault (Marie Claire), Alexandre Fillon (Livres Hebdo, lauréat 2009), Jean-Claude Lamy (Midi Libre), Daniel Martin (Centre France, lauréat 2002), Olivier Mony (Sud Ouest Dimanche, Livres Hebdo), Jean-Noël Pancrazi (lauréat 1999), Colombe Schnek (France Inter), Pierre Veilletet (Reporters sans frontières).

Le lauréat de l’année précédente, Christine Rousseau en 2010, entre également dans le jury pour un an.

Le prix Hennessy du journalisme littéraire est doté de 7 000 euros.

Source : http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=6269

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Citation du 28 Février

Posté par Serge Bénard le 28 février 2011

Entendre ou lire sans réfléchir est une occupation vaine ; réfléchir sans livre ni maître est dangereux.

Confucius

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Les mauvaises critiques stimulent les ventes

Posté par Serge Bénard le 26 février 2011

Pour ce qui est des livres les moins connus.

Rédigé par Clémentine Baron, le vendredi 25 février 2011 à 18h06

La mauvaise publicité peut-elle stimuler les ventes d’un livre ?C’est la question sur laquelle se sont penchés les professeurs Alan Sorenson, de la Stanford Graduate School of Business et Jonah Berger, de la Wharton Business School. 

Et la réponse est oui, dans une certaine mesure. En effet, si une mauvaise publicité va systématiquement nuire à un auteur connu, il est au contraire possible qu’elle attire l’attention sur un auteur moins connu et par là même engendre une augmentation des ventes.

Comme l’explique Jonah Berger au Stanford Daily : « Toute publicité n’est pas forcément une bonne publicité, comme dit le vieil adage. Mais il y a des cas où même de la publicité négative semble faire progresser les ventes, il était donc intéressant de réfléchir au moment où ce qui doit blesser commence à aider. » 

Les mauvaises critiques stimulent les ventes dans Best-sellers, classements, ventes et meilleures ventes, v-20667

La première partie de l’étude tend à montrer qu’à court terme, une bonne critique favorise la vente de tous les livres quand une mauvaise critique va favoriser uniquement la vente des livres les moins connus.

Selon le professeur Baba Shiv, le taux de familiarité d’un produit joue un rôle très important dans la décision que prendra le consommateur, d’acheter ou non. Ainsi, une mauvaise publicité sur un produit connu va engendrer une diminution des ventes car le consommateur qui connaît déjà le produit, prendra en compte la critique. Mais lorsqu’il s’agit d’une mauvaise publicité sur un produit inconnu, le consommateur découvrira alors un produit qu’il ne connaissait pas. Dans cette situation, certains consommateurs prendront en compte la mauvaise critique, quand d’autres ne garderons que la curiosité envers un nouveau produit.

Lire la suite : 

http://www.actualitte.com/actualite/24546-mauvaises-critiques-augmentent-ventes-livres.htm

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Citation du 23 Février

Posté par Serge Bénard le 23 février 2011

Un critique littéraire, c’est une mémoire livresque considérable, plus une culture tous azimuts, plus l’esprit de découverte, plus un fort pouvoir d’analyse, plus un vrai talent d’écrivain.

Bernard Pivot

Le Métier de lire

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Trois livres de cinéma primés par le Syndicat de la Critique

Posté par Serge Bénard le 10 février 2011

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(Photo : Les couvertures des livres primés)

Publié le 09 février 2011 par vt

Joseph L. Mankievicz et son double, Le plaisir de mettre en scène et Monuments stars du 7e art ont été récompensé lundi 7 février.

Le Syndicat Français de la Critique de Cinéma a distingué trois livres à l’occasion de sa remise de prix annuel.

Joseph L. Mankiewicz et son double, de Vincent Amiel (PUF) s’est vu décerné le prix du meilleur livre français. Paru en mars dernier, il retrace la carrière du réalisateur de Eve et La comtesse aux pieds nus à travers le regard d’un double, qui peut être le spectateur ou un rival.

« Le plaisir de mettre en scène » Carnets, essais et conférences, du cinéaste Elia Kazan (éditions G3J) a reçu le prix du meilleur livre étranger. Il s’agit d’un recueil de notes, correspondances, entretiens et d’une autobiographie du réalisateur de Sur les quais et A l’est d’Eden. Publié en mars 2010, il comprend aussi les préfaces de Michel Ciment et Martin Scorsese.

Monuments Stars du 7e Art, beau-livre sous la direction de N. T. Binh (éditions du Patrimoine) a été considéré comme le meilleur album sur le cinéma. Cet ouvrage, édité en octobre,  accompagne une exposition qui a rencontré un vif succès, faisant le lien entre les monuments français et les tournages de films français et étrangers. L’exposition ferme ses portes le 13 février à la Conciergerie, à Paris.

Source :

http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=6091

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