De ce à quoi ca ressemble maintenant

Posté par Serge Bénard le 14 juin 2011

13 juin 2011

unityMalgré un intérêt certain au théâtre, je dois dire que les premières pages m’ont un peu désarconné au point même (c’est dire) que je me pose la question ou pas de continuer, non pas que le texte en question soit médiocre ou carrément naze, loin de là, mais il faut bien avouer que, quoique véhicule le contenu et le ton choisi, la plume elle même et les fréquents retours à la ligne dérangent un peu.

Et pourtant, la manière la plus simple pour contourner cet obstacle qui rebute au premier abord est terriblement efficace: il suffit de se dire qu’on s’y fera. Et effectivement, on s’y fait. Parce qu’au fond, ce choix dans l’écriture ne concerne que le papier, et pour avoir vu en scène Le Bonheur du vent de Catherine Anne, écrite de la même manière que Unity Walkyrie, passe à l’oral comme n’importe quelle pièce, et le contenu, plus clair alors, se devine aisément si à la lecture, on se figure la pièce sur une scène.

Le contenu quant à lui, se résume à un personnage complexe et torturé, partagé entre deux émotions conctradictoires. Il s’agit là plus que d’une simple indécision, on est carrément dans un dilemme dont le dénouement ne se trouve pas dans les faits, la conscience étant plus mise à l’épreuve que l’âme. Il s’agit là d’un problème auquel le personnage est confronté et devant choisir entre l’attraction qu’elle a pour son amant et le dégout qu’elle éprouve pour ses idées qu’il met en place précisément parce qu’il est chef d’état. La voilà qui se retrouve du coup prise entre son amour et ses idées, entre l’amour et la conviction (et même carrément la raison) et engluée dans la nécéssité de devoir choisir entre deux concepts trop différents pour être comparables. Elle doit choisir entre le sentiment et la raison.

Lire la suite : http://librairesextra.canalblog.com/archives/2011/06/13/index.html

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Choix du jour de libraire à Mortagne-au-Perche

Posté par Serge Bénard le 26 mai 2011

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L’histoire la plus incroyable de votre vie
Chitra Banerjee Divakaruni

Traducteur : Mélanie BasnelDate de saisie : 25/05/2011
Genre : Romans et nouvelles – étranger
Editeur : Philippe Picquier, Arles, France
Prix : 19.00 € / 124.63 F
ISBN : 978-2-8097-0225-5
GENCOD : 9782809702255
Sorti le : 07/04/2011

Choix de Frédérique Franco de la librairie LE GOÛT DES MOTS à MORTAGNE AU PERCHE (61) – 25/05/2011

Nous sommes en Californie, dans les locaux du consulat indien. Neuf personnes attendent leur passeport pour l’Inde, elles sont toutes plus différentes les unes des autres que ce soit en âge, nationalité, condition sociale, religion… Tout à coup un tremblement de terre et c’est comme si le temps s’arrêtait. Les neuf personnes se retrouvent enfermées, prises au piège. Sur l’idée de la jeune Uma, chacun va raconter l’événement qui a le plus marqué sa vie. Dans ce huis-clos inattendu, les masques de l’apparence tombent un à un et les personnalités se dévoilent. Des récits touchant se font entendre, révélant les failles, les secrets… qui unissent désormais ces neuf personnes comme elles ne l’auraient jamais imaginé. Beaucoup d’humanité dans ce roman poignant et émouvant. Une galerie de portraits qui sonne juste et nous rappelle l’importance des mots et de la parole partagée.

Source : http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-105615-l-histoire-la-plus-incroyable-de-votre-vie.htm#298172

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Choix du jour de libraire à Thonon-les-Bains

Posté par Serge Bénard le 13 mai 2011

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Auteur : Elisabeth Brami
Genre : Romans et nouvelles – français
Editeur : Seuil, Paris, France
Prix : 18.00 € / 118.07 F
ISBN : 978-2-02-104576-5
GENCOD : 9782021045765
Sorti le : 12/05/2011
Le choix des libraires : Choix de Nadège Badina de la librairie BIRMANN MAJUSCULE à THONON-LES-BAINS, France (visiter son site) – 12/05/2011
«On a tous un jardin secret et des heures secrètes. Un jour, j’aurai peut-être l’honneur d’y pénétrer.» Dans son dernier roman, Elisabeth Brami non seulement nous y invite mais l’envahit avec malice et subtilité. Ensorcelant.
Pierre, la soixantaine bien entamée a perdu sa femme. Après sept ans de deuil, il est toujours rongé par la culpabilité. Libraire à la retraite, il essaye de noyer son chagrin en devenant écrivain. Son désir restant vain, il ne trouve réconfort qu’auprès de Léa, sa belle-mère. S’il n’entretient presque plus de contact avec son fils Aurélien et sa fille Flora, cette vieille carabosse arrive malgré son âge à l’estomaquer et le ravir par ses pirouettes toujours plus cocasses. Surtout, elle lui fait prendre conscience qu’il faut vivre Carpe Minutam. Grâce à Pierre, reclus dans les livres, Elisabeth Bramy convoque non seulement Kafka, Cohen ou encore Proust pour parler de la relation filiale si complexe, mais surtout elle introduit le thème du pouvoir salvateur de la littérature. Loin de ne s’intéresser qu’aux confidences chuchotées par les écrivains, elle écrit surtout sur les silences évocateurs des véritables gens. Prenant tour à tour un ton grave ou narquois, Elisabeth Brami évoque la relation de Léa et Pierre qui semble si nécessaire. Au contact de cette dernière, Pierre dompte doucement les sentiments ambigus qui l’habitent et met peu à peu des mots sur l’indicible. Soudain il se met à nu : lui, qui était jusque là berné par les diktats de sa raison, formule enfin ses peurs et ses passions. La vérité semble dévoilée. Mais, chez Elisabeth Brami la clé, même dérobée n’est jamais évidente à trouver. Certes, sa plume tantôt corrosive, tantôt suave n’épargne pas ses personnages, parant Léa d’un fatalisme résolu et Pierre d’une couardise apitoyante ; mais elle pousse à l’empathie. Elisabeth Brami a l’art d’apprivoiser les mots, elle semble les caresser pour transformer le pire en une jolie petite mélodie. On est bercé par cette magnifique fugue où plusieurs destins sont évoqués autour d’un thème central : celui d’un amour qui attendait son heure, tapi dans les méandres tourmentés des coeurs. Avec Les Heures secrètes, Elisabeth Brami a réinventé le romantisme !

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Décès de l’écrivain argentin Ernesto Sabato (épouse)

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011


BUENOS AIRES, 30 avr 2011 (AFP) – 30.04.2011 13:25

L’écrivain argentin Ernesto Sabato est décédé à l’âge de 99 ans dans sa maison de Santos Lugares, dans la province de Buenos Aires, a annoncé samedi à la presse son épouse, Elvira Gonzalez Fraga.

« Il a eu une bronchite il y a quinze jours et à son âge, c’est terrible », a déclaré Mme Gonzalez Fraga en confirmant le décès de celui qui était le plus grand écrivain argentin encore en vie.

L’auteur du Tunnel (1948), de « Héros et Tombes » (1961) et de « L’Ange des ténèbres » (1974) aurait été centenaire le 24 juin, et il devait faire l’objet dimanche d’un hommage à la Foire du Livre de Buenos Aires.

Lire la suite : http://www.tv5.org/cms/chaine-francophone/info/p-1911-redir.htm?&rub=5&xml=110430132514.n266dmbb.xml

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Horaires d’ouverture des bibliothèques

Posté par Serge Bénard le 29 avril 2011

Le ministère propose un accompagnement financier à 50 collectivités porteuses d’un projet d’extension des horaires d’ouverture de leur bibliothèque. La date limite de transmission des dossiers au service du livre et de la lecture est fixée au 30 avril 2011.

En mars 2010, Frédéric Mitterrand a émis 14 propositions pour le développement de la lecture. La 3ème  vise à étendre les horaires d’ouverture hebdomadaire de 50 établissements. Elle s’inscrit dans un contexte où la faible amplitude horaire hebdomadaire des bibliothèques municipales françaises suscite débats et attentes (38h en moyenne pour les collectivités les plus densément peuplées). Aussi le ministre a-t-il voulu initier un programme d’accompagnement de l’extension des horaires d’ouverture, d’une part en offrant un soutien financier, d’autre part avec l’idée de rendre compte à terme des expériences pour faire un recueil des bonnes pratiques à disposition des collectivités.

D’ici à 2015, ce programme permettra d’accompagner 50 bibliothèques municipales ou intercommunales dans leurs projets d’extension d’horaires d’ouverture, afin qu’elles tendent vers les 50h d’ouverture hebdomadaire.
Sur ce sujet, la FNCC, Fédération Nationale des Collectivités Territoriales pour la Culture, vient de publier un dossier très instructif dans la « Lettre d’Echange » n°66 qui détaille l’appel à projet du ministère et les pratiques d’extension d’ouverture. « Alors que la moyenne européenne d’ouverture hebdomadaire est de 58 heures, les bibliothèques françaises plafonne à 20 heures (19h57 en 2007, selon la dernière synthèse de la Direction du livre et de la lecture) » rappelle la FNCC.

L’appel à projet 2011 sur l’extension des horaires d’ouverture des bibliothèques municipales.

Source : http://www.lemotif.fr/fr/actualites/actualites-generales/bdd/article/1312

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Choix du jour de libraires à Charlieu et Thonon-les-Bains

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011


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 La complainte du paresseux
 Sam Savage

Traducteur : Céline Leroy
Genre : Romans et nouvelles – étranger

 Actes Sud, Arles, France

Prix : 19.80 €

FISBN : 9782742796397
GENCOD : 9782742796397

Sorti le : 02/03/2011


Choix de Jean-Baptiste Hamelin de la librairie LE CARNET A SPIRALES à CHARLIEU

Andrew Wittaker est un écrivain raté, éditeur d’une revue marginale et propriétaire bailleur de logements miteux, incapable de faire rentrer le moindre loyer. Bref Andy est un loser magnifique enlisé dans ses illusions et sa solitude. Après le superbe « Firmin », le rat dévoreur de livres, Sam Savage revient avec un ouvrage tout aussi savoureux et cocasse, écrit sous forme de lettres acerbes, cassantes, désobligeantes, de mauvaise foi, dans lesquelles on devine, tapi derrière chaque ligne, le goût amer de l’existence.
Le choix des libraires : Choix de Stéphanie Fontaine de la librairie FURET DU NORD à LILLE, France (visiter son site) – 14/03/2011

Décidemment, Sam Savage cultive l’originalité avec excellence. Après nous avoir régalé avec Firmin, ce drôle de petit rat, son deuxième roman est une succession de lettres, notes et projets d’écriture d’un seul et même homme : Andrew Whittaker. Andrew est dans la panade : sa femme vient de le quitter, son entreprise coule peu à peu (il loue des appartements) et surtout, sa revue littéraire d’avant-garde ne trouve plus les fonds nécessaires à sa publication. Il envoie un courrier abondant, à sa femme, à ses locataires indélicats, à ses amis perdus de vue, aux auteurs qu’il publie dans sa revue, etc… Au départ ses lettres sont grinçantes, parfois méchantes, mais en tout cas toujours très drôles. Peu à peu cependant, le ton change, les lettres se font plus douloureuses, plus mélancoliques et le lecteur comprend qu’Andrew s’installe peu à peu dans la folie…

Choix de Nadège Badina de la librairie BIRMANN MAJUSCULE à THONON-LES-BAINS

Rêver sa vie ou se plaindre ?Après Firmin, best seller qui narrait les aventures d’un rat dévoreur de livres au sens propre et au figuré, avec La Complainte du paresseux, Sam Savage continue d’explorer le monde littéraire, mais du côté des coulisses…
Optant pour le genre épistolaire, Sam Savage plonge dans le quotidien mélancolique et drolatique d’Andrew Whittaker, anti-héros névrosé, odieux et malgré tout attachant. Dans les années 1970, en Amérique, ce dernier essaye vainement de sauver du naufrage une minable revue littéraire, Mousse, dont il est le fondateur, le rédacteur en chef et probablement l’unique lecteur. Mais, contrairement à Madame de Sévigné qui se contentait d’un échange de lettres, Sam Savage y intercale astucieusement des listes de «choses à ne pas oublier», des annonces de locations et des ébauches de textes avortées. Il révèle ainsi d’une plume acérée une réalité américaine, celle de Nixon, où il n’est pas aisé d’accoucher l’avant-garde littéraire dans un pays englué dans ses conservatismes, tout en réglant des problèmes de plomberie, de locataires «de basse qualité» et en affrontant les médisances d’un environnement provincial petit-bourgeois. Et, bien plus que le portrait d’une époque, dans ce roman qui n’est en réalité qu’une longue logorrhée plaintive, où plane l’ombre tutélaire de Fernando Pessoa, Sam Savage livre celui d’Andy, écrivain frustré, velléitaire, cependant toujours animé d’un espoir en son rêve : écrire un dictionnaire des cris de douleurs dans toutes les langues, toutes les cultures et chez toutes les espèces. Avec humour et causticité, Sam Savage dévoile une personnalité complexe, aux prises avec des aspirations mal ajustées. Et, finalement, à travers le grand mezze des ressentiments d’un littérateur méconnu mais dans lequel beaucoup peuvent se reconnaître, il confère à Andy la gloire d’avoir écrit sa propre autobiographie. Si l’auteur revisite continuellement ses thèmes de prédilections qui sont la solitude, la déchéance, ou encore la noire ironie du sort des hommes, on retrouve avec bonheur son talent singulier pour en faire surgir le rire. En parfait chef d’orchestre, Sam Savage transforme La Complainte du paresseux en un roman certes sans pitié, mais d’une virtuose drôlerie.

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Choix du jour des libraires – Les écrivains préférés des libraires

Posté par Serge Bénard le 22 mars 2011

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Jean Morzadec

Préface : Jean-Luc Hees
Genre : Documents Essais d’actualité
Editeur : Hoëbeke, Paris, France
8.00 €

FISBN : 9782842304003

GENCOD : 9782842304003
Sorti le : 06/03/2011


Choix de Claude Amstutz de la librairie PAYOT à NYON, Suisse

Depuis 2006, Jean Morzadec crée et anime un site Internet, lechoixdeslibraires.com que je vous invite à visiter. Très bien présenté, en lien avec France Info, France Inter et France 5, il accorde une large place aux coups de coeur des libraires : près de 2’000 choix à ce jour. Vous y trouvez également une présentation par les éditeurs ou les auteurs, de titres susceptibles d’aiguiser votre curiosité, ainsi que la revue de presse consacrée au livre.
De cette aventure et de ce partenariat est né un livre au format de poche – à peine 8 euros – Les écrivains préférés des libraires. 17 titres de l’année courante ont ainsi été choisis par Jean Morzadec. Si j’y retrouve l’écho des enthousiasmes de nombreux collègues – Vincent Borel, Tatiana Arfel, Blandine Le Callet, Mathias Enard ou Jérôme Ferrari – et de mes propres lectures mémorables – Fatou Diome, Fouad Laroui et Douna Loup -, l’intérêt de cet ouvrage tient en peu de mots, car plutôt que de recenser les critiques des lecteurs, visibles ailleurs, la parole a été donnée aux auteurs.

Ils nous parlent ainsi de leur dernier livre, mais aussi de son accouchement, des circonstances ou des conditions dans lesquelles ils ont vu le jour. La lecture, l’environnement ou leur appréhension du métier d’écrivain, leur perception des librairies et des librairies, leurs rêves enfin, tout cela dresse un profil d’auteurs dont, à ce jour, nous savons – heureusement peut-être – peu de choses.

Quelques éclairages sur l’écriture et le rôle des livres méritent d’être retenus. Par la plume de Tatiana Arfel par exemple, qui nous dit : «Je ne sais pas à quoi servent les écrivains, mais je sais à quoi servent les livres; un livre sert à ouvrir, à étendre son âme, à sentir avec, à respirer plus grand, à se sentir plus libre.» A quoi répond Douna Loup : «La littérature permet au regard de s’affiner, de se complexifier. En tant que lectrice ou en tant qu’écrivain, c’est faire un voyage, se décentrer de sa propre perception de la vie, et ce déplacement enrichit notre accès au réel.»

«Les écrivains sont des témoins, des porteurs d’énergie», nous confie encore Vincent Borel. Et ils vivent d’espoir, attendent beaucoup du lecteur comme Fouad Laroui : «Si mon livre peut introduire un peu plus de nuances et de compréhension dans les jugements, je pense alors que mon livre aura atteint son but.»

Fatou Diome, sur le même thème, use d’une jolie image : «Je considère tous ceux qui me lisent comme les miens, parce qu’écrire, pour moi, c’est juste tendre la main de l’autre côté, c’est creuser un trou dans le mur existentiel et tendre la main. Toutes les personnes qui attrapent l’autre bout du livre et s’y intéressent, ce sont les miens, parce que nous partageons peut-être les mêmes révoltes, les mêmes lectures et les mêmes désirs pour un monde meilleur.»

A propos de cette caverne d’Ali-Baba qu’évoque souvent une librairie – et que j’éprouve surtout quand je me ballade chez les autres – le mot de la fin revient à Marie-Sabine Roger : «Si j’étais un chat, je ronronnerais en franchissant la porte d’une librairie. J’y entre comme d’autres en religion. J’anticipe la grâce…»

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Choix du jour de libraires à Épinal et Thonon-les-Bains

Posté par Serge Bénard le 26 février 2011

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Béatrice et Virgile 

Yann Martel

Traducteur : Emile Martel | Nicole Martel

Genre : Romans et nouvelles – étranger

Editeur : Flammarion, Paris, France

Lettres étrangères

19.00 €

FISBN : 978-2-08-124567-9

GENCOD : 9782081245679


Sorti le : 18/08/2010


Choix de Claire Strohm et Robert Roth de la librairie AU MOULIN DES LETTRES à EPINAL (88)

Depuis «L’histoire de Pi», vendue à des millions d’exemplaires à travers le monde, Yann Martel nous avait appris à dialoguer avec l’animal. Il récidive ici en nous livrant le plus étonnant des romans de la rentrée littéraire : une fable animée par un étrange taxidermiste en mal d’inspiration. Une réflexion douce-amère très troublante sur l’univers du vivant. 

Choix de Nadège Badina de la librairie BIRMANN MAJUSCULE à THONON-LES-BAINS (74)

Beckett + Diderot = Yann Martel !Il était une fois Henry – auteur autrefois adulé qui se voit magistralement refuser son manuscrit après l’avoir retravaillé pendant cinq ans- qui rencontre Henry – taxidermiste rigide et dramaturge néophyte. Tel est le point de départ insolite qu’a choisit Yann Martel pour son nouvel ouvrage Béatrice et Virgile. Un conte foutraque, aussi bourré de clins d’oeil aux illustres auteurs tels que Dante, Ringelblum ou encore Rousseau, que mettant en scène l’Absurde en donnant la parole à une ânesse et à un singe empaillés. L’auteur y questionne la tâche de l’écrivain, et, empruntant le ton des fables philosophiques, se permet de mettre en question le devoir de mémoire. Et, si le couple Henry-Henry semble sorti d’une comédie réjouissante – l’un mi-passif, mi-dubitatif ; l’autre monomaniaque et intransigeant- c’est pour mieux révéler l’innommable. Aussi drôle dans la forme que terrifiant dans le fond, Yann Martel offre une merveilleuse allégorie de l’Holocauste. Béatrice et Virgile, une comédie dantesque, à mourir de rire, dont se souviendra longtemps !

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Choix du jour de libraires à Armentières, Châteaudun, Saint-Florent-le -Vieil, Davézieux, Laval, Mortagne-au-Perche,Vaux-le-Penil

Posté par Serge Bénard le 22 février 2011

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Vivement l’avenir 

Marie-Sabine Roger

Genre : Romans et nouvelles – français
Rouergue, Rodez, France

Collection : La brune
19.00 €

ISBN : 9782812601446
GENCOD : 9782812601446

Sorti le : 18/08/2010

Choix de Nicole Leynaud de la librairie MAJUSCULE à ARMENTIERES

Alex, jeune fille paumée, a posé son sac dans cette banlieue triste. Elle travaille dans une usine de volaille et est hébergée par un couple.Chez eux, elle prend sous son aile un jeune handicapé qu’elle surnomme gentiment «Rosewell».
Dans ses pérégrinations avec Roswell elle rencontre Olivier et Cédric tout aussi paumés qu’elle.
Ensemble l’avenir devient possible.
Marie-Sabine Roger nous concocte un ouvrage réjouissant. On le lit le sourire aux lèvres et ça fait du bien.

 

Choix de Marc-Olivier Amblard de la librairie ESPACE CULTUREL LECLERC à CHÂTEAUDUN

« Avec la « tête en friche » et son adaptation goulûment réussie (merci à Depardieu et Mme Cassadessus) Mme Roger était enfin reconnue comme écrivain en-dehors du roman jeunesse ! Dieu merci ! Car, avec quelques autres (Barbara Constantine par ex) elle fait partie des ces femmes écrivains pétries d’humour, de verve de style, d’humanité, bref d’un sacré plaisir de lecture. Dans une province anonyme, clone urbano campagnard d’autres coins en France ou ailleurs, se côtoient avec indifférence une tribu de bras-cassés, de fragiles, de rebelles qui seront promptes à faire exploser leur routine mortifère. Alex, routarde, rebelle et androgyne plus par sécurité que par choix, habite chez l’autochtone et nous dépeint cet indigénat avec un regard matois, roublard et finalement attendri. Nantie d’un cdd de 6 mois au poulailler industriel local, elle se prépare à continuer son tour du monde et des gens depuis qu’elle a décidé de voyager pour ne pas mourir d’ennui. Marcelle, la taulière, virago qui a mangé un mégaphone au p’tit dèj’ et explose sporadiquement en dantesque colères, Bertrand l’insipide mari (quoique) et Gérard, frère handicapé du précédent (SSSHUUperrrr), centre de gravité, dans tous les sens du terme, de la smala, composent le reste de la maisonnée. Alentour, grenouillent Cédric récent et long chagrin d’amour déprimant comme bandoulière, et son binôme gargantuesque le superbement gros et j’m'en foutiste Olivier, héritier dilettante de l’électroménager local, et qui n’en a rien à foutre du quart comme du tiers (seul projet : construire un improbable barrage de cannettes de Kros lestées dans le canal qui leur sert de repères à leurs mornes plaines). Et Alex, contre tous ses principes d’animal misanthrope et sans attache fond pour Géééééééérarrrd, lanceur de pop-corn dégauchi, incendiaire de cuisine, étonnant poète et chanteur d’opérette à tue-tête (avec voix de fausset à hauts décibels oeuf corse) au point de remettre en cause ses errances viscérales. Et comme la Marcelle, au bord de la crise de nerfs fomente un complot anti-gérard…On le sent tout ce monde là va frayer sans coup férir, on pressent la grosse ficelle, l’artillerie de 70, on la redoute, on l’espère…Et bien ! Oui, si on y a droit c’est pour mieux exulter, pousser des BWAAAA intempestifs à faire sursauter son voisin de métro ou de matelas (rarement les mêmes), et l’on se surprend à rêver de faire un tour dans ce fameux side-car rouge et noir qui surgit dans l’histoire pour espérer comme eux sortir du gris au-dehors, le leur, le notre. Foin d’hypocrise, impétrant lecteur qui a frémit dans le bon sens ou le mauvais, aux histoires de mesdames Gavalda, Pancol (ici en plus drôle, mâtiné de Pennac et San-Antonio croisés au bord du zinc) ou Barbara Constantine (la méconnue du tiercé que je ne saurais trop re-conseiller aux heureux lecteurs qui ne la pratiqueraient pas), même le plus madré d’entre vous devrait devenir accroc à cette platée d’humanité joviale ! C’est THE livre drôle de la rentrée littéraire, précipitez-vous et mangez-en ! Mme Roger, je vous aime !

 

Choix de Michèle Germain de la librairie PARCHEMINS à SAINT FLORENT LE VIEIL

J’aime beaucoup Marie Sabine Roger, ce dernier titre « Vivement l’avenir » est véritablement positif. Cette rencontre improbable entre trentenaires est vraiment intéressante, c’est une très belle histoire d’amitiés et en plus c’est drôle. Je conseille aussi son recueil de nouvelles « Il ne fait jamais noir en ville » chez Thierry Magnier, c’est superbe.

 

Choix de Françoise Gaucher et Nathalie Vigne de la librairie LE COIN DES LIVRES à DAVÉZIEUX

Nous avons ADORÉ « Vivement l’avenir » de Marie-Sabine Roger. Comme dans son roman précédent, « La tête en friche », Marie-Sabine Roger traite de sujets difficiles mais toujours avec un espoir immense. À la fin de notre lecture, on se sent meilleur, et on a l’impression que tout peut s’arranger : il suffit d’avoir la gentillesse de l’auteur, sa simplicité et l’envie de changer ! Et le bonheur est à portée de main… « Vivement l’avenir », un titre déjà prometteur, un rayon de soleil dans la littérature larmoyante et noire contemporaine, porté par l’écriture délicieuse de Marie-Sabine Roger. On adore !

Choix de Frédérique Franco de la librairie LE GOÛT DES MOTS à MORTAGNE AU PERCHE

Trois trentenaires un peu en marge et un handicapé à l’apparence repoussante. Avec tendresse et réalisme, Marie Sabine Roger nous raconte l’histoire de ces quatre personnages un peu cassés, isolés. Une histoire en apparence toute simple qui, servie par une écriture pleine d’humour et d’énergie donne un livre plein d’humanité. Un livre qui fait du bien.

Choix de Bérénice de la librairie M’LIRE à LAVAL

Sabine Roger est une auteure que nous apprécions déjà pour ses romans jeunesses. Particulièrement « Le quatrième soupirail » (Prix Sorcières)De plus « La tête en friche » avait rencontré un fort engouement auprès de notre clientèle et cela bien avant la sortie du film.Son dernier livre se passe dans un petit village du nord de la France. On y suit une jeune femme, Alex, qui vit de petit boulot en petit boulot en se créant le moins d’attaches possible. Elle est hébergée par un couple dont la vie ne semble pas toute rose surtout qu’ils doivent s’occuper de Gérard, le frère handicapé mental et physique du mari de Marlène. Alex va faire la rencontre de deux autres jeunes trentenaires paumés et contre toute attente ils vont s’attacher à Gérard. « Vivement l’avenir » est un roman aux personnages forts, un très beau conte.
Nous avons eu la chance de rencontrer Marie-Sabine Roger en septembre 2010 pour la parution de ce livre.
http ://librairiemlire.hautetfort.com/archive/2010/09/27/rencontre-dedicace-avec-marie-sabine-roger.html
La rencontre s’était déroulée à la librairie et comportait à la fois une séance de dédicaces et une interview.

Une petite note sur le livre avait été publiée sur notre blog :
Après le succès de La tête en friche, Marie-Sabine Roger nous revient avec un roman sur l’amitié de trois jeunes en plein crise de la trentaine. Un peu perdus, ils vivent de petits boulots et traînent avec nonchalance dans les bistrots et sur les berges du canal d’une ville de province. C’est avec la rencontre de Gérard, souffrant de lourds handicaps physiques et mentaux, qu’ils vont apprendre à aller de l’avant et à enfin prendre en main leur avenir.

Choix de Françoise Gaucher de la librairie LE COIN DES LIVRES à DAVÉZIEUX

On a découvert Marie-Sabine Roger avec La tête en friche, gros succès de librairie puis au cinéma. L’auteure garde cet humour et son sens de la formule pour son nouveau livre qu’elle situe cette fois dans le nord de la France. Ses héros sont des marginaux, de tendres marginaux qu’on finit par aimer au fil des pages tant ils nous attendrissent. Sur fond de crise sociale, Marie-Sabine Roger continue de nous émouvoir.


 Choix de Max Buvry de la librairie VAUX LIVRES à VAUX-LE-PENIL

Une petite ville du nord, triste, pèse lourdement sur le présent et l’avenir des personnages principaux de « Vivement l’avenir ». Alex jeune femme au physique masculin travaille depuis peu à l’usine et vient poser ses sacs dans ce coin pourtant déprimant. Elle est hébergée par un couple, Marlène et Bernard, que la rancoeur et les regrets éternels épuisent et aveuglent. Ils hébergent également Gérard, le frère de Bernard. Gérard est handicapé et Marlène le supporte de moins en moins. Alex se rapproche de Gérard, sans jugement, avec une acceptation totale de l’autre mais avec lucidité (elle le surnomme Roswell ! « Il est comme les orchidées, il vit dans une serre, il ne ressemble à rien de connu. On peut éventuellement l’aimer, si on aime ce qui est bizarre »), ne sont-ils pas tous les deux différents… Lors d’une promenade au bord du canal, point d’ancrage de ces jeunes, ils rencontreront Cédric qui a enchaîné les petits boulots mais ne peut digérer sa séparation récente avec Lola. Déçu de ne pas réaliser ses rêves, son copain Olivier dit le Mérou a choisi son amie pour la vie : la cirrhose. La vie de ces quatre trentenaires est décryptée chapitre après chapitre, on les sent ancrés dans ce lieu désespéré qui les étouffe et annihile tout projet de bonheur. Quelle rencontre, quel évènement motivera suffisamment ces pauvres hères pour sortir de l’impasse (« Si un jour je trouve ma voie, ce sera sûrement une impasse »), pousser la porte et découvrir un autre monde et y trouver sa place. Marie-Sabine Roger nous offre à nouveau un roman réaliste avec de vrais personnages, roman particulièrement contemporain, éclairé avec tendresse, humour et humanité par de jeunes personnages qui peinent à trouver leur place dans une société a contrario de plus en plus inhumaine. Le langage imagé et les multiples percutantes formules renforcent sa vivacité, l’hommage appuyé à la différence et une nostalgie certaine de l’enfance. Marie-Sabine Roger a vraiment l’art de tisser des liens forts entre ses personnages eux-mêmes et avec le lecteur.

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Choix du jour de libraires à Alençon, Montigny-le-Bretonneux, Lille, Chartres, Le Havre, Bourg-en-Bresse, Sélestat

Posté par Serge Bénard le 15 février 2011

.. Les trois saisons de la rage

Couverture du livre Les trois saisons de la rage

Victor Cohen-Hadria

Genre : Romans et nouvelles – français

Albin Michel, Paris, France

Prix : 22.00 €

ISBN : 9782226215154

GENCOD : 9782226215154

Sorti le : 18/08/2010

Choix de Evelyne de la librairie LE PASSAGE à ALENÇON, France (visiter son site) – 10/02/2011

Entre Maupassant et Balzac Victor Cohen Adia nous livre une formidable chronique de la Normandie du 19e au travers d’une correspondance et d’un journal d’un médecin de campagne…
Au gré des visites et des consultations, qu’il s’agisse de paysans ou bourgeois, le médecin s’interroge sur la meilleure façon de soigner les maux du corps et de l’âme, les tourments du sexe et de l’amour sachant qu’il doit conjuguer avec les croyances populaires et la religion.
Écrit dans une langue classique mais avec une construction audacieuse, c’est un roman passionnant sur les turpitudes et vicissitudes de ce monde.

Choix de Valérie Dessuille de la librairie LE PAVÉ DU CANAL à MONTIGNY-LE-BRETONNEUX, France (visiter son site) – 09/02/2011

Un bonheur de lecture !
Entre le roman épistolaire et le journal intime, j’ai beaucoup aimé la vision de l’auteur sur ce monde rural du XIXe siècle à la fois impitoyable, mais aussi lucide, plein d’humanité.
Très grosse vente dans notre librairie.

Choix de Isabelle Dumoulin de la librairie FURET DU NORD à LILLE, France (visiter son site) – 09/02/2011

«Ce merveilleux roman résonne comme un écho à «La maladie de Sachs» mais au coeur du XIXe siècle et dans la Normandie rurale de Maupassant… Au fil d’une construction étonnante qui alterne correspondance et journal intime, nous marchons sur les pas du Docteur Le coeur, humaniste éclairé et lucide au nom prédestiné, qui inlassablement parcourt les routes de campagne pour visiter hobereaux désargentés, paysans miséreux ou riches bourgeois…
Chronique passionnante où les balbutiements de la médecine se heurtent aux superstitions et à la toute-puissante religion, «Les trois saisons de la rage» est surtout le portrait très attachant d’un homme aux défauts tellement humains et à la grandeur d’âme inoubliable.»

Choix de Olivier L’Hostis de la librairie L’ESPERLUÈTE à CHARTRES, France - 09/02/2011

Chronique sensible et touchante, «Les trois saisons de la rage» raconte en 1859 la vie quotidienne d’un médecin de campagne qui est veuf, et sa correspondance avec un médecin des armées. Comment concilier la religion et les progrès de la médecine, le désir sexuel et le sentiment amoureux ? Toutes ces questions, ces réflexions, se révèlent au gré d’une naissance, d’une jambe coupée ou encore d’une syphilis. Un roman à découvrir.

Choix de Fabrice Battesti de la librairie PLEINE PAGE à SELESTAT, France (visiter son site) – 09/02/2011

Caen, 1859, le docteur Lecoeur s’essaye, d’une manière toute personnelle, à trouver un vaccin contre la rage. Il entretient une correspondance avec un collègue militaire engagé dans les campagnes italiennes. L’occasion pour lui de d’observer avec humanité et lucidité les passions, désirs et intérêts mêlés qui conduisent l’âme de ses contemporains. Un formidable roman, à la fois moderne et classique dans la langue et les thèmes, entre Martin Wincler et Maupassant.

Choix de Lydie Zannini de la librairie DU THÉÂTRE ZANNINI à BOURG-EN-BRESSE, France (visiter son site) – 29/11/2010

Ouvrage à déguster, savourer, long en bouche comme un bordeaux grand cru, qui se lit aussi d’une traite, puis on y revient car un passage demande une dégustation plus lente. 
On le partage, on en parle, et on est heureux de savoir que dans un coin de notre bibliothèque, il nous attend pour une relecture encore plus riche. 
Un pur bonheur !


Choix de Lydie Zannini de la librairie DU THÉÂTRE ZANNINI à BOURG-EN-BRESSE, France (visiter son site) – 31/08/2010

On ne peut pas dire que Victor Cohen Hadria envahisse le marché du livre avec ses oeuvres. Le dernier date de 1998. Et il a raison, car pour cette rentrée littéraire, je parie qu’il va créer la SURPRISE.

Je me suis lancée dans ce gros volume de 464 pages avec plaisir : 

1ère partie : deux médecins, un militaire et un rural, échangent des courriers pour rendre service à un couple d’amoureux. Échos de la guerre de Napoléon III en Normandie.

2ème partie : le médecin rural écrit son journal et nous faisons mieux connaissance avec ce monde campagnard vu par un être humain, fait de chair et de sentiments amoureux lui aussi.

Victor Cohen Hadria m’a emportée par son écriture et je me suis vue accompagner son médecin campagnard dans ses tournées. Il ne vous lâchera pas non plus. Dès la parution de son livre, venez le découvrir, je suis sûre que vous serez conquis ! Sa lecture sera plus convaincante que tout ce que je pourrai vous dire.


Choix de Stéphanie Fontaine de la librairie FURET DU NORD à LILLE, France (visiter son site) – 08/07/2010

Ce merveilleux roman est en quelque sorte une suite de « La maladie de Sachs » mais au XIXème siècle et dans la Normandie de Maupassant. La fille du docteur Le Coeur trouve dans le secrétaire de son père, décédé depuis plusieurs années, quelques lettres et une sorte de journal intime. Bien plus que le récit d’une vie, ces lettres et ce journal, sont une véritable chronique passionnante et foisonnante de ce coin de campagne où les balbutiements de la médecine se confrontent aux croyances ancestrales des paysans. Le docteur Le Coeur, en vrai humaniste, parcourt inlassablement les routes pour visiter aussi bien les riches et les puissants que les plus miséreux. Le lecteur s’attache à cet homme aux défauts si humains et à la beauté et grandeur d’âme si extraordinaire.

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