Le développement de l’eBook en Afrique

Posté par Serge Bénard le 11 juin 2011

WorldReader, c’est ce projet humanitaire qui depuis novembre 2010 a lancé l’opération des livres numériques pour l’éducation en Afrique en commençant par le Ghana avec des dizaines de liseuses Kindle distribuées dans 6 écoles du pays.
Aujourd’hui le bilan de cette opération pilote est positif au vu des données annoncées : 35000 ebooks mis à disposition, environ 18000 classiques gratuits téléchargés par les enfants et leurs enseignants, des étudiants qui ont passé 50% de temps à lire de plus qu’avant, des élèves de primaire qui ont nettement amélioré leur compréhension de la lecture.
Bien qu’un tel projet suscite des questionnements notamment par rapport à la forte présence d’un partenaire tel qu’Amazon, il semble bien préfigurer un bel avenir au numérique comme l’un des acteurs de l’essor des pays en voie de développement dans le domaine de l’éducation. Le projet va désormais s’étendre à d’autres pays africains comme le Kenya.

Pour aller plus loin : Worldreader : succès du projet pilote numérique au Ghana, L’actu des e-books, 6 juin 2011, site officiel de Worldreader Books for all

Image de prévisualisation YouTube

Source : http://www.enssib.fr/breves/2011/06/10/le-developpement-de-l-ebook-en-afrique

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Datalib – La semaine jusqu’au 4 juin

Posté par Serge Bénard le 6 juin 2011


Les 20 premiers titres ont été vendus à 15 273 exemplaires pour un CA de 215 872,50 €.
Ces 20 premiers titres représentent 4,91 % de l’activité.
Les titres présentés sur ce site ont été vendus au moins une fois par 40% des librairies du réseau au cours des 7 derniers jours.
Titres accessibles : 1 035 877  

Données mises à jour au : 04-06-2011

Source : http://www.datalib.net/info.php?lib=

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Russie – La tsarine du polar

Posté par Serge Bénard le 27 mai 2011


Depuis plus de dix ans, Daria Dontsova règne sans partage sur un marché du livre russe en proie à la facilité.

Le Livre

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Au lit avec King Kong
par Daria Dontsova
Eksmo

par Daria Dontsova

Cette année encore, les chiffres de la Chambre du livre russe ont confirmé la suprématie de Daria Dontsova, auteur de « polars humoristiques » à succès. D’après les statistiques, elle est de loin l’écrivain qui bénéficie, toutes publications confondues, du plus gros tirage de l’année 2010, avec 5,5 millions d’exemplaires imprimés de son dernier roman, V posteli s King-Kongom (« Au lit avec King Kong »). Viennent en deuxième et troisième position deux autres auteurs de romans policiers, Ioulia Chilova et Arthur Conan Doyle.
Malgré les accusations de plagiat qui s’accumulent à mesure que la liste des œuvres s’allonge, Daria Dontsova doit son succès à un style très reconnaissable, où se mêlent enquête policière et éléments autobiographiques. On y retrouve, par exemple, des carlins, ces petits chiens au museau écrasé dont l (…)

Lire la suite payante : http://www.booksmag.fr/best-seller/russie-la-tsarine-du-polar/

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Languedoc-Roussillon – Marché des livres scolaires : Torcatis OK, Sauramps K.-O. ?

Posté par Serge Bénard le 26 mai 2011

Midi Libre

25/05/2011, 06 h

Le marché des livres scolaires dans les lycées du Languedoc-Roussillon est en train de se jouer. Et manifestement, deux libraires de la région connaîtraient des fortunes diverses : si le Catalan Torcatis devrait conserver l’Aude et les Pyrénées-Orientales, le Montpelliérain Sauramps pourrait bien perdre le Gard et l’Hérault (Midi Libre d’hier). Il se dit en effet qu’une grosse librairie catholique de Strasbourg qui emploie près de 200 personnes récupérerait ce juteux marché. Un manque à gagner évident pour Sauramps dont le secteur “livres scolaires” occupe tout de même sept à huit employés.

C’est le 10 juin prochain que seront officiellement attribués les marchés par la Région. D’ici là, Jean-Marie Sevestre, le patron de Sauramps, pourrait tenter quelques recours pour faire inverser la tendance…

Source : http://www.midilibre.fr/2011/05/24/torcatis-ok-sauramps-k-o,324226.php


 


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Égypte : le marché du livre souffre de la révolution

Posté par Serge Bénard le 17 mai 2011

mais se libère de la censure

 

 

Suite aux évènements qui ont conduit au renversement du régime Moubarak en Égypte, le salon du livre qui devait se tenir au Caire a été annulé sans beaucoup de surprise. Toutefois, les éditeurs égyptiens souffrent beaucoup de cette décision et d’une manière générale du nouveau régime qui a pour le moment bien d’autres priorités que la vente de livres. 

Pourtant, d’après Ahram Online, les éditeurs égyptiens sont très optimistes quant à l’intégration positive du marché du livre et son développement à venir dans le nouveau régime. Mohamed Hashim, propriétaire des éditions Dar Merit, s’enthousiasme sur la « renaissance culturelle et intellectuelle » qui devrait suivre la libération du peuple égyptien. 

Lui-même engagé, il précise qu’il n’acceptera pas de compensation financière de l’Etat pour les pertes causées par la révolution. (via Quill et Quire)

Égypte : le marché du livre souffre de la révolution dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils v-16831

Moins de censure 

Les éditeurs égyptiens s’accordent pour dire que le plus grand changement que leur apportera cette révolution devrait concerner la censure. En effet, sous le régime Moubarak, l’Etat contrôlait activement les publications, avant et après parution. N’hésitant pas à faire interdire et confisquer des livres et même emprisonner des éditeurs. 

L’Association des Éditeurs Égyptiens avait d’ailleurs profité du déclanchement des manifestations pour lancer un appel international au respect des droits et des libertés des éditeurs. (notre actualitté)

 

Source : http://www.actualitte.com/actualite/26114-egypte-censure-revolution-editeurs-renaissance.htm

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DirectGroup France : le rachat par Najafi finalisé fin mai

Posté par Serge Bénard le 12 mai 2011

Allezz, souriez, c’est emballé

Rédigé par Nicolas Gary, le mercredi 11 mai 2011 à 18h24

Exclusif : Selon plusieurs de nos sources, la vente de DIrectGroup France, qui faisait tant de mystères, sera bien finalisée à la fin du mois. Il est plus que confirmé que le fonds d’investissement américain Najafi sera bien le repreneur…

DirectGroup France, ou DGF, représente France Loisirs, les librairies Chapitre.com et Voyage Loisirs. Des négociations exclusives avaient débuté entre les deux sociétés, le 7 février dernier, ainsi que le confirmait un communiqué de DGF, alors même que nos informations pointaient déjà dans cette direction. 

DirectGroup France : le rachat par Najafi finalisé fin mai dans Achats/Ventes de librairies v-7688


Un communiqué lointain avait tenté de contredire nos articles, mais finalement, la messe est dite. 

Dite ? Ou presque. En effet, il faudra encore attendre, conformément à la procédure, que le comité d’entreprise de Chapitre.com donne son avis sur la question. « Il est possible que France Loisirs et Voyage Loisirs aient déjà donné leur avis, mais en ce qui nous concerne, la réunion aura lieu demain, et l’expert présentera ses conclusions sur ce rachat », nous confirme-t-on. 

L’expert avait été mandaté pour définir les enjeux de ce rachat par le fonds étatsunien, et en soi, l’avis du comité d’entreprise n’est qu’une partie intégrante de la procédure mise en place. En fait, que l’avis soit négatif ou positif, la vente se fera tout de même. 

Ce n’est qu’à la seule condition que le CE ne rende pas d’avis du tout qu’une nouvelle partie viendrait à se jouer, plus juridique cette fois. Solution peu probable cependant.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/26038-directgroup-france-vente-najafi-finaliser.htm

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Livre numérique: une mine de textes… et d’emplois

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

La part de marché de l’e-book est encore faible mais elle augmente vite. Editeurs et libraires devront s’adapter rapidement et embaucher des spécialistes du numérique.

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- Amazon Kindle eBook Reader / goXunureviews via Flickr CC License by -

 

 

 C’est encore insignifiant: le livre numérique représente 1,3 % du marché total du livre aux Etats-Unis en 2009, 2,6 % au Japon en 2008, mais sa part de marché grossit vite – elle double tous les trois ans –, et le lancement de liseuses et tablettes le rend un peu plus désirable chaque jour. Le livre numérique, qui fait trembler éditeurs et libraires, fera sans aucun doute beaucoup parler de lui au cours des prochaines années.

Les inconditionnels de la technologie expliquent qu’avec une liseuse, on peut emporter en voyage une énorme bibliothèque sans s’encombrer de pesants volumes. Tandis que les bibliophiles s’exclament, avec le romancier et sémiologue Umberto Eco et le scénariste Jean-Claude Carrière, « N’espérez pas vous débarrasser des livres »… Leur ouvrage qui porte ce titre rappelle que, tout comme la télévision n’a pas tué la radio, l’e-book ne tuera pas le livre -papier…

Profession bouleversée

Editeurs et libraires, eux, regardent ce qui est arrivé à l’industrie musicale et tentent de trouver une parade efficace pour ne pas sombrer à leur tour. Car si le livre électronique paraît promis à un bel avenir, cela bouleverse la profession du livre, soucieuse de perdurer et de remplir son rôle: sélection des écrits, publication, diffusion… Les éditeurs français ont obtenu que le livre numérique soit, comme celui du livre classique, l’objet d’un prix unique. Sauf naturellement pour les plates-formes de diffusion étrangères.

Dans un rapport intitulé Modèles économiques d’un marché naissant: le livre numérique,rendu au ministère de la Culture, Françoise Benhamouet Olivia Guillon soulignent qu’un tel ouvrage devrait en principe coûter moins cher qu’un livre classique. A condition toutefois que les éditeurs procèdent à de très gros investissements de départ pour fabriquer ces livres. Les coûts d’impression et de distribution disparaîtront en tout ou partie. Les coûts de la distribution seront, eux, bouleversés en fonction du circuit choisi: directement de l’éditeur à l’utilisateur, ou en passant par une plate-forme, le pourcentage restant à l’auteur et à l’éditeur ne sera pas le même. Dans tous les cas, le secteur de l’édition et surtout celui de la librairie, qui emploie 11.550 salariés en France dans 25.000 points de vente, selon les chiffres duSyndicat de la librairie française(SLF), vont devoir s’adapter rapidement.

Lire la suite : http://www.slate.fr/story/37675/livre-numerique-emplois

 

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La BnF lance un nouveau marché de numérisation de collections imprimées

Posté par Serge Bénard le 14 avril 2011


Financé par le Centre national du livre, le marché est prévu pour une durée de 3 ans renouvelable un an

La BnF vient de signer un nouveau marché avec le groupement solidaire Jouve-Safig-Diadéis portant sur la numérisation de ses collections imprimées.

Mandataire principal de l’opération, le groupe Jouve aura pour tâche, en partenariat avec Safig, Diadéis et le sous-traitant BancTec, de numériser plus de 70 000 ouvrages par an dont environ 70 % provenant des collections imprimées de la BnF et 30 % issus des collections de bibliothèques partenaires. Financé par le Centre national du livre, le marché est prévu pour une durée de 3 ans renouvelable un an.

Le précédent marché lancé en 2007 avait été attribué au groupement Safig-BancTec-Diadéis. Il a permis de numériser et d’océriser 36,6 millions de pages.

Le nouveau marché offrira des standards de qualité très élevés : résolution de 400 DPI, numérisation en couleurs ou niveau de gris, taux minimum d’OCR (reconnaissance optique de caractères) garanti de 98,5 % pour les documents postérieurs à 1750, 20 % des documents numérisés en OCR haute qualité (taux de 99,9 %). Enfin, au moins 10 % des documents seront également fournis en version ePub, compatible avec les lecteurs nomades.

Les documents enrichiront Gallica, la bibliothèque numérique de la BnF. Ils couvriront de nombreux domaines comme l’Histoire de France, l’art, la littérature française, la philosophie, le droit, l’économie, la politique, les sciences et les techniques …

Source : http://www.artesi.artesi-idf.com/public/article/la-bnf-lance-un-nouveau-marche-de-numerisation-de-collections-imprimees.html?id=23163&crt=397

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Le marché du livre numérique en pleine émergence

Posté par Serge Bénard le 13 avril 2011

L’IDATE vient de publier l’étude « E-Book ». L’étude propose un état des lieux exhaustif (e-reader, mobile, tablette, PC) du marché de l’E-Book, avec notamment les chiffres clés 2008-2014. Elle cartographie la nouvelle chaîne de valeur numérique, identifie les stratégies d’acteurs au travers d’une vingtaine d’études de cas, détaille les modèles économiques et analyse les enjeux technologiques clés (formats, métadonnées, DRM, écrans).«Tous les genres littéraires ont désormais entamé leur migration vers le numérique. Les contenus professionnels, scientifiques et techniques ont ouvert la voie, suivis par la littérature générale et plus tardivement par les genres contenant une iconographie importante notamment autour des nouveaux terminaux (bande dessinée, littérature jeunesse, livres d’art, manuels de cuisine, etc.) », commente Marc Leiba, consultant sénior à l’IDATE. « Néanmoins, l’adoption des oeuvres au format numérique ne se produit pas à la même vitesse selon les genres. Trois genres en particulier enregistrent une part de marché numérique nettement plus importante que leur part de marché physique : le polar, la littérature sentimentale ainsi que la science-fiction et fantasy.»
Le livre numérique a le vent en poupe…
A fin 2010, le marché du livre numérique a décollé partout dans les pays de l’étude mais présente des situations contrastées. Les Etats-Unis deviennent le premier marché au monde avec des ventes d’e-books atteignant 594 millions EUR en 2010. Ils devancent le Japon, marché pionnier, à 527 millions EUR. Les marchés européens demeurent relativement modestes mais enregistrent de fortes croissances (de l’ordre de 80 %). Cette migration numérique concerne tous les genres littéraires même si certains basculent plus rapidement (littérature sentimentale, science-fiction & fantasy, polar) et se déploie sur une multitude de terminaux (e-readers, PC, téléphones mobiles, consoles de jeux, tablettes, baladeurs multimédia).
D’ici 2014, la transition numérique ne devrait pas provoquer globalement de destruction de valeur. Certes, les ventes de livres imprimés déclinent généralement depuis plusieurs années dans les pays de l’étude (sauf en France et au Canada) et l’émergence d’une offre numérique ne fera qu’accentuer la tendance, surtout pour les genres littéraires qui auront basculé plus rapidement. Néanmoins, les ventes d’e-books parviendront à compenser ce déclin du livre imprimé voire à faire croître le marché du livre en raison de ventes incrémentales (qui n’auraient pas eu lieu dans l’univers imprimé). A horizon 2015, l’avenir du marché se jouera à deux niveaux, autour d’abord du degré de conversion au numérique des lecteurs occasionnels (qui représentent la majorité du marché du livre en volume) et ensuite de l’impact du livre enrichi, produit multimédia hybride, susceptible d’attirer un public non lecteur de livres traditionnels.
Le marché du livre numérique demeure en effet pour l’essentiel une transposition du marché papier. D’une part, le catalogue numérique se compose majoritairement de livres homothétiques alors que les livres enrichis et les créations nativement numériques restent anecdotiques. D’autre part, les lecteurs d’e-books sont les mêmes que les lecteurs papier et ils achètent les mêmes titres. En outre, les pratiques tarifaires autour des e-books reprennent le modèle dominant du papier (téléchargement à l’acte en Amérique et en Europe et abonnement à des oeuvres fragmentées en épisodes au Japon). Les autres modèles (location, vente au chapitre ou publicité) sont cantonnés à des genres précis. Enfin, en dehors de la fiscalité, le cadre réglementaire (notamment les lois sur le prix unique du livre) est de plus en plus similaire.
Sur la nouvelle chaîne de valeur, les rapports de force se modifient. Les éditeurs réaffirment en amont leur valeur auprès d’auteurs et d’agents tentés de les contourner. En aval, ils mettent à disposition les contenus, organisent leur circulation et influent sur le prix de vente final. Pour les revendeurs, l’intensité concurrentielle augmente sous l’effet de la multiplication des acteurs (libraires traditionnels, libraires pure-players, agrégateurs, équipementiers, géants du net, opérateurs mobiles). La concurrence se développe à échelle planétaire autour d’acteurs majeurs prêts à casser les codes comme Amazon qui s’appuie sur l’offre premium la plus développée avec un positionnement tarifaire agressif, Apple qui développe des offres moins larges mais plus locales sur iBooks qui a remis en avant le modèle d’agence et bientôt Google Editions (Google eBooks) misant sur son programme de numérisation Google Books et la puissance de son algorithme de recherche permettant d’inclure des résultats issus de livres.

Chef de projet
Marc LEIBA

Source : http://www.idate.org/fr/Actualites/E-Book_661.html

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Le marché du livre au Danemark

Posté par Serge Bénard le 13 avril 2011

Au Danemark, « la libéralisation du marché du livre s’est effectuée progressivement ». 

Après quelques années de croissance qui ont connu leur apogée en 2008, le marché du livre danois traverse une période de turbulence. On attribue communément ce fléchissement en grande partie à la crise financière mondiale et à une pause des dépenses à la consommation dans leur ensemble. Toutefois, la libéralisation progressive du marché est aussi considérée comme un facteur aggravant.

En 1989, la durée du prix unique a été limitée à l’année de la parution du livre plus un an ; et, en 2001, le prix unique est devenu une option facultative et le monopole des librairies a pris fin. En 2006, la quantité de livres bénéficiant du prix unique ne représentait plus que 10% du marché ; et, depuis le 1er janvier 2011, le marché du livre danois est totalement libéralisé.
Parallèlement au prix unique du livre, un ensemble de pratiques commerciales ont été établies entre l’Association des éditeurs danois et celle des libraires, faisant régner pendant des années une étroite collaboration entre ces deux corps de métier. De pareilles pratiques ne sont possibles que dans un marché régulé, en raison des codes de la concurrence. Les éditeurs et les libraires doivent donc se préparer à des accords bilatéraux, la compétition risquant d’être nettement plus affirmée.

La libéralisation s’est faite progressivement, car on pouvait craindre qu’un marché libre du livre, dans une petite région linguistique, renforce les best-sellers aux dépens des autres œuvres. L’Association des éditeurs danois a fait valoir que les librairies fermeraient quand la concurrence des supermarchés et de l’Internet deviendrait une réalité, alors que ce sont les librairies et non les supermarchés qui offrent le plus grand choix. En 2005, on comptait 435 librairies dans le pays. En 2010, il y en a 417. Pour une population de 5 millions d’habitants, leur nombre est encore relativement important.
La libéralisation avait pour objectif, entre autres, de rendre le livre plus accessible. Depuis 2002, où les libraires ont perdu leur monopole, le marché s’est élargi, avec environ 2 200 kiosques et supermarchés dotés d’un rayon librairie.

 

Lire la suit : http://www.bief.org/Publication-3190-Article/Le-marche-du-livre-au-Danemark.html

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