27 octobre 2011 |
Quand de la redécouverte d’un écrivain s’exhale une sensibilité d’écriture à ce point constitutive d’un rapport au monde, et pour peu que cet aspect ait été caché ou simplement recouvert par d’autres influences, on peut parler de révélation. C’est à une expérience de cet ordre que doit se préparer tout lecteur de Hilda Doolittle.
Bardée de ses seules initiales pour tout renom, l’œuvre traduite de l’Américaine expatriée Hilda Doolittle (1886-1961) s’enrichit en effet au catalogue de la belle « série américaine » des éditions José Corti de sa Trilogie poétique, qu’elle composa à Londres durant la Seconde Guerre mondiale, alors que la ville était pilonnée par les bombardements nazis. L’écriture féerique, si audacieusement filée de H. D. qu’elle ne se donne pleinement que dans l’étendue du poème, devrait définitivement lui attacher de fervents lecteurs, dans cette traduction ciselée de Bernard Hoepffner.
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H. D., Trilogie, traduit par Bernard Hoepffner, collection « série américaine », éditions José Corti, 144 p., 17 euros.






