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Algérie : La promotion du livre enfant et de la lecture absente

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Hassan Gherab

28 Septembre 2011


 

Dès l’entrée, le nombre d’enfants au 16e Salon international du livre d’Alger (Sila 2011) vous saute aux yeux. Ils sont là à courir guillerets dans les grands espaces du parking où se dressent les chapiteaux du salon ou alentour des tables dressées sur les terrasses des nombreuses buvettes qui proposent boissons et sandwichs. A l’intérieur du chapiteau, éclairé à giorno par de puissants projecteurs, ce qui fait grimper un peu plus la température déjà bien élevée, les enfants sont plus ronchonnant.

Ils ont les yeux partout et voudraient prendre tous les livres qu’ils voient. Mais les parents, pour la plupart, ne peuvent pas satisfaire toutes les envies des gosses. Il y a des priorités : les livres scolaires et parascolaires. Les contes, albums de coloriage et livres éducatifs sont, eux, soumis aux calculs du budget familial, qui peuvent donc les faire passer à la trappe.

Ça ne sera évidemment pas du goût des enfants, qui ne comprennent pas qu’on puisse leur refuser ces beaux petits livrets qui racontent de belles histoires, surtout que les stands proposant des livres pour enfants sont nombreux.

Mais, au Sila 2011, en ce qui concerne la lecture pour enfant, quantité ne rime pas avec qualité. Il est vrai que là où on se tourne, quel que soit l’endroit où on se trouve sous le chapiteau, il y aura toujours un stand qui, s’il ne se destine pas exclusivement aux enfants, leur réserve au moins un espace.

Cependant, ces stands sont tenus par des «commerciaux» dont le seul souci est de réaliser des bons chiffres de ventes. Il n’y a pas le moindre espace de lecture, pas l’ombre d’un conteur ni le plus modeste atelier d’écriture ou de jeux éducatifs dans aucun des stands qui ciblent les enfants.

L’animation est complètement absente. Rien n’est fait pour éveiller le petit lecteur qui sommeillerait chez l’enfant et convaincrait les parents sceptiques de l’utilité de la lecture.

Lire la suite : http://fr.allafrica.com/stories/201109280500.html

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Prière d’insérer – Ingrid Thobois Sollicciano

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

” Un magistral portrait de femme, entre passion et folie.
(…) On préservera, bien sûr, les mystères de ce livre magnétique, troisième roman d’une Ingrid Thobois toujours fascinée par les comportements extrêmes, dans la vraie vie comme dans la fiction. À 31 ans, la lauréate du prix du premier Roman 2007 maîtrise tout à fait une inspiration qui n’appartient qu’à elle. ” Jean-Claude Perrier, Livres Hebdo.
Prière d’insérer - Ingrid Thobois Sollicciano dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. onglet_bg onglet_bd dans Prière d'insérer

Sollicciano est déjà en cours de traduction en Turquie!

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Déjà un coup de cœur pour de nombreux libraires, Sollicciano figure également dans la sélection de rentrée des librairies Decitre. 
De nombreuses rencontres en librairie sont prévues à Paris, Charlieu, Meaux, Pontoise, Quimper, Strasbourg, Vincennes… à découvrir ici.
 

Quelques coups de cœur de libraires

Jennifer Le Morvan — Librairie-café Soif de lire — Strasbourg :
« Un roman énigmatique, dans lequel le mystère est dévoilé par bribes chapitre après chapitre, et dont la progression dramatique est parfaitement maîtrisée. Un magistral portrait de femme, entre passion et folie. » Pour lire le texte de Jennifer Le Morvan en entier, rendez-vous sur la page de la librairie-café Soif de lire

Jean-Baptiste Hamelin — Librairie Carnet à spirales — Charlieu :
« Cinématographique et troublant, le troisième roman d’Ingrid Thobois,Sollicciano, est un magnifique portrait de femme : Norma-Jean bouscule la vie et ses codes. Ce texte démontre toute l’originalité et la maîtrise d’une auteure qui se plaît en permanence à surprendre le lecteur. Une vraie réussite, une grande émotion de lecture. »

Anne Ploquin — Fnac Lyon Part-dieu :
« Magnifiquement bien écrit !!! »

Source : http://www.zulma.fr/livre-sollicciano-572012.html

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Emmanuel Todd : «Familles, je vous aime»

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Lundi 26 septembre 2011

Emmanuel Todd (22 septembre 2011, L'Entrepotes, 75014 PARIS), photo : Sandrine TanguySi les Européens ont pu inventer avant tout le monde la civilisation industrielle, la démocratie et beaucoup d’autres choses, c’est parce que leurs familles sont restées archaïques comme aux premiers temps de l’Histoire…

Tel est le paradoxe succulent que développe l’historien Emmanuel Todd dans L’origine des systèmes familiaux. Il s’en explique avec André Larané (Herodote.net).

Emmanuel Todd : «Familles, je vous aime»

L'origine des systèmes familiaux (Emmanuel Todd, Gallimard, 2011)L’historien et démographe Emmanuel Todd publie L’Origine des systèmes familiaux (Gallimard, 2011, 756 pages).

Cette œuvre monumentale n’en est pas moins d’une lecture agréable. Elle traite aussi bien du culte de la vierge Marie que de la polyandrie (une femme mariée à plusieurs hommes) .

C’est avant tout un livre d’histoire qui met en relation les structures familiales et les grands événements des trois derniers millénaires.

L’origine des systèmes familiaux

Lire la suite (abonnés) : http://flash.herodote.net/?cat=39

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Contre l’illettrisme – La lecture partagée

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

 

 

29 septembre 2011 -

Près de 200enseignants cornouaillais ont participé, hier, aucollège de Kervihan de Fouesnant à des assises sur la prévention de l’illettrisme. L’un des sept ateliers s’intéressait à un contrat de lecture proposé par Pierre Le Guirinec.

Pierre Le Guirinec (professeur des écoles à Clohars-Carnoët), qu’est-ce que le contrat de lecture?
C’est un dispositif de lecture partagée. Une circulation de livres entre la famille, l’école et les enfants. L’enfant devient «restitueur» de l’histoire. Il raconte aux autres élèves l’histoire qu’il a lue en famille. À partir de là, tout un travail d’échanges peut se mettre en place. Le moteur, c’est de donner le goût du récit, de la lecture. C’est de considérer la littérature comme un art créateur d’émotions.

Lire la suite : http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/contre-l-illettrisme-la-lecture-partagee-29-09-2011-1447136.php

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Une prison américaine interdit un livre sur l’esclavage – Un détenu porte plainte

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Une prison américaine interdit un livre sur l'esclavage - Un détenu porte plainte dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils 63932

Mark Melvin, 33 ans, est un détenu du centre pénitentiaire Kilby en Alabama. En septembre 2010, il a reçu à la prison un livre de Douglas Blackmon traitant de l’histoire raciale des Etats-Unis, et récompensé par le prix Pulitzer en 2009. On lui en a aussitôt interdit la lecture. Aujourd’hui, en pleine « semaine des livres censurés » (Banned Books Week : événement annuel militant pour la liberté de la lecture), il porte plainte pour violation de ses droits civiques.

Le livre de Douglas Blackmon, Slavery By Another Name : The Re-Enslavement of Back Americans from the Civil War to World War II, a été retenu par les agents de la prison, au nom d’une loi permettant de censurer tout colis ou courrier qui serait jugé comme « une tentative d’inciter à la violence, basée sur les questions de race, du sexe, de la religion, de croyances ou de nationalité« .

Lire la suite : http://livres.fluctuat.net/blog/50543-une-prison-americaine-interdit-un-livre-sur-l-esclavage-un-detenu-porte-plainte.html

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Le Prix Lire l’économie : rendez-vous le 7 décembre avec Chatel

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Et des lycées, plein de lycéens…

Rédigé par Clément S., le jeudi 29 septembre 2011 à 08h27

Le ministre de l’Éducation nationale ne coupera pas les cheveux qui le valent bien en quatre : à l’occasion de la 13e journée du livre d’économie, prévue le 7 décembre au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, sera lancée le prix Lire l’économie.

Trois titres sont en lice :

  • L’incroyable histoire de Wall Street de Jacques Gravereau et Jacques Trauman, Albin Michel
  • L’arrogance chinoise d’Erik Izraelewicz, Grasset
  • La nouvelle révolution commerciale de Philippe Moati, Odile JacobLire la suite :

Cette année, 87 établissements (lycées, évidemment) prennent part au programme, monté en partenariat avec l’association Lire la société

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/28663-chatel-journee-economie-lycee-societe.htm

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Nicolas Bedos publie son « Journal d’un mythomane », préfacé par Régis Jauffret

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Nicolas Bedos Volume 1

28/09/2011

 

 

Metteur en scène, dramaturge, comédien et surtout chroniqueur satirique de génie, Nicolas Bedos a relevé l’audience et le niveau des programmes télévisuels de l’année 2010 en un coup de griffe. Son désir, d’ailleurs,  de renoncer à la télévision en 2011 n’a fait qu’augmenter le nombre de sollicitations médiatiques et artistiques de toutes parts.

Nouveau chroniqueur pour l’hebdomadaire Marianne, il annonce désormais la sortie de son premier long métrage, d’un roman et, le 3 novembre prochain, de son Journal d’un mythomane, compilation augmentée de ses chroniques pour l’émission « La Semaine critique » de Franz Olivier Giesbert sur France 2, chez Robert Laffont.

Lire la suite : www.google.com/url?sa=X&q=http://www.myboox.fr/actualite/nicolas-bedos-publie-son-journal-d-un-mythomane-preface-par-regis-jauffret-9383.html&ct=ga&cad=CAcQAhgAIAAoATACOAJA_-WR9ARIAVgBYgVmci1VUw&cd=IWvAiK5eKDs&usg=AFQjCNG98R6RLszUco4-Mtpkd7xd1D5_-Q

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Bestseller du passé – La servitude volontaire des Italiens

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

 

Le Livre

 

Discours de la servitude volontaire

servitude

 

par Étienne de La Boétie

Gallimard

Acheter ce livre en ligneBestseller du passé – La servitude volontaire des Italiens  dans Actualité - Événement  dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. dans Best-sellers, classements, ventes et meilleures ventes, dans Classiques et/ou rééditions

« Comment se peut-il que tant d’hommes […] supportent quelquefois tout d’un tyran seul qui n’a de puissance que celle qu’on lui donne ? » En Italie, où la réédition du Discours de la servitude volontaire connaît un étonnant succès éditorial, les questions soulevées en 1554 par le jeune Étienne de La Boétie semblent trouver un singulier écho. En effet, explique Elisabetta Ambrosi sur le webzine Caffè Europa, « les pamphlets anti-Berlusconi publiés ces quinze dernières années portaient tous exclusivement, et de façon quasi obsessionnelle, sur le Cavaliere, autrement dit sur la figure du “souverain” ». Le Discours de La Boétie renvoie au contraire à « la servilité de la société italienne d’aujourd’hui », analyse le Corriere del Ticino  ; une société « assujettie aux politiques, aux cardinaux et, pis encore, aux starlettes de la télévision et autres footballeurs fortunés ».

Lire la suite (abonnés) : http://www.booksmag.fr/best-seller/bestseller-du-pass-la-servitude-volontaire-des-italiens/qualification_id=9/

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Choix du jour de libraires à Villefranche-sur-Saône

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

Une nuit à Reykjavik

Couverture du livre Une nuit à Reykjavik

Auteur : Brina Svit

Date de saisie : 15/09/2011

Genre : Romans et nouvelles – français

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Blanche

Prix : 16.50 € / 108.23 F

ISBN : 978-2-07-013464-9

GENCOD : 9782070134649

Sorti le : 01/09/2011

 

Lisbeth prépare 10 billets de 500 euros dans une enveloppe dans le but de passer une nuit à Reykjavik avec Eduardo Ros, un argentin amateur de tango. Une histoire banale en apparence.
Mais ce roman est beau et froid, sensuel et dur, dérangeant et envoûtant. Brina Svit joue sur le stéréotype de l’argentin ou sur celui de la femme d’affaire qu’incarne Lisbeth, sauf que le lien n’est pas approprié. L’Islande n’est pas d’un exotisme fou pour s’envoyer en l’air toute la nuit. Sensuel et froid…
Le personnage de Lisbeth cache de sombres pensées et le lecteur se demande si Eduardo va être son remède. Dérangeant et envoûtant…
Il n’y a pas d’amour à proprement parler, dans ce roman, mais on aimerait ! Brina Svit nous offre, par petites touches, les ingrédients d’une relation. Que l’on soit fleur bleue ou non, on espère. Beau et dur…
Coup de coeur de la rentrée littéraire.

Source : http://lechoixdeslibraires.com/livre-108195-une-nuit-a-reykjavik.htm#309961

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Choix du jour de libraires à Nyon (Suisse)

Posté par Serge Bénard le 30 septembre 2011

 

 

.. Le lent sourire

 

Couverture du livre Le lent sourire

 

 

Auteur : Caterina Bonvicini

Traducteur : Lise Caillat

Date de saisie : 31/08/2011

Genre : Romans et nouvelles – étranger

Editeur : Gallimard, Paris, France

Collection : Du monde entier

Prix : 20.50 € / 134.47 F

ISBN : 978-2-07-013201-0

GENCOD : 9782070132010

Sorti le : 15/09/2011

Elles sont des amies trentenaires qui ne se sont jamais perdues de vue depuis le lycée. Et voilà que dans ce groupe, après Diana opérée avec succès, c’est chez Lisa deux ans plus tard, que le même mal – une tumeur au cerveau – est diagnostiqué par les médecins. Elle, par contre, en meurt : Lisa, l’amie inséparable de Clara et son lent sourire qui offre un si beau titre au roman de Caterina Bonvicini : «Le sourire lent, c’est le sourire de la fin. La vie qui ralentit, qui décélère jusqu’a l’immobilité.»

«C’était une histoire simple : Nous nous sommes rencontrées, nous nous sommes choisies, nous nous sommes écoutées, nous nous sommes comprises. Il n’y avait pas de noeuds à défaire, pas de fragments à rassembler, pas de mystères. Nous étions là.» A cette touchante évocation répond une autre, après la mort de Lisa : «C’était une amitié passionnelle, certes, reposant sur une attraction réciproque, mais une amitié profonde, durable. Un peu comme sa foulée, son pas qui résonne encore dans ma tête quand je retourne dans cette maison, un pas élancé. Il m’arrive de l’entendre dans le hall : c’est elle qui entre. Alors je vais dans la cuisine, je m’assieds et fixe la place vide. Je tends le bras, tourne ma main, et attends. Les yeux fermés, j’essaie de sentir ses doigts, longs comme ses pas, qui touchent les miens.»

Remontant le temps, égrenant les souvenirs partagés – les moments d’extase, de turpitudes ou d’insouciance de leur jeunesse – le tour de force de ce roman est de nous montrer, par la voix de Lisa, que la mort peut prendre le visage de la vie dans «un mouvement opposé à la sépulture», et qu’il n’est pas nécessaire d’oublier pour affronter l’avenir : «Derrière nos dialogues il y avait des pages et des pages de vie commune. L’enfance, l’adolescence, les années de fac, tous les boulots et les amours venus après, les anniversaires, les réveillons, les vacances, les mariages, les enterrements, les cuites, les bêtises monstres, les soucis d’argent, les problèmes familiaux, tout un entrelacs d’événements partagés qui émergeait comme un fleuve souterrain, en se mélangeant au flux du présent.»

Un éloge de l’amitié – thème somme toute peu abordé en littérature – qui obéit à d’autres règles que celles de l’amour, unissant malgré la douleur présente Sandra l’ex première de classe avec sa petite frange brune aujourd’hui épouse de Daniele, Veronica la rebelle qui organisait les fugues du lycée et toujours à la recherche du prince charmant, Diana la véritable soeur avec laquelle Lisa a partagé 4’745 jours sur les bancs d’école et qui est mariée avec Marco, Clara la librairie qui s’est enfin découvert un mec libre prénommé Tommaso, enfin Lisa et «ses yeux en amande qui évoquent Giotto, bleus comme le fond de la chapelle Scrovegni» et son mari Alberto.

Caterina Bonvicini, par de délicates anecdotes, souvent drôles, décrit admirablement les états d’âme qui s’emparent de ce groupe d’amis – «un pluriel fissuré» – submergés tour à tour par la soudaine précarité de la vie, la fatigue, la colère, les reproches, la difficulté à supporter les autres ou d’être ensemble, se sentant coupables d’être en bonne santé, coupables d’être heureux, coupables d’être vivants avec leurs limites, leurs défauts, leur générosité, chacun devenu la mémoire de l’autre, «tantôt prison, tantôt rempart devant ce paysage dévasté.»

Une histoire bien différente de celle qui secoue Ben, le narrateur de la partie centrale du livre : un chef d’orchestre célèbre, homme jaloux, possessif, égoïste qui fait la connaissance de Clara dans les couloirs de la clinique de Bentivoglio, où il rend visite à son épouse Anna – une cantatrice adulée par son public – elle aussi arborant ce lent sourire, mais dans un contexte bien différent : «Les mille amis qu’Anna croyait avoir. Avec leurs histoires incroyables. Personne ne s’est donné la peine de venir. En même temps, je lançais des coups d’oeil méprisants vers les tournesols et les orchidées, les roses et les lis, qu’on apercevait par la porte entrouverte. Pour envoyer des fleurs, il y a du monde. Seulement ce n’est pas une loge ici, messieurs.»

Si «les vivants sont faits pour se remémorer», Caterina Bonvicini restitue toute l’émotion palpable de ce roman bouleversant par la bouche de la mère de Clara : «Trésor, les morts ne doivent pas sentir notre douleur. Ils ne doivent sentir que notre amour…»

A lire et relire, le coeur gagné par le léger tremblement de ces saisons volées en éclats, empreintes de tant de douceur et d’apaisement : Le lent sourire est un pur chef d’oeuvre !

Source : http://www.lechoixdeslibraires.com/livre-108635-le-lent-sourire.htm#311752

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