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.. L’île des chasseurs d’oiseaux

 

Couverture du livre L'île des chasseurs d'oiseaux

 

Auteur : 

Peter May

Traducteur : Jean-René Dastugue

Date de saisie : 21/08/2011

Genre : Policiers

Editeur : Rouergue, Rodez, France

Collection : Rouergue noir

Prix : 19.50 € / 127.91 F

ISBN : 978-2-8126-0061-6

GENCOD : 9782812600616

Sorti le : 07/10/2009

 

L’inspecteur Fin Macleod, est envoyé sur son île natale (quittée il y a dix-huit ans), pour enquêter sur un crime commis selon le même modus opérandi que celui sur lequel il enquête à Edimburg. C’est le début d’une plongée dans un passé douloureux.

Peter May est maitre dans l’art de restituer une ambiance, il procède par petites touches soignées et croyez moi, après l’avoir lu, vous ne voudrez plus jamais aller vivre sur une île !

Disons le tout net, je me suis régalé avec cette première enquête écossaise. Par contre, si vous le pouvez, commencer impérativement par ce titre là. Le suspense n’en sera que plus fort !

J’attends avec impatience la fin de cette trilogie.

Extrait : « Tandis qu’ils rentraient vers Stornoway, les nuages s’effilochaient en lambeaux dans le ciel, créant des bandes grossières, bleues, noires et gris-mauve. La route filait devant eux, toute droite, rejoignant l’horizon et une bande de lumière où l’on pouvait voir, sous le ciel plombé, la pluie tomber en averse. » [p97]

 

Peter May, écrivain écossais, a rencontré un large public grâce à sa «série chinoise», six polars construits autour d’un couple d’enquêteur : Li Yan, jeune commissaire chinois et Margaret Campbell, médecin légiste américaine – bonjour le choc culturel + je t’aime, je te hais – avec en toile de fond les bouleversements de la société chinoise contemporaine.
L’Île des chasseurs d’oiseaux – son livre «le plus personnel» a indiqué Peter May lors de la rencontre du 11 février au Scribe – se déroule en Écosse, son pays natal. Plus précisément dans l’île de Lewis, la plus au nord de l’archipel des Hébrides extérieures, une île battue par les vents, sans arbres, recouverte de landes où l’on se chauffe à la tourbe, parle le gaélique et où se déroulent encore des traditions ancestrales d’une cruauté absolue.
L’inspecteur Fin Macleod vient de perdre son fils et sa femme lui a clairement indiqué que s’il partait enquêter, sur ordre de sa hiérarchie, sur un assassinat commis sur son île natale qu’il a quitté dix-huit ans plutôt, elle ne serait pas là à son retour. Fin qui est rentré dans la police « parce que c’est ce qu’on faisait quand on quittait les îles et qu’on n’avait pas de qualification » revient donc à Lewis où il retrouve ses camarades d’enfance parmi lesquels Artair qui a épousé Marsaili, son premier gros coup de coeur d’enfance qui lui servait de traductrice lorsqu’il est arrivé à l’école ne parlant que le gaélique.
Deux lignes de force parcourent le livre : l’enquête de Fin et le récit de ses années passées à Lewis. Elles se rejoindront à la fin du livre pour éclairer toute cette histoire tragique.
Parmi les faits marquants du passé de Fin il y a l’expédition qui chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur un rocher inhabité pour y tuer deux mille «fous de Bassan» qui viennent s’y nicher pour nidifier. La chair de ces «gugas» est en effet fort appréciée des habitants de Lewis. Fin, à contrecoeur, a participé dans sa jeunesse à une telle expédition initiatique au cours de laquelle le père d’Artair est mort en lui sauvant la vie…
Un roman noir, fort bien construit, d’une redoutable efficacité, où fausses pistes, dialogues à double sens, coups de théâtre, scènes glaçantes, se mêlent pour tenir constamment en haleine le lecteur.

  • Les présentations des éditeurs : 02/10/2009

 

Marqué par la perte récente de son fils unique, l’inspecteur Fin Macleod, déjà chargé d’une enquête sur un assassinat commis à Edimburg, est envoyé sur Lewis, son île natale, où il n’est pas revenu depuis dix-huit ans. Un cadavre exécuté selon le même modus operandi vient d’y être découvert. Cependant, dès l’autopsie effectuée par le médecin légiste, Fin ne croit plus à un lien entre les deux affaires. 
Sur cette île tempétueuse du nord de l’Ecosse, couverte de landes, où l’on se chauffe à la tourbe, pratique encore le sabbat chrétien et parle la langue gaélique, Fin retrouve les acteurs de son enfance, à commencer par Ange, chef tyrannique de la bande dont il faisait partie. Marsaili, son premier amour, vit aujourd’hui avec Artair. Ce même Artair dont le père a perdu la vie en sauvant celle de Fin lors de l’expédition qui, chaque année, depuis des siècles, conduit une douzaine d’hommes sur An Sgeir, rocher inhospitalier à plusieurs heures de navigation, pour y tuer des oiseaux nicheurs. 
Que s’est-il passé il y a dix-huit ans entre ces hommes, quel est le secret qui pèse sur eux et ressurgit aujourd’hui ? 
Sur fond de traditions ancestrales d’une cruauté absolue, Peter May nous plonge au coeur de l’histoire personnelle de son enquêteur Fin Macleod. Fausses pistes, dialogues à double sens, scènes glaçantes : l’auteur tient le lecteur en haleine jusqu’à la dernière page.

Écrivain écossais, Peter May habite depuis une dizaine d’années dans le Lot Il a d’abord été journaliste avant de devenir l’un des plus brillants et prolifiques scénaristes de la télévision écossaise. Il y a quelques années, Peter May a décidé de quitter le monde de la télévision pour se consacrer à l’écriture de ses romans. Au Rouergue, six d’entre eux ont déjà été traduits, dans sa série chinoise : Meurtres à Pékin (2005, finaliste du Prix des lectrices de Elle,), Le Quatrième sacrifice (2006), Les Disparues de Shanghaï (2006), Cadavres chinois à Houston (2007, prix Intramuros 2007 du salon Polar & Co de Cognac), Jeux mortels à Pékin (2007) et L’Éventreur de Pékin (2008).

  • La revue de presse Roger Martin – L’Humanité du 28 octobre 2010

 

Peter May, avec une maîtrise impressionnante, et sans jamais sombrer dans le pathos ni la noirceur complaisante, met en scène, englués dans leur passé aussi sûrement que les oiseaux pourchassés dans leurs pièges, des personnages complexes, durs à la tâche et à la peine, injustes souvent, cruels et violents parfois, rongés par des fautes anciennes et en quête d’une rédemption à laquelle ils ont cessé de croire. Un roman noir d’une intensité qui ne se relâche jamais, glacé et brûlant à la fois, comme le pays extraordinaire qui lui sert de cadre. Un chef-d’oeuvre assurément.


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