De mémoire récente, peu de romans ont connu aux États-Unis le succès public et critique rencontré par Freedom, le nouveau roman de Jonathan Franzen. C’est donc avec impatience que l’on attend la publication du livre en France, prévue le 18 août prochain aux éditions de l’Olivier, pile un an après sa tonitruante sortie américaine.
Dans le trombinoscope des auteurs américains, Franzen tient une place définitivement à part. Son troisième roman paru en 2001, Les corrections, fait partie – à tort ou à raison – des textes US les plus reconnus de ce début de siècle. Il était donc naturel que le nouveau roman de l’auteur (qui jusqu’alors n’avait publié que des recueils de nouvelles) soit attendu comme le Messie.
Et cela n’a pas manqué : chronique d’une famille américaine sur trois décennies, Freedom ne tarda pas, dès sa parution américaine, à transgresser le simple événement littéraire pour devenir un mini-phénomène de société. La semaine de sa sortie, Franzen devenait l’un des très rares écrivains à être honoré de la couverture du prestigieux magazine Time, après des figures telles que Nabokov ou Joyce, et le premier depuis Stephen King en 2000 ! Une “une” accompagnée d’un dossier de neuf pages, modestement titré « Great americain novelist », qui permit Franzen de se voir également glorifier par ses détracteurs du titre d’“auteur le plus surestimé de tous les temps”…
Peu de voix discordantes se firent néanmoins entendre dans le tonnerre de louanges qui accompagna la promotion du livre, où d’innombrables critiques et de nombreuses personnalités publiques (dont la présentatrice Oprah Winfrey et Barack Obama) firent entendre leur contentement. Résultat : un million d’exemplaires vendus outre-Atlantique, soit un résultat inespéré aux États-Unis pour un livre de près de 600 pages. Et ce pas une petite cacophonie de mécontentements en Grande-Bretagne, où le livre fut imprimé en masse dans sa version non corrigée (et truffée de fautes !) qui allaient empêcher le succès de déferler dans les autres pays…
Paru ou en cours de traduction dans 36 pays, le livre arrive donc en France précédé d’un bouche-à-oreille des plus flatteurs. Franzen fera même le déplacement vers Paris en septembre, où sera organisée le 19 au Théâtre de l’Odéon une soirée exceptionnelle consacrée au livre.
« Freedom » de Jonathan Franzen, traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne Wicke, Éditions de l’Olivier, 650 pages environ, 21,90 €. Parution le 18 août.






