Accueil Anniversaires, fêtes, commémorations Henry Miller est mort voici 31 ans

Henry Miller est mort voici 31 ans

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Henry Miller est un romancier américain né le 26 décembre 1891 à New York où se déroule son enfance, et décédé le 7 juin 1980 à Pacific Palisades (Californie).
Son œuvre est marquée par des romans largement autobiographiques, dont le ton cru et sensuel a suscité une série de controverses dans une Amérique puritaine dont Miller a voulu stigmatiser l’hypocrisie morale. Son écriture virulente et scandaleuse a profondément marqué les écrivains de la Beat Generation.

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Œuvres

L’œuvre d’Henry Miller est proprement inclassable. Ni roman, ni « nouveau roman », ni autobiographie proprement dite, ni journal personnel, elle est l’expression d’une impossibilité d’un écrivain à exister dans une société hyperpositiviste et fonctionnaliste. Elle peut se définir comme un « roman de formation » qui ne trouvera sa réalisation et sa reconnaissance sociale qu’à partir de la publication de Miller à Paris. Ses écrits retracent l’itinéraire d’un homme en marge du système, cherchant une réalisation de soi par un idéal de culture autodidacte et qui doit sans cesse lutter pour obtenir les moyens de poursuivre l’écriture de son œuvre. En ce sens, sa trilogie majeure (La Crucifixion en rose : Sexus, Nexus, Plexus) est l’expression d’une littérature postmoderne, de l’écrivain maudit ayant pour compagnon de route des femmes en quête d’un même idéal antimatérialiste, et des hommes qui acceptent de le soutenir dans sa recherche solipsiste. C’est la raison aussi pour laquelle il est devenu tant aux États-Unis qu’en France dans les années 1950-70, une sorte d’écrivain générationnel, surtout de la Beat Generation, comme Jack Kerouac et William S. Burroughs, qui refusaient de « reproduire le système » par conformisme social. De cette errance et cette odyssée, on ne retient souvent que l’apologie d’une sexualité à la Wilhelm Reich, qui s’est heurté à l’establishment judiciaire américain qui a longtemps empêché la publication de ses livres pour « pornographie » (bien légère au regard des standards de notre temps). En ce sens, son œuvre et sa personnalité ont été les précurseurs de la révolution sexuelle des années 1960. Dans la seconde partie de sa vie, il mène une vie d’ermite californien, dans une maison au large de la côte pacifique, à Big Sur, devenant une sorte d’antimodèle de la société américaine poursuivant ses rêves effrénés de consommation et de domination.
Ailes coupées (1922) (Clipped Wings) (inédit)
Tropique du Cancer (1934) (Tropic of Cancer). Souvent considèré comme le chef d’œuvre de Miller mais plus sûrement le roman par lequel « un écrivain américain nous est né » (Blaise Cendrars – revue Orbes – 1935). Une chronique de son quotidien et de ses errances parisiennes, rythmés par des repas gargantuesques et des rencontres féminines bien entendu torrides, le tout appuyé par une langue poétique et directe du plus bel effet. Une révolution dans le monde de la littérature, qui lie immédiatement Miller avec les grandes œuvres impies de Cendrars, Céline ou Rabelais. Un livre unique, incandescent et frontal.
Aller-Retour New York (1935). Une relation tragi-comique d’un voyage rocambolesque, encore une fois portée par une écriture en toute liberté. Miller peaufine son style (l’adoucit, pour certains), mais garde cette indépendance de ton qui fait sa marque. Un livre éminemment drôle et acerbe.
Printemps noir (1936) (Black Spring)
Max et les Phagocytes (1938) (Max and the White Phagocytes)
L’Argent, son évolution (1938) (The Money and how it get’s that Way)
Tropique du Capricorne (1939) (Tropic of Capricorn)
L’Œil du cosmos (1939) (The Cosmological Eye)
Le Colosse de Maroussi (1941) (The Colossus of Maroussi). Relation d’un voyage en Grèce, qui dévie peu à peu vers une ode au cosmos et à la vie, à travers le portrait de quelques personnages hauts en couleurs. Le lyrisme millerien dans toute sa grandeur, poignant et immense.
La Sagesse du cœur (1941) (The Wisdom of the Heart)
Dimanche après la guerre (1944) (Sunday after the War)
Varda, le Constructeur (1944) (Varda, the Master Builder)
La Grande misère de l’artiste aux États-Unis (1944) (The Plight of the Creative Artist in USA)
Qu’allez-vous faire pour Alf (1944) (What are you going to do about Alf ?). Court texte destiné à soutenir un ami dans la dèche.
Reflets d’un passé fervent (1944) (Semblance of a Devoted Past)
Le Cauchemar climatisé (1945) (The Air Conditionned Nightmare). Portrait de l’Amérique sous cellophane, énorme pamphlet contre le confort et la bourgeoisie, le meilleur exemple de ce qu’est la vie pour Miller.
L’Obscénité et la Loi de la réflexion (1945) (Obscenity and the Law of Reflection) (également dans Souvenirs souvenirs)
Maurizius pour toujours (1946) (Maurizius for Ever)
Souvenirs, souvenirs (1947) (Remember to Remember)
Le Sourire au pied de l’échelle (1948) (The Smile at the Foot of the Ladder). Assez à part dans son œuvre, un « quasi roman » autour d’un personnage cher à Miller : le clown. Texte presque classique et très attachant.
Courtes histoires américaines (HM et alii – 1948)
Sexus (1949) (1er volet de La Crucifixion en rose / The Rosy Crucifixion I). La démesure faite livre, l’acte définitif de Miller. Un énorme flot de mots pour dire la vie, à travers les rencontre, les beuveries, les excès, la littérature… Un livre douloureux et paillard.
Plexus (1952) (2e volet de La Crucifixion en rose / The Rosy Crucifixion II)
Amours sans importance (1955) (Night of Love and Laughter)
Jours tranquilles à Clichy (1956)
Un diable au paradis (1956) (A Devil in Paradise, the Story of Conrad Moricand)
Hamlet (1956) (Hamlet, a philosophical Correspondence with Michael Fraenkel). Miller s’essaye à l’essai et tombe dans l’abscons à travers ces lettres qui parlent de beaucoup de sujets… sauf d’Hamlet !
Lire au cabinet (1957)
Big Sur et les Oranges de Jérôme Bosch (1957) (Big Sur and the Oranges of Hieronymus Bosch)
Le Carnet rouge (1959) (The Red Notebook)
Nexus (1960) (3e volet de La Crucifixion en rose / The Rosy Crucifixion III)
Peindre c’est aimer à nouveau (1960)
Water Color, Drawings and his Essay, the Angel is my Watermark ! (1962)
Reste immobile comme un colibri (1962)
Ma vie et moi (1971). Un condensé succinct et rapide des mémoires de Miller, par lui-même.
Virage à 80° (1973)
Le livre des amis (1976)
J’suis pas plus con qu’un autre (Éditions Alain Stanké, 1977). Le seul livre de Miller écrit directement en français et publié sous forme de manuscrit. Maladroit mais intrigant.
Transit (1977)
Jours tranquilles à Brooklyn (1978)
The Theatre & Other Pieces (1979). Tirage confidentiel (500 exemplaires seulement) et jamais traduit en français, cet ouvrage traite du théatre (plusieurs essais et une nouvelle).
Moloch 10/18 (1998)
Nexus 2 (140p.) Suite du premier Nexus et dernier volet inachevé de La Crucifixion en rose (coll. Autrement dit, 2004)
Au fil du temps (1989)
Crazy Cock (Belfond, 1991)
Opus Pistorum (1941) Ouvrage pornographique écrit suite à une commande d’un admirateur anonyme de l’époque.
L’œil qui voyage (2005)
Aquarelles (1999). Le bonheur facile de Miller avec l’aquarelle narré à son ami Emil Schnellock.

Essais

Le Monde du Sexe (1940)
Blaise Cendrars (1951)
Rimbaud (1952)
Les Livres de ma vie (1952)
Le Temps des assassins (1956) (The Time of the Assassins : A Study of Rimbaud)
Art et Outrage : Essais Tome 1 (1959)
L’Oiseau mouche : Essais Tome 2 (1997)
Entretiens de Paris avec Georges Belmont (1970). Entretiens radiophoniques.
Correspondance privée avec Lawrence Durrell (1963)
Le Monde de D.H. Lawrence. Une appréciation passionnée, traduit par A. Catineau (1986)
Correspondance privée avec Wallace Fowlie (1975)
Correspondance avec Blaise Cendrars. Denoël (1995) (.
Réunion à Barcelone (1959) (Reunion in Barcelona, a Letter to Alfred Perles)
Correspondance avec Lawrence Durrell 1935-1980 (2004)
Correspondance privée avec John Cowper Powys (1994)
Flash-back, entretiens de Pacific Palisades (1976)
Lettres à Anaïs Nin (1967)Lettres d’amour à Brenda Vénus (1991)Lettres à Emil (1991). Les débuts laborieux de Miller avec l’écriture entre 1922 et 1934 racontés à son ami Emil Schnellock.

D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Miller

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