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L’ONU s’oppose à Hadopi ?

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

Article publié sur Tous Les Clics le 08 juin 2011

Dans un rapport publié vendredi sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, l’ONU a rappelé son opposition aux coupures du web dans le monde. Une décision qui s’oppose à la loi Hadopi en France.

Hadopi serait contraire aux textes internationaux. DR

Hadopi serait contraire aux textes internationaux. DR

ONU vs Hadopi : acte I. Dans un rapport sur la liberté d’expression et internet, les Nations Unies ont mis le doigt sur un problème français. Alors que le texte fait largement référence aux révolutions arabes de ce début d’année, le chapitre 4 souligne un cas de censure particulier.

Frank La Rue, l’auteur du rapport donne un aperçu des façons dont les États censurent les informations en ligne,notamment à travers une liste d’exemples. Entre le blocage arbitraire ou le filtrage de contenu, l’auteur cite la déconnexion des utilisateurs d’un accès internet, y compris sur la base des droits de la propriété intellectuelle.

Sur le net, beaucoup d’internautes assimilent cette phrase à la situation de la loi Hadopi. Pour rappel, la loi Hadopi, en référence à la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet, est entrée en vigueur l’an passé. Elle sanctionne les internautes « pirates » par une « riposte graduée ». Après 3 avertissements, dont une lettre recommandée, les récidivistes s’exposent à une amende et une suspension de leur abonnement internet.

Si le rapport ne peut pas obliger la France à changer la loi, celui-ci va alimenter les arguments des nombreux détracteurs du texte ô combien critiqué !

Source : http://www.touslesclics.com/actu-du-web/onu-contre-hadopi

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Spécial flash 21 h 55 – Joseph Macé-Scaron lauréat du Prix de la Coupole

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

Le Prix de la Coupole, nouvelle version de l’ex-Prix Vaudeville a été décerné à Joseph Macé-Scaron pour son roman  « Ticket d’entrée » paru aux éditions Grasset.

 

 

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Marguerite Yourcenar était née voici 108 ans

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

Marguerite Yourcenar, née Marguerite Antoinette Jeanne Marie Ghislaine Cleenewerck de Crayencour le 8 juin 1903 à Bruxelles et morte le 17 décembre 1987 à Bangor, dans l’État du Maine (États-Unis), est un écrivain français, naturalisée américaine, auteur de romans et de nouvelles « humanistes », ainsi que de récits autobiographiques. Elle fut aussi poète, traductrice, essayiste et critique.Elle fut la première femme élue à l’Académie française en 1980, après un soutien actif de Jean d’Ormesson, qui prononça le discours de sa réception.

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Œuvres
1921 : Le Jardin des chimères (poésie)
1922 : Les dieux ne sont pas morts (poésie)
1929 : Alexis ou le Traité du vain combat (roman)
1931 : La Nouvelle Eurydice (roman)
1932 : Pindare (essai)
1934 : Denier du rêve (roman)
1934 : La mort conduit l’attelage
1936 : Feux (poèmes en prose)
1937 : Les Vagues de Virginia Woolf (traduction)
1938 : Les Songes et les Sorts
1938 : Nouvelles orientales, (nouvelles)
1939 : Le Coup de grâce (roman)
1947 : Ce que savait Maisie d’Henry James (traduction)
1951 : Mémoires d’Hadrien (roman)
1954 : Électre ou La chute des masques
1956 : Les Charités d’Alcippe ( Le Flûte enchantée, Liège, poésies)
1958 : Présentation critique de Constantin Cavafy 1863-1933, suivie d’une traduction intégrale des ses Poèmes (poésie, traduction)
1962 : Sous bénéfice d’inventaire (essai)
1962 : Ah, mon beau château (château de Chenonceau)
1963 : Le Mystère d’Alceste (théâtre)
1963 : Qui n’a pas son Minotaure ?
1964 : Hortense Flexner, suivi de poèmes choisis (poésie, essai, traduction)
1964 : Fleuve profond, sombre rivière (poésie, traduction de negro spirituals)
1968 : L’Œuvre au noir (roman)
1969 : Présentation critique d’Hortense Flexner, choix de poèmes (traduction)
1971 : Réception de Madame Marguerite Yourcenar à l’Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique – Discours de M. Carlo Bronne et de Mme Marguerite Yourcenar (discours)
1971 : Théâtre I (Rendre à césar, la Petite Sirène et le Dialogue dans le marécage) (théâtre)
1972 : Entretiens Marguerite Yourcenar et Patrick de Rosbo (entretien)
1974 : Le Labyrinthe du monde. I, Souvenirs pieux (roman)
1977 : Le Labyrinthe du monde. II, Archives du Nord (roman)
1979 : La Couronne et la Lyre (anthologie de poèmes traduits du grec)
1980 : Les Yeux ouverts : entretiens avec Marguerite Yourcenar de Matthieu Galey (entretien)
Comment Wang-Fô fut sauvé.
1980 : Mishima ou la Vision du vide, (Gallimard, essai)
1981 : Discours de réception de Madame Marguerite Yourcenar à l’Académie française et réponse de Monsieur Jean d’Ormesson (discours)
1982 : Comme l’eau qui coule (Anna, soror…, Un homme obscur, Une belle matinée)
1982 : Œuvres romanesques (Pléiade)
1982 : Sur quelques thèmes érotiques et mystiques de la Gita-Govinda – L’Andalousie ou les Hespérides (essai)
1983 : Le Coin des « Amen » de James Baldwin (traduction)
1983 : Le Temps, ce grand sculpteur
1984 : Blues et Gospels (poésie, traduction)
1984 : Cinq Nô modernes de Yukio Mishima (traduction)
1984 : Les Charités d’Alcippe, (poème)
1985 : Le Cheval noir à tête blanche (conte indien)
1987 : La Voix des choses (essai)
1988 : Le Labyrinthe du monde. III : Quoi? L’Éternité (roman)
1982 : « … Si nous voulons encore essayer de sauver la Terre » (conférence)
1989 : En pèlerin et en étranger (essai)
1991 : Le Tour de la prison (essai, voyages)
1991 : Essais et Mémoires (Pléiade)
1992 : Écrit dans un jardin (poème illustré par Pierre Albuisson)
1993 : Conte bleu – Le Premier soir – Maléfice (contes)
1994 : Poèmes à la nuit (préface de M. Yourcenar) de Rainer Maria Rilke (poésie)
1995 : Lettres à ses amis et quelques autres (correspondance)
1999 : Radioscopie de Jacques Chancel avec Marguerite Yourcenar’ (entretien)
1999 : Sources II (essai)
1999 : Marguerite Yourcenar : Entretiens avec des Belges (entretien)
2002 : Portrait d’une voix (entretien)
2003 : Les Trente-Trois Noms de Dieu (essai)
2004 : D’Hadrien à Zénon. Correspondance 1951-1956 (correspondance)
2007 : D’Hadrien à Zénon II. Une volonté sans fléchissement : correspondance, 1957-1960 (correspondance)
2008 : Marguerite Yourcenar en questions (questionnaire)
2010 : D’Hadrien à Zénon III. (à paraître)


D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Marguerite_Yourcenar

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Richard Stallman s’élève contre les restrictions du livre électronique

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

par Christophe Auffray, ZDNet France. Publié le 8 jun 2011

 

 

Richard Stallman s’élève contre les restrictions du livre électroniqueStratégie - Formats propriétaires, DRM, impossibilité de copier un e-book, possibilité pour un distributeur comme Amazon de supprimer un livre à distance, pourtant légalement acquis… Richard Stallman s’élève contre les restrictions appliquées par certaines entreprises.

Le fondateur du mouvement GNU et de la FSF, Richard Stallman, n’est pas amateur des livres électroniques tels qu’ils sont distribués actuellement, notamment par des géants du secteur comme Amazon.

En combat depuis de nombreuses années contre les restrictions du logiciel propriétaire, Richard Stallman considère les e-books comme un danger. Pourquoi ? Parce qu’ils introduisent un recul des droits pour le consommateur.

E-book : une régression par rapport au livre imprimé 

« A une époque où les entreprises dominent nos gouvernements et écrivent nos lois, toute avancée technologique offre aux entreprises l’opportunité d’imposer de nouvelles restrictions au public » écrit cette figure du logiciel libre.

Il reproche notamment à certaines sociétés du marché du livre électronique, dont Amazon, de réduire les droits des consommateurs en s’abritant derrière la nécessité de rémunérer les auteurs. Richard Stallman illustre par plusieurs exemples ce recul en termes de droits par rapport au livre papier.

« Amazon demande aux utilisateurs de s’identifier pour obtenir un e-book. Dans certains Etats, Amazon considère que l’utilisateur ne possède pas l’e-book […] Copier l’e-book est impossible du fait du DRM [Ndlr : Digital Restrictions Management] dans le lecteur et est prohibé par la licence, plus restrictive que la loi sur le copyright » reproche, entre autres Richard Stallman.

Lire la suite : http://www.zdnet.fr/actualites/richard-stallman-s-eleve-contre-les-restrictions-du-livre-electronique-39761489.htm

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Livre audio – Un vieux – Ma femme, Guy de Maupassant

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

 

 

 

 

 

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 30min | Genre : Nouvelles

Un vieux

A 89 ans :
« M. Daron avait toujours craint la mort d’une étrange façon. Il s’était privé de presque tous les plaisirs parce qu’ils sont dangereux, et quand on s’étonnait qu’il ne bût pas de vin, de ce vin qui donne le rêve et la gaieté, il répondait d’un ton où perçait la peur :
« Je tiens à ma vie. » Et il prononçait MA, comme si cette vie, SA vie, avait eu une valeur ignorée. Il mettait dans ce : MA une telle différence entre sa vie et la vie des autres qu’on ne trouvait rien à répondre. » (Un vieux)

A 30 ans :
« On vint à parler du mariage, et chacun dit avec un air sincère : « Oh ! si c’était à recommencer !… » Georges Duportin ajouta : « C’est extraordinaire comme on tombe là-dedans facilement. On était bien décidé à ne jamais prendre femme ; et puis, au printemps on part pour la campagne ; il fait chaud ; l’été se présente bien ; l’herbe est fleurie ; on rencontre une jeune fille chez des amis… v’lan ! c’est fait. On revient marié. » » (Ma femme)

Illustration : Olle Hedberg (Source : Wikimedia Commons, Domaine Public).

 

 

Un vieux.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

 

Ma femme.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

> Consulter les versions textes de ce livre audio : Un vieux, Ma femme.

 

Fenêtre externe

Source audio originale (Maupassant_-_Un_vieux.mp3)

Source :

http://www.google.fr/reader/view/?tab=my#stream/feed%2Fhttp%3A%2F%2Fwww.litteratureaudio.com%2Ffeed

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Dictionnaire des films français pornographiques et érotiques : la science du cinéma « X »

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

LEMONDE | 08.06.11 | 15h16  •  Mis à jour le 08.06.11 | 15h16

« Le cinéma obscène, quelle splendeur ! », écrivit, en 1929, Paul Eluard à Gala. Et le cinéaste Luc Moullet, en 1997, dans les Cahiers du cinéma, prédisait que, « dans dix ou vingt ans », les gens se précipiteraient pour voir les films sexy et y « découvrir des merveilles ». Aujourd’hui, ces avis ne sont toujours pas consensuels, mais cet énorme dictionnaire coordonné par Christophe Bier et requérant les compétences d’une petite trentaine de rédacteurs entend constituer une étape vers une meilleure compréhension d’une cinématographie aujourd’hui disparue (c’est désormais l’affaire des productions vidéo, exclues de l’ouvrage).

Lire la suite : http://lemonde.fr/livres/article/2011/06/08/dictionnaire-des-films-francais-pornographiques-et-erotiques_1533473_3260.html

Publié dans Actualité éditoriale, vient de paraître | Commentaires fermés

Lu pour vous – En attendant Robert Capa, Susana Fortes

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

Mercredi 8 juin 2011

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Ce livre me faisait de l’œil depuis sa sortie, et plus encore après avoir vu l’exposition sur « La valise mexicaine » à l’ International Center of Photographyen avril. Juive allemande pour elle et juif hongrois pour lui, Gerta Pohorylle et André Friedmann se sont rencontrés à Paris, victimes tous deux de l’antisémitisme qui les avaient contraints à quitter leur pays. Je suppose que cette rencontre est romancée, mais l’auteur n’en a pas fait trop, pas de coup de foudre immédiat, plutôt un intérêt partagé. André est alors photographe, Gerta vit de petits boulots, partage une colocation avec une amie, pense à son ami Georg parti en Russie. Ils fréquentent les mêmes cercles de réfugiés politisés et finissent par se rapprocher l’un de l’autre. Gerta devient une sorte de manager pour le photographe, lui trouve le nom de Robert Capa, le faisant passer pour un américain fantasque, génial photographe, et cela marche. Elle se laisse aller aussi tà la tentation de regarder au travers de l’objectif, et suit celui qui est devenu Robert, ainsi que son ami Chim, en Espagne, où ils vont couvrir la guerre civile aux côtés des républicains… Barcelone, Madrid, Cordoue, Tolède, Valence seront leurs étapes. C’est là qu’ils feront des clichés très émouvants pour ce conflit publiés dans les magazines Life, Vu ou Regard.
Un très beau sujet que ce très jeune couple de photographes engagés dans la guerre, les personnages sont attachants malgré ou grâce à leurs défauts, l’égoïsme de Robert Capa, l’orgueil de Gerda Taro. J’ai dévoré ce roman sans reprendre mon souffle ou presque. Et pourtant, après coup, un léger sentiment d’insatisfaction dû au style de l’auteur qui ne me convient pas totalement, avec sa manière d’alterner les phrases très courtes et les paragraphes plus lyriques. De même, les passages bien documentés sur les exilés parisiens, le photojournalisme, la guerre d’Espagne, se mélangent avec ce qu’il faut bien qualifier de romance. Bref, tout cela manque un peu d’unité, mais ce n’est que mon avis, et d’autres le trouveront sans doute très bien écrit.
Si vous aimez cette époque historique, les biographies romancées ou la photo, je vous suggère de vous faire votre avis par vous-même à l’occasion ! Bien sûr ce livre, ou peut-être même mes quelques mots, vous donneront envie de découvrir quelle excellente photographe était Gerda Taro, et vous pouvez d’ores et déjà voir ce diaporama du  New York Times.

Lire la suite : http://lettres-expres.over-blog.com/article-susana-fortes-en-attendant-robert-capa-76047148.html

En attendant Robert Capa, Susana Fortes

247 pages

Editeur : Héloïse d’Ormesson (janvier 2011)

Traduction : Julie Marcot

Titre original : Esperando a Robert Capa

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Lu pour vous – « Le Buveur d’encre » d’Eric Sanvoisin et Martin Matje

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

Lu pour vous - « Le Buveur d’encre » d’Eric Sanvoisin et Martin Matje dans Lu pour vousPapa est libraire. Il adore les livres. Il les dévore. C’est un ogre. Il lit toute la journée et parfois même la nuit. C’est une maladie incurable mais ça n’a pas l’air d’inquiéter notre médecin de famille. (p.7)

Odilon est un petit garçon dont le papa est libraire, mais lui, n’aime pas lire. Cet été, il aide son père à la librairie, pour repérer les voleurs de livres, mais Odilon les laisse faire, trop heureux de voir les livres débarrasser le plancher. Un jour un homme étrange entre dans la librairie, glisse une paille dans un petit livre et aspire….

Entre revisitation du mythe du vampire et prise à la lettre des expressions sur la lecture (dévorer un livre), l’auteur de ce petit livre (premier tome d’une série d’aventures) offre une histoire originale, un peu fantastique, dans le monde des livres. Paradoxalement la lecture est présentée à la fois comme une maladie et une malédiction, mais c’est pour mieux en faire ressortir toute la magie qu’elle procure.

Ce petit roman convient très bien aux jeunes lecteurs à partir de 7 ans, une bonne façon d’instiller l’envie de lire dans les veines de nos loulous ! Pour les plus grands (les parents qui sont contaminés!), on peut regretter une intrigue un peu trop rapide, mais le charme agit, et l’envie de connaître la suite des aventures d’Odilon est très présente.

Pour poursuivre ….

 dans Lu pour vous

Source : http://leslivresdegeorgesandetmoi.wordpress.com/2011/06/08/le-buveur-dencre-deric-sanvoisin-et-martin-matje/

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Québec en toutes lettres dévoile une partie de sa programmation

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

 

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L’Institut Canadien de Québec a dévoilé ce midi les grandes lignes de la deuxième édition du festival Québec en toutes lettres. L’événement littéraire, qui se tiendra du 13 au 23 octobre prochain, pointe cette année les projecteurs sur Réjean Ducharme. Plusieurs activités sont donc prévues autour de l’œuvre, mais aussi de l’écrivain lui-même.La programmation officielle sera rendue publique le 13 septembre. Or, dès la fin septembre, le volet prélude du festival offre de quoi se sustenter : Petits contes casse-tête… qui ont Ducharme avec la conteuse jeunesse Arleen Thibault, la dégustation Buveux de bières et péteux de broue avec le comédien Patrick Saucier, la conférenceOù vont les voyageurs de Marité Villeneuve, l’atelier artistique À la manière de Roch Plante, l’animation Jeux de mots et fantaisies, laCommission d’enquête sur la non-existence de Réjean Ducharme… Restez à l’affût des horaires et des nouveautés sur le site deQuébec en toutes lettres.

Aussi, le 12 août n’oubliez pas de souhaiter un bon anniversaire à Réjean Ducharme qui fêtera ses 70 ans. Les internautes sont invités à lui transmettre leurs vœux sur Twitter.

Source : http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp#3738


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Lu pour vous – Prodigieuses créatures Tracy Chevalier

Posté par Serge Bénard le 8 juin 2011

LUNDI 6 JUIN 2011

Tracy Chevalier et les fossiles

Lu pour vous - Prodigieuses créatures Tracy Chevalier  dans Lu pour vous chevalierDans les rochers de Lyme Regis, au début du 19e siècle, Mary Anning chasse les fossiles. Cette gamine de la classe ouvrière possède un don particulier pour les découvrir. Elle le doit, dit-on, à la foudre qui l’a frappée et à laquelle elle a survécu, au contraire de la femme et des deux filles qui étaient avec elle. «Je ressens un écho de la foudre chaque fois que je trouve un fossile, une petite secousse qui dit: «Oui, Mary Anning, tu es différente de toutes les pierres de la plage.» C’est pour ça que je suis une chasseuse: pour sentir cet éclair, et cette différence, chaque jour.»
Mary Anning ne connaît rien aux fossiles. Son père, ébéniste, qui fouille autant par plaisir que pour vendre ses trouvailles, n’avait pas les moyens de lui en apprendre beaucoup plus. Ils les appellent des «curios» et se contentent d’améliorer une vie très précaire avec les quelques pièces que leur rapporte la vente auprès des touristes. La famille est grande, pauvre, comment Mary imaginerait-elle un monde où des animaux, créatures de Dieu, auraient disparu? Cela supposerait que l’œuvre de Dieu était imparfaite…
Elizabeth Philpot, une bourgeoise londonienne arrivée à Lyme Regis pour y vivre avec deux sœurs, va s’intéresser la première à Mary. Elle partage avec elle la passion des fossiles. Elle ne craint pas de salir et d’abîmer ses gants pour en dénicher – ce qui, pour une jeune femme convenable, bien que trop peu fortunée et déjà trop âgée pour envisager le mariage, paraît une faute presque aussi grave que de se trouver seule en compagnie d’un homme. Elizabeth est une passionnée. Moins douée que Mary, elle bénéficie de l’éducation d’une bonne famille et lit des publications scientifiques. Elle se pose même, avec angoisse, des questions sur la perfection de la création divine.
A l’époque, une femme est quantité négligeable. On ne lui demande pas son avis. Lui accorder le droit de penser paraît incongru. Et envisager qu’une femme soit à l’origine d’une découverte susceptible de modifier notre perception du monde, n’en parlons même pas.
Voici donc les hommes qui déboulent en terrain conquis, amateurs ou savants, bardés de leurs certitudes et agités d’une manière pas toujours exclusivement scientifique. Ils ne sont pas des chasseurs de fossiles: ils les collectionnent, c’est-à-dire qu’ils les achètent et les revendent en s’attribuant la paternité de la découverte. Ils publient des articles, ce qui est impossible pour une femme. Ils se rengorgent et se placent dans la course aux honneurs.
Et voici les femmes devant les hommes, Mary et Elizabeth, manquant de force pour sortir de leur rôle, tombant, mais, oui, amoureuses, se jalousant. On se croirait parfois dans un roman de Jane Austen, et ce n’est pas un hasard: l’écrivaine est passée par Lyme Regis dans ces années-là, elle y a situé en partie Persuasion et Tracy Chevalier lui rend ici un hommage discret. Une fois encore, la romancière s’attache à des êtres de chair et de sang dotés d’une fine sensibilité. Celle qui nous séduit depuis La jeune fille à la perle porte haut l’art de placer, dans une période donnée, des personnages authentiques sur le fil de son imagination. La plupart des événements qu’elle raconte dans Prodigieuses créatures se sont produits. Elle les restitue d’ailleurs, en fin de volume, dans leur version authentique en précisant les libertés qu’elle a prises dans son livre. Mary Anning, dont la vie a fait l’objet de plusieurs biographies, ne pouvait prévoir qu’un roman la rendrait un jour si proche de nous.

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