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Le journaliste italianiste Jacques Nobécourt est mort

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

Correspondant du Monde à Rome et au Vatican de 1965 à 1974, collaborateur de La Croix après 1995, le journaliste et historien Jacques Nobécourt est décédé à l’âge de 88 ans, a-t-on appris mardi 31 mai

Rigueur, modération, précision, référence… Ces qualificatifs reviennent dans la bouche de ceux qui côtoyèrent Jacques Nobécourt, italianiste et vaticaniste, correspondant du Monde à Rome et au Vatican de 1965 à 1974.

Né à Rouen en 1923, scolarisé à l’Institution Join-Lambert, puis au Lycée Saint-Louis à Paris, il avait suivi des études de lettres et d’Histoire à la Faculté de Caen.

Suivant les traces de son père, ancien directeur de la Croix du Nord et co-directeur de la France catholique , Jacques Nobécourt était devenu journaliste comme correspondant à Paris de journaux de province, puis avait rejoint la rédaction de Combat au service étranger en 1951. Après quatre ans passés au Parisien Libéré , il intègre Le Monde en 1961 et part pour Rome en 1964. Il collaborera par la suite à La Stampa et Il Corriere de la Serra.

Lire la suite : http://www.la-croix.com/Culture-Loisirs/Culture/Actualite/Le-journaliste-italianiste-Jacques-Nobecourt-est-mort-_NG_-2011-05-31-620567

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Classement des ventes poches : Marc Levy devant Katherine Pancol et Guillaume Musso

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

D’après le classement Relay-Relaxnews des meilleures ventes poches du 23 au 29 mai, Marc Levy se maintient en tête du top avec Le voleur d’ombres, devant Katherine Pancol et Guillaume Musso. La fille de papier de Guillaume Musso et L’épouvantail de Michael Connelly prennent les troisième et quatrième places du classement.

Amélie Nothomb sort du classement avec Le voyage d’hiver. Katharina Hagena reste en neuvième position avec Le goût des pépins de pomme.

Classement des meilleures ventes poches du 23 au 29 mai

01. Le voleur d’ombres. Marc Levy (Pocket)
02. Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Katherine Pancol (Livre de Poche)
03. La fille de papier. Guillaume Musso (Pocket)
04. L’épouvantail. Michael Connelly (Points)
05. La délicatesse. David Foenkinos (Folio)
06. Sans laisser d’adresse. Harlan Coben (Pocket)
07. La forêt des manes. Jean-Christophe Grangé (Livre de Poche)
08. Le scandalede Modigliani. Ken Follett (Livre de Poche)
09. Le goût des pépins de pomme. Katharina Hagena (Livre de poche)
10. Trois femmes puissantes. Marie Ndiaye (Folio)

Méthodologie : Le classement des meilleures ventes est établi sur l’ensemble des points de vente livres du réseau Relay (www.relay.fr).

Source : http://www.myboox.fr/actualite/classement-des-ventes-poches-marc-levy-devant-katherine-pancol-et-guillaume-musso-7387.htm

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Lire et relire – Louis Hémon, Écrits sur le Québec

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

Louis Hémon
1880-1913
Écrits sur le Québec
La Bibliothèque électronique du Québec
Collection Littérature québécoise Volume 110 : version 1.1

Les textes de Louis Hémon qui traitent du Québec sont intéressants sous maints aspects. La plupart traite de son sujet de prédilection : le sport, qui, pour lui, est un moyen de se réaliser mais aussi de se faire respecter. Certains textes ont été publiés, évidemment, comme la date de parution l’indique, à titre posthume. Les textes ont d’abord, pour la plupart, paru soit dans La Presse de Montréal, ou dans le journal sportif français L’Auto. Le texte intitulé Itinéraire fait le récit de son arrivée au Québec, à partir de Liverpool en Angleterre.

«Cela n’empêche pas que nous sommes hautement civilisés, ici à Péribonka. Il y a un petit bateau à vapeur qui vient au village tous les deux jours, quand l’eau est navigable. Si le bateau se mettait en grève il faudrait pour aller au chemin de fer à Roberval faire le tour par la route du tour du lac, c’est-à-dire quatre-vingts kilomètres environ.
Ce qui me plaît ici, Poule, c’est que les manières sont simples et dépourvues de toute affectation. Quand on a quelque chose dans le fond de sa tasse on le vide poliment par-dessus son épaule ; et quant aux mouches dans la soupe il n’y a que les gens des villes, maniaques, un peu poseurs, qui les ôtent. On couche tout habillé, pour ne pas avoir la peine de faire sa toilette le matin, et on se lave à grande eau le dimanche matin. C’est tout. »
Louis Hémon, Lettre à sa sœur, 5 sept. 1912.


Itinéraire


De Liverpool à Québec

 

I

Au bureau de la ligne Allan, dans Cockspur Street, un employé présente les deux faces du dilemme d’une manière concise et frappante.
« Pour aller à Montréal, dit-il, vous avez le choix entre deux de nos services: celui de Liverpool et celui de Londres-Le Havre. Par Liverpool la traversée dure sept jours. Sur la ligne du Havre on mange à la française, avec du vin aux repas. La traversée dure treize jours. »
Pour un investigateur professionnel, le carnet à la main, à l’affût des généralisations faciles, c’était déjà là une occasion de contraste à établir, entre la hâte essentielle des Anglo-Saxons et
l’indolence de nos compatriotes qui se résignent fort bien à faire la traversée sur un vieux bateau, et à y consacrer deux semaines, pourvu qu’ils puissent jusqu’à Montréal manger à la française, et lamper le Médoc deux fois par jour. Mais après huit ans de Londres les contrastes anglo-français ont perdu leur relief, et les généralisations ne semblent plus aussi faciles ni aussi sûres. Je n’ai songé qu’à peser le pour et le contre.
Treize jours en mer; c’est tentant. Mais octobre s’avance déjà, et il est bon de se ménager quelques semaines pour aviser, une fois là-bas, avant que ne descende l’hiver – cet hiver canadien qu’on s’imagine si redoutable de loin. Je suis donc parti par Liverpool, quatre jours plus tard.
…Sept jours de mer. Bonne mer, pas assez houleuse pour être gênante, assez pour n’être point insipide. Donc peu de malades ou tout au moins peu de gens qui soient franchement malades ;    un    assez    grand    nombre,    que l’appréhension bouleverse, conservent pendant toute cette semaine le teint curieusement verdâtre des inquiets, ou bien descendent gaillardement dans la salle à manger, le matin, gais et farauds, taquinent un œuf ou une assiette de gruau, et remontent sur le pont sans attendre la fin du repas ; oh ! sans précipitation ; dignement ; mais en détournant des victuailles leurs narines qui palpitent, et jetant à leurs voisins de table quelque prétexte ingénieux.
Passagers de toutes sortes: pas mal de Canadiens qui ont passé l’été en Angleterre, et rentrent ; plusieurs jeunes Anglais qui font la traversée pour la première fois, envoyés par des maisons de commerce de leur pays ; et quelques autres qui sont partis à l’aventure et bien que ce soit la mauvaise saison. Entre ces derniers un lien subtil semble s’établir. Ils se jaugent l’un l’autre à la dérobée, et songent : « Celui-là a-t-il plus de chances que moi de réussir ? Combien d’argent a- t-il dans sa poche; c’est-à-dire: Combien de temps pourra-t-il attendre, s’il faut attendre, sans avoir    faim ? »    Et    l’on    note    les    contours    des épaules et l’expression de la figure, à moitié fraternellement,    à    moitié    en    rival :    « S’il    ne trouve pas le travail qu’il veut, cet employé à poitrine plate, sera-t-il de taille à faire le travail qu’il trouvera ? »Car l’optimisme qui est en somme général parmi eux est des plus raisonnable. L’on n’en voit guère qui s’imaginent aller vers un Eldorado magnifique, d’où ils pourront revenir après très peu d’années pour vivre chez eux dans l’aisance. Ils espèrent évidemment réussir là mieux qu’en Angleterre, puisqu’ils sont partis ; mais ils se rendent compte aussi qu’ils y trouveront une lutte plus âpre, un climat beaucoup plus dur, et surtout cette atmosphère de cruauté simple d’un pays jeune qui est en marche et n’a guère le temps de s’arrêter pour plaindre et secourir ceux qui tombent en route, n’ayant pas réussi.Aussi tel d’entre eux qui a pu s’équiper complètement, payer son passage en seconde classe et garder encore quelques livres en poche a-t-il pourtant quelques minutes d’inquiétude de temps en temps. Installé sur le pont dans sa chaise longue, il regarde la longue houle monotone de l’Atlantique, et songe.
« … Nous ne sommes guère que trois ou quatre sur ce bateau-ci qui soyons partis à l’aventure. C’est la mauvaise saison… » Et il essaie d’évaluer à peu près tous les « x » du problème ; le froid de l’hiver qui vient ; le vrai grand froid qu’il ne connaît pas encore ; les conditions de vie et de travail dans ce pays nouveau ; les chances qu’il a de trouver de suite ou presque de suite un emploi qui le fasse vivre.Des phrases des opuscules officiels sur l’émigration lui remontent à la mémoire… « Les ouvriers agricoles et les artisans sont ceux qui doivent aller au Canada, et les seuls qui aient une certitude de réussite… Les hommes exerçant des professions libérales, les employés, etc. etc. auraient tort d’émigrer… »
Les artisans et les paysans, il y en a sur ce bateau,    mais    en    troisième    classe ;    ceux-là trouveront du travail sitôt débarqués et n’ont aucun sujet d’inquiétude. L’homme appartenant à une de ces diverses classes « qui auraient tort d’émigrer», est au contraire en proie à un malaise; il se lève et va rejoindre d’autres passagers qui n’en sont pas à leur premier voyage
pour leur demander un encouragement indirect.
Négligemment,    il    interroge :    « Aviez-vous quelque chose en vue, vous, quand vous avez traversé pour la première fois ? »
L’un répond « Oui ». Un autre dit : « Non… mais c’était au printemps ; en ce moment c’est la mauvaise saison, voyez-vous ! »
La mauvaise saison… Il n’est pas d’expression plus décourageante ; et la silhouette du continent dont on approche, silhouette contemplée si souvent sur les cartes qu’elle se matérialise automatiquement lorsqu’on y songe, prend un aspect menaçant et hostile. Tous les jeunes gens qui « auraient tort d’émigrer », et qui ont émigré pourtant, s’efforcent d’imaginer quelques-unes des rigueurs qui les attendent ; ils passent en revue tous les métiers divers qu’ils se croient capables d’exercer au besoin ; et ils finissent par se dire qu’ils « se débrouilleront bien », et par s’envelopper douillettement de leur couverture de voyage, pour jouir pleinement de ce qu’ils ont d’assuré : une demi-semaine encore de confort, avec quatre copieux repas par jour qui paraissent importants et précieux à l’approche de toute cette incertitude.D’autres n’ont aucune espèce d’inquiétude ; ce sont ceux qui ne vont pas au Canada pour réussir, mais simplement pour vivre leur vie « en long et en large » et voir quelque chose qu’ils n’ont pas encore vu. Ils ne s’inquiètent pas, parce que ce qui leur arrivera sera forcément quelque chose de neuf, et par conséquent de bienvenu.
À cinq jours de Liverpool un brouillard épais descend sur la mer, et il commence à faire froid. Un des officiers du navire explique que nous sommes sous le vent du Labrador, et pour tous ceux des passagers qui en sont à leur première traversée rien que ce nom « Labrador », semble faire encore descendre la température de plusieurs degrés.
Nous passerons trop loin de Terre-Neuve pour en voir la côte; et nous ne croiserons pas d’icebergs non plus, car en cette saison ils ont déjà passé, s’en allant majestueusement vers le Sud, tout au long des mois d’été, fondant un peu tous les jours : un pèlerinage qui est aussi une sorte de lent suicide…La première terre aperçue est donc l’île d’Anticosti. En bon Français, j’ai toujours mis mon point d’honneur à ne connaître un peu la géographie que des pays par où j’ai passé. J’ignorais donc tout simplement l’existence de cette île, qui a pourtant plusieurs titres de gloire. Elle est à peu près de la taille de la Corse d’abord ; et, au fait, d’où lui vient ce nom de consonance    italienne ?    Mais,    surtout,    elle appartient à M. Henri Menier.
La dynastie des chocolatiers s’est montrée infiniment plus moderne et plus avisée que celle des sucriers dans ses acquisitions de territoire. M. Menier n’a pas eu à occuper Anticosti de vive force, il s’est contenté de l’acheter ; j’ignore à quel prix ; mais vu les dimensions de ce lopin de terre, le mètre carré a dû lui revenir à peu de chose. Il ne s’est pas réduit à acquérir l’île ; il y vient assez régulièrement dans son yacht pendant l’été. Anticosti reste naturellement partie du territoire canadien et ressortit donc indirectement au trône britannique ; mais les pouvoirs d’un propriétaire sont vastes, et la légende dit que M. Menier a fait de son île une petite colonie franco- canadienne, d’où les gens de langue anglaise sont poliment exclus. Il y a installé des exploitations de forêts, quelques autres industries et il vient là en czar, lorsqu’il lui plaît, vivre quelques semaines au milieu de son bon peuple et chasser l’ours et le caribou.Seulement – l’éternelle leçon d’humilité – l’infiniment    grand,    financièrement    et territorialement parlant, est en butte aux persécutions de l’infiniment petit. L’illustre chocolatier poursuit d’année en année une lutte sans succès et sans espoir contre les moustiques et les maringouins, qui sont le fléau des terrains boisés et humides pendant la saison chaude ; et moustiquaires, voilettes de gaze, lotions diverses destinées à inspirer aux moustiques le dégoût de la peau humaine, arrivent à peine à rendre supportable au maître d’Anticosti le séjour de ses terres.
Nous ne voyons, nous, de son île, qu’une interminable côte basse, brune, lointaine, que le brouillard montre et cache comme en un jeu ; puis quand vers le soir le brouillard se lève on s’aperçoit que cette côte a disparu, et c’est de nouveau l’apparence de la pleine mer. Seulement la vue de cette première terre transatlantique, et le souvenir des cartes souvent consultées, nous rend presque sensible la proximité des deux rives du Golfe du Saint-Laurent, rives toujours hors de vue, mais qui se resserrent sur nous d’heure en heure.

Lire la suite : http://beq.ebooksgratuits.com/pdf/Hemon-Quebec.pdf

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Lu pour vous – Les Foudroyés (Tinkers), de Paul Harding

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

 

Une si belle agonie

LE MONDE DES LIVRES | 02.06.11 | 11h15

L’histoire de l’édition est jalonnée de contes de fées. De temps à autre, une puissance invisible touche de son doigt magique un auteur inconnu, oublié ou maudit. Et voilà que le merveilleux est à l’oeuvre… Au fond de son kiosque parisien, un modeste vendeur de journaux écrit Les Champs d’honneur et, sans bien comprendre ce qui lui arrive, reçoit instantanément le prix Goncourt (Jean Rouaud). Dans un café d’Edimbourg où elle se réchauffe avec son bébé, une Cendrillon écossaise tire le diable par la queue et, volant quelques heures pour écrire, donne peu à peu naissance à une célébrité mondiale, Harry Potter (J.K. Rowling). Etc., etc.

Or, voilà que cette légende dorée s’enrichit aujourd’hui d’une nouvelle fable, celle de Paul Harding, un Américain du Massachusetts qui, de passage à Paris, raconte ainsi son improbable consécration : « Mon grand-père était réparateur d’horloges et mon arrière-grand-père vendeur itinérant dans les campagnes du Maine. C’est leur histoire que je retrace dans Les Foudroyés. Pendant longtemps, personne n’a voulu de ce texte. Il est resté cinq ans dans mon tiroir. Les lettres de refus étaient toutes les mêmes : « Trop lent, trop contemplatif. » « Mon pauvre ami, me disait-on en substance, voyez le rythme de la vie moderne. Qui donc voudrait d’un livre statique ? »"

Au bout de cinq ans, pourtant, en 2007, Paul Harding – qui subsiste alors grâce aux allocations-chômage et au salaire de sa femme, enseignante dans le primaire – rencontre la directrice d’une minuscule maison d’édition indépendante new-yorkaise, The Bellevue Literary Press, qui veut bien prendre le risque de le publier.« Un risque modéré, notez bien. Le premier tirage était de 500 exemplaires ! » Mais les libraires s’emballent, le bouche-à-oreille commence, les clubs de livres achètent, et les ventes s’envolent. Et puis arrive l’apothéose : « Un jour, alors que je me rendais sur le site du Pulitzer, je vois que le prix 2010 pour la fiction a été décerné à Paul Harding, raconte l’auteur comme s’il s’agissait d’un tiers. Ce fut un choc au-delà de ce que je pouvais imaginer. J’ai soudain revu ma vie défiler sous mes yeux, un peu comme lorsqu’on va mourir ! »

Lire la suite : http://lemonde.fr/livres/article/2011/06/02/une-si-belle-agonie_1530831_3260.html

 


Les Foudroyés (Tinkers), de Paul Harding. Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Pierre Demarty, Cherche Midi, « Lot 49″, 192 p., 15 €.
 

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François Fejtö est mort voici 3 ans

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

François Fejtő (né Fischel Ferenc à Nagykanizsa le 31 août 1909 et décédé à Paris le 2 juin 2008) est un journaliste et politologue français d’origine hongroise, spécialiste de l’Europe de l’Est.

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Son œuvre
François Fejtő a consacré l’essentiel de sa carrière journalistique à l’étude des régimes est-européens, dont il aura eu la chance d’observer la naissance, les progrès, le déclin et la chute.
Il a aussi collaboré à de nombreux journaux et revues français et étrangers, dont Esprit, Arguments, Contre-Point, Commentaire, Le Monde, Le Figaro, La Croix, Il Giornale, La Vanguardia, Magyar Hírlap.
François Fejtő reste un grand intellectuel européen du xxe siècle. Proche de Paul Nizan, de Emmanuel Mounier et de Albert Camus, interlocuteur critique d’André Malraux et de Jean-Paul Sartre, il a côtoyé les grandes figures du Komintern et du mouvement communiste, dialogué avec les maîtres du Kremlin, avec Tito, Fidel Castro et Willy Brandt, admiré et critiqué le général de Gaulle et François Mitterrand. Il est l’ami d’Edgar Morin.
Il a tenté dès les années 1950 d’arracher les intellectuels français à leur « sommeil dogmatique » en dénonçant les crimes du stalinisme au moment des grands procès de Moscou : « À vrai dire, je n’ai jamais compris pourquoi tant d’écrivains français s’obstinent à prendre des positions politiques, sans chercher à s’informer préalablement des faits ».


Bibliographie
Histoire des démocraties populaires, 1952, Éditions du Seuil, (réédité en 1992)
La Tragédie hongroise, 1958, Pierre Horay, 1998
Dieu et son Juif. Essai hérétique, 1961, Pierre Horay, 1997
Chine/URSS, Plon, 1964 et 1966; nouvelle édition chez Éditions du Seuil, 1977
Le Coup de Prague, 1948, Le Seuil, 1976
Mémoires, Calman-Levy, 1986
Requiem pour un empire défunt, Lieu Commun, 1988 (réédité par Le Seuil en 1993). Un tableau géopolitique et nostalgique de l’Autriche-Hongrie de sa jeunesse.
1956, Budapest, Complexe, 1990-2006
Où va le temps qui passe ?, Balland, 1991
La fin des démocraties populaires, Le Seuil, 1992-1997
Joseph II. Biographie, Quai Voltaire, 1994
Le passager du siècle, Hachette Littérature, 1999
Le printemps tchécoslovaque 1968, Complexe, 1999
Hongrois et Juifs, Balland, 2000
Voyage sentimental, Des Syrtes, 2001

D’après  http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Fejtő

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Donatien Alphonse François de Sade est né voici 271 ans

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

Donatien Alphonse François de Sade, né le 2 juin 1740, mort le 2 décembre 1814, est un homme de lettres français, romancier et philosophe, longtemps voué à l’anathème en raison de la part accordée dans son œuvre à l’érotisme, associé à des actes impunis de violence et de cruauté (fustigations, tortures, meurtres, incestes, viols, etc.). L’expression d’un athéisme virulent est l’un des thèmes les plus récurrents de ses écrits.

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Œuvres officielles
Reconnues par Sade, elles sont d’inspiration érotique mais non pornographique — « gazées » selon l’expression de leur auteur.
Le Comte Oxtiern ou les Effets du libertinage, seule pièce de Sade — sur dix-sept connues — représentée au théâtre en 1791 et publiée en 1800. Les autres pièces, non imprimées de son vivant, ont été publiées en 1970 par Jean-Jacques Pauvert32.
Aline et Valcour publiée en 1795.
Florville et Courval publiée en 1799.
Les Crimes de l’Amour publiée en 1800, recueil de onze nouvelles composées à la Bastille entre 1787 et 1788, précédées d’un court essai intitulé Idée sur les romans (essai sur le genre romanesque commenté dans l’article Réflexions sur le roman au xviiie siècle).
La Marquise de Gange, quoique publiée anonymement en 1813, est de la même veine que Les Crimes de l’Amour.
Nommé secrétaire de la section des Piques, le « citoyen Sade, hommes de lettre » a rédigé pour sa section, en 1792 et 1793, des discours ou des pétitions qui nous sont parvenus :
Idée sur le mode de la sanction des lois (novembre 1792).
Pétition des Sections de Paris à la Convention nationale (juin 1793).
Discours aux mânes de Marat et de Le Pelletier (septembre 1793).
Pétition de la Section des Piques aux représentants du peuple français (novembre 1793).
Le manuscrit inédit du Dialogue entre un prêtre et un moribond, manifeste de l’athéisme irréductible de Sade, rédigé au donjon de Vincennes en 1782, a été découvert et publié en 1926 par Maurice Heine, ainsi que Historiettes, Contes et Fabliaux.
Sade est également l’auteur d’un roman historique, Histoire secrète d’Isabelle de Bavière, reine de France, achevé à Charenton en 1813, dans lequel, s’appuyant sur des documents disparus, d’après lui, lors de la Révolution Française, il soutient la thèse controversée d’une Isabelle machiavélique et criminelle, se livrant aux pires horreurs, et sacrifiant à son inextinguible ambition tout sentiment de vertu et d’honneur. Cet ouvrage fut publié en 1964, agrémenté d’un avant-propos de Gilbert Lely.

D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Donatien_Alphonse_François_de_Sade

 

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Alain est mort voici 60 ans

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

Alain, de son vrai nom Emile-Auguste Chartier (Mortagne-au-Perche, Orne, 3 mars 1868 – Le Vésinet, Yvelines, 2 juin 1951), est un philosophe, journaliste, essayiste et professeur de français.

L’auteur utilisa différents pseudonymes entre 1893 et 1914, tels Criton (1893), Quart d’œil ou encore Philibert, pour signer différentes chroniques dans « La Dépêche de Lorient » (jusqu’en 1903) puis dans « La Dépêche de Rouen et de Normandie » et ses pamphlets dans « La Démocratie rouennaise ».

L’adjectif utilisé et dérivé de son nom est alinien.

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Œuvres
Spinoza (1900)
Les Cent un Propos d’Alain (2ème série) (1910)
Propos d’un Normand (1912)
Quatre-vingt-un Chapitres sur l’esprit et les passions (1917)
Petit Traité d’Harmonie pour les aveugles (en braille, 1918)
Les Marchands de Sommeil (1919)
Système des Beaux-Arts (1920)
Mars ou la guerre jugée (1921)
Propos sur l’esthétique (1923)
Lettres au Dr Henri Mondor (1924)
Propos sur les pouvoirs – Éléments d’une doctrine radicale (1925)
Souvenirs concernant Jules Lagneau (1925)
Sentiments, passions et signes (1926)
Le citoyen contre les pouvoirs (1926)
Les idées et les âges (1927)
La visite au musicien (1927)
Esquisses de l’homme (1927)
Propos sur le bonheur (1925, édition augmentée en 1928)
Les Cent un propos d’Alain (5ème série) (1928)
Entretiens au bord de la mer (1931)
Vingt leçons sur les Beaux-Arts (1931)
Idées (1932)
Propos sur l’éducation (1932)
Les Dieux (1933)
Propos de littérature (1934)
Propos de politique (1934)
Propos d’économique (1935)
Stendhal (1935)
En lisant Balzac, éd. Laboratoires Martinet, 1935
Histoire de mes pensées (1936)
Avec Balzac, Gallimard, Paris, 1937, réédition 1999.
Souvenirs de guerre (1937)
Entretien chez le sculpteur (1937)
Les Saisons de l’esprit (1937)
Propos sur la religion (1938)
Convulsions de la force (suite à Mars) (1939, réédité en 1962)
Minerve ou de la Sagesse (1939)
Eléments de philosophie (1941)
Vigiles de l’esprit (1942)
Préliminaires à la mythologie (1943)
Idées, introduction à la philosophie (1945)
Vingt et une Scènes de Comédie (1955, ouvrage posthume)


Les Propos
Alain met au point à partir de 1906 le genre littéraire qui le caractérise, les « Propos ». Ce sont de courts articles, inspirés par l’actualité et les événements de la vie de tous les jours, au style concis et aux formules séduisantes, qui couvrent presque tous les domaines. Cette forme appréciée du grand public a cependant pu détourner certains critiques d’une étude approfondie de son œuvre philosophique. Beaucoup de « Propos » sont parus dans la revue « Libres Propos » (1921-1924 et 1927-1935) fondée par un disciple d’Alain, Michel Alexandre. Certains ont été publiés, dans les années trente, dans la revue hebdomadaire L’École libératrice publié par le Syndicat national des instituteurs.

D’après http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_(philosophe)

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«Droit à la vie privée contre droit d’informer» – Interview de John B. Thompson, sociologue

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

Par SYLVAIN BOURMEAU

Professeur de sociologie à l’université de Cambridge et cofondateur de la maison d’édition Polity Press, John B. Thompson est l’auteur du livre de référence sur les scandales politiques (1).

Les scandales sexuels sont-ils différents des autres ?

Tous les scandales ont des traits communs. Par exemple, ils impliquent tous la révélation par les médias d’actes ou d’événements jusque-là cachés, qui transgressent certaines valeurs ou normes et qui, dès lors qu’ils sont rendus publics, provoquent la condamnation ou la colère. Mais hormis ces traits communs, chaque type de scandale possède ses caractéristiques propres. Certaines sociétés accordent plus d’importance que d’autres aux scandales sexuels, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis beaucoup plus qu’en Europe et en Amérique latine, où les scandales politiques sont davantage liés à l’argent et au pouvoir. Mais cela ne signifie pas que les scandales sexuels n’existent pas en France ou en Italie… Les scandales d’argent et de pouvoir sont potentiellement plus dangereux sauf si le scandale sexuel comporte une dimension criminelle ou des transgressions de second ordre, par exemple un mensonge sur l’origine du scandale, comme ce fut le cas dans l’affaire Lewinsky.

Lire la suite : http://www.liberation.fr/politiques/01012341065-droit-a-la-vie-privee-contre-droit-d-informer

(1) Political Scandals : Power and Visibility in the Media Age (2000).


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Lu pour vous – Marie-Blanche, de Jim Fergus

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

 

Destin de femmes

 

Par François Busnel (L’Express), publié le 02/06/2011 à 08:00

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Jim Fergus raconte l’histoire troublante de sa mère, d’origine française, et de sa grand-mère. Son enquête lui fera découvrir de lourds secrets de famille.

 

 

Jim Fergus est un écrivain atypique. Longtemps, il fut professeur de tennis. Amoureux des grands espaces, il s’enfonce du côté des déserts de l’Arizona, des montagnes Rocheuses, du Montana et du Colorado. Il part vivre dans une cabane, loin de tout. Il court la pige, écrit des articles remarqués sur l’histoire des Indiens, la nature, l’environnement. Ce n’est pourtant qu’après la quarantaine qu’il accepte de se poser pour écrire. Son premier roman, Mille femmes blanches, fut un immense succès en France. Fergus part d’un fait divers : pour négocier la paix, le chef cheyenne Little Wolf proposa au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches. Horrifiés, les pontes de la Maison Blanche refusèrent. Jim Fergus raconte, avec une belle énergie et un sens inouï du détail, ce qui se serait passé si la tractation avait eu lieu, montrant au passage quel fossé d’incompréhension existait entre Indiens et Blancs.

Lire la suite : http://www.lexpress.fr/culture/livre/destin-de-femmes_998824.html

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La redocumentarisation et l’indexation en fiction : print brain technology

Posté par Serge Bénard le 2 juin 2011

 

Un petit mot pour signaler à ceux qui n’y auraient pas prêté attention, le développement d’une nouvelle collection – E-styx- qui est d’enfer, comme son nom l’indique chez Publienet, le cyberlab éditorial de François bon.
J’ai donc le plaisir de voir mise ainsi en avant ma nouvelle qui intéressera également ceux qui s’interrogent sur l’indexation et la redocumentarisation. « Print brain technology » a pour objectif de donner matière à réflexion.

La redocumentarisation et l’indexation en fiction : print brain technology dans Archives, archivistes printbraintechnology-estyx

Pour en savoir plus, c’est ici.

Et méfiez-vous de l’indexation profonde…

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Source :  http://www.guidedesegares.info/2011/06/01/la-redocumentarisation-et-lindexation-en-fiction-print-brain-technology/?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+LeGuideDesEgares+%28Le+Guide+des+Egares%29

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