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Lu pour vous – L’identité, une fable philosophique, par Ali Benmakhlouf

Posté par Serge Bénard le 26 mai 2011

Qui suis-je, Que suis-je, Qu’en sais-je ?

[jeudi 26 mai 2011 - 11:00]
Philosophie

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L’identité, une fable philosophique
Ali Benmakhlouf
Éditeur : Presses universitaires de France (PUF)
160 pages /
11,40 € sur
Résumé : Une réflexion riche et personnelle sur les identités, personnelles et culturelles, mais qui délimite mal son propos et divague une peu trop pour véritablement convaincre.
Nicolas DELON

Le petit livre d’Ali Benmakhlouf n’est pas un livre sur l’identité, ou plutôt pas sur ce qu’on croit qu’un livre sur l’identité pourrait avoir à en dire. Spécialiste de philosophie arabe (Averroès, Al Fârâbî) et de philosophie de la logique (Frege, Russell), l’auteur a mis ses deux casquettes pour aborder un problème à la fois individuel et culturel : qu’est-ce qui constitue l’identité, s’il y en a une, d’un individu et d’une culture ?

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La réponse sera double. Il s’agit premièrement de montrer que l’idée même d’identité, en tant qu’essence fixe dont une description exhaustive et close pourrait être donnée est une illusion ou plus précisément une fable, l’objet d’un récit constitué par le récit lui-même. Deuxièmement, l’idée que l’identité d’un individu puisse être isolée de son contexte (culture, rencontres), et celle d’une culture de son histoire introuvable (fables épiques) et de ses rencontres (mélanges culturels), est une illusion supplémentaire. Car à supposer qu’on puisse décrire, partiellement, l’identité de quelqu’un (par exemple par des « descriptions définies » russelliennes), nul n’est intégralement défini par une essence, qu’il tirerait de sa famille, de son milieu ou même de sa culture. Chacun hérite d’un ensemble multiple de facteurs identitaires qui contribuent à le définir mais la définition de ce que ou de qui je suis reste soumise à variation, géographique, temporelle, contextuelle. L’identité d’un être comme substance permanente n’est pour l’auteur qu’un postulat, logique, culturel et social. Parce que la question de l’identité est métaphysiquement indéterminée, ce postulat (ou fiction) doit être maintenu pour peu qu’il soit nécessaire, notamment par le biais de conventions linguistiques, mais concevoir l’identité comme l’essence d’une substance isolée (de façon atomiste) empêche aussi bien de comprendre le rapport d’un individu à sa culture que des cultures entre elles et à la civilisation en général.

Lire la suite : http://www.nonfiction.fr/article-4669-qui_suis_je_que_suis_je_quen_sais_je_.htm

 

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