Felwine Sarr se définit comme un ‘auteur authentique’ et réfute l’appellation d’écrivain africain. L’auteur du roman Dahij (2009 Gallimard) soutient que le français est sa langue. ‘J’ai vécu en France et je parle cette langue depuis ma tendre enfance, mon imaginaire est dans cette langue’, répond-il à ceux qui soutiennent que les écrivains africains doivent écrire dans leur langue. Felwine Sarr ne considère pas le français comme une langue étrangère. Toutefois, l’auteur songe à écrire dans sa langue maternelle, le sérère. ‘Boubacar Boris Diop me dit que si je le fais, je vais révéler un pan de mon être’, dit-il. L’expérience le tente, mais Felwine Sarr doit apprendre d’abord à lire et à écrire en sérère.RAPPORT DE L’ECRIVAIN A L’ECRITURE : Des relations divergentes d’un auteur à un autre
La nécessité d’écrire fréquemment s’impose à certains écrivains après une publication. Auteur nigérian, Abimbola Lagunju est dans cette posture. L’écriture était pour lui au départ une forme de thérapie. ‘On écrit pour exorciser ses démons’, dit-il. Le texte lui permet d’y voir plus clair. L’écriture est aujourd’hui une passion qu’il faut satisfaire, car l’on ne peut plus s’en passer.
Selon son homologue Felwine Sarr l’écriture est une démarche importante qui relève d’une nécessité intérieure et d’un désir de transmettre et de comprendre notre propre réalité et le monde. ‘C’est une relation d’inspiration et d’expiration, ce n’est pas une image d’écrivain ’, soutient-il. Pour lui, la littérature prend en charge une urgence existentielle. ‘J’ai du mal à définir un cahier de charge pour l’écriture contrairement à la musique’, fait-il savoir. Chez lui, l’écriture devient une préoccupation intime et profonde qui remonte et s’impose d’elle-même.
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