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Durant la BookExpo America, on parlera iBookstore et iPad

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

Apple VRP

Rédigé par Clément S., le mercredi 18 mai 2011 à 11h11

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Ils n’étaient pas présents au Salon du livre de Paris, mais pour la BookExpo America, qui se tiendra à New York du 24 au 26 mai, les gars d’Apple vont se remonter les manches, et faire de la retape pro-Pomme durant toute la manifestation.
Il est assez inhabituel pour la firme de Cupertino d’intervenir dans une manifestation à vocation littéraire. Mais si la société souhaite se positionner comme un acteur majeur du livre numérique, la BEA devient un moment incontournable.
Et pour l’occasion, Apple sera bel et bien présent aux côtés d’éditeur de renom, comme Hachette, Random House, Macmillan ou encore Penguin, Disney et de nombreux autres.
Selon les chiffres donnés par Godlman Sachs, en février, Apple était le troisième plus important vendeur d’ebooks au monde, avec devant lui Amazon, disposant de 58 % de parts de marché, et Barnes & Noble, avec 27 %. Borders et Kobo passent derrière la Pomme.
Chose plus intéressante encore, la BEA est une foire du livre à vocation professionnelle, plus encore que grand public. Le message envoyé par Apple est donc simple : toucher les éditeurs et autres professionnels du livre, pour convaincre, persuader, séduire…

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/26158-bookexpo-america-apple-stands-ebooks.htm

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Luis Sepúlveda : fragments d’un parcours engagé

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011


18/05/2011

Dix ans après les « histoires marginales » réunies dans Les Roses d’Atacama, les éditions Métailié publient de nouvelles chroniques du Chilien Luis Sepúlveda. Des Histoires d’ici et d’ailleurs, 25 en tout, qui illustrent des vies singulières, des destins croisés aux confluents de sa vie d’exilé politique, de reporter et d’écrivain-voyageur.

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« Ce roman est né sans le savoir pendant un épouvantable orage amazonien, en 1978. Je me trouvais en Equateur, première escale d’un exil commencé en 1977 et qui allait durer jusqu’en 1989″. C’est ainsi que dans « Mon Ami, le Vieux », l’un des récits qui composent ce recueil, Luis Sepúlveda entreprend de raconter la genèse de son premier roman, Le Vieux qui lisait des romans d’amour, paru en 1992. L’histoire d’une rencontre déterminante, au cœur d’une forêt sauvage et menacée, pour celui qui sera membre actif de Greenpeace et qui, devenu écrivain, n’aura de cesse de rendre à la nature le plus vif hommage. Ce soutien à la cause écologique, qui s’illustre dans quelques-unes de ces Histoires d’ici et d’ailleurs, répond à un autre fondement de l’œuvre de Sepúlveda : son engagement politique, notamment son adhésion aux idées communistes dans sa jeunesse, sa fidélité à Salvador Allende ou encore sa participation à la résistance sandiniste au Nicaragua. Des combats qui lui vaudront l’emprisonnement et une vie d’errance à travers l’Amérique du Sud, d’abord, puis en Europe.

C’est d’ailleurs à Hambourg que Luis Sepúlveda découvre une photo de cinq enfants souriants prise à La Victoria, « un quartier pauvre de Santiago et l’un des plus touchés par la répression et la misère ». Ces jeunes Chiliens encore purs, il décide de les retrouver huit ans après, au terme de la dictature de Pinochet et de son exil de 14 ans. Le temps a passé, l’un est mort assassiné parce qu’il avait volé de la nourriture, les quatre autres jonglent avec le désespoir et la précarité. Et dans « la répression de la joie, l’enfance spoliée, les rêves piétinés », c’est le douloureux retour à la démocratie du Chili qu’observe l’auteur. Un retour obtenu dans l’oubli des crimes au nom de la réconciliation nationale, source d’apathie générale et de frustration tenace pour le peuple.


Lire la suite : http://www.myboox.fr/actualite/luis-sepulveda-fragments-d-un-parcours-engage-7147.html

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Cannes et la littérature

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

Cannes et la littérature : les coups de cœur du BOOX Club

18/05/2011


A l’occasion du Festival de Cannes et tandis que Jean-Pierre Belmondo, Jean Dujardin et Angelina Jolie défilent sur la croisette, deux chroniqueuses du BOOX Club nous présentent leurs coups de cœur pour des adaptations littéraires sur grand écran.

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Tahsa.L revient d’abord sur un roman dont on se rappelle encore le succès cinématographique avec un million et demi de spectateurs en France : Entre les murs de François Bégaudeau. C’est sur le livre que souhaite se pencher la chroniqueuse. Ce dernier nous plonge, selon elle, « au plus près du réel », dans le quotidien d’une classe d’un collège parisien mais « sans caricature ni concession ». On y suit, « dans le moindre détail » les relations entre un professeur et ses élèves ; des « moments de grâce mais aussi de tension et de lâcheté ». Un docu-fiction en un mot, « ni un pamphlet […] ni un plaidoyer, juste un simple constat rempli d’humanité ». L’adaptation au cinéma, récompensée en 2008 par une Palme d’or, se révèle selon Tasha « à la fois pétillante et percutante », servie par une myriade de jeunes talents pleins de « fraîcheur et d’exubérance ».
Pour découvrir l’intégralité de la chronique de Tasha L, cliquez ici

La seconde sélection de la chroniqueuse est le scénario du film Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel. Ce premier long métrage qui a obtenu bon nombre de nominations et de prix, dont un César en 2009, nous plonge au cœur des retrouvailles entre deux sœurs, Léa et Juliette. Cette dernière, tout juste sortie de prison passe, d’après le résumé de Tasha, « de la taule à une petite famille lisse et tranquille de Nancy ». Le début d’un long apprentissage pour se « défaire du silence et libérer la parole ». Pour la chroniqueuse, c’est « une peinture impressionniste » que l’auteur a réalisé, en retraçant « la lente redécouverte mutuelle de deux femmes séparées par la mort, la vie, la prison ». Un roman « bouleversant et magique » assorti, dans l’édition Livre de Poche, du récit de la conception du film par Philippe Claudel.
Pour découvrir l’intégralité de la chronique de Tasha L, cliquez ici

C’est au tour de Virginie Neufville de nous présenter son palmarès d’adaptations littéraires. Pour commencer, un livre drôlement intitulé La merditude des choses. L’auteur, Dimitri Verhulst, s’inspire (de manière largement autobiographique) de son enfance pour raconter les tribulations de sa famille, cette « bande de joyeux lurons dont le leitmotiv récurrent est « boire est mon destin »". Ici, tout gravite autour de l’alcool, la télévision ou bien encore « la course de vélo nudiste ». Suite à un placement en foyer, l’auteur-narrateur devra s’éloigner de cette famille « plus que bancale », remplie de « défauts manifestes » et pourtant « aimante et solidaire ». Un foyer qui rappelle à la chroniqueuse la fameuse famille Groseille, reine de la combine et du système D dans La vie est un long fleuve tranquille. Adapté au cinéma en 2008 par le réalisateur flamand Felix Van Groeningen, le film aborde des thèmes aussi graves que la trahison, la volonté de s’en sortir avec humour. Un style « sans fioriture » qui, pour Virginie, n’est pas sans rappeler celui des frères Dardennes
Pour découvrir l’intégralité de la chronique de Virginie Neufville, cliquez ici

Lire la suite :  http://www.myboox.fr/actualite/cannes-et-la-litterature-les-coups-de-coeur-du-boox-club-7123.html

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Lu pour vous – Granny Webster, par Caroline Blackwood

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

Un cauchemar de grand-mère

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Granny Webster est toujours vêtue de noir. Elle passe ses journées assise, les yeux fixés devant elle. La vieille Écossaise ne s’aventure jamais à l’extérieur et, si ce n’est sa servante borgne, elle n’a – et ne désire – aucune compagnie. Jusqu’au jour où son arrière-petite-fille, orpheline de père, vient s’installer dans l’immense demeure, sombre et glaciale.
Sous la plume acerbe de l’aristocrate britannique, muse du peintre Lucian Freud puis du poète Robert Lowell, l’endroit prend l’allure d’un labyrinthe infernal peuplé de gorgones et de furies. Reste à la narratrice à fuir cet héritage maléfique. « Échappera-t-elle à l’austérité mesquine de son arrière-grand-mère ? Ou sera-t-elle séduite par la sensualité morbide de sa tante Lavinia ? Pire : héritera-t-elle de la folie de sa grand-mère qui tenta de tuer son propre fils ? », s’interroge la poète Honor Moore dans le Guardian, étonnée que le Booker Prize ait échappé à Blackwood en 1977. « Trop autobiographique pour une fiction », estima le jury, tout en saluant « l’arrivée à maturité d’une voix littéraire d’importance ».

Source : http://www.booksmag.fr/le-livre-du-jour/un-cauchemar-de-grand-mere/


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Et si on payait les auteurs pour les séances de dédicace…

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

Les écrivains ne peuvent pas compter sur les concerts pour gagner plus d’argent. En revanche, ils ont les lectures publiques, les séances de dédicace…

C’est bien connu, toute peine mérite salaire. En partant de ce principe, Nicola Solomon, nouvelle secrétaire générale de la Société des auteurs britanniques, a fait une proposition lors d’un débat organisé dans le cadre de la conférence de l’industrie du livre britannique (16 et 17 mai).

Elle a suggéré que les écrivains soient rétribués lorsqu’ils participent à un événement de représentation (séance de dédicace, lecture publique, etc.). « A partir du moment où la librairie qui organise cette manifestation fait de l’argent, il me semble normal que le ou les auteurs qui y participent en touche une partie », a-t-elle argumenté. Car parfois ces gens sacrifient une journée complète de travail pour s’y rendre. » Selon elle, la somme reversée aux écrivains devrait correspondre à environ 10 % des ventes réalisées au cours de l’événement.

« Le meilleur moyen de faire disparaître ce type d’événement »

Bien évidemment, cette réflexion n’a pas manqué de susciter des réactions. Et pas forcément positives. « Payer les auteurs pour venir à ces manifestations est le meilleur moyen de faire disparaître ces dernières à court ou moyen terme, lui a ainsi rétorqué Jo James, un autre membre du panel. Sans compter que, la plupart du temps, les auteurs ont signé un contrat qui les oblige à venir faire la promotion de leur ouvrage et y participer… gratuitement. »

Par ailleurs, comme le note ActuaLitté, « le libraire lui aussi passe du temps à la promotion de l’auteur, et donne la priorité à cet auteur durant quelques heures. Tout cela au détriment du reste de son magasin… »

Source : http://www.enviedecrire.com/et-si-on-payait-les-auteurs-pour-les-seances-de-dedicace%E2%80%A6/ (d’après The Bookseller)

Publié dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc., Rencontres auteurs, signatures, conférences | Commentaires fermés

Trois nouveaux agents littéraires deviennent éditeurs

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

La semaine dernière, trois nouveaux agents littéraires ont annoncé qu’ils se lançaient dans l’édition.

En France, la question ne se pose même pas. Avec à peine une vingtaine d’agences, qui représentent environ 250 à 300 auteurs, sur plus de 50 000 estimés (selon une étude du Motif de juin 2010), le métier d’agent littéraire en est encore à un stade dérisoire. Il en va tout autrement dans le monde anglo-saxon. Aux Etats-Unis, on compte par exemple 465 agences de ce type.

Aussi, quand Ed Victor, célèbre agent littéraire américain, décide de se lancer dans l’édition, cela fait du bruit. Celui qui est basé à Londres vient en effet de créer Bedford Square Books, qui sera spécialisée dans l’édition de livres numériques et l’impression à la demande. Les six premiers ouvrages seront publiés en septembre. Il s’agira de rééditions d’œuvres (fictions et documentaires) écrites par des auteurs que représente l’agence. La sortie de six autres titres est également prévue pour janvier 2012. Selon le porte-parole de Bedford Square Books, les auteurs toucheront 50 % des revenus engendrés par la vente de leurs livres, après réduction des coûts de production.

Un service aux auteurs et aux lecteurs

« Depuis un moment déjà, mes collègues et moi pensons qu’un certain nombre de titres de nos clients, qui ne sont plus édités ni protégés par des droits d’auteur, devraient être de nouveau accessibles au public, soit parce qu’ils sont toujours d’actualité, soit parce qu’il s’agit de classiques, a expliqué Ed Victor.Nous estimons donc que c’est un service à rendre aux auteurs, mais aussi aux lecteurs. » L’agent littéraire n’a pas exclu non plus, dans le futur, d’éditer des manuscrits originaux « si nous estimons qu’il s’agit d’un besoin impérieux ».

Et Ed Victor a fait des émules. Quelques jours après son annonce, deux autres agents littéraires, Curtis Brown et Blake Friedman, ont déclaré leur intention de franchir le pas eux aussi. « Il ne s’agit pas d’un acte d’agression vis-à-vis des maisons d’éditions, mais d’une démarche raisonnable et réfléchie », a commenté Blake Friedman.

Lire la suite : http://www.enviedecrire.com/trois-nouveaux-agents-litteraires-deviennent-editeurs/

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Sibérie m’était contée…

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

17/05/11 à 20:48 Réagir

L’été dernier, une quinzaine d’écrivains français montaient dans le Transsibérien. Olivier Rolin, Mathias Enard et Sylvie Germain y ont trouvé l’inspiration.

Les rues d'Irkoutsk. Olivier Rolin, Mathias Enard et Sylvie Germain ont, chacun, rapporté un livre de leur équipée dans le Transsibérien en juillet 2010.  (c)Yallop-Alex/Sime/PhotonostopLes rues d’Irkoutsk. Olivier Rolin, Mathias Enard et Sylvie Germain ont, chacun, rapporté un livre de leur équipée dans le Transsibérien en juillet 2010. (c)Yallop-Alex/Sime/Photonostop

 

Faut-il avoir pris le Transsibérien pour lui consacrer un poème? Après tout Blaise Cendrars, qui ne s’était pas donné cette peine, répondait à Lazaref: «Qu’est-ce que ça peut te faire, puisque je vous l’ai fait prendre à tous?» Il ne croyait pas si bien dire: l’été dernier,c’est dans des wagons portant le nom du poète qu’une petite délégation d’écrivains français a roulé entre Moscou et Vladivostok, sur les rails les plus longs du monde.

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Olivier Rolin, dans le Transsibérien en juillet 2010. Né en 1947 à Boulogne-Billancourt, il est notamment l’auteur de «Port-soudan» et de «Tigre en papier». ©Ferrante Ferranti

Parmi eux se trouvait Olivier Rolin. Il n’en était pas à son premier voyage dans le secteur. L’auteur de «Bakou, derniers jours», qui publie par ailleurs un intéressant «Bric et broc» de considérations sur la littérature, en a tiré un remarquable recueil de chroniques, où l’humour sert de paravent à une mélancolie diffuse.

Rolin rôde dans les rues d’Irkoutsk «à la recherche des lieux qu’il a fréquentés autrefois». Entre deux verres avec Jean Echenoz, il observe que «dévider la litanie des kilomètres est une drogue douce». Il évoque même ce qu’il n’a pas vu à Vladivostok.

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20110513.OBS3066/siberie-m-etait-contee.html

 

Sibérie, par Olivier Rolin, Inculte, 96 p, 13,90 euros. 

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DVS La reliure et la dorure

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

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DVD LA RELIURE ET LA DORURE

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DVD LA RELIURE ET LA DORURE

48.51 EUR

La reliure d’art à portéer de tous :
Dvd de 2 heures de cours de reliure afin d’apprendre les bons gestes pas à pas.
Réalisé par un professeur de reliure : Pierre Fiori
Niveau des cours : débutant

Contenu du boitier :
- 2 DVD d’une heure de cours chacun
- 1 CD contenant un fichier pdf

Sont détaillés sur ces dvd :
Conception d’un abaque
- La préparation des cahiers
- L’insertion du papier de garde
- la couture des cahiers
- les mises sous presse
- Le grecquage
- Le rognage
- Le massicotage
- La pose des cartons
- Coupe du faux dos et montage de la toile
- La mise en place des tranchefiles et signets
- la pose du papier marbré

Un support réellemment ludique afin de découvrir les bons gestes exigés en reliure

PVTTC : 58,02 EUROS

Source : http://www.apg-reliure.com/DVD-LA-RELIURE-ET-LA-DORURE-cbEaaajna.asp

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La « Bibliothèque de la Pléiade » : un bon objet

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

Compte rendu de Gleize (Joëlle) & Roussin (Philippe), La Bibliothèque de la Pléiade. Travail éditorial et valeur littéraire, Paris, Éditions des archives contemporaines, 2009, 197 p.

Pascal Durand

Avec aujourd’hui plus de cinq cents titres à son catalogue, la « Bibliothèque de la Pléiade » a été créée en 1931 par Jacques Schiffrin avant d’être reprise trois ans plus tard à l’enseigne des éditions Gallimard.1 L’idée était dans l’air, et il n’est pas inutile de rapporter ici le témoignage de José Corti qui, dans sesSouvenirs désordonnés, se rappelait, avec la magnanime amertume dont est seul capable en pareil cas un grand seigneur de l’édition artiste, qu’il avait eu dès 1928 cette « bonne idée […] d’éditer une collection de grandes œuvres présentées d’une manière élégante, imprimées sur un papier très mince et reliées en peau souple »2 : « Quand j’ai dit que j’ai eu une idée, c’est me flatter. De tels livres existaient — et se vendaient parfaitement bien — à l’étranger. Ma collection aurait comporté diverses séries, classiques français, classiques étrangers ; elle aurait naturellement accueilli les grands philosophes ; bref,  je rêvais d’une collection où seraient entrées toutes les œuvres capitales de toutes les littératures »3. Et de démarcher, en ce sens, maquettes sous la main, différents fournisseurs et artisans, fabricants de papier bible, imprimeurs, relieurs. Le projet, faute d’un bailleur de fonds, restera sans suite à l’enseigne du libraire du Jardin du Luxembourg, mais non sans avoir probablement circulé dans le micromilieu parisien du livre. « On ne réalise pas, comme je l’avais fait, continuait Corti, des maquettes de livres sans que cela se sache un peu. On a vu des fabricants de papier, on a eu affaire à un ou deux imprimeurs, à un relieur. Y eut-il bavardage, l’idée, comme on dit, était-elle dans l’air, je n’ai jamais éclairci, ni même cherché à éclaircir ce point. Toujours est-il que, moins de deux ans plus tard, Schiffrin lançait sa propre collection qu’il baptisait : La Pléiade. »4

2Objet de thésaurisation et d’usage, la « Bibliothèque de la Pléiade » a ses collectionneurs fervents et ses scènes emblématiques : cette photo, par exemple, qui montrait Sartre, dans son modeste studio à Montparnasse, en train de retirer un Stendhal d’un rayonnage alignant, sous leurs premières jaquettes blanches, l’ensemble apparemment complet des volumes de la collection. Elle a aussi ses raffinés qui, dans le refus ostensible de toute ostentation, en dispersent les volumes entre éditions courantes et livres de poche, au hasard des classements alphabétiques ou chronologiques. Il fut un temps, pas si lointain, où elle n’était guère recommandée dans les études de lettres. Collection de poche de luxe, associée au mythe prolongé de l’honnête homme, elle rassemblait sur papier bible et sous reliure de cuir de grands auteurs classiques préfacés par de grands écrivains contemporains, dans une sorte de fraternité du génie, de complicité en tout cas entre valeurs d’hier et valeurs du moment, à l’intention d’un public mieux doté sous le rapport de la haute culture que sous celui de ses moyens financiers (car, on l’a bien oublié, elle visait au départ à concentrer en un fort volume un ensemble de textes à un prix moins élevé que l’addition de leurs éditions standards). Souci philologique aidant — et inflation de l’appareil des notes à l’appui —, elle a aujourd’hui changé de monde pour passer en site universitaire, tant du côté de ses usagers que du recrutement de ses éditeurs, garants le plus souvent de l’établissement correct de ses textes et de leur annotation scrupuleuse. Quant aux auteurs contemporains, la gamme des positions va du refus d’un Sartre de s’y laisser enterrer vivant à l’ambition plus ou moins avouée d’y connaître l’ultime consécration, en passant par le souci, si l’on y est admis, de contrôler non seulement le choix des textes retenus, mais aussi l’image de l’œuvre à laquelle son nom entend rester attaché (ainsi qu’on l’a vu, tout récemment, avec les conditions définies, pour l’édition définitive de ses œuvres, par un Milan Kundera hostile au fétichisme des versions successives et aux séductions ordinairement si reçues de la critique génétique). C’est dire que la « Bibliothèque de la Pléiade » n’est pas seulement un bel objet ; c’est aussi un bon objet : l’occasion de mettre en œuvre une sociologie croisée des trois mondes de l’édition, de la littérature et de l’université.

Source.

Référence électronique

Pascal Durand , « La « Bibliothèque de la Pléiade » : un bon objet », COnTEXTES[En ligne] , Notes de lecture , mis en ligne le 11 mai 2011, consulté le 18 mai 2011. URL : http://contextes.revues.org/index4757.html

 

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The Lost Years of Merlin : Warner Bros prépare une adaptation

Posté par Serge Bénard le 18 mai 2011

17 mai 2011 Charles MARTIN

The Lost Years of Merlin : Warner Bros prépare une adaptation dans Adaptations, préquelles, cinéma, télévision, etc. lost-years-of-merlin

Le carton littéraire de T.A. Barron, The Lost Years of Merlin, devrait bientôt être adapté par Warner Bros au cinéma.

Premier tome d’une saga censée comporter 12 romans (5 sont sortis à ce jour), consacrés aux jeunes années de Merlin, la fameux magicien de la Légende du Roi Arthur, The Lost Years of Merlin a été publié en 1996.

C’est le réalisateur néophyte Ed Whitworth, qui devrait porter ce premier chapitre sur grand écran. Un premier chapitre qui pourrait bien poser les jalons d’une nouvelle franchises magique au cinéma.

Il faut dire que Warner Bros va bientôt perdre Harry Potter et lui cherche ardemment un remplaçant. Dans cet ordre d’idée, le studio a déjà acquis, en avril dernier, les droits d’Oscar Pill, une série de romans fantastiques (3 tomes ont été publiés pour le moment) écrits par le Français Eli Anderson.

The Lost Years of Merlin, qui sera produit par Donald De Line (Yogi Bear, Green Lantern), commence par ces mots: « Une mer déchaînée lance un garçon sur les bords de l’ancien Pays de Galles. Laissé pour mort, il n’a aucun souvenir, aucun nom, et pas de maison. Mais c’est sa détermination à trouver qui il est et à apprendre la vérité sur ses pouvoirs mystérieux, qui le conduit sur une Terre étrange et enchanté…. »

Source : http://www.reviewer.fr/breves/cinema/3894/the-lost-years-of-merlin-warner-bros-prepare-une-adaptation.html

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