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Lu pour vous – Luis Ansa, Le quatrième royaume

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jpeg23.jpegLes éditions du Relié réeditent en « Poche » un livre fondamental du peintre et chamane Luis Ansa : Le quatrième royaume. Voici en bonnes feuilles la préface d’Henri Gougaud et l’introduction.

Préface

L’art de vivre est sans doute, de tous les arts, le plus précieux, le plus nécessaire et le plus difficile à servir, tant Pour l’instructeur que pour l’élève, car il exige un amour constamment attentif et ne tolère ni tricherie, ni faux-semblant. On appelle « éveilleurs » OU « maîtres » ceux qui l’enseignent. Certains apprentis, sur les Hauts Plateaux des Andes, nomment ces hommes rares « benefactors » – bienfaiteurs. Ce dernier terme me paraît plus qu’un autre convenir à Luis Ansa.

Le chemin qui l’a conduit jusqu’à ce « Quatrième Royaume » n’a guère connu de halte. Il commence par ce refus, celui de la mort de sa mère, qui le pousse aussitôt à la recherche éperdue de cet essentiel inexprimable, amour, raison de vivre et sens mêlés ensemble,« épice » inaccessible sans laquelle on ne saurait vivre à la hauteur des exigences de l’âme. Qu’arrive-t-il à ces héros qui osent mettre sous leurs pas la longue route des mystères ? Dans les contes, ils rencontrent autant d’imprévisibles obstacles que d’inattendus bienfaiteurs. Les premiers les aguerrissent, les deuxièmes les guident. Dans la vie aussi. El Chura et quelques autres chamanes amérindiens apprennent au jeune Luis les secrets de la voie du sentir, et ceux des sept plumes de l’Aigle. Ils ensemencent sa terre intime. ils l’éveillent assez pour qu’il ne puisse plus jamais renoncer au voyage et s’abandonner à l’ordinaire pesanteur du monde. Il chemine donc, tant en lui-même qu’au dehors. Il va, de rencontres en épreuves, où le veulent ces impérieuses nécessités de la vie que les esprits carrés appellent « le hasard ». Luis sait déjà que le hasard n’existe pas. Ceux qui l’ont instruit ont fait de lui un esprit rond, aussi rond qu’un ventre fécond.

Il franchit l’océan. Le voici en Europe où l’attendent de nouveaux « Churas ». A Paris, une bouillonnante jeunesse vit les premières années de l’après-guerre. Si l’on est artiste en ce temps-là, on est pauvre et l’on est assez affamé de vie pour estimer qu’aucune découverte n’est impossible, qu’aucun sommet n’est inaccessible. Luis est peintre et démuni de tout, sauf d’espérance. Il rencontre Véra Daumal, qui le fait entrer dans le cercle des élèves de Gurdjieff. Il y découvre de nouvelles techniques d’approche du secret de l’être. Elles ne contredisent en rien celles qu’il a apprises sur les Hauts Plateaux Andins ; au contraire, elles les complètent. Le maître soufi Omar Ali Shah vient bientôt sur sa route. Il le suit, se fait auprès de lui disciple et apprenti, devient enfin maître attentif de sa propre créature, et apprenti de l’Être qui l’anime.

Luis Ansa n’a jamais dissimulé ce qu’il doit à ceux qui l’ont instruit. Cette gratitude sans cesse renouvelée, son joyeux amour de la vie, l’attention infatigable qu’il porte à ceux qu’il accueille, son pouvoir d’éveil enfin font de cet homme ce que ses guides furent pour lui : un bienfaiteur.


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