• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 10 mai 2011

Prière d’insérer – Michka Assayas, Faute d’identité

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

Michka Assayas a publié plusieurs romans (dont le dernier, Solo, chez Grasset. Il est, par ailleurs, l’auteur d’un monumental Dictionnaire du Rock et d’un livre avec le chanteur de U2 (Bono par Bono, Grasset).« En novembre 2009, j’ai vécu une expérience qu’ont déjà connue des centaines de milliers de nos concitoyens. Français depuis toujours, je me suis vu refuser le renouvellement de mon passeport. Incapable de fournir les documents prouvant la nationalité de mes parents, français de longue date mais nés à l’étranger, j’ai été expédié par l’administration dans un no man’s land juridique. Je me suis retrouvé dans la peau d’un Français précaire, avec un droit de voyager restreint. Cette expérience m’a transformé. 
Comme tout le monde, j’ai une histoire familiale. Je n’avais pas imaginé qu’un jour elle me vaudrait des ennuis. On me demande comment je suis devenu français. Eh bien, je réponds à ma façon. Mon père, modeste figure de la France libre, cinéaste reconnu dans les années 1950, issu d’une famille juive laïque et francophone, était milanais. Ma mère, réfugiée hongroise, chassée de son pays par la guerre, dessinatrice de mode, venait d’un milieu calviniste de Budapest. Je me suis rendu compte que le lien qui m’a uni à mes parents, à leur histoire, à leur passé, à ce monde de la Seconde Guerre mondiale dont ils sont issus, était bien plus fort que je ne pensais ; et que mon rapport à leur passé m’a façonné. 
Je croyais échapper à mes origines, elles m’ont rattrapé. En me penchant sur mon enfance, je me suis aperçu que ces origines m’ont donné une identité à la fois forte et fragile, dont la survivance est aujourd’hui problématique. Ce livre est aussi pour moi l’occasion de célébrer un monde disparu, certes bâti sur les ruines et la destruction, mais libre, généreux, léger et confiant en l’avenir, bien plus que les temps obscurs que nous traversons. »

M. A.

 

Source : http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm

Publié dans Prière d'insérer | Commentaires fermés

Invitation à la plénière du 19 mai – La diffusion du livre : enjeux et perspectives

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

Aurélie

La diffusion du livre : enjeux et perspectives 

L’association des professionnels de l’édition est heureuse d’accueillir de grands représentants de la diffusion du livre pour notre rencontre de mai. Ils nous permettront de souligner l’importance de la diffusion dans la vie du livre, de faire un état des lieux des stratégies mises en place selon les réseaux de distribution, d’étudier les rapports quotidiens avec les libraires, de poser des questions sur l’optimisation des structures de diffusion et de leur nécessaire évolution à l’ère de la dématérialisation du livre…Et toutes autres questions qui vous sembleraient intéressantes ! 

Ont déjà répondu présents Anne Durand Jung, directrice commerciale de la diffusion Glénat et Jean-Christian Ricard, directeur commercial de la Sofedis. 

Rendez-vous jeudi 19 mai 19h30 à la maison des associations du 6e arrondissement, rue Saint-André-des-Arts à Paris 

Toutes les infos sur le site www.pro-edition.fr 

À bientôt !

Source : http://www.linkedin.com/groups/Invitation-pl%C3%A9ni%C3%A8re-19-mai-diffusion-922267.S.53512568?view=&gid=922267&type=member&item=53512568&commentID=-1&trk=eml-anet_ancmt-b-0

Publié dans Edition, éditeurs | Commentaires fermés

Chine : 99 sites Internet sanctionnés pour diffusion de romans pornographiques

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

Les autorités chinoises ont annoncé lundi les sanctions de 99 sites Internet et sites WAP mobiles pour avoir offert l’accès à des romans pornographiques.

L’Administration générale de la presse et des publications (AGPP) a déclaré dans un communiqué que ces sites Internet avaient offert aux lecteurs l’accès à 109 romans pornographiques et qu’elle avait ordonné à ces sites de retirer ces contenus.

L’AGPP rend périodiquement publique une liste des sites Internet contenant des matériaux pornographiques, dans le cadre de la campagne de lutte contre la pornographie du pays.

En janvier, l’AGPP avait déjà dénoncé 53 sites Internet qui diffusaient des romans pornographiques.

 

Agence de presse Xinhua     2011/05/10

Source : http://french.china.org.cn/china/txt/2011-05/10/content_22529682.htm

Publié dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils | Commentaires fermés

Lu pour vous – Whittaker, Un singe dans le blizzard

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

10 mai 2011 - LAURENCE DE COULON 

ETATS-UNIS – Quelles nouvelles littéraires de l’autre côté de l’Atlantique? Alors que l’écrivain Sam Savage livre un roman à la fois sombre et hilarant, Andrew Porter et Ron Hansen offrent chacun un recueil de nouvelles bouleversantes. Whittaker, un singe dans le blizzard

Avec ce deuxième roman rugissant, Sam Savage s'impose comme un brillant débutant de 70 ans qui enchaîne les morceaux de bravoure avec une aisance et une énergie époustouflantes [w.baldwin]

Deuxième roman de l’Américain Sam Savage, « La Complainte du paresseux » est tellement enthousiasmant qu’il nous donne une folle envie, une fois terminé, de se jeter sur son premier livre, « Firmin ».

Sa structure originale, d’abord, permet de saisir différents aspects de la personnalité et de la vie d’Andrew Whittaker, son triste héros. Constitué de lettres destinées à son ex-femme, à ses locataires, à des auteurs, de fragments de ce qui ressemble à un journal et à un roman, et même de listes de courses, il est en réalité la totalité des écrits de son personnage, ainsi que l’indique son sous-titre qui donne une couleur à la fois ironique, dramatique et ridiculement emphatique à l’ensemble du roman: « Histoire principalement tragique d’Andrew Witthaker, réunissant l’ensemble irrémédiablement définitif de ses oeuvres complètes. »

La personnalité du personnage, sa situation financière et sa relation avec ses locataires, ensuite, donnent lieu à de savoureuses disputes. Ses propriétés tombent en ruine et il éprouve beaucoup de difficultés à payer ses factures, mais aussi à recevoir l’argent qui lui est dû. Indulgent avec une certaine Madame Brud que son mari accidenté et son fils délinquant ont appauvrie, et qui souffre visiblement de tendances érotomanes, il se voit obligé de lui expliquer: « Quand je vous ai dit de ne pas vous inquiéter, cela n’avait pas frôlé ne serait-ce que les marges de mon esprit que vous le prendriez comme une autorisation à ne plus jamais payer votre loyer. »

Quant à l’activité qui lui tient vraiment à coeur, mais qui, d’une façon attendue mais tout de même malheureuse, ne l’enrichit pas non plus, celle de rédacteur en chef de la revue littéraire avant-gardiste « Mousse », elle est aussi l’occasion de missives délectables, notamment aux auteurs, qui montrent, certaines, son incurie, et d’autres, leur mauvaise foi: « Cher Dahlberg, J’ai refusé votre dernier texte parce qu’il était mauvais et votre nationalité canadienne n’a rien à voir là-dedans, mais si cela vous réconforte de penser le contraire alors ne vous gênez pas. »

Au début, tout cela fait rire. On trouve Andrew Witthaker ridicule avec ses aspirations littéraires visiblement vouées à l’échec, on le juge froid avec sa mère, on se demande pourquoi sa relation avec sa soeur est si venimeuse. Le paresseux, l’animal avec lequel il s’identifie, lui correspond bien, et on imagine que sa femme Julie l’a quitté pour de bonnes raisons, lasse de ses velléités et de sa tyrannie. Mais au fur et à mesure que le texte progresse, on comprend que Julie n’est pas innocente, voire cruelle, et la solitude d’Andrew et son échec finissent par émouvoir. On sort de ce roman à la fois réjoui par son humour et hanté par sa tristesse.

Source : http://www.lenouvelliste.ch/fr/news/culture/whittaker-un-singe-dans-le-blizzard-14-272473

Publié dans Lu pour vous | Commentaires fermés

Yizhar Smilansky : La voix de la conscience israélienne

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

 

Par Tirthankar Chanda / MFI

Shimon Pérès disait de S. Yizhar qu’il était « peut-être le plus grand écrivain du jeune Etat d’Israël ». Hirbat-Hiza, son roman monologué sur la démolition des villages palestiniens pendant la guerre de 1948-1949, livre de chevet de tous les dissidents israéliens, vient d’être réédité en français.

Source : http://www.rfi.fr/mfi/20110510-syizhar-voix-conscience-israelienne

 

Publié dans Classiques et/ou rééditions | Commentaires fermés

Saint-Laurent-sur-Sèvre (85) – Bernard Raymond publie l’histoire des moulins à papier

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

samedi 07 mai 2011


Bernard Raymond s'est intéresséà l'histoire des moulins à papier.

Ancien professeur de philosophie, Bernard Raymond, vient de publier un ouvrage sur l’histoire des moulins à papier installés le long de la Sèvre nantaise, de leur origine à nos jours. Ce livre, illustré de croquis et photos d’époque relate l’évolution d’une matière autrefois réservée à une classe sociale érudite : le papier.

« J’ai commencé par m’intéresser à l’histoire de la région et particulièrement à celle de Saint-Laurent qui a de nombreuses archives sur les différentes congrégations, confie Bernard Raymond. J’ai été cofondateur des Randonneurs de Sèvre et j’ai pu recueillir des informations sur les différents parcours. J’ai fait des recherches sur les moulins, le viaduc de Barbin et d’autres sites. Ayant entendu parler des moulins à foulon et des foulonniers, j’ai entrepris des recherches dans différentes archives : actes notariés, registres d’états civils et de paroisse. Je l’ai fait dans toutes les communes que baigne la Sèvre nantaise. »

Bernard Raymond, dans cet ouvrage, montre l’importance de cette activité, du XVI e siècle à nos jours, par un repérage précis des différents sites. Il indique comment le passage de l’artisanat à l’industrie a induit de multiples innovations techniques.

Cet ouvrage est disponible dans les librairies, édition MeMo, au prix de 19 €, et sur internet

Source :  .http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Bernard-Raymond-publie-l-histoire-des-moulins-a-papier-_85238-avd-20110507-60429389_actuLocale.Htm

Publié dans Actualité éditoriale, vient de paraître, Papier, papier électronique | Commentaires fermés

Québec – Pour la « bibliodiversité » : Front commun des éditeurs indépendants

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

LAVAL – Trente-cinq éditeurs ont annoncé mardi qu’ils se joignent à l’Alliance québécoise des éditeurs indépendants (AQÉI) — fondée l’automne dernier — pour démontrer l’importance de leur rôle au sein de l’industrie du livre, parlant d’un front commun au profit de la «bibliodiversité».

Tous les éditeurs membres de l’AQÉI ont maintenant accès au service de distribution de leurs titres dans les librairies en vertu d’une entente paraphée avec le distributeur Benjamin Livre.

Cet accord permettra de présenter jusqu’à une dizaine de nouveautés chaque mois.

Pour Marie Brassard, fondatrice de l’AQÉI, coach en écriture et ex-journaliste, l’édition indépendante devient une plaque tournante de l’industrie du livre québécois.

Le nouveau partenariat avec Benjamin Livre, à travers un réseau de 140 libraires, crée un lien interactif entre l’éditeur et les lecteurs.

Source : http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/artsetspectacles/livres/archives/2011/05/20110510-102834.html

Publié dans Edition, éditeurs, Francophonie, langue française | Commentaires fermés

Saint-Palais-sur-Mer (17) – Les Palabreurs en Autriche

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

 Sandrine Montupet (à gauche), Amandine Geraud et la littérature autrichienne vendredi 13 mai.  photo jacques braut

Sandrine Montupet (à gauche), Amandine Geraud et la littérature autrichienne vendredi 13 mai. PHOTO JACQUES BRAUT

Pour cette 8e édition des Lectures publiques organisées chaque trimestre par les Palabreurs de la médiathèque du centre culturel Boris-Vian , à Saint-Palais-sur-Mer, c’est l’univers particulièrement riche et pourtant mal connu de la littérature autrichienne que Sandrine Montupet et Amandine Geraud ont choisi (1).

« Aborder la littérature autrichienne, commente Amandine Geraud, c’est certainement avant tout s’immerger dans la Vienne de la fin du XIXe et du début XXe siècle, avec tout le raffinement et l’élégance qu’on lui connaît. »

C’est ainsi qu’au cours de la ballade littéraire à laquelle elles convient, les Palabreurs conduiront à la rencontre de Rainer Maria Rilke (1875-1926) » ou encore de Stephan Zweig (1881-1942).

Lire la suite :  http://www.sudouest.fr/2011/05/10/les-palabreurs-en-autriche-394026-1579.php


Publié dans Lectures publiques, promenades et tourisme littéraires, théâtre | Commentaires fermés

Nouvelle génération d’écrivains égyptiens, l’écriture au croisement du millénaire

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

Dina Kabil

Génération des écrivains du millénaire. Combien est classique, et arbitraire, le concept de génération ! Combien est réductrice la classification des écrivains selon une ligne de démarcation qui se renouvellerait à chaque décennie…
C’est précisément sur ces notions que le critique littéraire et académicien Gaber Asfour s’est penché lors d’une lecture inaugurale, il y a quelques mois, à la remise du prix Naguib Mahfouz pour le roman arabe, à l’Université américaine du Caire.
Dans son discours, Asfour a éclairé les conditions de la floraison du roman dans les années 1960, et a mis en évidence l’existence de deux générations bien distinctes : celle des années 60 et celle des années 90.
Loin des classifications simplistes qui rangeraient les écrivains par décennie, la signification de «génération» est liée à une vision radicale et unique du monde, et à une sensibilité autre de l’écriture.
Ceux qu’on appelle la génération des années 60 représentent la multiplicité des écrivains qui ont gravité autour du rêve national des années 50 pour se réveiller sur la défaite de 1967. Des écrivains qui ont trouvé dans le roman la forme la plus apte à concrétiser leurs envies d’expérimentation, leur élan créateur, et à formuler leurs interrogations et leurs relectures des raisons de la défaite, la «Nakssa».

gene533.jpg
© Salomé Roth septembre 2006

La génération des années 1990, elle, n’a pas goûté au rêve du nationalisme arabe, ni n’a vu se dernier se briser, comme ce fut le cas pour leurs aînés. Par contre, une bonne partie de cette génération est née au lendemain de la «Nakssa», au temps de l’angoisse. Pour ces écrivains, point d’évidence ni de grands idéaux pour la patrie, mais la banalité du réel qui l’emporte. A la place de la ville, ils se penchent sur une capitale déchiquetée, sur des bidonvilles et un monde de marginaux; à la place des grandes valeurs de l’identité, du bien et du beau, ils partent de l’espace limité de leurs propres corps, la seule assurance et la seule maîtrise qu’ils possèdent vraiment. Et à la place de la «grande» littérature et de l’écriture «littéraire», ils se replient sur l’écriture de l’intime et désacralisent la langue, refusant ses ornements et sa rhétorique, ils recourent au langage, souvent cru, de la rue, ou celui accéléré et amputé de la nouvelle technologie du «chat», des «blogs» et des «sms».
Mais qu’en est-il de la génération des écrivains du 2ème millénaire ? S’agit-il d’orphelins privés de toute critique avertie ? Ou bien vivent-ils dans l’ombre du mouvement littéraire des années 90 ? Qu’en est-il donc de cette génération révoltée qui continue de produire et de gagner, chaque jour, un peu plus de notoriété?

 gene1.jpg

Ahmed al-Aïdy
La réponse vient de la bouche d’un écrivain virtuose, Ahmed al-Aïdy, dont l’œuvre va connaître un immense succès, dès la sortie de son premier livre en 2003(1) :
«Nous sommes une génération qui ne tente pas plus de réaliser un rêve, que de fuir un cauchemar».
S’il est difficile de mettre la multitude de ces écrivains, à la production prolifique, dans un même panier, un constat s’impose toutefois : Ce sont l’angoisse, la solitude, la duplicité du moi, la parodie et la désillusion qui marquent la plupart des écrits de cette nouvelle génération.
Or, fuir le cauchemar se traduit par la violence de l’écriture (comme chez Ahmed Mourad, Tareq Imam ou Mohamed al-Fakharani), par la construction d’univers parallèles (utopiques chez Al Taher Charqawy et Hydra Guirguiss, mythique chez Mansoura Ezzeldine, virtuel chez Ahmed Al Aïdy, Ahmed Nagui, etc.) et par l’errance dans l’espace de la ville éclatée qui remplace chez la majorité des jeunes écrivains la vision utopique des années 1960, celle de la ville-modèle et de la ville-rêve.

Lire la suite : http://www.babelmed.net/Pais/Méditerranée/Littérature/nouvelle_generation.php?c=6512&m=319&l=fr

Publié dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. | Commentaires fermés

Maggie O’Farrell : « Il existe une continuité créatrice d’un livre à l’autre. »

Posté par Serge Bénard le 10 mai 2011

chro45imageaudio.jpg

A l’occasion de la sortie de son dernier roman aux éditions Belfond, Nabbu a rencontré l’auteure irlandaise Maggie O’Farrell de passage à Paris.


Nabbu: Vous venez de publier Cette main qui a pris la mienne, votre cinquième ouvrage à paraître en France. Dans quelle mesure ce nouveau roman éclaire vos œuvres précédentes ? Et qu’est-ce qui fait sa singularité dans votre bibliographie ?
Maggie O’Farrell: Tous les livres que l’on écrit sont, d’une certaine manière, une réaction aux livres qui ont précédé. Le temps de l’écriture est éminemment riche et instructif ; mais il reste toujours, une fois l’œuvre achevée, un léger goût d’insatisfaction que l’on tentera de résoudre à travers le livre qui suivra. De ce fait, il existe une continuité créatrice d’un livre à l’autre.
Par rapport à mes ouvrages plus anciens, Cette main qui a pris la mienne s’inscrit dans un registre bien particulier. Mon livre antérieur, L’étrange disparition d’Esme Lennox, était un livre assez court, minimaliste presque. Je l’ai écrit lorsque mon fils était très jeune, il y avait donc une économie de mots dictée par le peu de temps dont je disposais. Du coup, après L’étrange disparition d’Esme Lennox, j’avais envie d’une grande histoire, peuplée de nombreux personnages. J’avais envie d’une longue période sur laquelle le dispositif narratif puisse se développer, avec des personnages secondaires qui vont et viennent comme autant de points de fuite. C’est le défi que j’ai voulu relever avec Cette main qui a pris la mienne.

Votre livre possède de nombreuses clés de lecture, mais toutes semblent ramener à la thématique du temps et de la mémoire… Diriez-vous que le sujet principal de votre livre est la mémoire et, plus particulièrement, la transmission – comme le laisse entendre son titre ?
C’est vrai que le thème de la mémoire est quelque chose qui m’intéresse au premier plan. Je suis passionnée par ces connexions qui se font dans nos têtes : comment on oublie, comment on se souvient ? Comment de petits indices – des odeurs, des couleurs ou certains mots par exemple – vont subitement faire revenir à la mémoire des événements qui se sont produits il y a 30 ans et être des clés vers la redécouverte de quelque chose. Même si on se connaît soi-même, nous avons tous en nous une disposition à la surprise qui peut faire irruption à tout moment.
L’autre thème que je développe dans ce livre est la faculté que nous avons chacun de nous réinventer. Je suis toujours troublée par ces moments où la vie change, où tout bascule. Ça peut être suite à une rencontre, à une naissance ou tout autre événement. Mais, immanquablement, dans ces moments-là, on a la conviction que la vie telle qu’on la connaissait auparavant est à jamais disparue et qu’on est en train d’en créer une nouvelle. C’est précisément ce qui se passe pour mes personnages, que ce soit Lexie, Elina ou encore Ted.

 

Lire la suite : http://www.nabbu.com/interview/maggie-farrell,45.html?PHPSESSID=eqtme9kn7jup6edv8henq5bbc0

Publié dans Entretiens, portraits, rencontres, interviews | Commentaires fermés

123456
 

Tranche de vie |
Maudy les bons tuyaux |
The Celebration of Thanksgi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.tofik.com
| MANGA
| agbar