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Mon grain de sel : anniversaire

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011


Le nombrilisme est une maladie aigue très répandue dans le monde du livre. S’il n’y avait que les auteurs… Bref, je suis vacciné et je vous inflige ces quelques mots uniquement parce que je ne veux pas avoir l’air de rater un événement. Oui, Filière Livre a un an. Pas de quoi pavoiser, car les blogues  ont souvent la vie dure. Mais Filière Livre présente cette particularité d’être un quotidien. Autrement dit, chaque jour il propose un sommaire entièrement nouveau à ses visiteurs réguliers ou occasionnels. Cela représente entre trente et cinquante sujets par jour. Pour ce faire, je dois dépouiller quotidiennement plus de 2 000 infos et plus de trois cents sites auxquels je suis abonné. Je choisis dans cette avalanche à flux constant ce que je crois être le plus digne d’intérêt pour les visiteurs potentiels. Il me faut environ huit heures par jour pour offrir un sommaire que j’estime refléter plus ou moins les attentes des visiteurs. J’ai fait cela plus de trente ans dans la presse écrite : un rédacteur en chef reste un rédacteur en chef, même sur le web. Qu’on le nomme de plus en plus « curator » ne change rien à la chose.

En un an, même en tenant compte des trois premiers mois qui n’étaient pas encore le Filière Livre actuel mais un bloc-notes affectif sur la lecture, j’ai ainsi mis en ligne 8 600 articles. Plus de 106 000 personnes ont honoré Filière Livre de leur visite. Ce qui correspond à 250 000 pages lues. Je ne suis pas né statisticien et je n’en tire (provisoirement) aucune conclusion. Mais j’ai la faiblesse de penser que cela sert à un certains nombre d’internautes répartis en France bien sûr et en Europe, mais aussi au Canada, aux États-Unis, en Amérique du Sud, au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Pas si mal quand on travaille seul dans son coin. Souvent, au cours de mes innombrables clics et pauses imposées par le trafic de l’internet, j’ai une pensée émue pour ce brave Théophraste Renaudot qui inventa la publicité avec son Bureau d’adresse (1629) et la presse avec sa Gazette, journal hebdomadaire (30 mai 1631), ancêtre de tous nos journaux. Il fallait plus de créativité et de courage à cette époque qu’il n’en faut aujourd’hui pour ouvrir et tenir sans faillir un quotidien en ligne.

Merci à tous les internautes (genre neutre) pour avoir fait l’essentiel : me donner envie de continuer en essayant de faire mieux.

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Lire et relire – Pierre Louÿs, La Femme et le Pantin (1898)

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011


LA FEMME ET LE PANTIN _Roman espagnol_

A André Lebey Son ami P.L.

Siempre me va V. diciendo Que se muere V. por mi : Muérase V. y lo veremos Y despues diré que si.

1.– COMMENT UN MOT ECRIT SUR UNE COQUILLE D’OEUF TINT LIEU DE DEUX BILLETS TOUR À TOUR

Le carnaval d’Espagne ne se termine pas, comme le nôtre, à huit heures du matin le mercredi des Cendres. Sur la gaieté merveilleuse de Séville, le _memento quia pulvis es_ ne répand que pour quatre jours son odeur de sépulture; et, le premier dimanche de carême, tout le carnaval ressuscite.

C’est le _Domingo de Piñatas_, le dimanche des Marmites, la Grande Fête. Toute la ville populaire a changé de costume et l’on voit courir par les rues des loques rouges, bleues, vertes, jaunes ou roses qui ont été des moustiquaires, des rideaux ou des jupons de femme et qui flottent au soleil sur les petits corps bruns d’une marmaille hurlante et multicolore. Les enfants se groupent de toutes parts en bataillons tumultueux qui brandissent une chiffe au bout d’un bâton et conquièrent à grands cris les ruelles sous l’incognito d’un loup de toile, d’où la joie des yeux s’échappe par deux trous. _ »¡ Anda!¡ Hombre! que no me conoce! »_ crient-ils, et la foule des grandes personnes s’écarte devant cette terrible invasion masquée.

Aux fenêtres, aux _miradores_, se pressent d’innombrables têtes brunes. Toutes les jeunes filles de la contrée sont venues ce jour-là dans Séville, et elles penchent sous la lumière leurs têtes chargées de cheveux pesants. Les _papelillos_ tombent comme la neige. L’ombre des éventails teinte de bleu pâle les petites joues poudrerizées. Des cris, des appels, des rires bourdonnent ou glapissent dans les rues étroites. Quelques milliers d’habitants font, ce jour de carnaval, plus de bruit que Paris tout entier.


Or, le 23 février 1896, dimanche de Piñatas, André Stévenol voyait approcher la fin du carnaval de Séville, avec un léger sentiment de dépit, car cette semaine essentiellement amoureuse ne lui avait procuré aucune aventure nouvelle. Quelques séjours en Espagne lui avaient appris cependant avec quelle promptitude et quelle franchise de coeur les noeuds se forment et se dénouent sur cette terre encore primitive, et il s’attristait que le hasard et l’occasion lui eussent été défavorables.

Tout au plus, une jeune fille avec laquelle il avait engagé une longue bataille de serpentins entre la rue et la fenêtre, était-elle descendue en courant, après lui avoir fait signe, pour lui remettre un petit bouquet rouge, avec un _ »Muchísima’ grasia’, cavayero »_ jargonné à l’andalouse. Mais elle était remontée si vite, et d’ailleurs, vue de plus près, elle l’avait tellement désillusionné, qu’André s’était borné à mettre le bouquet à sa boutonnière sans mettre la femme dans sa mémoire. Et la journée lui en parut plus vide encore.

Quatre heures sonnèrent à vingt horloges. Il quitta la Sierpes, passa entre la Giralda et l’antique Alcazar, et par la calle Rodrigo il gagna les Delicias, Champs-Elysées d’arbres ombreux le long de l’immense Guadalquivir peuplé de vaisseaux.

C’était là que se déroulait le carnaval élégant.

A Séville, la classe aisée n’est pas toujours assez riche pour faire trois repas par jour; mais elle aimerait mieux jeûner que se priver du luxe extérieur qui pour elle consiste uniquement en la possession d’un landau et de deux chevaux irréprochables. Cette petite ville de province compte quinze cents voitures de maître, de forme démodée souvent, mais rajeunies par la beauté des bêtes, et d’ailleurs occupées par des figures de si noble race, qu’on ne songe point à se moquer du cadre.

André Stévenol parvint à grand-peine à se frayer un chemin dans la foule qui bordait des deux côtés la vaste avenue poussiéreuse. Le cri des enfants vendeurs dominait tout: _ »¡ Huevo’ ! Huevo’ ! »_ C’était la bataille des oeufs.

« ¡ Huevo’ ¿ Quíen quiere huevo’ ?¡ A do’ perra’ gorda’ la docena ! »

Dans des corbeilles d’osier jaune, s’entassaient des centaines de coquilles d’oeufs, vidées, puis remplies de papelillos et recollées par une bande fragile. Cela se lançait à tour de bras, comme des balles de lycéens, au hasard des visages qui passaient dans les lentes voitures; et, debout sur les banquettes bleues, les caballeros et les señoras ripostaient sur la foule compacte en s’abritant comme ils pouvaient sous de petits éventails plissés.

Dès le début, André fit emplir ses poches de ces projectiles inoffensifs, et se battit avec entrain.


C’était un réel combat, car les oeufs, sans jamais blesser, frappaient toutefois avec force avant d’éclater en neige de couleur, et André se surprit à lancer les siens d’un bras un peu plus vif qu’il n’était nécessaire. Une fois même, il brisa en deux un éventail d’écaille fragile. Mais aussi qu’il était déplacé de paraître à une telle mêlée avec un éventail de bal! Il continua sans s’émouvoir.

Les voitures passaient, voitures de femmes, voitures d’amants, de familles, d’enfants ou d’amis. André regardait cette multitude heureuse défiler dans un bruissement de rires sous le premier soleil du printemps. A plusieurs reprises il avait arrêté ses yeux sur d’autres yeux, admirables. Les jeunes filles de Séville ne baissent pas les paupières et elles acceptent l’hommage des regards qu’elles retiennent longtemps.

Comme le jeu durait déjà depuis une heure, André pensa qu’il pouvait se retirer, et d’une main hésitante il tournait dans sa poche le dernier oeuf qui lui restât, quand il vit reparaître soudain la jeune Fernande dont il avait brisé l’éventail.

Elle était merveilleuse.

Privée de l’abri qui avait quelque temps protégé son délicat visage rieur, livrée de toutes parts aux attaques qui lui venaient de la foule et des voitures voisines, elle avait pris son parti de la lutte, et, debout, haletante, décoiffée, rouge de chaleur et de gaieté franche, elle ripostait!

Elle paraissait vingt-deux ans. Elle devait en avoir dix-huit. Qu’elle fût andalouse, cela n’était pas douteux. Elle avait ce type admirable entre tous, qui est né du mélange des Arabes avec les Vandales, des Sémites avec les Germains et qui rassemble exceptionnellement dans une petite vallée d’Europe toutes les perfections opposées des deux races.

Son corps souple et long était expressif tout entier. On sentait que même en lui voilant le visage on pouvait deviner sa pensée et qu’elle souriait avec les jambes comme elle parlait avec le torse. Seules les femmes que les longs hivers du Nord n’immobilisent pas près du feu, ont cette grâce et cette liberté.

– Ses cheveux n’étaient que châtain foncé, mais à distance, ils brillaient presque noirs en recouvrant la nuque de leur conque épaisse. Ses joues, d’une extrême douceur de contour, semblaient poudrées de cette fleur délicate qui embrume la peau des créoles. Le mince bord de ses paupières était naturellement sombre

André, poussé par la foule jusqu’au marchepied de sa voiture, la considéra longuement. Il sourit, en se sentant ému, et de rapides battements de coeur lui apprirent que cette femme était de celles qui joueraient un rôle dans sa vie.

Lire la suite : http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?femtin1,41,60

Texte produit par Daniel Durosay (durosay@u-paris10.fr)

 

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Le livre du jour – De chair et de sang, Michael Cunningham

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

de_chair_et_de_sang« Une jolie épouse, des meubles de pin massif, des pommes de terre et des côtelettes de porc qui vous attendent au chaud dans le four. Il voulait être heureux de façon permanente, consistante, heure après heure, pas seulement par petits accès qui s’emparaient de lui à l’improviste, en général quand il se trouvait seul. Il avait travaillé si durement. Il se disait qu’en se comportant comme quelqu’un d’heureux, en s’exprimant comme un homme heureux, il pourrait peut-être retrouver le bonheur. Il pourrait le saisir par ses ailes invisibles et le tenir serré contre sa poitrine. »

En ce début des années 50, aux Etats-Unis, Constantin et Mary ont tout à prouver, descendants d’immigrants pauvres, la vie les a unis très jeunes (pour le meilleur espèrent-ils). Et la réussite est effectivement là au détour du chemin, bienvenue après des années de galère. Constantin fait fortune dans l’immobilier. 
Mais la violence est très présente aussi. Constantin pique des colères terribles. Et le désir de perfection dans lequel Mary met tout son honneur et toute son énergie pervertit tout, et surtout le lien qui les unit à leurs enfants.
Susan devra s’enfuir pour rompre la relation – à la limite de l’inceste – initiée par son père. Billy se cherchera longtemps avant de se trouver dans un nouveau prénom, une autre vie. Zoé, la petite dernière, adoptée par un travesti de Manhattan, deviendra la mère célibataire d’un enfant noir. 
Pour des parents, cherchant à tout prix à maintenir une façade de respectabilité au sein d’une haute société à majorité blanche, la pilule est difficile à avaler et le scandale total. Cependant, le temps qui passe lisse les aspérités de chacun et laisse – contre toutes attentes – entrevoir l’existence d’une famille soudée malgré les divergences…

Ce roman, épais et dense, est à la fois effroyable et magnifique. Effroyable par ce qu’il suppose de violence et de descentes aux enfers personnelles. Magnifique dans l’écriture, et dans cette particularité qu’à l’auteur de faire avancer le temps de scènes en scènes. Elles sont décrites au scalpel, d’une rare perfection. Avec elles, nous allons au creux du Moi et de ses ambivalences constantes. 
Michael Cunningham est notamment l’auteur du roman Les heures, dont je n’ai vu que l’adaptation cinématographique, et qui aborde trois destins de femmes dont celui de Virginia Woolf. J’ai retrouvé ici quelques scènes terribles et similaires, comme par exemple celle de la confection du gâteau parfait. On retrouve également la description d’une femme confrontée au silence impersonnel d’une chambre d’hôtel.
J’ai aimé lire ce roman car sa qualité est indéniable et l’expression de la solitude fort bien décrite. J’ai aimé aussi ce qui anime les personnages, malgré leurs erreurs, et tout ce qui amène en fin d’ouvrage à prôner la tolérance. J’ai moins aimé peut-être l’accumulation de moments qui m’ont parfois semblé un brin sordides, même s’ils servent de manière indéniable la narration. Un roman riche et profond, un presque coup de coeur !

bouton3 Les éditions du Livre de Poche – Avril 2011 – 6.95€

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Livrels libres et gratuits – Roger Martin du Gard – Les Thibault, tome III

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

    MARTIN DU GARD, ROGER : Les Thibault – Tome III – La Belle Saison - Romans —

    Attention : téléchargement non autorisé dans certains pays. Lire la note sur le droit d’auteur. Auteur décédé en 1958..

    Cinq ans plus tard (1910): la saison des amours. Daniel est étudiant aux Beaux-Arts. Jacques vient d’être admis à l’École normale supérieure. Antoine vit avec Rachel, une aventurière, une passion brûlante et sans lendemain. Jacques, adolescent tourmenté, est attiré par Jenny pour laquelle il éprouve des sentiments ambigus. Mais Gise, qui a maintenant quinze ans, ne le laisse pas non plus indifférent.

    Édition Ebooks libres et gratuits.

    Téléchargement interdit dans l’Union européenne et la Suisse (filtre géographique basé sur l’adresse IP).   Parution le 30/04/2011

    Source : http://www.ebooksgratuits.com/details.php?book=2403


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Le Vietnam arrête un éditeur, lauréat d’un prix pour la liberté d’expression

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

Pas facile, pas facile..

Rédigé par Clément S., le lundi 02 mai 2011 à 15h23

 

La semaine passée, la Foire internationale du livre de Buenos Aires a récompensé un éditeur vietnamien en lui attribuant le prix de la liberté d’expression. Avec dans son catalogue des poètes principalement, l’éditeur Giay Vun a contribué à créer un mouvement tout particulier dans le pays. 

Giay Vun est surtout connu maintenant pour avoir impulsé un renouveau de la poésie dans le Sud-est asiatique, en révélant au public des auteurs qui ont refusé de se conformer aux règles de pensée de l’État. Bjorn Smith-Simonsen, président de l’International Publishers Association expliquait que ses ouvrages ont largement dynamisé l’édition indépendante dans le Vietnam. 

Le Vietnam arrête un éditeur, lauréat d'un prix pour la liberté d'expression dans Adaptations, préquelles, cinéma, télévision, etc. v-9803« Les livres ont le pouvoir de rendre le monde libre. La liberté pour ceux qui publient ces livres, pour ceux qui les lisent et ceux qui discutent sur ce que les ouvrages leur ont apporté », précise-t-il. 

Or, depuis quelques heures, nous apprend l’AFP, l’éditeur et fondateur de la maison, Bui Chat, lauréat de l’IPA Freedom to Publish Prize… vient d’être arrêté. 

C’est à son retour au Vietnam que les autorités ont accueilli l’éditeur, explique l’IPA, qui condamne sans retenue cet acte de despotisme, « et demande la libération immédiate » de l’éditeur. On apprend également que le prix reçu lui a été confisqué, alors que l’on ne connaît toujours pas les raisons officielles ayant conduit à son arrestation. 

Selon Bjorn Smith-Simonsen, ce serait directement lié à l’obtention du prix – chose que l’on peut difficilement mettre en doute. Saluant « le courage d’un éditeur underground », l’IPA a lancé un appel aux autorités du pays, pour que l’éditeur soit relâché, pointant combien son travail avait contribué « à abattre les barrières de la censure » .

 

 

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/25832-vietnam-arrestation-editeur-liberte-expression.htm

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Calais (62) – Le Furet ouvre ses portes dans un mois

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

La librairie s’installe à la Cité Europe

lundi 02.05.2011, 06:00

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L’installation du Furet du Nord est attendue de longue date. La date est enfin fixée : c’est le 24 mai que la librairie ouvrira ses portes Cité Europe.

Le chantier débuté en mars ne passe pas inaperçu, entre le Flunch et Quai 121, en plein milieu de la Cité gourmande. Le Furet s’installe sur le Calaisis et le fait savoir à coup de panneaux publicitaires. Sur 1 400 m², l’enseigne proposera un concept totalement repensé, le second du groupe depuis l’ouverture de celui d’Englos en septembre.
Le concept ? « Une nouvelle architecture et un nouveau design inspirés des cinq métiers du Furet : le livre, la papeterie, le disque, la vidéo et le multimédia. Nous avons maximisé l’offre produit par rapport au parcours d’un client type », détaille Jocelyn Carion, le directeur de la structure, qui a quitté l’enseigne de Béthune pour venir à Calais.
Le but : mieux mettre visuellement en avant les produits pour que les clients les repèrent plus facilement. Un concept qui entraîne un nombre moindre de références. Le Furet de Coquelles proposera quelque 50 000 produits, dont plus de 30 000 livres. « Notre coeur de métier, c’est le livre », insiste-t-il, conscient d’être attendu comme « une locomotive » pour le centre commercial. Un référencement qui évoluera au fil du temps en fonction de la demande. « Un Furet nouvelle génération et un ancien, ce n’est pas comparable . » Autre nouveauté de taille : on pourra trouver à Coquelles des tablettes numériques, complémentaires de l’offre en e-book proposée sur le site internet du Furet.
« C’est un vrai challenge avec tous les aspects d’une ouverture : la création et l’organisation d’une équipe à 70 % nouvelle, d’un magasin… », confie le directeur pour qui le professionnalisme est le mot-clé du Furet : « Tous nos salariés sont des spécialistes de leurs métiers ». Quid de la concurrence à Calais ? « Je viens d’arriver, je ne la connais pas  », reconnaît le directeur.

 

Lire la suite : http://www.nordlittoral.fr/actualite/la_une/2011/05/02/article_le_furet_ouvre_ses_portes_dans_un_mois.shtml

Publié dans Grandes surfaces spécialisées (culture/livre), clubs, Librairies, libraires | Commentaires fermés

Quand la réalité rejoint la dystopie

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

À quoi peut servir d’imaginer des cauchemars futuristes, dans la lignée de Huxley et d’Orwell, en un temps où les dystopies semblent se réaliser ? Où il n’est plus besoin d’un Big Brother pour connaître les pensées de chacun, car un réseau social suffit ? Une poignée d’écrivains rappellent pourtant qu’il faut imaginer le pire pour comprendre le présent. Le Livre Auprès de moi toujours aupres de moi toujours par Kazuo Ishiguro Éditions des Deux Terres.  

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Metropolitan FilmExport Un homme et son fils errant sans fin dans un paysage de désolation : La Route, de Cormac McCarthy, adapté au cinéma par John Hillcoat, fait écho à nos pires cauchemars.

À peu près à la moitié de la seconde présidence Poutine, un curieux phénomène a commencé de se produire chez les romanciers russes : tous ont entrepris d’écrire des dystopies, ces récits d’anticipation qui imaginent un avenir de cauchemar. En 2006, Vladimir Sorokine, ce légendaire écrivain postmoderne, publiait Journée d’un opritchnik, une satire des services secrets, dans la plus pure veine dystopique (1) ; la même année, la romancière Olga Slavnikova remportait un prestigieux prix littéraire avec 2017 (2) ; et Dimitri Bykov faisait paraître ZhD, décrivant un futur où la Russie est en guerre contre une force armée – les ZhD – qui est train de l’emporter grâce à la découverte du « phlogiston », une substance remarquable qui remplace le pétrole comme énergie de prédilection de l’Occident et, ce faisant, ruine la Russie. Cet étrange jaillissement littéraire tenait, je crois, à la stagnation politique des années Poutine. Personne ne doutait que le président russe fût en train de rétablir un certain autoritarisme ; mais sous quelle forme exactement, jusqu’à quel point et avec quel degré de brutalité ? C’était difficile à dire. Le présent semblait se dérober. En apparence, il ne se passait rien. Afin de comprendre l’époque, lui donner un sens, il fallait projeter les tendances présentes quelques années dans le futu (…)

Lire la suite (payante) : http://www.booksmag.fr/litterature-et-arts/quand-la-realite-rejoint-la-dystopie/

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Garcia Marquez finalement publié en Chine

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

100 ans de solitude… et plusieurs dizaines d’années de piratage

Rédigé par Clément S., le lundi 02 mai 2011 à 10h37

 

Cent ans de solitude, ce n’est pas rien. Mais c’est presque une éternité pour le livre de Gabriel Garcia Marquez, que les lecteurs chinois attendent depuis des années. Et ils pouvaient attendre encore longtemps, puisque l’auteur avait décidé que jamais ses ouvrages ne paraîtraient dans le pays, à cause des multiples éditions pirates déjà existantes. 

Le prix Nobel de littérature l’avait mauvaise depuis un moment. Voilà plusieurs dizaines d’années que son livre est vendu dans une version illégale. Et Garcia Marquez avait piqué une telle colère contre cet état de fait, qu’il avait, durant une visite dans le pays, en 1990, juré que jamais ses livres ne seraient publiés en Chine. Même 150 ans après sa mort, avait-il alors promis. 

M. Marquez, je vous fais une lettre…

Garcia Marquez finalement publié en Chine dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. v-23496Mais c’était sans compter sur la ténacité de Chen Mingjun, rédacteur en chef de Thinkingdom House. En 2008, il s’était fendu d’une lettre donnant des gages d’admiration réelle au romancier, tout en assurant de l’envie que le pays avait de découvrir son livre. Un peu de pommade, donc, accompagné finalement d’un gros chèque, et voilà que finalement, l’injonction terrible de Garcia Marquez devient de l’histoire ancienne. 

La vente aux enchères aura été largement débattue, et finalement l’éditeur l’aura emporté pour un million de dollars. Et ce, bien que de nombreuses versions pirates soient en effet en circulation dans le pays depuis un long moment. Pour Jo Lusby, directrice générale de Penguin Chine, qui publie la version anglaise du texte, estime que ce sera une vraie chance si l’éditeur parvient à avoir une action significative sur les contrefaçons qui se retrouvent au marché noir. 

 

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/25825-cent-ans-solitude-marquez-chine.htm

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« Hunter S. Thompson, journaliste & hors-la-loi » : La vie Gonzo

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

Ce grand allumé a été un des inventeurs du « nouveau journalisme ». Avant de se suicider d’une balle dans la tête. Et François Forestier n’est pas prêt d’oublier sa visite chez Hunter Thompson

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(c)Sipa

Hunter S.Thompson (1937-2005), l’un des inventeurs du « nouveau journalisme » et auteur, notamment, de « Las Vegas Parano ».

 

Déjà, je ne comprends pas ce qu’il dit. La voix empâtée, le regard annulé par les Ray-Ban, les lèvres gelées par la coke, la peau du crâne tendue sur le squelette, Hunter Thompson est assis dans sa cuisine, les coudes dans un saladier de chips. Il vient de se lever, il est 3 heures de l’après-midi. Son petit déjeuner : un bol de Chivas Regal et quelques amphètes. Une demi-heure plus tard, un gros pétard, sans doute un huit-feuilles. Puis un autre bol, et quelques lignes de poudre blanche. Il me fait lire, à haute voix, quelques pages de « Rhum Express », son premier livre.

Il se lève, sort sur le porche de sa maison (est-ce une ferme, une cabane, un ranch, un cottage, un baraquement, un buron ? Non, il dit : « Un fortin »), effraie quelques paons, et demande :« Tuveuxquej’t'l’dédicacel’livre ? – Euh, oui, why not ?» Hunter Thompson revient avec un Magnum 365 canon long, prend le bouquin, applique l’arme contre la couverture. Flinguer le livre, c’est ça, sa façon de dédicacer ? Je l’arrête. Buter des mots, ça ne se fait pas. Il m’offre alors des plumes de paon, en me montrant la colline où, tous les jours, il décharge un clip de kalachnikov. Je m’en vais, un peu mal à l’aise.

Lire la suite :  http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20100419.BIB5225/la-vie-gonzo.html


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Livre numérique: une mine de textes… et d’emplois

Posté par Serge Bénard le 2 mai 2011

La part de marché de l’e-book est encore faible mais elle augmente vite. Editeurs et libraires devront s’adapter rapidement et embaucher des spécialistes du numérique.

Livre numérique: une mine de textes… et d’emplois dans ebooks, livres numériques, livrels, etc. 4070018782_a9f76393b0

- Amazon Kindle eBook Reader / goXunureviews via Flickr CC License by -

 

 

 C’est encore insignifiant: le livre numérique représente 1,3 % du marché total du livre aux Etats-Unis en 2009, 2,6 % au Japon en 2008, mais sa part de marché grossit vite – elle double tous les trois ans –, et le lancement de liseuses et tablettes le rend un peu plus désirable chaque jour. Le livre numérique, qui fait trembler éditeurs et libraires, fera sans aucun doute beaucoup parler de lui au cours des prochaines années.

Les inconditionnels de la technologie expliquent qu’avec une liseuse, on peut emporter en voyage une énorme bibliothèque sans s’encombrer de pesants volumes. Tandis que les bibliophiles s’exclament, avec le romancier et sémiologue Umberto Eco et le scénariste Jean-Claude Carrière, « N’espérez pas vous débarrasser des livres »… Leur ouvrage qui porte ce titre rappelle que, tout comme la télévision n’a pas tué la radio, l’e-book ne tuera pas le livre -papier…

Profession bouleversée

Editeurs et libraires, eux, regardent ce qui est arrivé à l’industrie musicale et tentent de trouver une parade efficace pour ne pas sombrer à leur tour. Car si le livre électronique paraît promis à un bel avenir, cela bouleverse la profession du livre, soucieuse de perdurer et de remplir son rôle: sélection des écrits, publication, diffusion… Les éditeurs français ont obtenu que le livre numérique soit, comme celui du livre classique, l’objet d’un prix unique. Sauf naturellement pour les plates-formes de diffusion étrangères.

Dans un rapport intitulé Modèles économiques d’un marché naissant: le livre numérique,rendu au ministère de la Culture, Françoise Benhamouet Olivia Guillon soulignent qu’un tel ouvrage devrait en principe coûter moins cher qu’un livre classique. A condition toutefois que les éditeurs procèdent à de très gros investissements de départ pour fabriquer ces livres. Les coûts d’impression et de distribution disparaîtront en tout ou partie. Les coûts de la distribution seront, eux, bouleversés en fonction du circuit choisi: directement de l’éditeur à l’utilisateur, ou en passant par une plate-forme, le pourcentage restant à l’auteur et à l’éditeur ne sera pas le même. Dans tous les cas, le secteur de l’édition et surtout celui de la librairie, qui emploie 11.550 salariés en France dans 25.000 points de vente, selon les chiffres duSyndicat de la librairie française(SLF), vont devoir s’adapter rapidement.

Lire la suite : http://www.slate.fr/story/37675/livre-numerique-emplois

 

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