Accueil Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. Roberto Fernandez Retamar : «La traduction est l’enjeu fondamental des littératures caribéennes»

Roberto Fernandez Retamar : «La traduction est l’enjeu fondamental des littératures caribéennes»

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29/04/2011 | Entretien

Venus des Antilles françaises, de Cuba, d’Haïti, de Guyane, de Jamaïque, ou de Porto Rico, une cinquantaine d’auteurs ont participé au deuxième congrès international des écrivains de la Caraïbe. Invité d’honneur, le Cubain Roberto Fernandez Retamar revient sur les enjeux de la littérature caribéenne.

Du 6 au 9 avril, se tenait à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe, le deuxième congrès international des écrivains de la Caraïbe. Venus des Antilles françaises, de Cuba, d’Haïti, de Guyane, de Jamaïque, ou de Porto Rico, une cinquantaine d’auteurs ont participé à la rencontre. Au programme, quatre jours de débats et de conférences, la création d’une collection « Écrivains de la Caraïbe » et le lancement du Grand Prix littéraire caribéen, qui a récompensé d’une somme de 10000 euros le premier lauréat, le Trinidadien Earl Lovelace pour son roman Is just a movie (Faber and Faber, 2011). Invité d’honneur, essayiste, poète, historien et président de la prestigieuse institution de La Casa de las Americas, le Cubain Roberto Fernandez Retamar revient sur les principaux enjeux de la littérature caribéenne. Rencontre.

Pourquoi est-ce si important pour vous, auteurs de la Caraïbe, de vous réunir aujourd’hui ?
Roberto Fernandez Retamar : Il est essentiel de consolider les liens culturels entre nos différentes régions. Nous ne sommes pas encore, et peut-être ne serons-nous jamais une unité politique et linguistique. Néanmoins, nous avons des racines communes, des ancêtres communs, les Arawaks, et une histoire singulière. Il ne faut pas oublier que c’est dans la Caraïbe que Christophe Colomb a débarqué, il y a un demi-millénaire. Que c’est dans nos îles qu’ont été établies les premières plantations et l’économie qui en découle, ce qui signifiait l’arrivée forcée de milliers d’Africains. L’écrivain jamaïcain Rex Nettleford parlait d’une «African connexion». Nous partageons bel et bien des préoccupations, un certain nombre de croyances, une culture métissée, et ce malgré nos différences linguistiques.

Lire la suite : http://www.magazine-litteraire.com/content/rss/article?id=19165

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