États-Unis – La librairie qui ne vend qu’un livre

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

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Si vous vous trouvez dans le Ed’s Martian Book, une librairie située dans le West Village à New York, vous aurez beau regarder dans le moindre recoin, vous ne trouverez que 3.000 copies du même livre… celui de son propriétaire, Andrew Kessler, nous apprend le Seattle Post Intelligencer.

L’oeuvre, vendue à 27.95 dollars l’exemplaire, s’appelle Martian Summer: Robot Arms, Cowboy Spacemen, and My 90 Days With the Phoenix Mars Mission. Son auteur, le monobouquiniste, comme il se définit lui-même, y relate son expérience dans un centre de contrôle avec une équipe de scientifiques et d’ingénieurs, lit-on sur le Time.

En 2008, Andrew Kessler a passé 90 mois dans un centre de contrôle, dans le cadre de la mission de la Nasa, Phoenix Mars Lander mission, explique le New York Times.

Le magasin est en partie un stratagème de marketing (Andrew Kessler est le directeur artistique d’une agence de publicité), mais aussi une méditation sur le livre à l’ère du tout numérique.

«Les livres deviennent ainsi une installation artistique, affirme-t-il. Nous devrions tenir à eux

Andrew Kessler tire son inspiration de restaurants comme le Meatball Shop, dans le Lower Esat Side, qui, comme son nom l’indique, ne vend que des boulettes de cochon.

«Je pensais aux personnes qui ne vendent qu’une chose, mais très bien

Andrew Kessler n’est pas le premier: Walter Swan, un ancien plâtrier devenu auteur, a ouvert le One Book Bookstore à Bisbee, en Arizona, après avoir auto-publié un recueil de nouvelles sur sa vie que les éditeurs refusaient.

Quant aux réactions du public, elles sont variées… Après de nombreuses interrogations, Andrew Kessler a placé une affiche à l’extérieur de sa librairie:

«On n’a qu’un livre, mais on n’est pas de la Scientologie.»

Christopher Schelling, un agent littéraire, et David Rakoff, écrivain, semblent apprécier le concept.

«Tout le monde déplore la mort des livres imprimés, affirme Christopher Schelling. Et il y en a une tonne ici

«La plupart des auteurs trouve aliénant le fait de ne jamais voir leur livre dans une librairie, ni à l’aéroport», conclut David Rakoff.

Source : http://www.slate.fr/lien/37637/la-librairie-qui-vend-un-livre

Photo: Arcimboldo Librarian Stokholm, wikimedia

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Histoire de caractères

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

Il est bien trop rare que les éditeurs modernes –entendons, les éditeurs d’aujourd’hui– accordent suffisamment d’importance à la «mise en livre» des manuscrits qui leur sont confiés. Pourtant, les travaux d’histoire du livre montrent bien non seulement que le texte ne saurait exister seul, mais que le livre en tant qu’objet apporte au lecteur, par les dispositifs matériels qu’il met en œuvre, bien autre chose que le seul texte. «Mettre en livre» avec compétence et élégance un livre qui traite précisément d’un aspect de la «mise en livre», à savoir l’histoire du caractère typographiques, est tout particulièrement bien venu.


On ne peut par conséquent qu’être reconnaissant à l’éditeur Atelier Perrousseaux de l’ouvrage que Rémi Jimenes a consacré aux Caractères de civilité d’avoir réussi à nous offrir un livre dont l’élégance formelle se combine avec un contenu textuel de qualité. L’étude de la typographie et des caractères reste trop peu développée en France, et encore mal intégrée aux travaux d’histoire générale du livre –une exception remarquable étant bien évidemment celle du Musée de l’imprimerie dirigé par Alan Marshall à Lyon. L’exposition d’Écouen sur Geoffroy Toryet son Champfleury constitue aussi, en ce moment même, une excellente occasion d’approcher ce domaine.


Rémi Jimenes, doctorant au CESR de Tours, définit les caractères de civilité, alias lettre française d’art de main, comme « une typographie gothique reproduisant l’écriture cursive qu’employaient les hommes de plume français au milieu du XVIe siècle » (p. 10). Histoire et civilisation du livre donnera de cet élégant volume un compte rendu circonstancié, mais le sommaire que nous publions ci-dessous donne une bonne image d’un contenu présenté à la manière d’une pièce de théâtre classique.



Rémi Jimenes, Les Caractères de civilité. Typographie & calligraphie sous l’Ancien Régime, préf. Hendrik D. L. Vervliet, [Gap], Atelier Perrousseaux éditeur, 2011, 120 p., ill. (diff.: Pollen Diffusion) («Histoire de l’écriture typographique»).


Sommaire


Préface


Introduction


Acte I- Splendeur & misères de la cursive française, XVIe-XVIIe siècles


Chapitre I- Granjon et ses contrefacteurs: histoire d’un succès


Chapitre II- Les formes de la cursive française


Chapitre III- Le déclin de la cursive française


Entracte- 1649-1703: nouveautés


Acte II- Une anachronique renaissance, XVIIIe-XIXe siècles


Chapitre IV- Une surprenante résurrection


Chapitre V- Apprendre à lire, apprendre à écrire


Chapitre VI- La civilité réinventée


Épilogue- La fin de l’histoire

 

Source : http://histoire-du-livre.blogspot.com/2011/04/font-face-font-family-cambriafont-face.html


  Histoire de caractères dans Actualité éditoriale, vient de paraître 2797786292509106690-6960181177185641880?l=histoire-du-livre.blogspot

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Pour réhabiliter Adolphe Willette…

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011


Pour réhabiliter Adolphe Willette... willette
Nous continuons avec les illustrateurs de la fin du XIXe siècle. Je vous propose une édition originale de d’Achille Mélandri enrichie de gravures de Willette. Cet exemplaire fort bien conservé par un bibliophile l’a fait recouvrir d’une reliure à la fois protectrice et agréable à l’œil.

Adolphe Willette en est un digne représentant. Ami de Steinlen, il se rappela à notre mémoire il y a quelques années, puisqu’il eu l’insigne honneur d’avoir été frappé d’indignité nationale par le conseil municipal du 18ème arrondissement de Paris qui avait voté à l’unanimité la décision de débaptiser le square « Adolphe Willette » qui fait face au Sacré-Cœur pour le rebaptiser Square « Louise Miche »l. Nous sommes en pleine crise du politiquement correct, je vous le rappelle. L’inauguration a eu lieu en 2004 en présence du maire de Paris, Bertrand Delanoë.

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Fils de militaire, Adolphe Willette est né en 1857 et mort en 1926. Il est un des grands illustrateurs de la fin du 19ème siècle. Réalisant parfois des bandes dessinées, il donna figure à Pierrot et Colombine, dessinant même l’enseigne du Moulin Rouge au cœur de ce Montmartre dont il était une des figures marquantes. Hélas, comme son ami Forain, il prêta sa plume aux traits les plus antisémites de son temps, collaborant notamment à La Libre Parole illustrée dirigée par Drumont. Pire : il se présente comme candidat antisémite aux élections législatives du 22 septembre 1889, dans la 2e circonscription du 9e arrondissement de Paris, en pleine affaireDreyfus.

Le président vert du conseil de quartier, Sylvain Garel, entama les discours en revendiquant l’idée de débaptiser la place en lui attribuant le nom de la célèbre féministe anarchiste, « en pensant, dit-il, au fait que chaque année les intégristes de Saint-Nicolas du Chardonnet, viennent se réunir ici le soir de Pentecôte. Je suis sûr qu’ils seront contents de se réunir dans le square Louise Michel…« . Dans l’assemblée, on pouvait reconnaître le dessinateur Jacques Tardi : Regardant le Sacré-Coeur dominant le square, édifice d’infamie construit pour faire expier les Parisiens, il dit « Maintenant, il faudrait que l’on crée une association pour faire raser ce machin« .

 

Lire la suite : http://livresanciens-tarascon.blogspot.com/2011/04/pour-rehabiliter-adolphe-wilette.html

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Lire et relire – Denis Diderot, Le neveu de Rameau (1762)

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011


_Vertumnis, quotquot sunt, natus iniquis _(Horat., Lib. II, Satyr. VII)

Qu’il fasse beau, qu’il fasse laid, c’est mon habitude d’aller sur les cinq heures du soir me promener au Palais-Royal. C’est moi qu’on voit, toujours seul, rêvant sur le banc d’Argenson. Je m’entretiens avec moi-même de politique, d’amour, de goût ou de philosophie. J’abandonne mon esprit à tout son libertinage. Je le laisse maître de suivre la première idée sage ou folle qui se présente, comme on voit dans l’allée de Foy nos jeunes dissolus marcher sur les pas d’une courtisane à l’air éventé, au visage riant, à l’oeil vif, au nez retroussé, quitter celle-ci pour une autre, les attaquant toutes et ne s’attachant à aucune. Mes pensées, ce sont mes catins. Si le temps est trop froid, ou trop pluvieux, je me réfugie au café de la Régence ; là je m’amuse à voir jouer aux échecs. Paris est l’endroit du monde, et le café de la Régence est l’endroit de Paris où l’on joue le mieux à ce jeu. C’est chez Rey que font assaut Légal le profond, Philidor le subtil, le solide Mayot, qu’on voit les coups les plus surprenants, et qu’on entend les plus mauvais propos ; car si l’on peut être homme d’esprit et grand joueur d’échecs, comme Légal ; on peut être aussi un grand joueur d’échecs, et un sot, comme Foubert et Mayot. Un après- dîner, j’étais là, regardant beaucoup, parlant peu, et écoutant le moins que je pouvais ; lorsque je fus abordé par un des plus bizarres personnages de ce pays où Dieu n’en a pas laissé manquer. C’est un composé de hauteur et de bassesse, de bon sens et de déraison. Il faut que les notions de l’honnête et du déshonnête soient bien étrangement brouillées dans sa tête ; car il montre ce que la nature lui a donné de bonnes qualités, sans ostentation, et ce qu’il en a reçu de mauvaises, sans pudeur. Au reste il est doué d’une organisation forte, d’une chaleur d’imagination singulière, et d’une vigueur de poumons peu commune. Si vous le rencontrez jamais et que son originalité ne vous arrête pas ; ou vous mettrez vos doigts dans vos oreilles, ou vous vous enfuirez. Dieux, quels terribles poumons. Rien ne dissembleplus de lui que lui-même. Quelquefois, il est maigre et hâve, comme un malade au dernier degré de la consomption ; on compterait ses dents à travers ses joues. On dirait qu’il a passé plusieurs jours sans manger, ou qu’il sort de la Trappe. Le mois suivant, il est gras et replet, comme s’il n’avait pas quitté la table d’un financier, ou qu’il eût été renfermé dans un couvent de Bernardins. Aujourd’hui, en linge sale, en culotte déchirée, couvert de lambeaux, presque sans souliers, il va la tête basse, il se dérobe, on serait tenté de l’appeler, pour lui donner l’aumône. Demain, poudré, chaussé, frisé, bien vêtu, il marche la tête haute, il se montre et vous le prendriez au peu prés pour un honnête homme. Il vit au jour la journée. Triste ou gai, selon les circonstances. Son premier soin, le matin, quand il est levé, est de savoir où il dînera ; après dîner, il pense où il ira souper. La nuit amène aussi son inquiétude. Ou il regagne, à pied, un petit grenier qu’il habite, à moins que l’hôtesse ennuyée d’attendre son loyer, ne lui en ait redemandé la clef ; ou il se rabat dans une taverne du faubourg où il attend le jour, entre un morceau de pain et un pot de bière. Quand il n’a pas six sols dans sa poche, ce qui lui arrive quelquefois, il a recours soit à un fiacre de ses amis, soit au cocher d’un grand seigneur qui lui donne un lit sur de la paille, à côté de ses chevaux. Le matin, il a encore une partie de son matelas dans ses cheveux. Si la saison est douce, il arpente toute la nuit, le Cours ou les Champs-Élysées. Il reparaît avec le jour, à la ville, habillé de la veille pour le lendemain, et du lendemain quelquefois pour le reste de la semaine. Je n’estime pas ces originaux-là. D’autres en font leurs connaissances familières, même leurs amis. Ils m’arrêtent une fois l’an, quand je les rencontre, parce que leur caractère tranche avec celui des autres, et qu’ils rompent cette fastidieuse uniformité que notre éducation, nos conventions de société, nos bienséances d’usage ont introduite. S’il en paraît un dans une compagnie ; c’est un grain de levain qui fermente qui restitue à chacun une portion de son individualité naturelle. Il secoue, il agite ; il fait approuver ou blâmer ; il fait sortir la vérité ; il fait connaître les gens de bien ; il démasque les coquins ; c’est alors que l’homme de bon sens écoute, et démêle son monde. Je connaissais celui-ci de longue main. Il fréquentait dans une maison dont son talent lui avait ouvert la porte. Il y avait une fille unique. Il jurait au père et à la mère qu’il épouserait leur fille. Ceux-ci haussaient les épaules, lui riaient au nez ; lui disaient qu’il était fou, et je vis le moment que la chose était faite. Il m’empruntait quelques écus que je lui donnais. Il s’était introduit, je ne sais comment, dans quelques maisons honnêtes, où il avait son couvert, mais à la condition qu’il ne parlerait pas, sans en avoir obtenu la permission. Il se taisait, et mangeait de rage. Il était excellent à voir dans cette contrainte. S’il lui prenait envie de manquer au traité, et qu’il ouvrit la bouche ; au premier mot, tous les convives s’écriaient, ô Rameau ! Alors la fureur étincelait dans ses yeux, et il se remettait à manger avec plus de rage. Vous étiez curieux de savoir le nom de l’homme, et vous le savez. C’est le neveu de ce musicien célèbre qui nous a délivrés du plain-chant de Lulli que nous psalmodions depuis plus de cent ans ; qui a tant écrit de visions inintelligibles et de vérités apocalyptiques sur la théorie de la musique, où ni lui ni personne n’entendit jamais rien, et de qui nous avons un certain nombre d’opéras où il y a de l’harmonie, des bouts de chants, des idées décousues, du fracas, des vols, des triomphes, des lances, des gloires, des murmures, des victoires à perte d’haleine ; des airs de danse qui dureront éternellement, et qui, après avoir enterré le Florentin sera enterré par les virtuoses italiens, ce qu’il pressentait et le rendait sombre, triste, hargneux ; car personne n’a autant d’humeur, pas même une jolie femme qui se lève avec un bouton sur le nez, qu’un auteur menacé de survivre à sa réputation ; témoins Marivaux et Crébillon le fils.

Il m’aborde… Ah, ah, vous voilà, monsieur le philosophe, et que faites-vous ici parmi ce tas de fainéants ? Est-ce que vous perdez aussi votre temps à pousser le bois ? C’est ainsi qu’on appelle par mépris jouer aux échecs ou aux dames.

MOI.– Non, mais quand je n’ai rien de mieux à faire, je m’amuse à regarder un instant, ceux qui le poussent bien.

LUI.– En ce cas, vous vous amusez rarement ; excepté Légal et Philidor, le reste n’y entend rien.

MOI.– Et monsieur de Bissy donc ?

LUI.– Celui-là est en joueur d’échecs, ce que mademoiselle Clairon est en acteur. Ils savent de ces jeux, l’un et l’autre, tout ce qu’on en peut apprendre.

MOI.– Vous êtes difficile, et je vois que vous ne faites grâce qu’aux hommes sublimes.

LUI.– Oui, aux échecs, aux dames, en poésie, en éloquence, en musique, et autres fadaises comme cela. A quoi bon la médiocrité dans ces genres.

MOI.– A peu de chose, j’en conviens. Mais c’est qu’il faut qu’il y ait un grand nombre d’hommes qui s’y appliquent, pour faire sortir l’homme de génie. Il est un dans la multitude. Mais laissons cela. Il y a une éternité que je ne vous ai vu. Je ne pense guère à vous, quand je ne vous vois pas. Mais vous me plaisez toujours à revoir. Qu’avez-vous fait ?

LUI.– Ce que vous, moi et tous les autres font ; du bien, du mal et rien. Et puis j’ai eu faim, et j’ai mangé, quand l’occasion s’en est présentée ; après avoir mangé, j’ai eu soif, et j’ai bu quelquefois. Cependant la barbe me venait ; et quand elle a été venue, je l’ai fait raser.

MOI.– Vous avez mal fait. C’est la seule chose qui vous manque, pour être un sage.

LUI.– Oui-da. J’ai le front grand et ridé ; l’oeil ardent ; le nez saillant ; les joues larges ; le sourcil noir et fourni ; la bouche bien fendue ; la lèvre rebordée ; et la face carrée. Si ce vaste menton était couvert d’une longue barbe ; savez-vous que cela figurerait très bien en bronze ou en marbre.

MOI.– A côté d’un César, d’un Marc-Aurèle, d’un Socrate.

LUI.– Non, je serais mieux entre Diogène et Phryné. Je suis effronté comme l’un, et je fréquente volontiers chez les autres.

MOI.– Vous portez-vous toujours bien ?

LUI.– Oui, ordinairement ; mais pas merveilleusement aujourd’hui.

MOI.– Comment ? Vous voilà avec un ventre de Silène ; et un visage…

LUI.– Un visage qu’on prendrait pour son antagoniste. C’est que l’humeur qui fait sécher mon cher oncle engraisse apparemment son cher neveu.

MOI.– A propos de cet oncle, le voyez-vous quelquefois ?

Lire la suite : http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?neveu2,21,40

Texte produit par André Noël (100255.3400@compuserve.com)

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Livre audio – Le Noël de Vincent Vincent, de Gaston Leroux

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

Donneur de voix : René Depasse | Durée : 38min | Genre : Nouvelles

Nouvelles terrifiantes

Voici la dernière des six Nouvelles terrifiantes. Elle mérite bien son nom.

« Chanlieu dit, assez méprisant : « Sans compter que ça arrive tous les jours, un père et une mère assassinés ! … Moi, je ne vois rien d’épouvantable là-dedans ! … Qui étaient les assassins ? … »
Jean-Joseph s’essuya les yeux avec son mouchoir à carreaux et dit :
- Il n’y avait pas d’assassins ! …
- Comment ! Ils ont été assassinés et il n’y avait pas d’assassin ?
– C’est bien ce qu’il y a d’épouvantable ! soupira Jean-Joseph… On a retrouvé les malheureux étripés avec un couteau de cuisine, une vraie boucherie, quoi ! … Les entrailles du vieux traînaient sur le tapis et la vieille avait gardé le couteau
en plein cœur ! »

Le Noël de Vincent Vincent.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

> Consulter la version texte de ce livre audio.

Fenêtre externe

Source audio originale (Leroux_-_Le_Noel_de_Vincent_Vincent.mp3)

Source : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/leroux-gaston-le-noel-de-vincent-vincent.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+litteratureaudio+%28Litterature+audio.com+-+Livres+audio+gratuits%29

 

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États-Unis – Patti Smith et Alec Baldwin galvanisent l’Académie des poètes américains

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

De l’énergie des lecteurs de gala

Rédigé par Aurélie Vasseur, le vendredi 29 avril 2011 à 18h29

Alec Baldwin a ému le public de la soirée de gala « Poésie et esprit créatif », au l’hôtel Lincoln Center, le 27 avril 2011. La poétesse Patty Smith l’a électrisé.

Des lecteurs célèbres

La soirée, parrainée par l’Académie des poètes américains, a été créée en 1996 pour subventionner ses actions en faveur de la poésie contemporaine. C’est à présent la plus grande fête littéraire mondiale, et le mois d’avril est dédié à la poésie aux États-Unis !

États-Unis - Patti Smith et Alec Baldwin galvanisent l'Académie des poètes américains dans Festivals, galas, spectacles, expositions, musées v-20664

Le maître des cérémonies était l’écrivain et éditeur Chip Kidd. Les lecteurs invités étaient également connus. Parmi eux, l’écrivain Michael Cunningham et deux poétesses, Patti Smith et Caroline Kennedy. Les autres étaient des personnalités médiatiques, comme les acteurs Alec Baldwin, Adrien Brody, Jesse Eisenberg et Liev Schreiber, le chef cuisinier Dan Barber, ou la chanteuse de jazz Cassandra Wilson.

Un choix de poèmes ouvert

Le spectacle a commencé avec des textes d’Emily Dickinson mis en musique. Après le discours du maître de cérémonies, Caroline Kennedy a rappelé l’importance de l’oralité dans la poésie. Elle a lu deux textes d’Élisabeth Bishop, sur New York et la poésie. Jesse Eisenberg a choisi des textes en fonction de son « narcissisme », a-t-il déclaré : La Ballade des enfants du tsar, de Schwartz Delmore, et L’Ours lourd qui vient avec moi, de Delmore Schwartz. Dan Barber a enchaîné avecMéditation at Lagunitas, de Robert Hass. Michael Cunningham a déclamé L’Annonciation de Marie Howe, et Poème de Frank O’Hara.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/25805-patti-smith-alec-baldwin-poesie.htm

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Nouveau tour de piste victorieux pour Marc Lévy

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

Palmarès l’express/tite-live du 18 au 24 avril

Par Emmanuel Hecht (L’Express), publié le 29/04/2011 à 16:00

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REUTERS

Le champion français des ventes semble promis à un nouveau succès.

30.000 exemplaires en 3 jours : qui dit mieux ? A chacun de ses nouveaux livres, Marc Lévy a rendez-vous avec le succès. L’étrange voyage de Monsieur Daldry (Robert Laffont) ne déroge pas. L’éditeur est confiant, il a imprimé le nouveau titre de son champion à 400.000 exemplaires. Quant à l’auteur, il joue son rôle en entamant un énième tour de France : jeudi dernier, rencontre-dédicace à la librairie Virgin Mégastore des Champs-Elysées à Paris, la Fnac de Lyon, le 3 mai, puis dans la foulée La Baule, Nantes, Bordeaux, Reims, Metz, Montpellier, Lille etc…

Côté document, Faut-il avoir peur du nucléaire ? de Claude Allègreet Dominique de Montvalon (Plon) déboule de la 20ème à la 8ème place. Mais avant de périr irradié, les Français veulent se donner un peu de bon temps. C’est en tout cas ce que laisserait accroire l’entrée dans le palmarès, à la 8ème place, du Manifeste hédoniste de Michel Onfray (Autrement).

Pour finir, une devinette : quelle est la meilleure vente en Espagne catégorie documents : Indignaos ! , d’un certain… Stéphane Hessel.

Source : http://www.lexpress.fr/culture/livre/nouveau-tour-de-piste-victorieux-pour-marc-levy_987771.html

 

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André Le Person : « La ville tourne le dos au fleuve le Léguer »

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

vendredi 29 avril 2011

Aujourd’hui, l’auteur de « Lannion, un port sur le Léguer », André Le Person, revient sur la naissance de la ville autour de son port et ses regrets.

Entretien

André Le Person, écrivain.

La ville est née du fleuve. Comment et à quelle époque ?

La naissance de Lannion est liée à l’abandon du port du Yaudet, au IXe-Xe siècles. C’est à cette époque qu’il a été décidé de faire décharger les bateaux plus en amont. Pour des raisons de sécurité, il y était plus facile de se protéger des incursions des pirates, notamment normands, mais aussi parce que l’environnement naturel avait changé.

À la suite d’un affaissement du socle continental, l’estuaire est devenu plus profond permettant à de gros bateaux venant du large de le remonter, ce qui leur était impossible avant.

Jusqu’où pouvaient-ils remonter ?

Jusqu’à Kermaria qui était le premier endroit où l’on pouvait traverser le fleuve à pied. Au départ, ça n’était qu’un simple gué que l’on franchissait en marchant sur de gros cailloux. Puis, à l’époque romaine, a été construit le premier pont qui permettait de relier la route du Yaudet à celle de Guingamp. Le site de ce qui allait devenir Lannion était facilement urbanisable, bien exposé sur la rive droite avec des berges en pente douce où les bateaux pouvaient facilement échouer.

Il suffisait d’installer quelques madriers entre le navire et la berge pour procéder au déchargement. Aux alentours de l’an 1000 a été construit un château, ou plutôt une motte féodale, du côté de l’actuel presbytère, d’où l’on pouvait surveiller le Léguer. Les maisons ont ensuite été construites autour du château, puis une muraille. C’est ainsi qu’est née la ville qui va se développer uniquement sur la rive droite jusqu’à la construction du pont Sainte-Anne, au XIVe siècle.

Lire la suite : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_–La-ville-tourne-le-dos-au-fleuve-le-Leguer-_-1780080——22113-aud_actu.Htm

Lannion, un port sur le Léguer, d’André Le Person, aux éditions de La Plomée. Il est possible de se procurer l’ouvrage (75 €) à la librairie Gwalarn, l’Espace culturel ou auprès de son auteur (tél. 02 96 37 00 78).


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Prix de la Coupole : sept romans en lice

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

Sélection officielle des sept romans pour l’ancien prix Le Vaudeville

Rédigé par Clémentine Baron, le vendredi 29 avril 2011 à 18h31

L’ancien prix le Vaudeville, aujourd’hui dénommé le Prix de La Coupole (notre actualitté), récompense chaque année un roman ou un recueil de nouvelles français, « qui fait preuve d’esprit ». Peut-on faire critère plus large ? 

Prix de la Coupole : sept romans en lice dans Prix, récompenses, palmarès, célébrations, hommages, mé v-23269

Quoiqu’il en soit, la sélection est officielle et l’on sait depuis hier que sont retenus les sept ouvrages suivant :

- L’été 76, de Benoît Duteurtre (Gallimard)
- M. le Président, de Franz-Olivier Giesbert (Flammarion)
- Leçons de conduite, de Gaspard Koenig (Grasset)
- Occupe-toi d’Arletty, de Jean-Pierre de Lucovich (Plon)
- Ticket d’entrée, de Joseph Macé-Scaron (Grasset)
- Visage d’un dieu inca, de Gérard Manset (Gallimard)
- François-Marie, de Jean-Marc Roberts (Gallimard)

On attend désormais la réponse définitive du jury qui déterminera, le 7 juin prochain, l’heureux gagnant. D’ici là, les ouvrages sélectionnés seront exposés dans la vitrine de la brasserie La Coupole.

En plus de quelques 8000 euros, l’auteur élu se verra célébré à la Coupole de différentes manières pendant un an : dédicaces, mis à disposition de son livre en consultation et même l’honneur de donner son nom à un plat du restaurant !

Lire la suite :

http://www.actualitte.com/actualite/25796-prix-litteraire-vaudeville-coupole-selection.htm

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Le prix du livre et du périodique en hausse

Posté par Serge Bénard le 30 avril 2011

Tour d’Europe des statistiques culturelles

Rédigé par Aurélie Vasseur, le vendredi 29 avril 2011 à 18h35

Eurostat est formel. Depuis 2005, le prix des livres et des périodiques a considérablement augmenté sur le vieux continent !

Le prix du livre a augmenté de 6,6% dans l’Union Européenne.

Lire deviendrait-il un luxe ? Selon France Culture, un livre coûte en moyenne 6,6% plus cher en 2010 qu’en 2005. Toutefois, ce chiffre est moins élevé que celui des années précédentes.

Le prix du livre et du périodique en hausse dans Economie du livre v-22904

La hausse est importante dans les nouveaux États membres. En Lettonie, le livre est plus cher de 43% ; en Bulgarie, ce coût a renchéri d’un tiers ; en Hongrie et en Slovaquie, l’ouvrage a été majoré de 20%. En Allemagne, le prix est stable ; en France, il a augmenté de 5%, alors qu’au Royaume-Uni, il a grimpé de plus de 15%.

Le prix des quotidiens et des magazines a gonflé de 17,5% en moyenne. Les pays passés à l’euro en 2004 et en 2007 enregistrent des records d’augmentation : en Lettonie, le coût d’une revue est 50 % plus onéreux, et en Roumanie, 80% plus cher.

Un million et demi d’écrivains et d’artistes européens

En Suède et en Finlande, 1,5% des actifs sont artistes ou écrivains, contre 0,7% en France. Cette catégorie professionnelle représente trois-cent-trente-mille personnes en Allemagne, deux-cent-mille au Royaume-Uni, cent-quatre-vingt-mille en France, et trois-cent-mille sont répartis en Italie, aux Pays-Bas et en Espagne.

Source :

http://www.actualitte.com/actualite/25806-prix-hausse-livre-periodique-europe.htm

 

 

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