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Interview : Denis Grozdanovitch, l’éternel rêveur

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Interview : Denis Grozdanovitch, l’éternel rêveur

26/04/2011

Presque dix ans après son Petit Traité de désinvolture (José Corti, 2002), Denis Grozdanovitch revient en librairie avec La secrète mélancolie des marionnettes, un (premier) roman en forme de rêve éveillé, magique et hors du temps. Rencontre.

« Toute ressemblance avec des faits ou des personnages réels n’est pas fortuite » aurait pu écrire Denis Grozdanovitch en exergue à son roman. Et pour cause : même prénom, même métier, même esprit, l’auteur et son héros – Denis, écrivain épicurien, passionné d’échecs et de cinéma – se ressemblent étrangement. Le voyage en Italie, la maison d’écrivains, les palais florentins et le spectacle de marionnettes qui donne son titre au livre : « tout est véridique », tout a existé, nous dit celui dont le maître à penser n’est autre que Blaise Cendrars, le roi de « l’affabulation vraisemblable » et du « mentir vrai ».

Entre rêve et réalité, Denis Grozdanovitch brouille les pistes, le «-je », rencontre des personnages trop extraordinaires pour être vrais, trempe dans le merveilleux, et embarque le lecteur dans un autre monde. Un monde qu’il a voulu « en suspension au-dessus de la vie », parce « qu’aujourd’hui, le vrai luxe, c’est de pouvoir prendre le temps de rêver » nous dit-il.

Prendre le temps de rêver, c’est d’ailleurs ce qu’il fait quand il écrit. Ainsi, pour La secrète mélancolie des marionnettes, il se souvient : « Je me suis laissé aller à une rêverie en fait, je me suis raconté une belle histoire, ça m’a beaucoup amusé de me faire mon cinéma ». Vous l’aurez compris, Denis Grozdanovitch – l’ancien champion de tennis devenu écrivain – est de ceux qui préfèrent avoir la tête dans les nuages. Un rêveur donc, qui tente d’échapper tant bien que mal « au dictat actuel du malheur, convaincu que l’on peut encore être heureux dans un monde où tout va mal », mais aussi un grand nostalgique, « technophobe » envers et contre tout à l’heure « on l’on zappe à longueur de journée ». Son échappatoire ? La littérature. Selon lui « le seul moyen de maintenir le lyrisme des êtres et des choses ».

A 65 ans, celui qui a écrit pendant trente ans à un lecteur imaginaire déborde d’idées. Après un premier roman – nommé pour le prix Goncourt du premier roman – ce sera donc un recueil de photographies : soixante-dix photos et autant de légendes, à paraître en octobre au Rouergue.

Emma Aurange

Source : http://www.myboox.fr/actualite/interview-denis-grozdanovitch-l-eternel-reveur-6763.html

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