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Gilles Leroy : un Parisien en Amérique

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Chantal Guy
La Presse

Publié le 27 avril 2011 à 07h41 | Mis à jour à 07h41

Gilles Leroy a remporté le prix Goncourt en... (Photo: Stéphane Haskell)

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Gilles Leroy a remporté le prix Goncourt en 2007 pour son roman Alabama Song. La récompense a changé sa vie, affirme-t-il: «La vie d’écrivain n’est pas facile. Ce prix m’a fait respirer. C’est arrivé comme un cadeau du ciel.»

PHOTO: STÉPHANE HASKELL

 

De passage à Montréal pour le festival Metropolis bleu, l’écrivain français Gilles Leroy nous explique sa vie après le Goncourt, qu’il a remporté en 2007 pour son roman Alabama Song. Discussion avec un écrivain hanté par la littérature américaine et les femmes plus grandes que nature…

Gilles Leroy doutait de son avenir quand lui est tombé dessus le Goncourt en 2007. Son roman Alabama Song était d’ailleurs en lice pour tous les prix littéraires prestigieux de cette rentrée: Renaudot, Médicis, Femina C’est finalement le Goncourt qui a consacré le roman peut-être le plus atypique de son oeuvre, un exercice de style réussi, et plus personnel que l’on pense, inspiré par l’insaisissable Zelda Fitzgerald, épouse du célèbre Scott, auteur de Gatsby le Magnifique.

Romancier plutôt privé, de la veine autobiographique, Gilles Leroy a été entraîné par cette célébrité soudaine dans un «tourbillon» un mot qu’il a piqué à Scott Fitzgerald, qui a bien connu les feux de la rampe. «Dans un premier temps, j’ai eu du mal à y croire, raconte-t-il. Pour dire les choses simplement, quand on est un jeune adolescent qui rêve de devenir écrivain, dans ce rêve, il y a aussi éventuellement d’avoir un jour le Goncourt, alors c’était un rêve d’adolescent devenu réalité, un grand moment. Cela a changé beaucoup le rythme de ma vie. Je n’étais pas casanier, mais j’écrivais sans trop bouger et je me suis retrouvé sur les routes du monde. Pendant trois ans, j’ai connu une vie que je ne connaissais pas. Très concrètement, ce que cela change aussi, c’est le regard du banquier et sa voix au téléphone La vie d’écrivain n’est pas facile. Ce prix m’a fait respirer. C’est arrivé comme un cadeau du ciel.»

Dans Alabama Song, Gilles Leroy fait parler Zelda Fitzgerald à la première personne, un exercice plutôt casse-gueule qui donne souvent des résultats irritants. Mais il a su trouver le ton juste pour incarner cette héroïne tragique, archétype de tous les personnages féminins créés par Scott Fitzgerald, et qui a fini par sombrer dans la folie. «Mon admirat ion pour Scott a cédé le pas à une fascination pour Zelda. J’ai décidé de lui donner la parole, qu’on ne lui a pas beaucoup donnée. On peut même di re qu’elle a été trahie par les biographes, essentiellement masculins. J’ai eu envie de lui rendre hommage, et la meilleure façon était de le faire à la première personne. Au début, je me suis dit que j ‘étais cinglé. Au bout de quelques jours, j’ai eu l’impression d’avoir trouvé sa voix.»

Lire la suite :  http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201104/27/01-4393714-gilles-leroy-un-parisien-en-amerique.php

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