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La lecture favorise le succès (professionnel)

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

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Une étude affirme que la lecture est une pratique qui favorise la réussite. Mieux, ce travail mené par une équipe de chercheurs de l’université d’Oxford affirme que la lecture est l’unique activité qui, chez les adolescents de 16 ans, peut avoir un impact sur leur futur professionnel. Ainsi, vous pouvez dire «adieu aux sports en plein air», résume le Time Magazine. Car sur les 17.200 questionnaires remplis par des personnes nées en 1970 puis épluchés par le chercheur Mark Taylor, les résultats indiquent que les sondés férus de lecture sont, aujourd’hui, installés à des postes à responsabilité. Plus que les sportifs, les adeptes de la cuisine ou les drogués de la télévision. Aisance à l’oral Exemple, les femmes qui avouent avoir été de grandes lectrices à 16 ans sont plus souvent cadres dans les secteurs qui les emploient. La probabilité d’avoir un job à responsabilités est de 39% contre 25% pour les non lectrices. Même chose chez les hommes. La chance d’être bien installé monte à 58% s’ils lisaient à 16 ans contre 48% pour les autres. Pour obtenir ce résultat, Mark Taylor s’est penché sur les informations des sondés concernant leurs activités extrascolaires à 16 ans et leur profession 18 ans plus tard, à 33 ans.

Lire la suite : http://backoffice.slate.fr/lien/37395/lecture-succes-travail

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Québec – 70 000 livres envahissent la Bâtisse industrielle de Trois-Rivières

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011


Johanne Gaudreault, responsable des communications et promotions pour la Biblio-vente, Jessie Daigle, chef de service des bibliothèques de Trois-Rivières, Charlotte Lecours Picard et Christine Nault, responsable de la bibliothèque de Notre-Dame-du-Mont-Carmel. Photo, Marie-Eve Alarie.

Johanne Gaudreault, responsable des communications et promotions pour la Biblio-vente, Jessie Daigle, chef de service des bibliothèques de Trois-Rivières, Charlotte Lecours Picard et Christine Nault, responsable de la bibliothèque de…

 

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Marie-Ève Bourgoing-Alarie  RSS Feed

 

Encore une fois, ce sont plus de 70 000 livres qui attendront les amateurs de lecture lors de la traditionnelle Biblio-vente qui aura lieu le 7 mai à la Bâtisse industrielle.

 

De 8h30 à 16h30, les visiteurs pourront se procurer romans, documentaires, bandes dessinées, périodiques et ouvrages de référence au prix de 2,50$ le kilo.

«C’est un événement qui est attendu d’une année à l’autre. C’est merveilleux, entre autres pour les enfants qui se prennent des livres pour lire tout l’été. On peut aussi y faire plusieurs belles découvertes: on retrouve de beaux livres neufs et des livres de collection», souligne Charlotte Lecours Picard, responsable des bibliothèques de Shawinigan et présidente du Regroupement des bibliothèques publiques de la Mauricie et du Centre-du-Québec.

L’emphase sera mise sur les jeunes en après-midi alors que tous les enfants âgés de 10 ans et moins pourront se procurer dix livres gratuitement… et peut-être en offrir un le lendemain pour la Fête des mères!

L’an dernier, l’événement a permis à 6500 personnes de repartir avec 22 000 kilos de livres. Le comité organisateur souhaite se départir de 23 000 kilos de documents cette année.

Les livres restants en fin de journée seront remis à l’organisme Culture à partager qui distribuera les documents en Haïti où les besoins sont encore énormes.

Les personnes souhaitant donner quelques livres à la Biblio-vente doivent se présenter le 5 mai à la Bâtisse industrielle de 12h à 17h. Seuls les livres en bon état seront acceptés.

Source : http://www.lhebdojournal.com/Culture/Activites-culturelles/2011-04-26/article-2456022/70-000-livres-envahissent-la-Batisse-industrielle/1

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Les bibliothèques vont-elles survivre ?

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

La fréquentation des bibliothèques est en baisse. L’utilisateur lui préfère le confort de son chez lui et les informations glanées sur Internet. Face à ces changements, les biblios ont commencé à muter. Une hybridation à mi-chemin entre numérique et papier.

A l’heure où l’information se consomme et se périme aussi vite que des asperges primeur, on pourrait presque se demander à quoi bon encore aller dans une bibliothèque quand tout est accessible depuis notre connexion internet personnelle.
Paradoxe : alors que la demande d’information n’a jamais été aussi forte qu’aujourd’hui, les quelques 2735 bibliothèques publiques (municipales, universitaires et départementales de prêt) de l’Hexagone ne cessent d’accuser une constante diminution de leur fréquentation depuis près de 30 ans.

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La très officielle enquête des pratiques culturelles des Français de 2008 montre ainsi que nous lisons moins d’imprimés et préférons davantage le web et le multimédia. Riches heures que celles de l’hypertexte et du collaboratif : on cherche et co-construit du savoir sur Wikipedia ou Open Content Alliance. On va et apporte des news sur des sites de data-journalisme comme Owni ouOpenleaks. Il semblerait que les citoyens aient fait sa fête au savoir encyclopédique, que les flux numériques aient gagné contre les stocks des collections imprimé.

Librarian, r u has been (lol) ?

Il y a aussi Google. La petite fenêtre du moteur de recherche rend sacrément service quand il s’agit d’aller à la pêche à n’importe quelle info. Les programmes Google Books et Google Libraries travaillent quant à eux à numériser des millions d’ouvrages et documents à l’échelle planétaire… patiemment sélectionnés et préservés par des bibliothécaires au fil des siècles.

Dans une tribune désormais fameuse intitulée La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, le directeur de la Bibliothèque de Harvard, Robert Darnton, donne le ton : numériser oui, encore faut-il que ce travail respecte les droits d’auteur1 et s’inscrive dans un souci d’accès durable au savoir par tous, dégagé des vicissitudes de l’offre marchande.
Vu les tractations tendues ici,  et là-bas avec la firme californienne, ce n’est pas encore gagné. Certes, Google n’est pas (encore ?) capable de proposer l’équivalent d’une bibliothèque numérique comme Gallica ou Europeana.

Lire la suite : http://owni.fr/2011/04/27/les-bibliotheques-vont-elles-survivre/
 

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Zimbabwe – Des bibliothèques mobiles pour promouvoir l’alphabétisation

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

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Ignatius Banda 

BULAWAYO, 16 avr (IPS) – A travers le Zimbabwe, la crise économique et politique a obligé les écoliers à se débrouiller sans livres ni mobilier scolaire, ni enseignants – les bases d’un environnement propice à l’apprentissage. Ces apprenants ne peuvent pas aller dans les bibliothèques, alors celles-ci sont allées vers eux. 

Ces dernières années, les écoles rurales du Zimbabwe sont devenues célèbres pour leur sous-financement et leur état de délabrement. Depuis deux décennies, des bibliothèques mobiles ont constitué une partie cruciale dans l’encouragement à la culture de la lecture et la promotion de l’alphabétisation dans des endroits difficiles d’accès. 

Ces bibliothèques tirées par des ânes ont permis de relever les niveaux d’alphabétisation au Zimbabwe selon Sylvester Nkomo, un directeur en poste à Inyati, une localité située à environ 60 kilomètres au nord-ouest de Bulawayo. 

« C’est quelque chose dont je ne pouvais pas imaginer le démarrage, mais depuis que je suis ici – pendant ces dix dernières années – ces bibliothèques mobiles ont créé quelque chose que les écoles n’auraient pas réussi seules », a déclaré Nkomo à IPS. 

« Ces bibliothèques ont tenté de renverser ce que d’autres personnes ont par le passé considéré comme un manque généralisé d’intérêt pour les livres chez les écoliers des zones rurales, puisque bon nombre ne vont même pas à l’école », a-t-il indiqué.

Lire la suite : http://ipsinternational.org/fr/_note.asp?idnews=6474

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France Télévisions et le cas Giesbert

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

 

RENAUD REVEL

France Télévisions et le cas Giesbert dans Actualité - Événement Semaine-critique-l-emission-de-Franz-Olivier-Giesbert-sur-la-touche

Il est en effet un mystère Giesbert….

Lancé dans une vaste opération de toilettage, France Télévisions a décidé de passer à la trappe un certain nombre de rendez-vous, au rang desquels « Semaine critique », cette émission littéraire qu’anime chaque semaine, sur France 2, le directeur de la rédaction duPoint, Franz Olivier Giesbert.

Motif officiel? L’audimat. L’audience du magazine, qui rassemble en moyenne 550 000 téléspectateurs, soit un peu plus de 6% de part d’audience, serait en effet trop insuffisante. Cet argument, qu’il convient de balayer d’entrée de jeu, ne tient naturellement pas. Chacun sait en effet que ce type de programmes n’est pas mis à l’antenne, à des heures tardives, pour réaliser des performances d’audience, mais pour répondre aux impératifs de France Télévisions, en matière de programmes culturels : les fameuses missions de service public.

Mausolées du genre, Apostrophes, puis Bouillon de culture, deux rendez-vous qu’il est de bon ton de sacraliser, aujourd’hui, tout comme son présentateur iconique, Bernard Pivot, que l’on promène depuis quelques jours sur les plateaux, à coups de superlatifs insupportables, comme le champion d’un concours d’élevage, réalisaient, en leurs temps, des audiences plus que moyennes. Des résultats que personne n’oserait rappeler, par peur d’égratigner le mythe…

Donc exit l’argument de l’audimat.

L’autre raison, que l’on pourrait voir invoquer, tient à la facture de ce programme : «Semaine critique» est-elle une bonne émission ? Réponse, oui. Après un démarrage poussif, ce magazine a fini par trouver un ton, un rythme et un style. Corrosive, intelligente et souvent drôle, grâce à cette désopilante chronique tenue par Nicolas Bedos, cette émission s‘est tranquillement insinuée dans le paysage. Au point que le monde de l’édition en a fait l’un de ses passages obligés.


Lire la suite : http://blogs.lexpress.fr/media/2011/04/27/france-televisions-et-le-cas-giesbert/

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Gilles Leroy : un Parisien en Amérique

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

Gilles Leroy : un Parisien en Amérique dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. 9948

Chantal Guy
La Presse

Publié le 27 avril 2011 à 07h41 | Mis à jour à 07h41

Gilles Leroy a remporté le prix Goncourt en... (Photo: Stéphane Haskell)

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Gilles Leroy a remporté le prix Goncourt en 2007 pour son roman Alabama Song. La récompense a changé sa vie, affirme-t-il: «La vie d’écrivain n’est pas facile. Ce prix m’a fait respirer. C’est arrivé comme un cadeau du ciel.»

PHOTO: STÉPHANE HASKELL

 

De passage à Montréal pour le festival Metropolis bleu, l’écrivain français Gilles Leroy nous explique sa vie après le Goncourt, qu’il a remporté en 2007 pour son roman Alabama Song. Discussion avec un écrivain hanté par la littérature américaine et les femmes plus grandes que nature…

Gilles Leroy doutait de son avenir quand lui est tombé dessus le Goncourt en 2007. Son roman Alabama Song était d’ailleurs en lice pour tous les prix littéraires prestigieux de cette rentrée: Renaudot, Médicis, Femina C’est finalement le Goncourt qui a consacré le roman peut-être le plus atypique de son oeuvre, un exercice de style réussi, et plus personnel que l’on pense, inspiré par l’insaisissable Zelda Fitzgerald, épouse du célèbre Scott, auteur de Gatsby le Magnifique.

Romancier plutôt privé, de la veine autobiographique, Gilles Leroy a été entraîné par cette célébrité soudaine dans un «tourbillon» un mot qu’il a piqué à Scott Fitzgerald, qui a bien connu les feux de la rampe. «Dans un premier temps, j’ai eu du mal à y croire, raconte-t-il. Pour dire les choses simplement, quand on est un jeune adolescent qui rêve de devenir écrivain, dans ce rêve, il y a aussi éventuellement d’avoir un jour le Goncourt, alors c’était un rêve d’adolescent devenu réalité, un grand moment. Cela a changé beaucoup le rythme de ma vie. Je n’étais pas casanier, mais j’écrivais sans trop bouger et je me suis retrouvé sur les routes du monde. Pendant trois ans, j’ai connu une vie que je ne connaissais pas. Très concrètement, ce que cela change aussi, c’est le regard du banquier et sa voix au téléphone La vie d’écrivain n’est pas facile. Ce prix m’a fait respirer. C’est arrivé comme un cadeau du ciel.»

Dans Alabama Song, Gilles Leroy fait parler Zelda Fitzgerald à la première personne, un exercice plutôt casse-gueule qui donne souvent des résultats irritants. Mais il a su trouver le ton juste pour incarner cette héroïne tragique, archétype de tous les personnages féminins créés par Scott Fitzgerald, et qui a fini par sombrer dans la folie. «Mon admirat ion pour Scott a cédé le pas à une fascination pour Zelda. J’ai décidé de lui donner la parole, qu’on ne lui a pas beaucoup donnée. On peut même di re qu’elle a été trahie par les biographes, essentiellement masculins. J’ai eu envie de lui rendre hommage, et la meilleure façon était de le faire à la première personne. Au début, je me suis dit que j ‘étais cinglé. Au bout de quelques jours, j’ai eu l’impression d’avoir trouvé sa voix.»

Lire la suite :  http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201104/27/01-4393714-gilles-leroy-un-parisien-en-amerique.php

Publié dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc., Entretiens, portraits, rencontres, interviews | Commentaires fermés

Queneau, poste restante

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

Editeur chez Gallimard, le père de Zazie recevait, avec chaque manuscrit, une lettre – tantôt bouffie d’orgueil, rongée de doute, menaçante, émouvante… Denoël publie les plus savoureuses

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Raymond Queneau (1903-1976) est entré chez Gallimard en 1938. On lui doit notamment « Si tu t’imagines » (1952) et « Zazie dans le métro » (1959). (© Coll. Jean-Marie Queneau/Diffusion Gallimard)

Pendant trente-cinq ans, les écrivains du dimanche envoyèrent leurs manuscrits au romancier du « Dimanche de la vie ». Les inconnus devaient en effet passer par Raymond Queneau pour être publiés chez Gallimard, où l’écrivain tenait à la fois du portier, du réceptionniste, du procureur, du confesseur, du goûteur, de l’orpailleur et de la tireuse de cartes.

Une fonction multiple qui ne déplaisait pas à l’auteur des «Exercices de style», par ailleurs membre de l’académie Goncourt, satrape au Collège de Pataphysique, fondateur de l’Oulipo, et directeur de la Pléiade. Nommé « chef du comité de lecture » par Gaston Gallimard en 1941, Raymond Queneau trouvait chaque matin, sur son petit bureau de la rue Sébastien-Bottin, une nouvelle pile de manuscrits augmentés de lettres. Des lettres suppliantes, caressantes, plaintives, courroucées, flagorneuses, méprisantes, timides, mégalomaniaques, ou carrément délirantes.

Les voici pour la première fois rassemblées. Elles ont été écrites par ceux que Dominique Charnay appelle les « recalés de l’écriture ». On ne saura pas ce que valaient leurs textes, puisque ce volume ne contient pas les réponses de Queneau – à l’exception, dans la préface, de ce joli : « Votre manuscrit vous revient ni démâté ni fleuri. Il a fait un petit tour par la capitale où il fut accueilli avec sympathie. Mais son gréement est trop uniforme et le chant de ses matelots un peu monocorde. » Du moins les courriers laissent-ils deviner que ces candidats malheureux à l’édition n’étaient ni Rimbaud ni Proust.

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/documents/20110419.OBS1569/queneau-poste-restante.html

Publié dans Actualité éditoriale, vient de paraître | Commentaires fermés

Le livre du jour – Le jardin du diable, Ace Atkins

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

Le livre du jour - Le jardin du diable, Ace Atkins dans Le livre du jour le-jardin-du-diableLe jardin du diable, c’est le mythique Hollywood des années 20, ce milieu du cinéma conquérant le septième rang des arts avec ses films muets qui font la part belle aux personnages masculins comiques et aux figures féminines envoûtantes. Cette nouvelle et juteuse industrie alors en plein essor attire de riches investisseurs issus du tout puissant monde de la presse et toute une faune d’aspirants à la célébrité. William Randolph Hurst est l’un de ces magnats « mécènes », pygmalion et amant de Marion Davies (photo ci-dessous), jeune étoile montante au firmament des studios.

C’est l’âge d’or des producteurs puissants et de leur « usine à rêves » comme Adolph Zukor, c’est l’ère du strass et de la paillette qui fascinent les foules insouciantes dans ces années folles et euphoriques qu’on appelle les « roaring twenties ».

C’est le temps du succès des comédies burlesques comme celles de Mack Sennett qui tourne des centaines de courts-métrages pour la Keystone. C’est lui qui met en scène et qui lance la carrière d’un petit anglais à la démarche dandinante du nom de Charlie Chaplin.Mariondavies1-e1302782712374 dans Le livre du jour

C’est l’avènement du « star system » et de nouvelles icônes soigneusement façonnées qui subjuguent avec leur extravagance, leur ambition démesurée, leur soif de conquête médiatique. C’est le code Hays qui est censé moraliser cet univers qui sent un peu trop le souffre avec ses girls aguicheuses et ses mœurs licencieuses.

Hollywood dans les années 20, c’est un terreau fertile au complot, à la fraude, à la débauche, une source d’inspiration romanesque tout comme pouvaient l’être les studios concurrents de Babelsberg en Europe à la même époque selon Jonathan Rabb.

Le scandale éclate à San Francisco avec l’affaire Roscoe Arbuckle (photo ci-dessous), un acteur célèbre deslapstick qui doit son surnom « Fatty » à son imposante corpulence. En pleine prohibition, Fatty organise des fêtes copieusement arrosées d’alcool et de jazz réunissant le gratin hollywoodien auxquelles s’invitent des jeunes femmes en quête d’un contrat avec l’une des grandes « majors».

Fatty-Arbuckle-150x150Lors d’une de ces « parties» qualifiées d’orgiaques par ses détracteurs, Fatty, ivre mort, s’enferme avec une jeune femme que l’on retrouve dans un état hystérique avancé, tellement mal en point qu’elle décède quelques jours plus tard, victime dit-on d’un éclatement de la vessie causé par le gros Roscoe alors qu’il tentait d’avoir des rapports sexuels avec elle, évidemment sans son consentement.

En mage de la police qui mène une enquête visiblement à charge contre Roscoe, l’agence Pinkerton est mandatée pour seconder l’avocat du comédien. Elle met sur l’affaire Sam, un jeune détective fauché, tuberculeux, fraîchement en charge d’une famille qu’il a du mal à assumer, fatalement porté sur l’alcool, le tabac et les belles femmes. A ces heures perdues et pour arrondir ses fins de mois, il écrit des histoires inspirées de son expérience professionnelle de privé confronté à la corruption, à la mafia, aux briseurs de grèves… Sam sera connu plus tard sous le nom de Dashiell Hammett (photo de droite) et reconnu comme un père fondateur du hard boiled, ce courant noir de récits policiers qui rompt radicalement avec les romans d’enquête chics et bourgeois.

dd_hammett-202x300Ace Atkins nous entraîne donc à la suite de Sam dans une enquête qui révèle toute la bassesse et la cupidité d’Hollywood, depuis le puissant mécène jusqu’au plus insignifiant prétendant au statut de star. Entre prohibition, capitalisme forcené, lutte d’influence, vengeance, histoires d’amour et mégalomanie, le récit perd parfois en puissance et en cohérence, les différentes trames manquent à mon goût de liant et de chaleur. Le tableau d’Hollywood et du procès d’Arbuckle ainsi que le portrait d’Hammett sont toutefois plutôt réussis. Il faut dire que la participation du futur grand écrivain dans cette retentissante affaire est du pain béni pour un romancier !

Le jardin du diable (Devil’s garden, 2009), de Ace Atkins, traduit de l’américain par Christophe Mercier, éditions du Masque, janvier 2011, 462 pagesISBN 9782702434659 / 21,50 €

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Histoire du livre et histoire des Lumières

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011

Il est bien agréable de croire au genius loci, au génie du lieu, et de découvrir à l’occasion d’une visite la maison dans laquelle tel auteur important, tel peintre ou tel artiste a vécu et travaillé. Le succès d’institutions comme la Maison de Claude Monet à Giverny témoigne de l’intérêt d’un public plus large qu’on ne croirait, et les itinéraires de «maisons d’écrivains» se dévoilent ici et là à travers la France (Balzac à Saché), mais peut-être plus particulièrement à Paris et autour de la capitale (voir, tout récemment, l’ouverture de la maison de Jean Cocteau à Milly-la-Forêt).
Si certaines de ces «maisons» n’ont finalement qu’un lien assez lâche avec une figure qui n’y a que peu résidé, tel n’est absolument pas le cas pour La Vallée aux Loups, la maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry, aux portes de Sceaux…
Chateaubriand en tant que tel intéresse bien évidemment l’historien du livre, mais ce n’est pas de lui qu’il sera question ici. La Maison de Chateaubriand ouvre en effet aujourd’hui même sa nouvelle exposition consacrée à une figure exceptionnelle des salons des Lumières: «Madame Geoffrin, une femme d’affaires et d’esprit» (exposition ouverte jusqu’au 24 juillet).
On sait le rôle des salons dans l’organisation de l’espace public au XVIIIe siècle, et on a vu dans le développement de cette forme particulière de sociabilité un des indices les plus évidents de l’affaiblissement, après 1715, du règne de la cour louis-quatorzienne au profit de la ville, en l’occurrence la capitale -et ses salons. Or, de 1727 à 1766, Madame Geoffrin, née Marie-Thérèse Rodet, tient précisément le premier et le plus influent de ces salons, ouvert aux personnes de qualité, aux artistes, aux «philosophes» et aux gens de lettres.

Histoire du livre et histoire des Lumières dans Livre, histoire, bibliographie Salon_de_Madame_Geoffrin

L’hôtel de la rue Saint-Honoré s’impose alors comme une institution des Lumières, connue de toute l’Europe éclairée et à ce titre visitée par les diplomates et par les voyageurs étrangers de marque de leur passage à Paris: citons entre beaucoup d’autres Kaunitz, envoyé du Saint-Empire, futur chancelier autrichien, et habitué du salon lors de son séjour parisien de 1750 à 1753; on pourrait aussi penser au comte de Caylus, dont on connaît le rôle dans le domaine de l’histoire de l’art, et à bien d’autres. Le célébrissime tableau de Lemonnier conservé au Musée de Rouen les met en scène à la manière d’une véritable galerie rassemblée a posteriori(cf. cliché): d’Alembert, Buffon, Caylus, Fontenelle, La Condamine, Marivaux, Malesherbes, Marmontel, Montesquieu ou encore Turgot, sans oublier Choiseul-Stainville…

 

 Frédéric Barbier  08:26 icon18_email dans Livre, histoire, bibliographie

Lire la suite : http://histoire-du-livre.blogspot.com/2011/04/histoire-du-livre-et-histoire-des.html

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Livre audio – De la poésie – De la poésie classique et de la poésie romantique, Staël, Germaine (de)

Posté par Serge Bénard le 27 avril 2011


Donneur de voix : René Depasse | Durée : 25min | Genre : Essais


Madame de Stael

La fille de Necker, ministre de Louis XVI, devint Germaine de Staël en 1786, accueillit avec joie la Révolution et se passionna pour la politique, ce qui lui valut, plus tard, d’être interdite de séjour à Paris par la police de Napoléon. Exilée en Suisse, elle voyage en Italie, en Autriche, en Allemagne où elle rencontre Goethe et Schiller et en 1814 elle publie son principal ouvrage De l’Allemagne dont la deuxième partie De la littérature et des artscontient ces deux chapitres dix et onze De la poésieet De la poésie classique et de la poésie romantiqueoù elle approfondit l’opposition entre poésie du Midi et poésie du Nord dans un parallèle célèbre.

« La nation française, la plus cultivée des nations latines, penche vers la poésie classique imitée des Grecs et des Romains. La nation anglaise, la plus illustre des nations germaniques, aime la poésie romantique et chevaleresque, et se glorifie des chefs-d’œuvre qu’elle possède en ce genre. »

Madame de Staël rompant avec la tradition du XVIIIème siècle refuse la poésie-technique et la poésie-parure pour en faire un « chant religieux », mais elle minimise ainsi le rôle de l’art.

De la poésie.

> Télécharger le mp3 (Clic-droit, « Enregistrer sous… »)

> Consulter la version texte de ce livre audio.

Source : http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/stael-germaine-de-de-la-poesie-de-la-poesie-classique-et-de-la-poesie-romantique.html?utm_source=feedburner&utm_medium=feed&utm_campaign=Feed%3A+litteratureaudio+%28Litterature+audio.com+-+Livres+audio+gratuits%29

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