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La mémoire vide des temps informatisés

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

LE MONDE DES LIVRES | 21.04.11 | 18h37  •  Mis à jour le 22.04.11 | 08h0

Un généticien littéraire sonne le tocsin. Le phénomène est rare. Et si un spécialiste de l’interprétation des oeuvres littéraires d’après les archives de la création (brouillons, plans, épreuves corrigées, notes diverses, carnets, rebuts, chutes et tous documents de genèse) s’autorise une telle procédure d’urgence, c’est qu’il doit vraiment y avoir péril en la demeure. D’autant que Pierre-Marc de Biasi agit ès qualités, en directeur de l’Institut des textes et manuscrits modernes, le fameux ITEM qui a précisément fondé et développé cette jeune discipline au sein du CNRS. On s’y soucie avant tout de reconstituer le processus mental à l’origine de la création d’une oeuvre artistique, ses étapes, son parcours, ses obstacles. 

Le cri d’alarme de ce flaubertien est lancé sur la base d’un constat : depuis une vingtaine d’années que la majorité des créateurs s’est convertie au numérique, il ne reste plus aucune trace génétique interprétable de leur travail, qu’il s’agisse des écrivains comme des historiens, des philosophes, des chercheurs. Plus rien quand on aurait cru que les fabuleuses facultés de la mémoire informatique allaient les conserver comme jamais auparavant. D’où l’appel à une prise de conscience lancé aujourd’hui par Pierre-Marc de Biasi : « Avec la destruction de la possibilité de la mémoire, nous rendons notre futur orphelin de nous », dit-il.

Lire la suite : lemonde.fr/livres/article/2011/04/21/la-memoire-vide-des-temps-informatises_1510720_3260.html


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Le « desherbage en question », contribution de Séverine Lepape

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Nous avons reçu de Séverine Lepape, conservateur à la BnF, la contribution suivante au débat que nous avons voulu lancer sur la pratique du désherbage. N’hésitez pas à nous envoyer les vôtres.

J’ai lu avec attention et intérêt votre article sur le désherbage de la BHVP et la réponse d’une collègue à ce sujet. Pour ouvrir le débat, comme vous y invitez avec raison, je souhaiterais souligner un point fondamental qui me frappe particulièrement dans ces échanges : les deux cultures radicalement opposées d’un chercheur et d’un bibliothécaire qui semblent ici affleurer.

Vos arguments sont, en partie, les suivants :

- Les bibliothèques spécialisées ne devraient pas désherber. 
- Si l’on désherbe, on doit procéder dans les règles de l’art. 
- Ce n’est pas parce que la Bibliothèque Forney ou une autre bibliothèque parisienne conserve l’Art Bulletin(j’ai bien compris qu’il ne s’agissait que d’un exemple mais je le garde pour continuer la discussion), que la BHVP doit s’en débarrasser. 
- Les collections de revues d’art sont patrimoniales.

Ceux de la consoeur sont, en partie, les suivants :

- Le désherbage est monnaie courante dans la profession. 
- Nous nous appuyons sur des instruments d’évaluation rédigés par la profession, qui est la seule à même de juger de la manière dont on désherbe. 
- L’Art Bulletin est disponible dans beaucoup d’autres bibliothèques, y compris parisiennes. 
- Les collections de revues d’art ne sont pas patrimoniales.

Dialogue de sourds au demeurant. Mais qui révèle à mon sens l’étanchéité des pratiques et des manières de concevoir. Qu’on saisisse bien, je ne cherche à donner raison ni aux uns ni aux autres car la question est mal posée. Il ne s’agit pas de savoir si la BHVP doit ou non pilonner ses revues ou les donner, mais se poser la question de ce qui la motive à faire cela et ce qui entraîne les réactions scandalisées chez beaucoup. J’aimerais donc juste remettre en contexte ce que cet échange témoigne des positions et des incompréhensions de part et d’autre. De part et d’autre de quoi d’ailleurs ? L’échange met aux prises une institution de conservation d’un côté et des utilisateurs potentiels de cette dernière de l’autre. La séparation est en elle-même fallacieuse car un conservateur est (selon moi) aussi un chercheur appelé à faire des recherches dans des institutions de conservation et un chercheur qui pratique lesdites institutions s’intéresse très souvent aux questions de conservation. Mais il serait vain de ne pas remarquer l’existence d’une coupure réelle qui les oppose trop souvent, hélas, dans un jeu de rôles dont les uns et les autres ont tout à perdre.

Le bibliothécaire s’occupe de collections : je veux dire par là, il acquiert, il catalogue, il conserve, il restaure, il met à la disposition. Cette chaîne, nous la connaissons tous. Mais le système s’est grippé depuis plusieurs années, comme l’indique Juliette Jestaz. Et à plusieurs niveaux : moins d’argent pour acheter, moins pour restaurer et pas d’espace supplémentaire pour entreposer. A cela s’ajoute que le bibliothécaire dans une bibliothèque spécialisée gère une collection forcément hétérogène, c’est-à-dire conservant des ouvrages anciens, des estampes, des dessins, des manuscrits et des imprimés (je reviendrai là-dessus pour la question du patrimonial). J’entends déjà les remarques : si les moyens tendent à se réduire, pourquoi jeter des ouvrages qu’on a pris la peine de relier ? Selon la même logique que des éditeurs envoient au pilon des ouvrages à peine sortis des presses et qui ont un taux de rotation moyenne en librairie de quelques mois. Pas de vente, pilon. Pas de consultation, pilon. Evidemment, une telle logique appliquée aux bibliothèques est scandaleuse, je suis tout à fait d’accord et elle ne devrait pas avoir droit de cité mais elle est parfois la seule qu’un bibliothécaire entrevoit dans un système public qui se déresponsabilise en réduisant la part de budget dévolu au fonctionnement des institutions patrimoniales. Ou qui renvoie ces dernières à la recherche de fonds propres pour exister.

Lire la suite : http://www.latribunedelart.com/le-desherbage-en-question-contribution-de-severine-lepape-article002163.html

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Reed Elsevier: une reprise progressive toujours attendue.

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Le mardi 19 avril 2011, à 12h 37

(CercleFinance.com) – Au cours d’un point (non chiffré) sur son activité trimestrielle, Reed Elsevier (Francfort: A0M95J - actualité) a indiqué que chacune de ses activités avait crû au 1er trimestre 2011, à l’exception de Reed Exhibitions dont le cycle est actuellement dans une phase de creux par rapport aux évènements biennaux. Les précédentes perspectives sont maintenues. Le titre réagit peu en Bourse d’Amsterdam. 

Ainsi, la branche Elsevier (Amsterdam: REN.AS - actualité) (éditions scientifiques et médicales) a connu en ce début d’année une croissance en ligne avec celle constatée en 2010. Le renouvellement des abonnements s’avère conforme aux attentes. L’année 2011 devrait se solder par ‘une croissance modeste’, indique le groupe anglo-néerlandais d’édition professionnelle.

Lire la suite : http://fr.finance.yahoo.com/actualites/Reed-Elsevier-reprise-cercle-454882347.html?x=0

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États-Unis – Bras de fer chez les cyber-libraires

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

(Canoë)

 On attendait une alliance entre l’américaine Amazon.com et le méga-groupe éditorial allemand Bertelsmann. Il s’agira plutôt d’un bras de fer, semble-t-il…
Moyennant 200 millions de dollar US, Bertelsmann vient en effet d’acquérir 50  % de la cyber-librairie de Barnes & Noble, chef de file et principal concurrent d’Amazon sur le marché en ligne américain. Ce rachat a surpris les analystes car Barnes & Noble venait d’annoncer, il y a tout juste quelques semaines, une entrée en bourse de sa filiale virtuelle qui aurait dû satisfaire ses besoins de financement.

Qui plus est, des rumeurs récentes faisaient état d’une possible alliance entre Amazon et Bertelsmann autour du projet Books Online. Il semble cependant que le groupe allemand ait décidé de relever autrement le défi que lui lançait Amazon en printemps dernier en rachetant la cyber-librairie allemande Telebuch.

L’arrivée de Bertelsmann sur la scène américaine traduit la phase de consolidation en cours dans la vente de livres sur le Web. Bertelsmann lancera le mois prochain son service Books Online en coopération avec la française Havas , créant ainsi de toute pièce un géant européen dans ce secteur convoité.

Jusqu’à présent, les grands joueurs américains et allemands avaient montré assez peu d’intérêt pour ce marché, laissant la place à des entreprises en démarrage plus souples, plus créatives et plus rapides comme Amazon ou Telebuch. Celles-ci ont rapidement établi leur base de clientèle en proposant des prix moins chers, une livraison rapide, des outils de communication pour leurs clients et des partenariats avec d’autres sites Web.

Ceci dit, le succès des librairies virtuelles constitue un certain paradoxe. L’avénement d’Internet n’était-il pas censé annoncer la fin de la « galaxie Gutenberg »? Et que penser de la société NuvoMedia, qui présentait hier son Rocket Book, un « livre éléctronique » capable de garder en mémoire jusqu’à 6 000 pages… à la plus grande foire du livre au monde, qui a lieu ces jours-ci à Francfort?

Comme par hasard, Bertelsmann est entré en juin dernier dans le capital de NuvoMedia, une « startup » californienne dont l’invention constitue une alternative numérique au livre imprimé. Les voies de la lecture sont décidément impénétrables…

Plus de détails sur News.com.

Source : http://www.canoe.com/cgi-bin/imprimer.cgi?id=61996

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Des coffrets « tout-en-un » pour l’autoédition

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Editer ses propres livres n’est pas une mince affaire. Des plateformes numériques proposent leur aide. Mais leurs offres ne convainquent pas tout le monde.

Comme l’explique Eric Fletcher, photographe canadien qui recourt à la méthode,« l’autoédition est un boulot qui ne fait que commencer quand on vous livre les exemplaires imprimés sur le pas de votre porte. »

Production, promotion, autorisations légales, financement… ne sont que quelques unes des étapes à franchir. « Et il faut s’assurer de bien faire les choses, ça demande énormément de temps et d’énergie », confirme Eric Fletcher.

Coffrets tout-en-un

Afin d’aider ceux qui ont décidé de se lancer, quelques éditeurs ont mis en place des solutions. Ainsi sont nées les plateformes CreateSpace (développé par Amazon), Abbott Press (lancé par le Reader’s Digest) ou Authors Solutions. Toutes trois prétendent offrir aux auteurs aventureux des « coffrets tout-en-un » d’aide à l’autoédition, avec graphistes pour la couverture, correcteurs pour la grammaire et le style et publicitaires pour la promotion.

« La frontière entre l’édition traditionnelle et l’autoédition est en train de s’estomper, analyse Caleb VanDeman, de Abbott Press. Car de plus en plus d’auteurs se tournent vers l’autoédition pour garder la mainmise sur leur travail. » Et cette solution, méprisée à ses débuts, commence à gagner le respect. Au point d’ouvrir de nouvelles perspectives pour certains, comme Amanda Hocking.

Lire la suite : http://www.enviedecrire.com/des-coffrets-%C2%AB-tout-en-un-%C2%BB-pour-l%E2%80%99autoedition/

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Lire à la plage en Seine-Maritime

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

De Alambret Communication, le vendredi 22 avril 2011 à 10h39
couveture

Lire à la plage En Seine-Maritime du 2 juillet au 30 août 2011

Assis dans un transat, les mouettes et le roulement des vagues pour fond sonore, les falaises de craie et la mer en guise de décor, les vacanciers et les habitants sont invités à dévorer BD, polars, romans ou livres d’art sur les plages de Dieppe, d’Etretat, de Fécamp, du Tréport, de Saint-Aubin-sur-Mer…

Sur les galets des plages de la côte seinomarine, les cabines se transforment en bibliothèques. On y trouve aussi bien des livres pour enfants, des bandes dessinées, des livres de cuisines que des classiques ou des polars. Le lecteur peut se plonger un jour dans Une vie de Maupassant, lire le lendemain Ensemble, c’est tout d’Anna Gavalda et prendre des idées cuisine dans Tourte, tartes, tatins et crumbles salés. Il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges, pour les férus de littérature comme les lecteurs d’un jour.

Qu’on passe l’été sur la côte ou simplement quelques heures, les transats sont à disposition et les livres peuvent être empruntés gratuitement pour la journée ou pour quelques instants.

Ces 12 bibliothèques éphémères, qui facilitent l’accès de tous à la lecture pendant les mois d’été, ont leur propre mobilier, leurs propres livres (environs 1000 par cabane et un fond différent d’une plage à l’autre) et leur personnel d’accueil qui délivre conseils, secrets littéraires et coups de cœur…

Imaginé, créé et porté par le Département de Seine-Maritime, « Lire à la plage » a connu un vif succès lors de ces précédentes éditions.

 

Lire la suite : http://www.actualitte.com/affichage-communique/338-lire-plage-seine-maritime-2011.htm

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Thailande : une littérature entre modernité et tradition

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Et tout un pays à découvrir à travers elle

 

Rédigé par Nathalie Gentaz, le vendredi 22 avril 2011 à 08h07

 

La littérature thaïlandaise surprend par sa richesse linguistique et la force de ses images. Beaucoup d’auteurs s’attachent à parler des conflits de classes dans cette société très marquée par la hiérarchie, ainsi que de la déchirure entre tradition et modernité dans une société encore en plein développement.

En France, la plupart des éditeurs semblent bouder cette littérature encore trop méconnue. En Thaïlande, très peu achètent des romans de gare et encore moins des romans littéraires. 

Thailande : une littérature entre modernité et tradition dans Traductions, traducteurs v-23342

Selon le traducteur français, Marcel Barang, qui s’attache à faire connaître les meilleurs auteurs Thaïlandais aux publics francophones et anglophones la pente est savonneuse en ce qui concerne le devenir de la littérature thaïlandaise, non pas pour une question de qualité, mais parce que le climat n’a jamais poussé à la lecture et que, désormais, les nouveaux médias font une concurrence déloyale aux livres.

Ruptures et traditions

Pourtant, les lecteurs gagneraient beaucoup à découvrir cette littérature qui s’est démarquée de celle d’autrefois réservée à une classe privilégiée, c’est-à-dire, royale et aristocratique, et imprégnée du bouddhisme indien. Les auteurs précités ont rendu la littérature accessible au peuple thaïlandais depuis le XXe siècle, et ont abordé des thèmes plus proches de la vie quotidienne, plutôt que ceux de la philosophie et de la mythologie, comme cela avait été le cas jusqu’à la fin du XIXe siècle.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/25661-thailande-litterature-moderne-tradition-technologie.htm

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Chat sur LEXPRESS.fr – Bernard Pivot: « Je n’ai jamais pratiqué la lecture en diagonale »

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Chat sur LEXPRESS.fr - Bernard Pivot:

Bernard Pivot chez lui, dans son bureau: »Je lis toujours assis, sur du dur, généralement devant une table »

Eric Garault pour Lire

Bernard Pivot, ancien présentateur de l’émission mythiqueApostrophes et actuel membre du jury Goncourt, publie Les Mots de ma vie (Albin Michel), autobiographie déguisée qui lui permet de faire un retour sur sa carrière et sur sa vie. Il a répondu à vos questions.

Any : Bonjour Bernard Pivot,
Avant de vous écouter de façon assidue lors de vos émissions Apostrophes, et Bouillon de Culture, je ne lisais que les classiques. Vous êtes celui qui m’ait découvrir les contemporains. Encore merci ! Ma question : A la télévision, quelle différence faîtes-vous entre un animateur de magazine littéraire (que vous avez admirablement mis en évidence) et un présentateur d’émission sur les livres ? Et avez-vous pu transmettre ce savoir-faire ? Merci à vous …. et bonnes lectures !

Bernard Pivot : Je me suis souvent interrogé sur mon « savoir faire » et sur les raisons du succès des émissions que j’ai animées. Mais on ne peut pas mettre cela en équation. Chaque animateur d’émission littéraire ou culturelle trouve la bonne manière de donner la parole aux créateurs et de donner envie aux téléspectateurs d’aller à leurs oeuvres. 

Lire la suite : http://www.lexpress.fr/culture/livre/bernard-pivot-je-n-ai-jamais-pratique-la-lecture-en-diagonale_985627.html

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Spécial flash 15 h 05 – Pré-sélection pour le 25e Arthur C. Clarke Award

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Les six auteurs retenus sont :
Zoo City – Lauren Beukes (Angry Robot) 

The Dervish House – Ian McDonald (Gollancz)

Monsters of Men – Patrick Ness (Walker Books)  

Generosity – Richard Powers (Atlantic Books) 

Declare – Tim Powers (Corvus)

Lightborn – Tricia Sullivan (Orbit)

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Science-fiction: le futur est dans les pays émergents

Posté par Serge Bénard le 22 avril 2011

Le film District 9 avait annoncé en 2009 une tendance qui se confirme: les œuvres de science-fiction se déroulent de plus en plus dans les pays en voie de développement. Les six romans présélectionnées pour le Prix Arthur C. Clarke de 2011 ont été annoncés, et deux d’entre eux utilisent comme cadre des villes ou pays en voie de développement, raconte The Independent. C’est une première pour ce prix.

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Dans District 9 (dont le titre est une référence au District 6 de Cape Town), qui se déroule à Johannesburg, les extraterrestres deviennent des réfugiés sans papiers, contenus non sans mal dans un ghetto aux allures de Soweto. Filmé sous forme de documenteur, il faisait apparaître les extraterrestres comme les détenus de Guantánamo, les Palestiniens de la bande de Gaza, ou «de manière transparente les Sud-africains noirs durant les 46 ans de l’apartheid», relatait le Time.

Pourquoi cette nouvelle tendance? The Independent offre quelques éléments de réponse. Pour commencer, certains pays comme l’Inde rattrapent leur retard technologique. L’Inde «commence à réellement innover, alors qu’elle ne faisait que produire des technologies génériques jusque-là», selon Angela Saini, journaliste et auteure du livre Geek nation: how indian science is taking over the world (Nation geek: comment la science indienne prend le contrôle du monde).

La différence entre ces nouvelles technologies sophistiquées et le degré d’analphabétisme de la population crée une friction qu’emploient les auteurs de science-fiction, selon l’une d’entre elles, Lauren Beukes, toujours dans The Independent. Journaliste et écrivaine, née à Johannesburg, en Afrique du Sud, elle explique dans une interview à Dark Fiction Review:

«J’étais intéressée par les emails de scam […], la mythologie africaine, le pouvoir des jumeaux, les boucs émissaires, l’addiction à la drogue, les réfugiés, les événements horribles en République du Congo […], le sentiment de culpabilité et la possibilité de rédemption.»


Lire la suite : http://www.slate.fr/lien/37221/pays-emergents-science-fiction-arthurcclarke

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