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Quartier libre : c’est fini à Barbezieux (16)

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

La petite librairie indépendante de Barbezieux jette l’éponge.  Après quatre ans d’activité et quelques embûches, elle n’a pas pu élargir  suffisamment sa clientèle.   Séverine Kohout a ouvert sa librairie il y a quatre ans. Son Quartier libre n’a pas été assez fréquenté pour lui permettrede maintenir son activité. Spécialisée dans  la littérature enfance et jeunesse et depuis peu dans les jouets, elle tirera le rideau  et sa révérence, sans doute courant avril.  C’est la mort dans l’âme et avec la rage au coeur que Séverine Kohout, la gérante, a dû prendre cette décision. « Depuis quatre ans, j’arrive à peine à payer mes charges. Je faisais quasiment du bénévolat soixante-dix heures par semaine, ajoute la jeune femme. Et si j’ai bien fonctionné pendant les fêtes de fin d’année, cela m’a tout juste permis d’éponger sept mois de déficit. »    Elle le reconnaît, son projet était compliqué: « La littérature jeunesse c’est un marché étroit.

A Barbezieux ce n’était pas facile. » Raison pour laquelle elle avait complété sa gamme avec des jeux ou jouets de jeunes créateurs. Le tout dans un cadre plutôt chaleureux qui ressemblait autant à l’intérieur d’un salon confortable qu’à une librairie. Un concept qui incite à la flânerie, à aiguiser l’appétit ou la curiosité des jeunes lecteurs, à condition que leurs parents acceptent de franchir le seuil. Ce qui n’était pas assez le cas. « Il y avait encore beaucoup à faire. »    Mais la jeune femme estime avoir joué de malchance dans ses démarches commerciales. « En 2010, il y a eu les travaux de la rue Victor-Hugo prévus pour durer deux mois et qui se sont étirés pendant sept mois. Je devais parfois attendre une semaine avant de recevoir mes livraisons », se souvient-elle. Elle en veut à la mairie « parce qu’il n’y pas eu de volonté de la Ville pour soutenir le commerce. »    Enfin est arrivée pratiquement en même temps l’ouverture de l’espace culturel Leclerc en février 2010. « Il ne m’a pas pris de clientèle. Nous avons des clientèles et des concepts très différents. Ici, c’est une librairie, là-bas, c’est un marchand de livres. Mais son implantation ne m’a certainement pas aidée à développer une nouvelle clientèle. »Un gros travail avec les crèches     L’ancienne prof d’arts plastiques qui avait laissé tombé l’éducation nationale  « parce qu’[elle] ne trouvai[t] plus [s]a place dans [s]a discipline », ne regrette rien de ses choix. « Cela a été une aventure passionnante. » Séverine Kohout a beaucoup travaillé avec les crèches, les médiathèques, le réseau enfance jeunesse de la région. « J’ai fait des animations dans les écoles, des formations à l’album auprès des intervenants», raconte la jeune femme, d’autant qu’elle avait elle-même suivi une formation sur la littérature jeunesse. Résultat: outre les réseaux qui se consolidaient, elle a pu réaliser une bonne partie de son chiffre d’affaires de vente avec ces structures: « Avant elles se servaient souvent à Bordeaux, voire à Angoulême. »   

Depuis quelques jours, elle prévient sa clientèle. « Je sais qu’ils sont très déçus. Certains parlent même de créer une librairie associative. Moi cela me semble très compliqué. » Il n’empêche que le lieu manquera à beaucoup. « J’y ai dépensé une énergie dingue, mais je sais aussi que pour certains, c’était devenu très affectif. Je pense que beaucoup de gens ne regarderont plus la littérature jeunesse de la même façon. »Séverine Kohout, 34 ans, n’a pas l’intention de renoncer à ses passions, mais en ouvrant un nouveau chapitre. « Je vais sans doute tenter le concours pour devenir professeur des écoles. Je resterai toujours dans le livre pour enfants », sourit-elle doucement.

Source : http://www.charentelibre.fr

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Les animaux de compagnie, Bragi Olafsson

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

 
puce puce
Les animaux de compagnie, Bragi Olafsson  dans Actualité éditoriale, vient de paraître olafssonanimauxAprès avoir été musicien, et notamment le bassiste du groupe Sugarcubes qui a révélé la chanteuse Bjork, Bragi Olafssons’est reconverti, avec un grand succès au plan national, dans la littérature. Un de ses romans, « Les animaux de compagnie » traduit en français vient de paraître aux Editions Actes Sud.

De quoi juger sur pièce.

Ce roman, qui n’a ni queue ni tête, ni d’ailleurs de dénouement au sens classique du terme, et dont les animaux de compagnie ne sont peut-être pas ceux de la gente animalière, raconte une mésaventure qui pourrait être vaudevillesque – car c’est l’histoire d’un mec qui se cache non pas dans l’armoire mais sous le lit – n’était un double effet kiss cool, que l’on attribuerait volontiers à la spécificité de l’humour islandais à condition de le connaître.

Lire la suite : http://www.froggydelight.com/article-10173-Les_animaux_de_compagnie.html

 


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Lu pour vous – Diala Gemayel et Béatrice Khater : deux voix, un livre

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

 

Par Zéna ZALZAL | 18/04/2011

Lu pour vous - Diala Gemayel et Béatrice Khater : deux voix, un livre dans Lu pour vous

VIENT DE PARAÎTRE « La fille des miracles » et « Pour L », deux recueils de nouvelles de deux auteures consignés dans un même ouvrage. Pour un double plaisir de lecture. À s’offrir aux éditions Navarino.

Chose promise, chose due. L’éditeur lausannois, Laurent Schlittler, avait assuré que les textes de Diala Gemayel et ceux de Béatrice Khater, lauréates ex aequo du concours littéraire qu’il avait lancé dans le cadre de Beyrouth, capitale mondiale du livre 2009 seraient publiés début 2011. C’est désormais chose faite dans un ouvrage commun sorti, il y a un mois, aux éditions Navarino et déjà disponible à Beyrouth*. 
Dans ce double recueil de textes courts, Diala Gemayel et Béatrice Khater apportent chacune sa voix, sa sensibilité et son écriture. Intime, incisive et totalement personnelle pour la première qui livre, dans de très courts textes ciselés comme des poèmes, ses émois, émotions, impressions et sensations d’amour… Ponctués de vagabondages dans Beyrouth, ses coins de rue, ses marchés colorés, ses jardins secrets… L’ensemble rassemblé sous l’elliptique titre Pour L. 

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Histoires de femmes…
Une plume ou plutôt un regard acéré pour la seconde, qui s’inspire de la réalité et du quotidien de ses compatriotes pour broder, dans La fille des miracles, de courts récits décrivant, frontalement, sans fard ni complaisance, les contradictions de l’univers féminin. Entre victime et bourreau ; maternité et déni de maternité, rivalité et effacement… les relations hommes-femmes, mais surtout des femmes entre elles, sont décortiquées au scalpel par Béatrice Khater… médecin de profession. 
Deux auteures aux univers différents, mais qui se rejoignent à travers leurs styles directs, francs, sans fioritures et leur vrai talent d’écriture, que vous êtes conviés à découvrir ! Notamment le 20 avril, lors de la séance de signature qu’elles donneront toutes les deux à la librairie Papercup, à partir de 18h. 

* Papercup, rue Pharaon, Mar Mikhaël, Beyrouth. Tél. 01 44 30 83. 

Source : http://www.lorientlejour.com/category/Culture/article/700518/Diala_Gemayel_et_Beatrice_Khater+%3A_deux_voix,_un_livre.html

 

 

 

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A la recherche du troisième œil de Yoël Hoffmann

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

Vient de paraître aux Galaad Editions la traduction française intitulée A la recherche du troisième œil d’un court récit de Yoël Hoffmann paru en hébreu entre 1987 et 1988 sous le titre “Kätchen” qui signifie “petit chat” en allemand.

L’histoire – si histoire il y a – et cette incidente appelle une juste explication, est relativement simple.

Le petit Kätchen qui vit en Palestine vient de perdre sa maman Margarete et son père Ernst qui a sombré dans la folie a été admis dans un “institut” pour aliénés mentaux. L’enfant est pris en charge tour à tour par son oncle Arthur, frère de son père et par sa tante Oppenheim, sœur de sa défunte mère puis la famille se résout à le placer dans un kibboutz d’où il s’enfuit. Grâce à un policier, il retrouve son père avec qui il va par montagne, par ville et campagne sur un itinéraire de conte traditionnel à l’issue duquel père et fils parviennent à une coïncidence des regards qu’ils portaient sur le monde chacun de leur côté. Entre-temps, la tante Oppenheim est retournée à Vienne et l’oncle Arthur est mort.

Mais un tel résumé ne rend pas compte de l’originalité de l’œuvre car tout y est affaire de point de vue, de vision juvénile, d’onirisme et de fantasmagories enfantines qui n’excluent pas un jeu sur la diversité des langues et une façon très perspicace de voir le monde des adultes et le monde tout court.

Des les premières phrases, on remarque que tout est vu à hauteur d’enfant et que le point de vue interne du petit kätchen règne en maître. Les connaisseurs reconnaîtront le Jules Supervielle du Voleur d’enfants ou, plus près de nous, le Thierry Jonquet de La Bombe Humaine. Une telle perspective de narration donne les coudées franches à l’auteur pour jouer de la confusion de la réalité et de sa représentation du décousu narratif obtenu à l’aide de la restitution de la sensation et des synesthésies, de l’irruption du souvenir, de l’apparition de l’imagination et de l’envahissement du rêve qui plongent le lecteur dans un bain linguistique pictural et dépaysant souvent plein d’humour et doté d’un substrat philosophique distillé à des doses homéopathiques mais jaillissantes sur la complexité humaine.

Lire la suite : http://www.israelvalley.com/news/2011/04/18/31294/israelvalley-livre-a-la-recherche-du-troisieme-oeil-de-yoel-hoffmann-un-bain-linguistique-pictural-et-depaysant-souvent-p

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Le cartable bleu de Leïla Aslaoui-Hemmadi

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

Le cartable bleu de Leïla Aslaoui-Hemmadi

Un legs pour les générations futures

le 18.04.11 | 01h00

L’intitulé du livre Le Cartable bleu ne doit pas prêter à confusion. Il ne s’agit pas d’une histoire banale, construite sur des souvenirs d’écolier ou sur des souvenirs d’adolescent. L’auteur, Leïla Aslaoui-Hemmadi, livre un legs inestimable, basé sur la mémoire. Une mémoire qui dévoile plusieurs événements tragiques qui se sont déroulés durant la décennie noire.

Nul ne  pourra effacer de la mémoire cette tragédie qu’a vécue le peuple algérien à l’orée des années 1990. Le terme «cartable» renvoie à  la mémoire spécifique de l’Algérie.Quand à l’adjectif bleu, il renvoie  à plusieurs référents dont notamment l’espoir, la mer Méditerranée ainsi que la couleur bleue du ciel algérien.
A travers une écriture fluide et agréable à la fois, le lecteur est projeté dans  le futur, soit en 2030 pour revenir 38 ans en arrière, aux années sanglantes. En effet, utilisant le procédé d’ analepse – style par lequel on revient sur  un procédé antérieur au récit en cours –  la grande mère Mima Dahila révèle subtilement un pan de cette mémoire à sa petite Sirine, âgée d’une vingtaine d’années. En témoignent ces coupures de presse relatant certains carnages et massacre, commis par des impies. «Il suffit parfois de presque rien (un cartable par exemple, une date, un lieu) pour que le passé refasse irruption.  Trente- huit ans (1992-2030, il y a ceux qui  n’ont pas oublié et ceux qui veulent savoir», lit-on.

Lire la suite : http://www.elwatan.com/culture/un-legs-pour-les-generations-futures-18-04-2011-120946_113.php

 

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Baziège (31) – Le rendez-vous des auteurs auto édités en mai

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

Baziège (31) - Le rendez-vous des auteurs auto édités en mai dans Auto-édition, micro-éditeur, compte d'auteurLa médiathèque municipale et l’association des bibliothèques du Sicoval « le Lecteur du Val » programment le samedi 28 mai le premier rendez-vous des auteurs auto édités à la Coopé à partir de 14 h 30. Partant du constat que certains écrivains n’ont pas accès aux différents salons du livre, la médiathèque souhaite organiser une manifestation littéraire qui permettra aux auteurs qui ont publié leurs ouvrages de rencontrer le public.Si vous avez écrit et publié un ou des livres à compte d’auteurs et que vous souhaitez participer à cette manifestation, demandez un dossier de candidature à la médiathèque de Baziège par mail bibliotheque.baziege@wanadoo.fr ou en vous rendant sur le site internet du Lecteur du Val www.lecteurduval.org

Cet accueil d’écrivains s’inscrit dans la journée de clôture des activités annuelles du Lecteur du Val avec au programme : le matin : une balade-rallye aux bords de l’Hers et l’après midi à la Coopé et à la médiathèque de Baziège, des animations autour du livre sur les thèmes « châteaux, parcs et bouquins » (librairie et auteurs (jeunesse et adultes), des chants de la chorale d’enfants de l’école maternelle, un conte musical par les élèves de l’école de musique de La Baz, remise des prix du concours-quizz sur le thème des châteaux (concours auquel vous pouvez encore participer en retirant un questionnaire dans une des bibliothèques du sicoval) remise des prix du concours de nouvelles.

Source : http://www.ladepeche.fr/article/2011/04/18/1061942-Baziege-Le-rendez-vous-des-auteurs-auto-edites-en-mai.html

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Arcachon (33) – Le prix des bibliothèques

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

 Frédéric Nouhaud était présent au Salon du livre du Moulleau.  PHOTO C. V.

Frédéric Nouhaud était présent au Salon du livre du Moulleau. PHOTO C. V.

 

Alain est encore un petit enfant quand sa mère, Jeanne, le sépare de son père et le ramène d’Afrique. Elle l’abandonne deux ans chez ses oncle et tante et le récupère, ainsi que son frère, plus âgé. La situation n’est déjà pas facile ; elle se complique du fait que Jeanne est psychotique. Si elle adore son plus jeune fils, elle déteste son aîné, Jean, qu’elle associe à son père dans le prétendu complot que, dans son délire, elle croît ourdi contre elle.

Les crises sont quotidiennes, de plus en plus violentes. À chaque fois, elle se raccroche à son plus jeune fils, le prend à témoin de ses égarements. Il lui faut tout supporter. Il faudra que la mère soit internée pour qu’Alain connaisse un peu de répit ; et encore, frappé si jeune par une situation qui le dépasse, il culpabilise. Un peu d’espoir et de lumière jailliront à la fin du roman quand Roselyne, sa petite amie, lui témoignera une réelle affection.

Un style vif

L’histoire paraît sombre. Il est vrai qu’on ne s’égaye pas à toutes les pages. Et pourtant, c’est un magnifique roman, où grâce à un style alerte, très moderne, souvent empreint d’humour, Frédéric Nouhaud évite le pathos et nous emmène dans la galère d’un enfant pourvu d’une extraordinaire force de vie et résiste à tout, malgré l’absence à l’époque, de soutien psychologique.

Pour ce très beau livre, Frédéric Nouhaud a reçu le prix 2011 des Bibliothèques pour tous de la Gironde. Ce prix lui sera remis dimanche 24 avril, à 17 heures, à la villa Marguerite, grâce à l’hospitalité de Dominique et Annick Chevallier.

La villa Marguerite est située à l’angle des allées Sully et Faust, dans la Ville d’Hiver.

Source : http://www.sudouest.fr/2011/04/18/le-prix-des-bibliotheques-374853-2733.php


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Chavagnes-les-Eaux (49) – La bibliothèque décline le thème de l’Afrique

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

samedi 16 avril 2011


Mme Grandière (troisième à gauche), entourée des bénévoles de la bibliothèque.

A l’initiative du réseau Lire en Layon, une animation sur l’Afrique se déroule dans différentes bibliothèques de la communauté de communes, et notamment dans celle de Chavagnes.

Dans un premier temps, jusqu’à mi-mai, des patchworks seront exposés dans les locaux. Ils ont été réalisés par des enfants d’une école de couture malienne, sous la direction de Mme Grandière, de Brissac, qui a créé l’association Tugubari dont l’objectif est de soutenir l’école de la Réussite, au centre de Bamako (Mali).

Ensuite, une sélection de photos prises en Afrique, par M. Maindru, de Chavagnes, prendra le relais.

Par ailleurs, des masques sénégalais sont disséminés dans la bibliothèque qui propose durant cette période des romans d’auteurs africains, des documentaires et des albums sur l’Afrique. Pour terminer, mercredi 22 juin, des contes africains seront lus et une initiation à la danse africaine sera proposée aux petits.

Horaires d’ouverture : mercredi, de 14 h à 17 h ; samedi, de 10 h 30 à 12 h ; et dimanche de 11 h à 12 h, jusqu’à fin juin. Entrée libre. Du vendredi 15 avril au dimanche 15 mai, bibliothèque, place de la Mairie. Gratuit. Contact : 02 41 66 03 08, bibliotheque.chavagnes@orange.fr, http://lirenlayon.pergame.net

Source : http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-bibliotheque-decline-le-theme-de-l-Afrique-_49086-avd-20110416-60301180_actuLocale.Htm

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Le livre du jour – Un garçon singulier, de Philippe Grimbert

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

Un garçon singulier

Le livre du jour - Un garçon singulier, de Philippe Grimbert dans Le livre du jour philippe_grimbertPhilippe Grimbert est psychanalyste. Il a publié des essais mais aussi trois romans dont Un secret, sans doute le plus connu car porté à l’écran.

Dans son nouveau livre Un garçon singulier, il développe ses thèmes favoris : l’enfance, l’amitié, l’autisme. Tout cela parsemé, bien sûr, de notions psychologiques.

Le roman débute par une petite annonce : un couple recherche un étudiant pour s’occuper quotidiennement de leur enfant « singulier » à Horville. Louis se sent immédiatement concerné : lui-même se considère « en marge » des autres et, surtout, le lieu de résidence a le goût de ses étés d’enfant. Il part donc rejoindre l’adolescent et sa mère dans la station balnéaire désertée.

Rapidement, le lecteur découvre que ce huis-clos ouvre le roman sur trois histoires : l’évolution de la relation entre Louis et Ianis évidemment, mais aussi le jeu de séduction entre la mère et l’étudiant et enfin, l’émergence de souvenirs enfouis par le jeune homme. Car son passage dans cette famille atypique et surtout dans cette ville va fonctionner comme une véritable thérapie sur Louis. Au gré de ses balades et des réactions de son protégé, des moments douloureux qu’il avait refoulés depuis son enfance vont ressurgir. Au fil des pages et des flashbacks, les morceaux du puzzle s’emboîtent. Peu à peu, le lecteur a donc accès au fonctionnement psychologique des deux personnages : on découvre le drame vécu par Louis et on pénètre dans le psychisme de Ianis en prévoyant ses crises, en devinant ses capacités, en percevant sa souffrance. La mère tient elle aussi un rôle fort : tour à tour désemparée et dominatrice, figure maternelle et objet de désir, peu présente et pourtant omnisciente, c’est elle qui contrôle ce huis-clos.

Philippe Grimbert nous livre ici un roman complexe aux multiples lectures, où se mêlent fiction et concepts de psychologie. On y retrouve, en effet, souvent, des faits très connotés psychanalytiquement : la symbolique des excréments, le complexe d’Œdipe, le refoulement, la fonction du Père… Le désir de l’auteur de mélanger ces ingrédients à son écriture est compréhensible et constitue même son originalité. Mais cela gêne parfois la lecture, l’alourdit, au point  que l’on éprouve le sentiment embarrassant d’être retourné, avec Louis, sur les bancs de la fac pour suivre un cours de psychologie.


Nathalie Clément

Source : http://www.froggydelight.com/article-10195-Un_garcon_singulier


          

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La littérature d’imagination : quand où pourquoi comment pour qui ?

Posté par Serge Bénard le 18 avril 2011

16 avril 2011

                                               Monde_imaginaire

 

      Le printemps a beau être revenu, je me garderais bien de me frotter à de si épineuses questions. Par contre, les poser à un praticien qui connaît son affaire, ah ça oui j’en suis capable. Ecoutons donc Laurent Gidon-Don Lorenjy, auteur entre autres d‘Aria des brumes, de la série romanesque qui suit les aventures colorées de Djeeb, et de moult nouvelles où l’imagination _ mais pas que _ est à l’honneur.

 

1) Pourquoi, selon toi, la littérature de l’imaginaire connaît-elle un succès certain auprès du lectorat tout en restant sinon méprisée, du moins ignorée par les « prescripteurs »/critiques/théoriciens traditionnels de la littérature dite générale? Notamment, que penses-tu de l’étiquette « littérature jeunesse » qui reste bien souvent associée dans l’esprit des « littéraires »?

 

Il y a beaucoup de raisons à cela, souvent liées entre elles.

Pas mal d’adolescents lisent de la SF ou du fantastique à l’âge où ils souhaitent s’évader de leur quotidien. Puis ils grandissent, le quotidien les rattrape, et ils peuvent considérer avec mépris la période précédente et ses lectures. C’est de la psychologie à deux balles, mais c’est quand même possible.

Je n’ai pas de chiffre sur le poids du secteur jeunesse dans l’imaginaire, mais une bonne part des publications me semblent dirigée vers les jeunes, voire les enfants : les tables des libraires sont couvertes de SF, de fantasy et de fantastique pour des âges allant de 6 à 15 ans. Cela pèse peut-être sur l’image du genre.

Plus techniquement, l’imaginaire s’inscrit souvent dans une filiation touffue qui oblige presque à lire tout le corpus antérieur pour comprendre et apprécier l’apport d’un nouveau texte. Ce que nombre de critiques ne font pas, bien sûr, puisque les lecteurs ne le feront pas non plus (à part les acharnés). Ce qu’on ne comprend pas, on en vient vite à le mépriser. C’est sans doute pourquoi, quand des auteurs estampillés littéraires se risquent dans la SF ou le fantastique, ces mots sont bannis de toute communication. Quand c’est de la littérature, ce n’est forcément plus de la SF.

 

Lire la suite : http://marcsefaris.canalblog.com/tag/fantastique

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