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L’argent va-t-il l’emporter sur les mots ?

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[vendredi 15 avril 2011 - 13:00]


EDITION

Couverture ouvrage

L’ARGENT ET LES MOTS

André Schiffrin

Éditeur : 

LA FABRIQUE

112 pages /

Résumé :  L’argent va-t-il l’emporter sur les mots ? Les exigences de rentabilité sans fin des investisseurs ayant fait main basse sur le monde de la culture vont-t-elles nous condamner  » à la seule consommation de best-sellers, de journaux misérablement asservis ou de séries télévisées ineptes  » ? C’est cette question qui est au cœur de L’Argent et les mots , dernier essai de l’éditeur américain André Schiffrin, fervent défenseur de l’édition indépendante, qui prolonge ici une réflexion engagée dans L’Edition sans éditeurs  (1999) et Le Contrôle de la parole  (2005).

Sébastien LE JEAN

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Bien que Schiffrin affirme ne pas sombrer dans un pessimisme excessif, il a choisi d’introduire son ouvrage avec l’exemple d’Editis qu’il qualifie lui-même de  » fascinant  » et qui illustre bien le problème. Il faut revenir quelques années en arrière pour comprendre. En 1998, la Générale des eaux devient un groupe spécialisé dans la communication et le divertissement sous le nom de Vivendi. Suite aux difficultés financières du groupe, sa branche édition VUP (Vivendi Universal Publishing) est rachetée en partie par le fonds d’investissement Wendel sous l’impulsion d’Ernest-Antoine Sellière, alors président du MEDEF, ce qui constitue déjà en soi tout un symbole. Les maisons d’édition achetées par Wendel, parmi lesquelles on trouve Nathan, Plon, Robert Laffont, Bordas ou encore Pocket, sont rassemblées en janvier 2004 au sein d’Editis, qui devient le deuxième groupe français derrière Hachette. En avril 2008, alors que Seillière avait assuré que son engagement dans l’édition serait durable, Editis est revendu au puissant groupe d’édition et de communication espagnol Planeta. Wendel avait payé 650 millions d’euros pour acquérir les maisons composant Editis et a revendu le groupe à Planeta plus d’un milliard d’euros. La preuve était faite, avec ce bénéfice colossal, qu’il était encore possible de gagner de l’argent dans l’édition. On aurait pourtant tort de se réjouir d’un tel constat car il ne s’agit pas de gagner de l’argent en vendant des livres, activité assurant des profits bien trop faibles pour les investisseurs, mais en achetant et en vendant les maisons elles-mêmes.

Lire la suite : http://www.nonfiction.fr/article-4512-largent_va_t_il_lemporter_sur_les_mots_.htm

 

Titre du livre : L’Argent et les mots
Auteur : André Schiffrin
Éditeur : La Fabrique
Date de publication : 10/03/10
N° ISBN : 2358720062

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