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Sociologie du journalisme

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

par Erik Neveu [11-04-2011]

Dans un ouvrage collectif sur l’investissement de la subjectivité des journalistes dans leur travail, Cyril Lemieux et ses coauteurs développent une approche particulièrement cohérente de leur métier, et des satisfactions et contraintes qu’éprouvent ceux qui les exercent. Erik Neveu s’interroge sur le maintien de frontières au sein de la sociologie française contemporaine.

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Recensé : Cyril Lemieux, dir., La subjectivité journalistique. Onze leçons sur le rôle de l’individualité dans la production de l’information, Editions de l’EHESS, 2010, 315 p.

Une des difficultés à rendre compte de trop d’ouvrages collectifs est d’y trouver au delà d’un titre une cohérence autre que celle que Wright Mills associait ironiquement au travail des typographes et maquettistes. L’ouvrage dirigé par Cyril Lemieux épargne cette difficulté. Il rassemble onze contributions, nées du dialogue d’un séminaire de recherche. Elles se positionnent par rapport à un même cahier des charges. Il s’agit de penser l’activité journalistique en étant simultanément attentif aux contraintes et interdépendances dans lequel elle se déploie et à la manière dont des individus, socialement contraints, parviennent à déployer innovations et inventivité, à trouver dans le monde professionnel des espaces d’expression, d’autonomie, d’épanouissement. Un autre facteur fort de cohérence tient en la ponctuation d’une « leçon » qui vient s’adjoindre à chaque contribution. On peut supposer que ces leçons ont été rédigées par Cyril Lemieux avec l’aval des auteurs ; elles viennent à chaque fois expliciter une modalité, un ressort de cette « subjectivité », en étant attentives à ne jamais faire de celle-ci un attribut ou une liberté qui s’exerce malgré le social, mais tout au contraire appuyé sur celui-ci.

Esquisse d’une théorie des pratiques journalistiques

S’il traite du journalisme, le recueil ne saurait y être limité. Il prend le prisme d’un univers professionnel pour se confronter à des questions qui ont jusqu’ici plutôt été posées à partir de grands producteurs culturels (Mozart pour Elias, Manet pour Bourdieu) ou de personnes sans titres de noblesse sociale pour des travaux de sociologie de la réception : comment des agents sociaux pétris de déterminations sociales, pris dans des interdépendances contraignantes peuvent-ils/elles cependant exprimer quelque chose qu’on puisse associer à des notions comme individualité et autonomie, invention et créativité ?

Lire la suite :  http://www.laviedesidees.fr/Sociologie-du-journalisme.html

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Dominique Desanti est morte dans sa 91è année

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Dominique Desanti, Dominique Persky de son nom de jeune fille, écrivaine, journaliste, historienne, biographe et romancière est morte le 8 avril 2011 à Paris. Résistante, membre du Parti communiste français dès 1943 — elle le quitte en 1956 —, liée à Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Jacques Lacan, elle était l’épouse de Jean-Toussaint Desanti. Dominique Desanti était née en 1920.

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Quoi de neuf ? Baudelaire

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

… D’ailleurs, ce pourrait être l’intitulé d’une rubrique invitant à lire et relire encore les classiques, non comme des objets napthalinés dignes de respect mais comme des nouveautés. Car aussi anciens soient-ils, ils nous permettent d’envisager les choses baudelaire_nadar_1.1302455397.jpgautrement, dans notre observation des événements courants, de la marche du monde et de la folie des hommes. Alors disons que ce sera une rubrique : « Quoi de neuf ? …. » Aujourd’hui, Baudelaire .

Plusieurs livres invitent à le revisiter. Les siens d’abord, qu’il s’agisse de la poésie ou de Mon cœur mis à nu. Ses articles sont peu lus, carence à laquelle remédie une nouvelle collection de poche lancée par Flammarion ; aussi, parallèlement à un Zola et un Gautier, voici un Baudelaire journaliste (368 pages, 8,90 euros, GF), deux mots que l’on n’a pas l’habitude de voir accolés. Cette anthologie d’Alain Vaillant est d’autant bienvenue que son intitulé même casse le double stéréotype qui colle aux basques de l’écrivain (poète maudit et provocateur dans la mystification). Il tient même que, dans sa production journalistique, Baudelaire a été le type même du « polygraphe de la modernité ». Pour la plupart, ses articles et chroniques (plus de deux-cents entre 1841 et 1866) sont longs et argumentés. N’étant attaché nulle part, il publie partout. Une indépendance qui lui permet de choisir ses sujets en toute liberté. Il touche à tout : poèmes en vers et en prose, fiction, chansons, traduction (les nouvelles d’Edgar Poe) et surtout critiques (ses comptes rendus des Salons de peinture demeurent une référence pour les historiens de l’art), toutes activités qui ne le clivent pas en différents Baudelaire distincts les uns des autres, mais au contraire enrichissent notre image d’un auteur unique et protéiforme, comme ils l’étaient presque tous alors.

Lire la suite : http://passouline.blog.lemonde.fr/2011/04/10/quoi-de-neuf-baudelaire/

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On en parle – Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, de Brigitte Axelrad

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Une autre invention psychanalytique : les personnalités multiples

par Brigitte Axelrad – SPS n° 293, hors-série Psychanalyse, décembre 2010

autAxelrad2Brigitte Axelrad est professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, et membre du comité de rédaction de Science et pseudo-sciences. Elle vient récemment de publier Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, aux éditions book-e-book.

« La psychanalyse est cette maladie de l’esprit dont elle se considère comme le remède »

Karl Krauss, cité par Mikkel Borch-Jacobsen [1]

293_80-86_1En 2008, un article paru dansCerveau & Psycho, « La mémoire violée » [2], rapporta le cas de Sheri Storm [3], une jeune Américaine qui présentait, selon son psychiatre, un syndrome de personnalité multiple. Sheri Storm avait découvert un matin de février 1997, en ouvrant son journal, qu’une patiente, Nadean Cool, intentait un procès contre son psychiatre pour avoir « implanté » des faux souvenirs dans son esprit. Il s’agissait de Kenneth Olson, son propre psychiatre.

Sheri Storm était entrée en psychothérapie pour soigner insomnie et anxiété liées à son divorce et à sa nouvelle carrière. [4] Le psychisme de Sheri s’était fragmenté en deux cents personnalités différentes. Elle comprit alors que son trouble de personnalité multiple était « iatrogène », c’est-à-dire produit par sa thérapie. Elle intenta à son tour un procès à son thérapeute. En 2007, elle attendait toujours que son cas soit jugé.

Le trouble de personnalité multiple

Le trouble de personnalité multiple serait un éclatement du moi causé par des abus sexuels répétés dans l’enfance, refoulés et qui ressurgiraient dans l’une ou l’autre des personnalités. La personnalité principale est la personnalité hôte, souvent introvertie et dépressive. Les « alters » (personnalités secondaires) peuvent être d’âge, de caractère, de sexe, voire d’espèces différentes. Le patient peut devenir successivement un enfant avec un comportement et une voix d’enfant, une femme alors qu’il est un homme… Certains alters peuvent être boulimiques, alors que d’autres sont anorexiques, ils peuvent ne pas tous parler la même langue, les uns ont besoin de lunettes et les autres non, l’un est alcoolique, l’autre est toxicomane… Lorsque le patient fait le récit de sa vie au thérapeute, celui-ci remarque que la trame narrative n’est pas complète, qu’il a des « périodes de temps perdu ». On est surpris par le côté répétitif de ces scénarios, leur ressemblance et, en fin de compte, le conformisme manifesté.

Lire la suite :  http://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article1550

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L’amant de Lady Chatterley toujours au goût du jour

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Par Delphine Peras (Lire), publié le 11/04/2011 à 07:00

 

La littérature se nourrit sans cesse des mêmes thèmes. La passion entre des personnes de classes sociales que tout oppose fait toujours recette.

 

Il était laid : les traits austères/La main plus rude que le gant/Mais l’amour a bien des mystères/Et la nonne aima le brigand. » Ces beaux vers de Victor Hugo, extraits de son poème La légende de la nonne(1828) ont inspiré à Frédérique Deghelt le titre de son troisième roman : La nonne et le brigand (Actes Sud), où il est précisément question d’une jeune religieuse dont la foi semble inébranlable mais qui finit par s’éprendre d’un bel aventurier, aussi rustre qu’irrésistible. « Les voix du Seigneur sont impénétrables ! » rappelle ironiquement notre homme, Angel le bien-nommé, malgré les apparences, à soeur Madeleine, du Carmel de Notre-Dame-du-Calvaire, qu’il accompagne lors d’une mission humanitaire en Amazonie, dans les années 1950. C’est le journal de cette religieuse que découvre la narratrice du roman, Lysange, la quarantaine, chercheur au CNRS, démographe, spécialiste du Brésil, elle-même prise de passion pour un reporter-photographe. Mais au récit de ses propres tourments sentimentaux, trop bavard, on préférera celui de soeur Madeleine, histoire d’une idylle improbable entre celle qui se croit « fiancée à Jésus pour toujours » et celui qu’elle qualifiait de « voyou », « mercenaire », « démon »,… avant de succomber à « ses mains douces » et à « la brûlure du désir » !

Voilà assurément un thème dont la littérature fait son miel depuis belle lurette, sans cesse remis au goût du jour, à l’image de L’amant de Lady Chatterley, écrit par D.H. Lawrence en 1928, roman torride sur la liaison d’une aristocrate anglaise et de son garde-chasse. Un thème que la Suédoise Katarina Mazetti a abordé avec succès dans Le mec de la tombe d’à côté, best-seller avec près de 400 000 exemplaires écoulés. Cette histoire d’amour des plus improbables entre une souris des villes et un rat des champs, Désirée l’intello, bibliothécaire, et Benny le bouseux, fermier, a si bien rallié les faveurs du public que l’auteur lui a donné une suite, Le caveau de famille (Editions Gaïa).

Lire la suite : http://www.lexpress.fr/culture/livre/l-amant-de-lady-chatterley-toujours-au-gout-du-jour_980759.html

 

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 » voir la fiche

  • Livre: Le mec de la tombe d’à côté
  • Auteu
  • r: Katarina Mazetti
  • Editeur: Actes Sud

 

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‘Descartes n’était pas Vierge’, un essai insolent et drôle associant philosophie et astrologie

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

En termes de statistiques, nous dénombrons plus de philosophes Taureau que Lion. Pure coïncidence ou influence des astres ? Le signe astrologique influencerait-il les oeuvres des philosophes ? Il faut avouer que certains signes ne trompent pas et encore moins celui de Descartes, natif non pas de la Vierge mais du Bélier, bien connu pour son raisonnement binaire.

Décrire les philosophes les plus renommés comme Descartes, Freud ou Marx par leur signe astrologique, un crime de lèse-majesté? Probablement. C’est le pari qu’a osé faire Marjorie Poeydomenge en dressant le portrait de 38 penseurs célèbres d’après leur signe astrologique.

Résumé

 

Cet ouvrage vous aidera à déceler chez Rousseau, le « Cancer » qui se reflète dans sa nostalgie de l’enfance. Quant à Kant, comment ne pas sentir ses cornes de « Taureau » dans son côté besogneux, discipliné, concentré, auteur de « pavés » ? Du Voltaire ironique au pessimiste Schopenhauer, l’auteur propose des portraits véritablement inédits, à la fois sérieux et humoristiques. Cet essai propose avant tout une approche originale des philosophes, qui peut adoucir la vision parfois trop scolaire de ces derniers.

'Descartes n'était pas Vierge', un essai insolent et drôle associant philosophie et astrologie dans On en parle i7n29ta

Accessible au grand public, y compris aux amateurs de philosophie curieux de découvrir les philosophes sous un autre angle, ainsi qu’aux futurs bacheliers qui pourront commencer leurs révisions avec enthousiasme.

Titre : Descartes n’était pas Vierge. Auteur : Marjorie Poeydomenge.
Code ISBN
 : 978-1-4452-4546-1
Prix : 16,50 €. 228 pages. Disponible sur www.lulu.com

Source : http://www.24presse.com/livre____descartes_n_etait_pas_vierge___un_essai_insolent_et_drole_associant_philosophie_et_astrologie-993292.html

 

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Google Book monte à l’abordage en Israël

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Jonathan Brauner à la barre contre le sabordement littéraire.

Rédigé par Aurelie Vasseur, le lundi 11 avril 2011 à 13h20

 

Sonnez le branle-bas de combat, Google Book numérise les livres sans autorisation ! L’auteur Jonathan Brauner porte plainte à Jérusalem contre Google, pour violation des droits de la propriété intellectuelle. Et demande un dépôt de plainte en recours collectif.

Jonathan Brauner est écrivain : il a publié Ce que vous voyez d’ici en hébreu. Après avoir porté plainte jeudi dernier dans un procès phare, il compte bien signaler les dangers de la numérisation aux auteurs en galère, relate le quotidien israélien Globes. 

Jonathan Brauner affirme que le flibustier Google bafoue les règles collectives de l’édition des livres, car il « scanne, rassemble, copie et diffuse » les documents sans demander d’autorisation préalable aux ayants droit, et sans les rétribuer ! Google Book Search aurait dans ses paniers quinze millions de livres issus de plusieurs centaines de pays. Le montant du préjudice serait de plusieurs « dizaines de millions de shekels » (5 shekels correspondent à un euro).

Lire la suite :

http://www.actualitte.com/actualite/25424-google-books-israel-scanner-justice.htm

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Sylvie Testud, star à tout faire

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

[Les raisons d’un succès] Dans un roman pétillant, la comédienne Sylvie Testud raconte la vie trépidante d’une dircom en quête de la femme de ménage idéale

 

Alors que «Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir» de Sylvie Testud s’était déjà vendu à 10.461 exemplaires, «le Ciel t’aidera» a connu un beau succès: 33.573 exemplaires vendus et 45.000 en poche. Succès confirmé avec «Gamines»: 43.560 exemplaires vendus et 80.000 en poche. (© Giniès/Sipa)Alors que «Il n’y a pas beaucoup d’étoiles ce soir» de Sylvie Testud s’était déjà vendu à 10.461 exemplaires, «le Ciel t’aidera» a connu un beau succès: 33.573 exemplaires vendus et 45.000 en poche. Succès confirmé avec «Gamines»: 43.560 exemplaires vendus et 80.000 en poche. (© Giniès/Sipa)

 

Sybille Mercier, femme actuelle: elle a un job lucratif, roule en vrombissante Audi, partage sa vie avec un ado attardé, court du soir au matin sans avoir le temps de souffler. Elle vient d’être promue au sein de la société d’assurances où elle travaille, décrochant le poste envié de responsable de la communication du nouveau concept inventé par les têtes pensantes de la mutuelle: «assu-toutou», l’assurance révolutionnaire qui, en cas de cyclone ou d’attentat, indemnise intégralement poissons rouges et autres animaux domestiques.

 

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Sybille, en somme, n’y arrive pas. D’autant qu’Adrien se révèle incapable de faire tourner la maison. Cordon qui aurait viré du bleu au rouge, il préfère avaler une tomate au sel plutôt que de faire bouillir de l’eau dans une casserole. Quant à l’entretien et aux courses, c’est peu dire qu’il ne se bouge pas les fesses. Voici donc notre jeune cadre d’avenir obligée de recruter une femme de ménage, cette héroïne des temps modernes. Sybille en voit une vingtaine, jette finalement son dévolu sur Fao, native des Philippines. La perle, sauf qu’elle ne parle qu’anglais, et n’a, surtout, pas de papiers. Pour Sybille, pas moyen de se soustraire à cette mission presque évangélisatrice: obtenir, sinon la nationalité, du moins le permis de séjour pour la sans-papiers. Mais, en France, on sait bien que ce casse-tête est tout sauf hexagonal: chinois.

Lire la suite : http://bibliobs.nouvelobs.com/romans/20110405.OBS0803/sylvie-testud-star-a-tout-faire.html


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Congo Brazzaville – Sony Labou Tansi, le roman d’une vie

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Dimanche 10 Avril 2011 – 15:54




L’œuvre de l’auteur congolais Sony Labou Tansi est enfin sauvée, grâce à la ténacité de ses amis français, soutenus par la famille de l’écrivain. 

Flashback. Nous sommes en 1997, le Congo replonge dans la guerre civile. Comme tous les Français, Nicolas Martin-Granel doit quitter le pays sous 24 heures, avec un petit baluchon pour seul bagage. Plutôt que des effets personnels, il y glisse quelques cahiers d’écolier remplis d’une écriture ronde, régulière et sans ratures. Des manuscrits de Sony Labou Tansi. 

«J’ai emporté ce que j’avais chez moi, toutes les photocopies et quelques cahiers originaux, car je redoutais qu’ils soient détruits par la guerre. Au moins en France seraient-ils à l’abri!», raconte le chercheur français. 

La même année, celui-ci fait paraître, avec le journaliste Bruno Tilliette, un premier volume d’inédits de Sony Labou Tansi, L’autre monde (Revue Noire, 1997). C’est le début d’une aventure. Nicolas Martin-Granel, coopérant à Brazaville, s’était lié d’amitié avec l’écrivain congolais jusqu’à ce que celui-ci meure du sida en 1995. 

«C’était une personnalité avide de nouveaux contacts et politiquement engagée dans la démocratisation du pays. Nous avions longuement parlé de l’anthologie que je venais de finir, Rires noirs (Sépia, 1991, épuisé) poursuit ce connaisseur de l’Afrique, très tôt convaincu que celui qui signait ses manuscrits «SLT» était un écrivain «d’une envergure comparable à celles de Rimbaud, Hugo et Artaud auxquels il se référait volontiers». 

Mais Martin-Granel devra patienter jusqu’en 2003 pour retourner au Congo, en compagnie d’une autre passionnée, Greta Rodriguez-Antoniotti, qui prépare une thèse sur le théâtre de Sony et Bernard-Marie Koltès. Entretemps, les archives que possédait le mentor congolais de «SLT», Sylvain Bemba, ont brûlé dans l’incendie de sa maison. Il y a donc urgence. Greta se rend dans l’ancienne demeure de Sony, occupée par des locataires. C’est le choc: la cantine qui contenait les manuscrits a été volée.

 

Lire la suite : http://www.starducongo.com/Sony-Labou-Tansi-le-roman-d-une-vie_a3481.html

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Le livre du jour – Le testament syriaque, de Barouk Salamé

Posté par Serge Bénard le 11 avril 2011

Du Mali à Paris en passant par le Pakistan, « Le testament syriaque » (Rivages), excellent thriller de Barouk Salamé (un pseudo) nous ramène aux origines même de l’islam. Pourquoi ce vieux livre rédigé en syriaque découvert à Tombouctou, au cœur de l’Afrique, sème-t-il la zizanie à Paris ? Que contient-il donc pour entrainer ces assassinats barbares et ces scènes d’ultra-violence en plein Paris ? Un polar efficace, érudit et original qui ne vous laissera aucun répit… 



Le testament syriaque de Barouk Salamé : islam polar

Paul Mesure, journaliste freelance à Paris, rentre du Mali avec un manuscrit ancien qu’il espère bien revendre à bon prix ! 

Mais les riches amateurs de ce genre de relique forment une coterie internationale où tout se sait, surtout si la nature du document permet de penser qu’il y a beaucoup d’argent à gagner… 

C’est alors que les cadavres commencent à se multiplier autour de Paul, dont ceux de ses deux meilleurs amis. Qui sont les auteurs de ces meurtres sanglants ? Pourquoi ce codex indéchiffrable excite-t-il tant la convoitise d’agents secrets pakistanais et américains et d’intégristes algériens ? 

Apparemment la véritable valeur de ce document n’est pas d’ordre commercial. Mais alors, que contient-il de si inestimable ? Le testament de Mahomet ? Un proto-Coran ? L’Evangile des Conquêtes ? 

Partagés entre l’inquiétude, la curiosité et le désir de vengeance, Paul et son amie Sonia louvoient entre des tueurs aux motivations contradictoires et une policière française obligée de s’en remettre au commissaire Sarfaty. Ce « commissaire-philosophe », étrange personnage pour le moins décalé, passionné de culture orientale, est sans doute le seul à pouvoir comprendre ce qui est en jeu. 

Pour démêler l’écheveau des crimes provoqués par ce vieux texte, Sarfaty va plonger dans l’univers fascinant des origines de l’islam, de sa tradition cryptée et de ses énigmes. Mais il ignore qu’une beauté pakistanaise, aussi brillante qu’implacable, n’hésitera pas à mettre la France à feu et à sang pour rapporter la précieuse relique dans son pays. 

Barouk Salamé, aventurier et érudit franco-arabe, aussi familier des philosophies religieuses que des armes de poing, propose un voyage saisissant aux sources de l’islam, de son génie, de sa violence, de sa poésie, des conflits qui le traversent et pèsent sur son avenir. 

Ce thriller s’attaque, sans manichéisme ni angélisme, à « ce qui nous tuera tous : l’inculture». Plaidoyer contre l’incompréhension et l’ignorance, mise en garde contre les préjugés de tous bords, enquête sur la filiation toujours inexpliquée de la religion musulmane, « ce thriller explosif, unique en son genre, invite à une réflexion nuancée sur l’histoire des religions et des civilisations monothéistes. S’il met en scène des intégristes musulmans violents, Barouk Salamé révèle également au public français un islam qui tend à la splendeur et au sublime » souligne l’éditeur dans son communiqué. 

« Le Testament syriaque est un hymne à l’intelligence qui met au défi obscurantismes et fanatismes. Un festin de lecture puissance mille qui incite le lecteur à plonger dans les arcanes du savoir » indique Télérama. 

 

Source : http://www.senioractu.com/Le-testament-syriaque-de-Barouk-Salame-islam-polar_a13659.html

Le testament syriaque de Barouk Salamé 
Collection : Rivages/Noir 
Numéro : 816 
672 pages 
Prix de vente : 10.50 euros

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