Accueil Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs « Bibliothèques universitaires : l’absence de règles n’est pas une solution ».

« Bibliothèques universitaires : l’absence de règles n’est pas une solution ».

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Information publiée le jeudi 31 mars 2011 par Matthieu Vernet (source :autonomesup.com)

AutonomeSup exprime son opposition au projet de décret soumis aux membres du CNESER, relatif aux bibliothèques des établissements supérieurs. Tout d’abord, nous estimons qu’il est anormal que les organisations syndicales aient été écartées du groupe de travail chargé d’élaborer ce texte.

Ce projet de décret vise, ainsi qu’il est annoncé dans le rapport de présentation, à « simplifier le cadre réglementaire de ces services, laissant aux établissements la libre organisation de leurs bibliothèques ». Et c’est bien là que réside le danger. Le cadre réglementaire ayant pratiquement disparu, chaque université pourra organiser sa bibliothèque comme elle l’entend, sans qu’aucune garantie soit apportée aux personnels, notamment au personnel scientifique, dont les attributions et prérogatives ne sont plus affirmées. En laissant les universités définir par règlement intérieur la composition et le fonctionnement des conseils de la documentation, ce projet permet la sous-représentation des enseignants-chercheurs et des conservateurs : le collège du personnel scientifique est même supprimé.

Enfin, et c’est le point le plus important, l’organisation du service de la documentation en sections, c’est-à-dire en bibliothèques spécialisées dans une discipline ou un groupe de disciplines, n’est plus obligatoire. Nous ne prétendons pas que la situation présente ne justifiait pas quelques aménagements, mais il nous semble préjudiciable à l’ensemble de la communauté universitaire d’utiliser l’argument de la mutualisation pour rendre possible la suppression de ces bibliothèques spécialisées, au profit d’une organisation centralisée et bureaucratique. L’organisation en sections a le mérite de rendre obligatoire dans les faits la répartition des crédits par discipline, assurant ainsi l’équilibre des ressources entre les sciences « dures » et les lettres et sciences humaines. Les responsables de section sont nécessairement des conservateurs ou des fonctionnaires de catégorie A titulaires de diplômes dont la liste est fixée par un arrêté. Disposant actuellement d’une bonne marge d’initiative et d’une certaine autonomie, ce sont des interlocuteurs privilégiés pour les enseignants, les étudiants et les chercheurs de leur domaine disciplinaire. Si les sections se transforment en simples « bibliothèques de sites », c’est la notion même de personnel scientifique qui est mise en cause.

Lire la suite : http://www.fabula.org/actualites/bibilotheques-universitaires_43834.php

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