Stéphane Hessel et Edgar Morin : indignations en concurrence

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

« La voie », d’Edgar Morin, est présenté par son éditeur Fayard comme le prolongement – amélioré – du best-seller ‘ »Indignez-vous ! ».

Stéphane Hessel et Edgar Morin : indignations en concurrence

Stéphane Hessel et Edgar Morin lors d’une soirée organisée le 7 février par le site internet Mediapart autour de l’auteur d’ »Indignez-vous ! ». © Haley / Sipa/Montage Le Point.fr

Par MARION COCQUET

Maison de Radio-France, le 19 janvier 2011. Pour la matinale de France Culture, le journaliste Marc Voinchet reçoit Stéphane Hessel et Edgar Morin. Le premier, ancien diplomate, coauteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme, a écrit le livre-phénomène de l’hiver : Indignez-vous ! qui s’est écoulé à 1,4 million d’exemplaires. Le second, sociologue et philosophe, défend dans son dernier ouvrage, La voie, publié chez Fayard, ses propositions pour l’avenir. Le couple est idéal : Hessel et Morin, nonagénaires tous les deux, ont vécu la même guerre et la même résistance. Ils se connaissent et s’estiment depuis trente ans. Surtout, ils dressent, au même moment, le constat d’une crise politique et morale de grande ampleur, et appellent à y résister.

Ce matin-là, Stéphane Hessel rend hommage au livre « magnifique » de son camarade, et n’hésite pas à le recommander chaudement à ceux qui lui reprochent la brièveté de son propre propos (son « petit livre », comme il l’appelle, compte une vingtaine de pages) : « Ceux qui, après Indignez-vous !, se demandent où il faut aller ont, maintenant, un texte magnifique pour cela. » De son côté, Edgar Morin rappelle que le titre Indignez-vous! doit être compris comme une « sonnerie de clairon », un « point de départ » qui amorce une réflexion politique. Il « a une fonction d’éveil, mais il faut éviter le malentendu de se concentrer sur la notion d’indignation, souligne-t-il de nouveau, le 23 février, dans une interview à Rue89. Une indignation sans réflexion, c’est très dangereux. L’indignation n’est pas un signe de vérité, une indignation est vraie si elle est fondée sur une analyse. Ce livre est un déclic éveilleur qui va un peu au-delà de l’indignation. »

Lire la suite : http://www.lepoint.fr/culture/stephane-hessel-et-edgar-morin-indignations-en-concurrence-28-02-2011-1300758_3.php

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Japon – Jisui, la numérisation de livres maison, irrite les éditeurs nippons

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

L’association des éditeurs clame qu’elle n’est pas d’accord. Les consommateurs rétorquent qu’ils n’ont qu’à se bouger

 

Rédigé par Clémentine Baron, le lundi 28 février 2011 à 12h44

 

Au Japon (mais pas uniquement) le manque de place dans les logements accentue la tendance à la numérisation maison de bibliothèques personnelles. « Les gens prennent les choses en main parce que les éditeurs ne parviennent pas à satisfaire les besoins du marché », expliquait Toshihiro Takagi, analyste chez Impress R&D. (notre actualitté). 

Non seulement, la vente de matériel de coupe et de numérisation croît de plus en plus, mais une soixantaine d’entreprises sont apparues au Japon, qui proposent de numériser les livres papiers de particuliers pour une centaine de Yens en moyenne (soit environ 90 centimes d’euros le livre). 

L’association des éditeurs japonais a décidé d’envoyer un avertissement à ces entreprises. L’Association considère en effet que cette forme de numérisation relève du non-respect du droit d’auteur.

« Au Japon, la loi permet aux usagers de numériser des oeuvres protégées par un copyright à des fins personnelles et familiales cependant la reproduction ou l’achat d’une oeuvre achetée par un tiers nécessite l’autorisation de l’éditeur», expliquait Seichi Higuri. (notre actualitté)

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/24576-jisui-numerisation-maison-japon-ebooks.htm

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Genève (Suisse) – Lettre ouverte de soutien aux bibliothécaires

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

Lettre ouverte

 

Aux salarié-e-s et usager-ère-s en lutte contre la restructuration des bibliothèques universitaires genevoises,

Nous avons récemment eu vent du conflit qui vous oppose actuellement au rectorat de l’UNIGE dans le cadre de la réforme des bibliothèques via les appels à la solidarité respectifs du SSP et du syndicat étudiant (CUAE).

Nous avons été choqué d’apprendre que cette réforme a été piloté par un consultant en management externe à l’Université qui a pour objectif « d’optimiser la chaîne de valeur » de ses « clients » et que la mise en oeuvre concrète de ces « objectifs » a été dénoncé par les salarié-e-s comme ayant été piloté de manière particulièrement arrogante et manipulatrice en péjorant gravement les conditions de travail des collaborateur-ice-s de l’UNIGE.

Au vu du fait que de nombreuses voix d’usager-ère-s au sein de l’Alma mater ont également dénoncé les implications catastrophiques que risquaient d’induire cette réforme telles que la centralisation à outrance de tous les services, suppression pure et simple de la médiathèque ou la mise en place d’une politique « rationnelle » d’acquisition pour les « pôles d’excellence » uniquement, la Jeunesse socialiste genevoise souhaite dire que:

 

o Le recours à des techniques commerciales pour gérer les bibliothèques est pour nous l’expression parfaite de la marchandisation croissante de l’Université.

 

o La manière de procéder du rectorat démontre également les conséquences néfastes de la nouvelle loi sur l’université entrée en vigueur en mars 2009 et contre laquelle la JSG s’était battue.

 

A ce titre, nous tenons à vous exprimer publiquement notre solidarité. Nous vous proposons de rester en contact afin de pouvoir suivre votre lutte et nous sommes à votre disposition pour toute action de soutien.

 

La Jeunesse socialiste genevoise


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Une bibliothèque à Tombouctou

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

lundi 28 février 2011

Une bibliothèque à Tombouctou dans Bibliothèques du monde untitled-59-58d70

« Les fenêtres de Tombouctou » (Papier/Daphné Bitchatch/2011)

Offrir un livre pour le Fonds de Bibliothèque créé par l’écrivain Ibrahima Aya à Tombouctou. Un livre sur lequel serait posée votre dédicace, une épître en tête ou à la fin de ce livre, quelques mots vers Tombouctou. Merci de partager cet appel avec vos amis. (Daphné Bitchatch)

Appel à soutien à la Bibliothèque des Dédicaces de Tombouctou (BDT)

Bamako, le 01 février 2011

La Bibliothèque des Dédicaces de Tombouctou est une initiative personnelle. Couvée jusque- là, elle est devenue pour moi une urgence. En effet, l’obscurité rampe aux portes de Tombouctou, au chevet de la Ville des manuscrits. Une fois n’est pas coutume. Chaque fois que l’ombre des hordes incultes ou intégristes a entaché ses rivages sableux, la Cité-Université et des 333 saints a notamment ouvert ses bibliothèques publiques et privées pour dire non. Je voudrais m’inscrire dans la même tradition.

« Le fonds » de livres de la Bibliothèque sera essentiellement constitué de livres dédicacés et offerts à la bibliothèque par vous : auteurs et amoureux du livre et de la lecture. Avec l’envie que ces ouvrages constitueront une petite portion de vous offerte à la ville. Avec l’espoir que cette part de mémoire et de coeur traduira votre présence voulue et revendiquée au quotidien, et qu’elle servira de rempart lumineux face aux ténèbres en route…

La bibliothèque sera bâtie sur un terrain de 400m2 (m’appartenant) situé non loin du centre- ville. Elle sera construite en style tombouctien, en plusieurs étapes, et comprendra notamment la salle des livres, deux salles de lecture (salon de lecture et thé, salle de lecture pour élèves et étudiants) et des aménagements pour permettre la lecture à la lumière diurne.

En ces temps où Tombouctou appréhende la solitude, je voudrais compter sur votre soutien (des livres dédicacés, notamment…) pour lire avec elle et à voix haute la poésie de la liberté et du partage.

Vous pouvez ainsi adresser vos dons de livres dédicacés à la Bibliothèque à l’adresse suivante : Ibrahima Aya, BP E5229, Bamako, Mali. Merci à vous.

Ibrahima Aya 
Écrivain, initiateur de la création de la Bibliothèque des Dédicaces de Tombouctou 
jsosaaya@yahoo.fr

Source : http://www.altermonde-sans-frontiere.com/spip.php?article16035


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MILLAU (12) – La Bibliothèque sonore offre le plaisir de la lecture aux non et malvoyants

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

 

La Bibliothèque sonore offre le plaisir de la lecture aux non et malvoyants

DR



L’assemblée annuelle de la Bibliothèque sonore s’est tenue en son siège sous la présidence de Jacques Manin, délégué de l’Association des donneurs de voix (ADV) région France Sud, en présence de Serge Sécail, adjoint aux associations et de Monique Castan, adjointe aux affaires sociales, représentant également le maire, empêché.



Dans son compte rendu d’activité, le président de la BS précise que 45 à 50 malvoyants et non voyants bénéficient gratuitement des livres enregistrés sur cassettes, CD et MP3.   « C’est peu car il est certain qu’il y a d’autres déficients visuels qui ne nous connaissent pas ou n’osent se faire connaître. » 600 livres ont été prêtés en 2010, dont 125 expédiés en franchise postale et 425 retirés à la permanence du vendredi, de 14 h 30 à 17 h, 

MILLAU (12) - La Bibliothèque sonore offre le plaisir de la lecture aux non et malvoyants dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs

place des Consuls.

 

Lire la suite :

http://www.midilibre.com/articles/2011/02/28/MILLAU-La-Bibliotheque-sonore-offre-le-plaisir-de-la-lecture-aux-non-et-malvoyants-1551316.php5

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« Complocratie » : plongée dans un monde de conspirations

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011


Dans un livre événement, Bruno Fay décortique les mécanismes qui génèrent les théories du complot. Bonnes feuilles exclusives.

Journaliste indépendant, Bruno Fay est le co-auteur de deux enquêtes remarquées : « Le Casier judiciaire de la République, abécédaire des hommes politiques mis en examen » (2002), et « No Low Cost » (2009), sur les coulisses et ravages de l’économie à bas coût.

« Complocratie » : plongée dans un monde de conspirations dans Actualité éditoriale, vient de paraître 2402_Complocratie_vignetteDans « Complocratie » (paru ce 24 février aux éditions du Moment), il se penche sur « les sources du nouveau conspirationnisme ». En plus d’une recherche documentaire très fouillée, il a rencontré des chercheurs, des acteurs de premier plan, mais aussi quelques conspirationnistes, pour de longs entretiens. A noter, des interviews chocs de Michel Rocard et du président du groupe Bilderberg.

Il explore son sujet dans toutes ses dimensions : la psychologie, le poids d’Internet, évidemment, qui accélère la circulation de la rumeur et de l’information. Mais aussi la stigmatisation du doute par le discours dominant, les manipulations d’officines « barbuzzardes » (des barbouzes lançant des buzz) ou le mensonge des hommes politiques, qui alimente la méfiance. Secrets d’Etat ou propagande politique.

Lire la suite : http://www.rue89.com/2011/02/24/complocratie-plongee-dans-un-monde-de-conspirations-192002?page=0

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New York – La Librairie de France ferme ses portes

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

La Librairie de France du Centre Rockefeller à New York, seule librairie française aux Etats-Unis, va fermer ses portes dans quelques mois pour des raisons financières. Le loyer exorbitant aura eu raison de la passion d’Emmanuel Molho, le patron de cette institution culturelle. Les plus anciens locataires du gratte-ciel devront maintenant se tourner vers l’avenir…

Racontez-moi l’histoire de votre Librairie ?

Emmanuel Mohlo : La Librairie a été fondée par mon père, Isaac Molho, Juif de Thessalonique, qui arriva à New York dans les années 20. Il a ouvert l’établissement en 1935 sur l’esplanade du Centre Rockefeller.

Quelques années après son inauguration, pendant la Seconde guerre mondiale, la Librairie de France est devenue le refuge des écrivains français fuyant le nazisme. Des écrivains qui rêvaient d’une France libre ! Mon père créa pour eux, avec Vitalis Crespin, une maison d’édition, « La Maison française », qui publia des auteurs comme Jules Romain, André Maurois, Louis Aragon, Jacques Maritain et Antoine de Saint-Exupéry (dont Pilote de guerre fut publié par Isaac Molho). Il faut aussi rappeler que la fonction première du Rockefeller Center, lors de sa création en 1932 était d’accueillir l’élite intellectuelle européenne fuyant l’Europe en crise.

L’âge d’or de la boutique s’est situé entre les années 1940 et les années 1970. On recevait deux tonnes de livres français chaque semaine. Il y avait plus de cinquante employés dans la Librairie. Aujourd’hui, nous ne sommes plus que six, dont mes deux enfants, ma fille Deborah et mon fils Brian. Nous avions aussi deux autres magasins, un sur la 19e rue, et l’autre à Los Angeles, qui ne désemplissaient pas. J’ai repris la boutique en 1988 à la mort de mon père. A l’époque, il y avait déjà des difficultés liées au coût exorbitant du loyer. La Librairie de France avait dû céder 60% de sa surface après une augmentation de loyer de 300%.

Le chiffre d’affaires a régulièrement baissé ces dernières années. Comme le dit ma fille Déborah : « Le sentiment anti-français qui régnait après le 11 septembre et la guerre en Irak ont conduit certains clients à déserter les lieux. Nous avons même du poster un vigile devant la porte ! La baisse du dollar par rapport à l’euro est également en cause : nous nous fournissons directement chez les éditeurs et nous avons du mal à rentabiliser l’activité. »

Lire la suite : http://apf-francophonie.org/spip.php?article1030

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Citation du 1er Mars

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

Il y a tout d’abord la littérature de la connaissance, et secondement, la littérature de la puissance. La fonction de la première est d’enseigner ; la fonction de la seconde est d’émouvoir.

Thomas de Quincey

Essais sur les poètes : Pope

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SOMMAIRE DU 1er MARS

Posté par Serge Bénard le 3 mars 2011

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