Les reliures orfévrées

Posté par Serge Bénard le 27 mars 2011

Au Moyen-Age, les objets du culte sont des objets précieux. Il existe même une loi du pape Léon IV, au IXème siècle, qui interdit la fabrication de calices en matières non « nobles ». Les livres ne dérogent pas à la règle de préciosité, car ils sont partie intégrante de la cérémonie liturgique. Les sanctuaires les plus aisés font montre de leur richesse en parant leurs manuscrits de reliures orfévrées, avec des matériaux aussi précieux que l’ivoire, l’or, les pierres précieuses…

Les reliures orfévrées dans Autographes, lettres, manuscrits, calligraphies 015_1a

Reliure supérieure du psautier de Charles le Chauve, avant 869, conservé à la BnF ©BnF, consulté le 14/03/11

Ces livres font partie des trésors des églises, et font partie des processions liturgiques au même titre que les reliques conservées dans le monument.

Toutes les techniques d’orfèvrerie connues de l’époque sont mises en œuvre pour réaliser les reliures: travail au repoussé, orfèvrerie cloisonnée, pierres en bâtes, filigrane… Rien n’est trop beau pour le livre, support du culte.

Au centre du plat de reliure, on peut trouver une représentation sculptée en ivoire, matériau rare et précieux dont l’usage est en plein essor à la période carolingienne. Généralement, il s’agit de scènes religieuses qui nous indiquent le thème du livre: on parle alors de reliure parlante. Sur le plat de reliure ci-dessus, du Psautier de Charles le Chauve, on peut voir des scènes de l’Ancien Testament (les Psaumes en sont issus), sculptées dans un style qui le rapproche de l’école rémoise.

Lire la suite : http://mscharleslechauve.wordpress.com/2011/03/25/les-reliures-orfevrees/

 

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