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Définition du jour : Didot

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

Didot. Police de caractères créée en 1783 par François-Ambroise Didot l’Aîné (1730-1804). Les Didot constituent une véritable dynastie dont les travaux influencèrent l’imprimerie pendant plus d’un siècle. Unité de mesure typographique, du nom de son inventeur. Le développement de l’imprimerie n’a pas d’emblée donné naissance à des règles précises. La plus belle anarchie a longtemps régné, par exemple, en matière de mesures typographiques. En 1737, Fournier-le-Jeune, graveur-fondeur inventa une unité appelée le point. Le mot resta, mais pas la mesure qui lui correspondait. Il fallut attendre François-Ambroise Didot pour trouver une solution durable. Le point Didot devint dès lors une unité de mesure utilisée par tous les imprimeurs. Il correspond à 0,3759 mm. Inventé avant le système métrique, il a toujours été en décalage avec cette autre unité de mesure. Mais le pli était pris et il eût été trop coûteux pour les imprimeurs de modifier leur matériel. De ce fait, on a du avoir recours longtemps à des tables de concordance entre les deux systèmes. Didot a cependant mis au point un  point métrique que seule l’Imprimerie nationale a utilisé.  

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DOA et Manotti :  »Le système politique français est une mafia »

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011


Posté par Céline le 14.03.11 à 11:01

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A notre droite, DOA, cador de la nouvelle Série Noire, auteur du remarqué Citoyens clandestins. A notre gauche, Dominique Manotti, qui a publié l’année dernière Bien connu des services de police. Ensemble, ils ont écrit L’Honorable Société, bombe amère et incroyablement documentée, qui raconte sans détour les magouilles et les petits arrangements d’un candidat de droite. Les deux auteurs reviennent sur ce roman à quatre mains, véritable instantané de la société française. 

Lire l’entretien : http://livres.fluctuat.net/blog/48068-doa-et-manotti–le-systeme-politique-francais-est-une-mafia-.html

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Relié ou broché ? Les deux…

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011


Ce samedi j’ai résolu à ma façon ce débat récurrent : faut-il préférer les ouvrages brochés ou reliés ? J’ai choisi d’avoir les deux, pour un même ouvrage.

Il y a quelques années, j’ai acheté une petite curiosité régionale :
Episode de 1815 dans le Briançonnais, par Breistroff.
Grenoble, Imprimerie de Prudhomme, 1850

Sous le pseudonyme de Breistroff se cache le Briançonnais André Latour (1796-1852), président du tribunal civil de Grenoble.
Pour en savoir plus, cliquez-ici.

L’ouvrage est relié. Certes, ce n’est pas une reliure prestigieuse, mais plutôt une honnête basane aubergine (un peu passée) ornée de fleurons dorés, un peu à la manière romantique. Mais j’aime bien sa provenance très locale comme l’indique une note du contre-plat.

episode1815brianconnaislatourreliure.jpg
Ce samedi, chez un libraire parisien, je suis tombé sur un exemplaire broché du même ouvrage, avec ses belles couvertures jaunes. Je n’ai pas résisté, je l’ai acheté et il est venu rejoindre son frère relié. J’avoue beaucoup aimer ces exemplaires dans leurs jus, tels que parus. Les ans ont àpeine entamé la fraicheur de l’ouvrage.

Lire la suite : http://bibliotheque-dauphinoise.blogspot.com/

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Offres d’emploi du 14 Mars – Métiers de l’éditorial

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

Offre d’emploi Assistant d’édition

Si une offre vous intéresse, pensez à relever sa référence et indiquez-la dans votre réponse.

Référence de l’offre

OF0311-15429

Secteur d’activité

Métiers de l’éditorial

Type de contrat

CDD, possibilité CDI

Description de l’entreprise

Ankama est une société française spécialisée dans le domaine de la création numérique et artistique. 
Son activité première est la communication interactive. Elle a acquis une certaine notoriété grâce au jeu vidéo Dofus. 
En 2005 est créé Ankama Éditions, qui édite le manga Dofus avec succès, puis lance en 2008 différents labels, notamment le label 619, collection de titres de culture underground et à forte exigence artistique, avec des titres comme Mutafukaz, Debaser, Freak’s Squeele… 

Au sein d’une collection à l’âme explosive et décalée, orientée vers les cultures urbaines, Le Label 619 propose des ouvrages inspirés d’univers contemporains, pops et modernes. 
Le Label 619, c’est : 
• Un esprit rentre-dedans et divertissant, sans concession ; 
• Une carte blanche sans tabou donnée à des jeunes talents ; 
• L’exploration de nouvelles formes d’expression graphique.

Missions

- Vous prenez en charge le suivi éditorial des projets confiés, de la réception du manuscrit jusqu’à la validation, en lien très proche avec RUN, votre directeur de collection. (Relecture / Correction / Réécriture). 
- Vous assurez la gestion des plannings, la coordination et la planification du travail des différents intervenants internes et / ou externes. (Fabricants, graphistes, maquettistes, partenaires…) 
- Vous serez amenés à organiser la mise en place d’expositions autour du label, en lien étroit avec l’équipe en place à Ankama Éditions.

Profil recherché

- Vous disposez d’une première expérience dans l’édition, en tant qu’éditeur (rice) ou assistant(e) d’édition. 
- Vous avez des qualités relationnelles, une bonne maîtrise de la langue française et le sens de l’organisation. 
- Vous connaissez la chaîne graphique, vous êtes rigoureux et aimez travailler en équipe. 
- Vous savez gérer plusieurs dossiers simultanément et maitrisez l’anglais. 
- Vous avez de bonnes connaissances de la culture Underground, de l’univers des comics et de la BD en général, des qualités rédactionnelles et le goût de l’écriture.

Durée

CDD, possibilité CDI

Date de début

Dès que possible (Urgent)

Rémunération

Selon profil

Candidature

Envoyer CV et lettre de motivation à :

ANKAMA EDITIONS

Bélinda CHARA
75 boulevard d’Armentières
59100  Roubaix
FRANCE

E-mail : jobs@ankama.com

Offres d'emploi du 14 Mars - Métiers de l'éditorial spacer

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Récit : le marquis juste

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011


Né le 15 mars 1738, le marquis Cesare Beccaria publie sous le manteau, à 26 ans, un opuscule voué à une grande célébrité : Des délits et des peines.


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Homme des Lumières, il pose les principes d’une justice humaine et efficace.

Ces principes seront repris dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen. Ils sont adoptés aujourd’hui par tout État civilisé qui se respecte : présomption d’innocence, peines proportionnées au délit ou au crime, peines modérées mais sûres (pour Beccaria, rien n’est pire qu’une loi sévère mais inappliquée ou inapplicable).

«Pour que n’importe quelle peine ne soit pas un acte de violence exercé par un seul ou par plusieurs contre un citoyen, elle doit absolument être publique, prompte, nécessaire, la moins sévère possible dans les circonstances données, proportionnée au délit et déterminée par la loi», écrit-il.

À propos de la peine de mort, il affirme : «L’État n’a pas le droit d’enlever la vie. La peine de mort est une survivance de rigueurs antiques et un anachronisme dans une société policée. Elle n’est pas seulement inutile parce que sa valeur d’exemple est nulle, elle est aussi nuisible».

Source Hérodote.net : http://webmail1j.orange.fr/webmail/fr_FR/read.html?FOLDER=SF_INBOX&IDMSG=99724&check=&SORTBY=1

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27 au 30 mars Bologne (Italie) – Voyage d’étude interprofessionnel

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011


Ecla Aquitaine et Médiaquitaine organisent un voyage d’étude à l’occasion de la Fiera del libro per i ragazzi (28-31 mars 2011), pour permettre aux professionnels du livre particulièrement intéressés par le secteur jeunesse de profiter de la Fiera. 
Des visites de bibliothèques et des rencontres avec des professionnels du livre figurent également au programme de ce voyage, qui s’inscrit dans le partenariat noué entre les régions Aquitaine et Emilie-Romagne.
La délégation est composée d’une auteure, deux libraires, quatre éditeurs et huit bibliothécaires.
Un compte rendu du voyage sera publié dans (un prochain numéro de) Lettres & Images d’Aquitaine.

À noter qu’Olivier Latyk, auteur-illustrateur aquitain, est en résidence d’écriture à Bologne pendant tout le mois de mars : il inaugure la résidence croisée Aquitaine / Bologne, qui nous permettra d’accueillir en retour un auteur jeunesse italien, en Aquitaine, en janvier 2012.

Source : http://ecla.aquitaine.fr/var/storage/lettres-d-information/2011/agenda/001/lettre-informations-agenda-ecrit-et-livre.html

   

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Trente ans après, «La Conjuration des imbéciles» est toujours moderne

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

 

Dimanche 13 mars 2011 

Couronné du prix Pulitzer en 1981, le chef-d’oeuvre de John Kennedy Toole anticipait l’autofiction et contenait une critique sociale toujours d’actualité.

Trente ans après, «La Conjuration des imbéciles» est toujours moderne dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc. confederacy

- Détail de la couverture de La Conjuration des imbéciles dans sa réédition vingtième anniversaire par la Louisiana State University Press -

Comme l’explique l’écrivain Walker Percy dans la première phrase de sa préface à La Conjuration des imbéciles, «la meilleure façon de présenter ce roman […] est peut-être de raconter comment il [lui] est parvenu». Car l’histoire personnelle de John Kennedy Toole et la triste ironie que cache la création de son œuvre sont au cœur de l’aura tragique et de l’étiquette de livre maudit qui l’accompagne depuis sa sortie, il y a trente ans, couronnée d’un prix Pulitzer en 1981.

L’histoire littéraire est friande de ces croustillantes anecdotes, de ces destins complexes et de ces paradoxes artistiques, plus ou moins romancés, qui rendent une œuvre encore plus exceptionnelle. La fameuse lettre de refus de Gide à Proust, l’ordre de Kafka à Max Brod de brûler ses écrits ou la censure de Madame Bovary ou des Fleurs du Mal sont autant d’éléments extralittéraires qui aident aussi à forger la réputation d’un livre. C’est peu dire que le destin de Kennedy Toole a aidé à créer la renommée du sien.

Né en 1937 à la Nouvelle-Orléans, Ken (comme on le surnommait) passe toute son enfance dans sa ville natale avant d’aller passer un master de littérature anglaise à l’université de Columbia à New York. En 1961, il réalise son service militaire de deux ans à Porto Rico. Une période pendant laquelle il enseigne l’anglais tout en écrivant La Conjuration des imbéciles.

Première publication à 2.500 exemplaires

De retour à la Nouvelle-Orléans, il continue d’exercer son métier d’enseignant mais tente surtout de faire publier son roman. Sans aucun succès. Le 20 janvier 1969, après une dispute avec sa mère Thelma, il voyage vers la côte ouest puis revient à la Nouvelle-Orléans. Il passe par Milledgeville, en Géorgie, pour visiter la tombe de Flannery O’Connor, et s’arrête près de Biloxi, une petite ville du Mississippi où il se suicide le 26 mars en reliant son pot d’échappement à l’intérieur de sa voiture.

Après sa mort, sa mère tente de faire publier ce que l’écrivain considérait comme son chef-d’œuvre. Sept ans plus tard, en 1976, elle réussit à faire lire le manuscrit à Walker Percy: «S’il y avait une chose au monde qui ne me disait rien du tout c’était justement ça, […] avoir à lire un manuscrit […] qui se révélerait un gribouillis infâme, à peine lisible». Mais bien sûr, l’écrivain continue «à lire, encore et encore», surpris «que ce soit aussi bon». Le livre est finalement publié en 1980, à 2.500 exemplaires, chez Louisiana State University Press avant de remporter le Pulitzer et de devenir un mythe de la littérature américaine contemporaine.

Lire la suite : http://backoffice.slate.fr/story/35229/conjuration-imbeciles-john-kennedy-toole

Publié dans Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc., Non classé, Vie du livre, modes, tendances, dons, pastiches,concours littéraires | Commentaires fermés

Gaston Bellemare : le bilan anorexique de visibilité du livre québécois

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

Gaston Bellemare : le bilan anorexique de visibilité du livre québécois dans Entretiens, portraits, rencontres, interviews gaston%20bellemare

LUNDI, 14 MARS 2011 08:28 INTERVIEWS - 

LES GRANDES INTERVIEWS

Par Aline Apostolska -BSCNEWS.FR 

Littérature française et Littérature québécoise : dialogue de sourds ou partenariat à développer ?  À vous d’apporter vos conclusions au travers de cette interview, longue et très renseignée, d’un acteur important, et pluriel du monde littéraire et éditorial québécois, Gaston Bellemare qui a répondu à nos questions, parfois difficiles, sans langue de bois.


Nous nous croisons depuis plusieurs années à diverses occasions et à divers titres de la vie littéraire québécoise et canadienne dont vous êtes depuis longtemps, un membre édifiant, actif et incontournable. Fondateur duFestival International de Poésie de Trois-Rivières, de réputation mondiale depuis près de trente ans, co-fondateur et éditeur de la maison Écrits des Forges, poésie internationale, pendant 37 ans, organisateur d’évènements de poésie, autour de revues et de spectacles, président de l’ANEL (Association nationale des éditeurs de livres), membre du Conseil d’administration de BAnQ (Bibliothèque et Archives nationales du Québec) et membre de la Commission du Droit du Prêt Public où nous siégeons ensemble. Grand voyageur au long court car toutes ces casquettes se font aussi au gré de voyages dans le monde entier pour rencontrer auteurs, éditeurs et institutions gouvernementales. En somme, défenseur de la littérature et des auteurs, vous avez maintenant pris votre nouveau bâton de pèlerin pour dénoncer la loi C-32 que le gouvernement conservateur fédéral actuel voudrait faire passer au Canada. De vous on dit sans blaguer que vous « savez tout sur tout concernant les livres au Canada comme ailleurs »… Ma première question est non pas « trouvez-vous le temps de dormir » avec tout ça, mais est-ce cet intérêt engagé est le résultat d’une vocation de jeunesse ? Comment avez-vous débuté dans le monde des livres, par quelle porte et avec quelle vision ?


Très jeune, par la porte de la lecture de Terraqué et de d’autres poèmes de Guillevic dont je suis devenu un des éditeurs, plusieurs années plus tard. Celle de Ode au Saint-Laurent (1963) du poète Gatien Lapointe avec qui, en compagnie de 3 autres personnes, nous avons fondé Écrits des Forges, en 1971 et celle de l’Homme rapaillé de Gaston Miron (1970), 2 titres que je relis encore. Sans oublier la création du Ministère de la culture du Québec, au début des années 60, qui a dynamisé ma volonté d’œuvrer dans le monde culturel. 

Dans notre société nord-américaine nettement aveuglée par le verbe avoir – avoir toujours plus – j’ai toujours ressenti profondément le besoin – comme le peuple québécois entêté d’exister – d’être, et d’être profondément d’abord, sachant que ce sont les émotions et non les avoirs qui rendent les humains heureux ou moins heureux. J’ai donc choisi ce verbe pour définir et bonifier mon existence. Or être est justement le verbe clé des poètes et de la poésie. Il questionne sans cesse, via la voix des poètes, les trois seuls mots importants de ce monde : la vie, l’amour, la mort.  La poésie et moi : même territoire intérieur.

Lire la suite : http://bscnews.fr/201103141442/les-grandes-interviews/gaston-bellemare-le-bilan-anorexique-de-visibilite-du-livre-quebecois.html

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A lire : l’immersion d’Anne Soëtemondt au coeur de la propagande chinoise

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

post non vérifié par la rédaction

Lorsque j’ai rencontré l’an dernier Anne Soëtemondt, chez les djiins, les journalistes de la génération internet, je n’imaginais pas un instant écrire ce papier.

J’ignorais simplement tout d’elle. Je ne savais pas encore que, jeune journaliste passionnée et idéaliste, Anne Soëtemondt avait accepté l’idée incroyable de se transformer en « petite télégraphiste », en propagandiste au service de Radio Chine Internationale, pour mieux découvrir la Chine éternelle. Je n’imaginais pas un instant l’intensité de ce que Anne  avait vécu à Pékin, entre situations burlesques, questionnements éthiques, angoisses de la vie sous la dictature chinoise et découvertes des « Chines » multiples, déroutantes et bien éloignées du modèle occidental.

Anne Soëtemondt : j'ai travaillé pour la propagande chinoise - © RichardTrois
Anne Soëtemondt, aux Enfants Terribles du web – © RichardTrois

De cette expérience de vie et de cette belle immersion journalistique, à la manière d’une Florence Aubenas ou d’un Günter Wallraff, Anne Soëtemondt a tiré un livre passionnant, un livre qui fourmille de détails, de ces détails qui font les excellents papiers comme les meilleurs scénarios de cinéma.

Anne Soëtemondt :

Difficile pour des citoyens occidentaux abreuvés d’information de comprendre ce qu’est la vie quotidienne dans un système orwellien où « l’information » est réduite à la propagande du gouvernement et du parti communiste, où tout est surveillance et la parole si contrôlée et si peu libre. « J’ai travaillé pour la propagande chinoise » a le grand mérite de donner à toucher cette réalité là.

A la manière aussi d’un son radio, l’écriture d’Anne Soëtemondt laisse entendre à ses lecteurs une voix rieuse et enthousiaste. Ses courts chapitres sont autant de rapports d’étonnements, pleins d’enseignements au moment où nous avons les yeux rivés vers un autre pays d’Asie, le Japon, victime d’un terrible terriblement de terre et surtout au moment où les révolutions arabes réveillent la Chine qui veut aller vers la démocratie, celle qui utilise internet pour monter des rasssemblements du Jasmin, défiant le régime de Pékin.

Ainsi dans quelques uns de ses chapitres, Anne Soëtemondt raconte la couverture par les médias chinois des tremblements de terre d’Haïti ou du Qinghaï. Entre propagande, valorisation des secours chinois en Haïti et bilan sous-évalués du nombre de victimes au Qinghaï quand au même moment les journalistes étrangers étaient tenus à l’écart de cette région de la Chine, on réalise que l’importance d’une information libre et indépendante même lorsqu’il s’agit d’une catastrophe naturelle.

Lire la suite : http://www.lepost.fr/article/2011/03/14/2433641_a-lire-l-immersion-d-anne-soetemondt-au-coeur-de-la-propagande-chinoise.html

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Le livre du jour – La Tâche, de Philip Roth

Posté par Serge Bénard le 14 mars 2011

Le coup de coeur de Caroline Gautron: La Tâche de Philip Roth en poche

Pour celles et ceux qui avaient raté la sortie, en mai 2004, de la Tâche de Philip Roth, Caroline Gautron (photo) de la librairie Cadet vous invite à découvrir ce roman qui l’a transportée. 496 pages d’une littérature poignante pour 8,40 euros chez Gallimard Folio.

La Tâche de Philip Roth en poche

Le narrateur, écrivain et voisin de Coleman Silk nous raconte l’histoire peu banale de cet homme brillant, professeur de lettres classiques à l’université d’Athéna et qui, jusqu’au bout, sut conserver le secret qui façonna sa vie. 

Deux ans avant sa retraite, accusé à tort de racisme à cause de l’ambivalence d’un mot employé pourtant fort à propos, Coleman Silk décide de démissionner, révolté par l’injustice qui entâche sa carrière jusque-là exemplaire. Brisé par la mort de sa femme qu’il impute directement à la rumeur qui s’est répandue sur le campus et au-delà, Silk trouve finalement un second souffle grâce à Faunia, femme de ménage à l’université de trente ans sa cadette qui devient sa maîtresse. Coleman apparait alors comme un satyre exploitant la faiblesse intellectuelle et psychologique de la jeune femme illettré… 

Ce roman d’une richesse extraordinaire et qui parle au cœur met en exergue les notions d’identité et de liberté au sein d’une société aussi moralisatrice que cruelle et qui rêve de virginité tout en souillant les idéaux qu’elle croit défendre. 

Au travers de sa galerie de personnages travaillés en profondeur et avec subtilité – illettrée violée s’exprimant au travers de sa sensualité, l’intellectuelle parisienne ambitieuse qui ne trouve pas sa place dans la société américaine, le vétéran du Vietnam qui souffre d’un syndrome post traumatique – la plume de Philip Roth crie la soif de transcendance. 
Pendant ce temps-là, ceux qui croient incarner la bonne conscience continuent de juger… 

 

Caroline Gautron pour Le Daily Neuvième

 

Dimanche 13 Mars 2011

Source : http://www.dailyneuvieme.com/Le-coup-de-coeur-de-Caroline-Gautron-La-Tache-de-Philip-Roth-en-poche_a2057.html

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