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Coup d’envoi de la Semaine de la langue française et de la Francophonie

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

 

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Du 13 au 20 mars, des centaines d’évènements seront organisés dans toute la France, afin de célèbrer la richesse et la créativité de la langue française à travers la Littérature. Le livre, qu’il soit imprimé, numérique ou interactif, sera placé au centre de cette semaine particulière qui seconde le Printemps des Poètes. Depuis les ateliers d’écriture à Caen, en passant par le bal littéraire au dansoir Karine Saporta ou « Shakespeare and slam » à la Maison des Métallos, jusqu’aux tables rondes du Salon du Livre de Paris, les amateurs de littérature et les amoureux de l’écrit seront comblés. Sans oublier la convivialité: concours, dictées, « Valse des livres » à Villeneuve d’Ascq et rencontre professionnelle des bibliothécaires à Nîmes permettront à tous de partager leurs découvertes littéraires et artistiques. La Semaine de la langue française et de la Francophonie, sous-titrée « Dis-moi dix mots qui nous relient », est organisée par le ministère de la Culture et de la Communication.

>Accéder aux programmes complets sur le site Internet Dis-moi dix motspar A.O., le 13 mars 2011

Source : http://www.viabooks.fr/news/coup-d-envoi-de-la-semaine-de-la-langue-francaise-et-de-la-francophonie-21572

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Spécial flash 18 h 54 – Mitterrand appelle les éditeurs français à un front uni

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

Le ministre français de la Culture Frédéric Mitterrand a appelé les éditeurs français à parler d’une seule voix lors des négociations avec le géant américain Amazon, qui souhaite avoir accès aux catalogues français pour son livre électronique.

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Wikipédia – Bibliobus

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

 

Wikipédia - Bibliobus dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs 275px-Bbues_en_musacDes bibliobus en Espagne.

 

Un bibliobus est un véhicule aménagé pour servir de bibliothèque. Henri Vendel, bibliothécaire à Châlons-en-Champagne, créera en France ce qui deviendra le premier bibliobus. En 1938, il sera à l’origine des premières tournées de la bibliothèque circulante de la Marne, où elle desservira 350 communes. Cette démarche sera reprise et généralisée peu après. En France, les bibliobus ont longtemps été le principal instrument desbibliothèques départementales de prêt (BDP).

Dans les autres pays, ils existent très majoritairement comme des substituts aux bibliothèques construites en dur et en reprennent l’essentiel des fonctions. Ce sont alors souvent des « caisses » remorquées de grande taille, pouvant même déployer des surfaces importantes par un système de désemboitage dont les tiroirs sont soutenus par des vérins. Le terme anglais de « mobile library » définit cet usage majoritaire qui connaît une variante spécifique en France (voir plus bas : bibliobus rayons pour prêt aux bibliothèques).

Les différents types

Les bibliobus caisses sont des camionnettes, destinées au transport de caisses de livres. Ces caisses sont déposés dans différents lieux (bibliothèques, écoles, mairies, maisons de retraites, etc.). On parle alors de bibliobus de dépôt. Les bibliobus caisses ont équipé les premières BDP, à partir de 1945, avant de disparaître dans les années 1970, puis de réapparaître dans les années 2000, sous le nom de « navettes » (voir infra).

Au Québec, le bibliobus caisses utilisant un véhicule utilitaire est resté la norme dans les Bibliothèques centrales de prêt, devenues centres de ressources et de services des bibliothèques publiques (CRSBP) après une tentative d’utilisation des bibliobus en milieu rural qui s’est révélé inadaptée aux conditions de circulation difficiles dues au climat froid et neigeux.

Les bibliobus rayons sont généralement des poids-lourds, équipés de rayonnages, à l’imitation d’une véritable bibliothèque. Apparus au cours des années 1960 dans les bibliothèques départementales de prêt françaises et dans certaines bibliothèques municipales, ils étaient destinés à stationner sur les places des villages, des quartiers et dans les cours d’écoles, afin de permettre au public d’y emprunter des livres. On parle alors de bibliobus de prêt direct. Leur coût d’exploitation élevé, leur faible impact sur la population desservie et l’essor des bibliothèques publiques à partir des années 1980 ont conduit à leur importante régression : de nombreux bibliobus rayons ont servi de bibliobus de dépôt, avant d’être définitivement supprimés.

Les bibliobus rayons pour prêt aux bibliothèques sont une utilisation spécifique à la France par laquelle les bibliothèques de villages et des petites villes reçoivent des lots de documents selon un rythme bisannuel ou tri-annuel. Le choix dans les rayons est effectué par un ou plusieurs mandataires de la communauté locale. L’aménagement reste celui d’une bibliothèque fixe et d’ailleurs, certains véhicules alternent le prêt aux individus (voir plus haut prêt direct) et le prêt aux bibliothèques. Cet usage et cette disposition hybrides ont l’inconvénient de compliquer les opérations de manutention.

Lire la suite : http://fr.wikipedia.org/wiki/Bibliobus


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Télévision – François Busnel veut redonner le goût de lire

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

Publié le dimanche 13 mars 2011 à 11H00

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« La Grande Librairie » devrait être remboursée par la Sécurité Sociale ! Et c’est mieux que le Prozac. Selon votre problème je vous fais un ordonnance : une page de Proust pour les neurasthéniques à prendre avant de se coucher, une page de Robert-Louis Stevenson pour ceux qui sont déprimés… » Photo : Christophe Fillieul

 

Trois ans à peine après son lancement, « La Grande Librairie » est devenue l’émissionde référence en matière d’actualité littéraireà la télévision. Est-ce une surprise pour vous ?


J’ai un regard assez distant là-dessus. Je ne suis pas animateur de télévision : je suis un fou furieux de littérature, je suis un lecteur, je suis un journaliste, pas nécessairement capable de faire demain une émission de jeux ou de politique, ce n’est pas ma tasse de thé. Ce qui m’amuse, c’est de dire : « est-ce qu’on peut redonner aux gens le goût de la lecture et, par-delà, le goût du merveilleux, de l’imaginaire, dans une époque où la morosité est ambiante, où la vulgarité est partout, où la pub, le zapping, la téléréalité, bref tout un tas de fausses valeurs envahissent ce que l’on appelle le marché ? » Il y a tout un tas de raisons pour résister à cela, et la lecture est un acte de résistance.
Lire serait donc un antidote à cette morosité, cette généralisation de la vulgarité que vous évoquez ?

Lire la suite : http://www.lunion.presse.fr/article/autres-actus/francois-busnel-veut-redonner-le-gout-de-lire


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Colmar (68) – La bonne cote du Salon européen du livre ancien

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

Salon européen du livre de Colmar

11/03/2011

Le Salon du livre ancien et de la gravure de Colmar (SELAC) s’est tenu pendant le week-end dernier au Koïfhus de Colmar. Que retenir de la manifestation ?

Jean-Alain Caminade, le président de l’association Autour du livre, organisateur du Salon Européen du livre ancien a de quoi être satisfait. Il a comptabilisé près de 1 500 entrées, ce qui situe le SELAC parmi les quatre plus importants salons du livre ancien de province, après ceux de Lille, Bordeaux et Montpellier. 

Pas moins de quarante exposants ont participé, dont nombre d’entre eux venaient d’autres régions françaises, de l’ouest et du sud notamment, mais aussi d’Allemagne, de Suisse, de Belgique et de Hollande. Chacun apportait dans ses caisses quelques objets rares, livres anciens de belle facture demeurés dans un état impeccable, des gravures dont la qualité et la rareté pouvaient légitimement intéresser de potentiels acheteurs.

 

Lire la suite :

http://www.alsatica.eu/fr/actualites/2011/la-bonne-cote-du-salon-europeen-du-livre-ancien-03-11-fr,13391.html

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Lu pour vous – La mer s’est emparé du ciel et les oiseaux ont bu des nuages, de Nicolas Fleurot

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

medium La mer s’est emparé du ciel et les oiseaux ont bu des nuages de Nicolas Fleurot
Catégorie(s) : Littérature => Francophone

 Théâtre et Poésie => Poésie

critiqué par Dialectal, le 12 mars 2011 (Inscrit le 12 mars 2011, 31 ans)

La note: 10 etoiles

Rien que le titre, c’est déjà tout un poème!

Il est rare de tomber sur le recueil d’un poète contemporain totalement inconnu. Mais lorsque cela arrive, BAM ! Grosse surprise et gros coup de cœur. Je dirais sans hésiter que ce petit livre est l’un des plus beaux recueils de poésie de ce jeune 21 ème siècle… Rien que pour le titre, « La mer s’est emparé du ciel et les oiseaux ont bu des nuages », ça vaut le coup de se plonger dans la lecture de court livre. Nicolas Fleurot mélange la réalité crue du quotidien aux images les plus poétiques. Et cela fait du bien de lire des vers tels que :
« J’ai des valises sous les yeux
Car je voyage en te regardant
(…)
J’ai des valises sous les yeux
Je n’emporte que le strict nécessaire :
Mes rêves. »

Nicolas Fleurot ne fait pas de la versification, bien que certains de ses textes montrent une maîtrise de l’Art classique du poème. Sur le dos de la couverture, Nicolas Fleurot est présenté comme étant né en 1980 à Toulouse. Employé, il vit aujourd’hui en banlieue parisienne. Tour à tour, ma¬gasinier, préparateur de commandes, employé de bu¬reau, valet dans un hôtel irlandais, gardien, agent d’expédition, archiviste… C’est à partir des années 2000 que ses textes circulent sur Internet et sont publiés dans diverses revues. En 2006 paraît son premier recueil « Caresse de la Paresse » aux éditions Chloé des Lys. « La mer s’est emparé du ciel et les oiseaux ont bu des nuages » est donc son second ouvrage. Je trouve donc ce recueil tout simplement magnifique et je ne peux m’empêcher de citer encore quelques vers…

« Il y a l’enfant argenté

L’enfant recouvert de poudre
Qui travaille dans
Une poudrière en Inde
Pour que d’autres pays puissent
Célébrer leur fête nationale
Avec de beaux feux d’artifice.

On pourrait les croire fous.

Ils ne le sont pas !

Non ! Ils ne renoncent pas.
La vie, c’est ne pas renoncer. »

Source : http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/26044

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Traduction – « Mosaïque intellectuelle » de Othman Jelassi Chérif

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

Le Temps | Publié le 12.03.2011

Le devenir de l’humanité 
Sans aucun doute, la traduction a toujours joué un rôle déterminant dans le transfert des savoirs et des connaissances entre les peuples. En effet, la traduction d’œuvres littéraires, philosophiques, scientifiques ou techniques a depuis longtemps été exercée par des traducteurs appartenant à des communautés ayant des cultures différentes afin de les rendre accessibles et compréhensibles pour des personnes incapables de les lire dans leur langue source.
Un grand intérêt est donc accordé à la traduction dans plusieurs pays du monde, si bien que pas mal de maisons d’édition sont spécialisées dans les œuvres traduites. En Tunisie, depuis la création de « Beit El Hikma », cette académie des sciences, des lettres et des arts, la traduction occupe une place prépondérante en Tunisie, d’autant plus que plusieurs ouvrages étrangers dans des domaines différents ont été traduits en arabe et inversement. De même, la création d’un Centre National de la Traduction et la proclamation de 2008 « Année nationale de la traduction » sont la preuve que cette activité occupe une bonne place dans le projet culturel et scientifique de la Tunisie.
Cependant, la traduction reste encore l’apanage de quelques universitaires qui prennent des initiatives individuelles pour traduire des livres scientifiques ou philosophiques, la traduction d’œuvres littéraires étant encore insuffisante chez nous. Parmi ces initiatives , celle prise par notre écrivain Othman Jelassi Chérif qui vient de publier son livre « Mosaïque intellectuelle », un ensemble de textes d’une portée intellectuelle et politique touchant à plusieurs domaines de l’humanité : éducation, école de demain, art et culture, nutrition, écologie, ouverture et tolérance. « Ces textes traduits, annonce le traducteur dans sa préface, traitent de sujets d’actualité et portent les réponses adéquates à plusieurs questions relatives au devenir de l’humanité que se posent tous les peuples de la Terre. » Le livre regroupe 17 textes et articles traduits de la langue française puisés dans des œuvres appartenant à des penseurs ou écrivains contemporains ou encore à des journalistes de renommée internationale. Les dernières pages du livre sont destinées à des citations à valeur universelle sur les thèmes de la liberté, l’égalité et la démocratie revenant à des intellectuels et des philosophes de différentes époques et accompagnées de références au bas des pages. C’est un livre destiné à tous les lecteurs tunisiens arabophones qui sont réceptifs et ouverts à toutes les cultures du monde et qui n’arrivent pas à lire ces différents textes dans la langue source.

Lire la suite :

http://www.jetsetmagazine.net/culture/revue,presse/vient-de-paraitre—mosaique-intellectuelle–de-othman-jelassi-cherif.21.10458.html

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Hongrie – La philosophie qui dérange

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

LEMONDE | 12.03.11 | 14h23  •  Mis à jour le 12.03.11 | 14h23

Depuis l’époque des Lumières, les écrivains, gens de théâtre, musiciens et autres rédacteurs et chroniqueurs des journaux de qualité, ont pris en charge les responsabilités qui résultaient de la liberté d’opinion. Cela veut dire que leurs pensées et leurs convictions étaient désormais dictées par leur conscience et leur raison et non plus par leurs seigneurs et maîtres. En revanche, dans le cas de la philosophie, la réflexion indépendante est depuis toujours une « maladie professionnelle ». Cependant, les Lumières ont fait que cette « maladie » a contaminé tous ceux qui, plus tard, ont été désignés par le terme d’ »intellectuels ».

Voilà pourquoi les tyrans et dictateurs de l’époque moderne ne les ont jamais portés dans leur coeur, essayant tantôt d’établir eux-mêmes des critères propres à distinguer les « bons » auteurs et philosophes des autres tout en réservant leurs bienfaits à leurs thuriféraires, tantôt cherchant à attirer à eux les philosophes qui, marchant sur les traces de Platon, se sont complu à leur dispenser des conseils. Avec peu de succès, sur le long terme.

Les intellectuels critiques ont eu leur heure de gloire au cours des périodes de dictature. Ce sont eux qui incarnèrent l’hydre à sept têtes en révolte contre la tyrannie. Et si l’une des têtes tombait, que ce soit par corruption, assassinat, envoi dans des camps d’internement ou d’extermination, ou encore par l’exil forcé ou l’emprisonnement, d’autres repoussaient à sa place. Ce dragon-là s’est révélé invincible.

En période de démocratie, fini l’héroïsme ! Mais le courage civique reste toujours d’actualité. Il s’agit d’investir du temps et de l’énergie, de rejeter les promotions faciles, pour maintenir l’esprit critique en éveil. La question n’est pas tant de savoir si tel ou tel intellectuel a raison ou tort, puisque certains en effet se font les porte-drapeaux de rêves utopiques. Elle est de se rendre compte que le monde moderne a absolument besoin d’individus capables d’opposer un refus à telle ou telle structure sociale, législation, mesure gouvernementale, etc.

C’est en effet la tension découlant du débat, l’échange incessant d’arguments et de contre-arguments qui alimentent la dynamique de la société moderne. Même le développement technologique à long terme n’est pas envisageable sans la liberté de penser, c’est-à-dire l’indépendance, sans liberté d’opinion ni de presse. La forme privilégiée de ces éléments se retrouve dans les institutions de contre-pouvoir.

Pendant des années, j’ai cru que la philosophie était devenue une discipline universitaire comme les autres, une profession préoccupée par son propre passé et la muséification de son histoire, n’intéressant que ses représentants. Sa fonction critique traditionnelle avait été reprise par les différents médias. Ayant vécu longtemps en Australie et aux Etats-Unis, j’en étais venue à trouver cette situation presque naturelle. Mes expériences européennes ne contredisaient pas non plus cette vision des choses.

Et puis, la surprise. A peine le nouveau gouvernement hongrois était-il en fonction qu’une campagne de diffamation contre les philosophes hongrois était lancée et, à travers eux, contre toute la philosophie critique, qui a été exposée à un feu roulant. L’attaque a été lancée simultanément par trois quotidiens et trois chaînes de télévision. Elle a duré presque deux mois, toujours fondée sur les mêmes accusations, le même rabâchage d’allégations depuis longtemps démenties. La charge, répétée à l’envi, prétendait que « la bande à Heller » avait, par des moyens suspects, et sous prétexte de travaux de recherche, volé, détourné un demi-milliard de forints (presque 2 millions d’euros).

Lire la suite :

http://lemonde.fr/idees/article/2011/03/12/la-philosophie-qui-derange_1492279_3232.html

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Landunvez (29) – Bibliothèque : nouveaux lecteurs, nouveaux ouvrages

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

jeudi 10 mars 2011


La présidente MF Gouillou (2e à gauche), entourée des membres du bureau, a lancé lors de l'assemblée générale un appel à de nouveaux bénévoles, dont elle a souligné le rôle essentiel au bon fonctionnement de la bibliothèque.

La bibliothèque a tenu son assemblée générale samedi après-midi, sous la présidence de MF. Gouillou, en présence de lecteurs et du maire. La présidente a souligné l’importance du soutien de la municipalité pour les bénévoles qui se dépensent sans compter, non seulement au niveau des permanences mais aussi pour l’entretien des livres…

L’accueil des scolaires se fait tous les 15 jours, le vendredi pour le prêt des livres et un moment de contes pour les enfants en maternelle par Nicole Brun et Marie-Jeanne Bizien, en accord avec le personnel enseignant sur les thèmes abordés. L’année 2010 a également vu l’ouverture d’une page Internet sur le site de la commune. Le bibliobus départemental passe deux fois par an avec un prêt d’environ 500 documents. Une navette mensuelle (sauf l’été) départementale permet par ailleurs à la bibliothèque de se procurer des livres à la demande des lecteurs.

Le prix des cotisations n’a pas évolué depuis 2007 et reste à 17 € pour la carte familiale, gratuit pour les moins de 18 ans. La bibliothèque compte 429 inscrits, dont 291 adultes et 138 enfants. 92 nouveaux lecteurs en 2010. Côté scolaire, plus de 100 enfants fréquentent la bibliothèque. Les bénévoles ont effectué un « désherbage » de 217 documents. Enfin, 307 nouveaux livres adultes et enfants ont été acquis pour une somme de 4 600 €.

 

Source :

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Bibliotheque-nouveaux-lecteurs-nouveaux-ouvrages-_29109-avd-20110310-60054134_actuLocale.Htm

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Le livre du jour – Pierre Béguin, Tombeau pour Jonathan

Posté par Serge Bénard le 13 mars 2011

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Je connais Pierre Béguin depuis trente ans. Nous avons usé nos jeans sur les mêmes bancs de l’Université. Ensuite, on s’est perdus de vue. Pierre a beaucoup bourlingué, surtout en Amérique du Sud. Il a publié trois romans (L’Ombre du narcisse, Joselito Carnaval et Terre de personne*). Comme moi, il a deux filles. Nous aurions pu nous rencontrer, en 2002, à la maternité de Genève, dans des circonstances dramatiques. Le 12 avril, j’ai perdu mon fils, O., et, le 28 septembre, Pierre a perdu le sien, Jonathan. Sur cette expérience douloureuse, Pierre Béguin a écrit un livre sobre et vrai, pudique, profond : en un mot admirable, Jonathan 2002**. Basé sans doute sur un journal intime tenu pendant les événements, ce livre est construit comme une tragédie grecque, en sept parties, qui chacune permettent au lecteur de pénétrer plus avant dans le drame qui se joue.
Tout commence par des présages dont l’auteur ne parvient pas tout de suite à deviner le sens : un couple de rouge-queues, qui avait construit son nid dans un recoin de la maison, est retrouvé sans vie, un beau matin, couvant des œufs morts-nés. Cette image hantera longtemps le narrateur et sa femme, L.. Comme l’oiseau de mauvais augure, elle annonce le drame qui va commencer. L’accouchement est difficile, l’enfant naît prématurément. Il est aussitôt mis en couveuse et intubé, car ses poumons ne sont pas encore aptes à respirer normalement. C’est là, dans la couveuse, que son père le découvre et se met à pleurer « pour la première fois depuis l’enfance. » Commence alors un véritable chemin de croix. Les parents sont suspendus aux paroles des médecins, évidemment contradictoires. Ils vivent au rythme des alertes de l’enfant qui cesse souvent de respirer. Dans cette épreuve, heureusement, le couple fait front commun. Et Pierre avoue que, sans sa femme, qui « le tirait du côté de la matière, il se serait sans doute réfugié, une fois de plus, dans l’évanescence, avec ses fantômes et ce désir irrépressible de n’être qu’un pur esprit que la douleur n’atteint pas ». Mais le drame progresse, inéluctablement, vers l’issue fatale. Les parents sont confrontés à l’impuissance, aux questions obsédantes. Au matin du 3 octobre, Jonathan meurt. « L. leva soudainement les yeux vers moi comme pour s’excuser. (…) Tout dans ce visage exprimait, avec une intensité inouïe, une incompréhension radicale, absolue, révoltée face à cet odieux coup du sort. » Comment trouver un sens à une mort aussi injuste « Comment peut-on, et surtout qui peut-on renaître à la perte d’un enfant ? » demandait André Breton. Les exemples, dans le monde littéraire, ne manquent pas : le poète Mallarmé à perdu son fils Anatole ; le père Hugo a pleuré la mort de son fils Léopold, puis de sa fille Léopoldine ; plus près de nous, la critique et écrivaine Laure Adler a raconté son drame dans un très beau livre, À ce soir *** ; Philippe Forest a raconté, dans L’Enfant éternel****, la mort de son fils. Les précédents sont nombreux, illustres, tragiques, mais ils ne consolent pas. L’auteur (le père, l’époux) en veut surtout aux médecins qui, malgré leur technologie de pointe, et la prétention dont elle s’entoure, se sont révélés particulièrement inefficients. Mais le réel, une fois encore, le rappelle vite à l’ordre. Ployant sous le poids de l’angoisse et de la culpabilité, L. s’effondre nerveusement. « Elle évoluait maintenant dans un autre monde, avec sa logique propre et son propre système référentiel. Je compris tout à coup que, après mon fils, je venais de perdre ma femme. Je reçus cette brusque révélation comme une volée de coups sur la tête et dans l’estomac. » Internée, L. est malgré tout, sur l’insistance désespérée de son mari, autorisée à assister à la cérémonie d’enterrement. Il faut «donner du sens à cette existence dont la brièveté confinait à l’absurde, l’inscrire dans une durée que la nature lui avait scandaleusement refusée. » Ce rite de passage permet au couple d’avancer sur le chemin du deuil, sinon de la guérison.
Quelques mois plus tard, relisant le manuscrit d’un roman commencé six ans auparavant, Terre de personne, Pierre Béguin découvre, avec une évidence terrifiante, transposés dans une fiction aux antipodes de ce qu’il a vécu, « des épisodes, des scènes, des images qui le renvoient à un passé tout proche comme si le cours du temps s’était inversé. » C’est que l’écrivain, revisitant son passé, préfigure l’avenir. « C’est peut-être cela aussi, l’écriture, note Béguin, le langage muet des choses à venir. »
L’épilogue du récit est heureux. Les rouge-queues sont de retour, comme par miracle., dans la maison familiale. Le 10 décembre 2004 naît Ophélie. Une autre histoire commence. Le livre se termine sur ces lignes magnifiques de Ramuz : « Mais moi, te prenant alors sur mes genoux, je te raconterai cette autre mort d’avant et tu seras consolée. Je te dirai : c’est à caude que tout doit finir que tout est si beau. C’est à cause que tout doit avoir une fin que tout commence. » Tâche seulement d’être toujours émerveillée. »

* Pierre Béguin, L’Ombre de narcisse, roman, L’Âge d’Homme, 1994.
 Joselito Carnaval, roman, L’Aire, 2000.
Terre de personne, roman, l’Aire, 2004.
** Pierre Béguin, Jonathan 2002, récit, l’Aire, 2007.
*** Laure Adler, À ce soir, Folio.
**** Philippe Forest, L’Enfant éternel, Folio.

Source : http://jmolivier.blog.tdg.ch/archive/2009/02/16/tombeau-pour-jonathan.html

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