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Quand la littérature s’invite aux Césars…

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

25/02/2011

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En ce vendredi 25 février, tout le gratin du 7ème art a rendez-vous au Théâtre du Châtelet pour la 36ème cérémonie des Césars. Au programme : de l’émotion, des larmes, du glamour…et des livres ! Car, comme à l’habitude, les adaptations seront, cette année encore, nombreuses à fouler le tapis rouge.
A commencer par The Ghost-writer, thriller de Roman Polanski adapté du roman de Robert Harris, L’homme de l’ombre. Un polar politique sur fond de huis-clos inquiétant récompensé par l’Ours d’argent du meilleur réalisateur au Festival de Berlin 2010 et qui pourrait bien rafler la mise aux Césars. Il est en effet sélectionné dans pas moins de huit catégories, parmi lesquelles celle du Meilleur Film, du Meilleur Réalisateur, de la Meilleure Adaptation et de la Meilleure Musique.

Un succès qui n’a d’égal que celui de La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier, adaptation dans les règles de l’art, et en costumes d’époque, de la nouvelle de Madame de Lafayette parue en 1662. Si l’effort de reconstitution a été récompensé par une double nomination dans les catégories Meilleurs Décors et Meilleurs Costumes, La Princesse de Montpensier devrait également repartir avec le César du Meilleur Espoir Masculin puisque ce n’est pas un mais deux des acteurs du film qui sont sélectionnés dans cette catégorie.

Autre grand favori de ces Césars 2011 : Dans ses yeux de l’argentin Juan José Campanella. Adapté du roman d’Eduardo Sacheri, ce polar aussi cru et violent que poétique et délicat s’est déjà vu remettre, le 7 mars dernier, l’Oscar du Meilleur Film Etranger. Après l’Oscar, le César ?  Qui sait…Mais pour cela il faudra tout de même balayer du revers deux blockbusters de l’année 2010, à savoir Inception de Christopher Nolan et The Social Network de David Fincher.

Dans un tout autre genre, on retrouve Luc Besson et Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, adaptation loufoque et déjantée de la mythique bande dessinée créée par Jacques Tardi en 1976. Des retrouvailles mitigées puisque, plus habitué, avec Léon ou Le Cinquième Elément, aux catégories Meilleur Réalisateur ou Meilleur Film, Luc Besson devra cette fois se contenter des catégories Meilleurs Décors et Meilleurs Costumes.

Emma Aurange

Source : http://www.myboox.fr/actualite/quand-la-litterature-s-invite-aux-cesars-6049.html

Publié dans Adaptations, préquelles, cinéma, télévision, etc. | Commentaires fermés

Little Big Bang de Benny Barbash

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

9782843045288S’il fallait ranger ce récit dans une petite boîte, je le mettrais dans celle qui contient déjà Candide de Voltaire. Parce que, voyez-vous, Little Big Bangtient de l’apologue. 
Derrière ce mot bien sérieux se cache une fable des plus délicieuses. 

Tout commence par une histoire de régime d’un père de famille enveloppé. 

Papa débuta sa période d’amaigrissement par d’intenses recherches, pour déterminer quel régime serait le plus adapté à un novice en la matière. Il acheta un grand nombre de livres, tels que Comment maigrir en mangeant de tout, dans lequel on vous explique que vous pouvez manger tout ce que vous voulez, autant que vous le souhaitez, mais uniquement entre dix heures du matin et midi. Le restant de la journée, vous devez jeûner, quitte à mourir de faim. L’auteur du livre s’engage personnellement à vous rembourser l’intégralité du prix de son livre, si, tout en suivant scrupuleusement ses instructions, vous ne perdez pas un kilo par semaine. Selon Papa, il n’y avait aucune chance que quiconque réclamât jamais son argent : en s’en tenant à ce programme, on mourrait dans d’inteses souffrances avant même d’avoir pu faire une réclamation. 

Après avoir essayé pléthore de fruits et légumes, et ce sans perdre un gramme, voici qu’il commence le régime tout « olives ». Mais l’essai se révèle lui aussi infructueux car au bout de quelques jours un noyau d’olive se coince dans sa gorge. Las de ces régimes, le pauvre homme reprend ses vieilles habitudes alimentaires.
Jusqu’à ce qu’un jour sorte de son oreille une branche d’olivier.  
Branle-bas de combat dans cette famille israélienne. Alors que l’épouse tente avec des ciseaux de couper cet intrus, le tout supervisé par une grand-mère qui a peur qu’on touche à son petit garçon déjà bien grand, le grand-père astrophysicien donne son avis d’homme scientifique sur ce fait extraordinaire.

Lorsque maman tenta de saisir la chose et de tirer dessus, papa laissa échapper un tel hurlement qu’elle lâcha prise aussitôt, effrayée. Ce fut peut-être, dans toute cette histoire étrange, sa plus grande erreur, comme nous l’expliquerait bientôt Abu Rudjum. Nous aurions pu encore déraciner cette chose, avant qu’elle ne se transforme en une colonie illégale que l’on ne peut plus déloger.

Bien sûr, parler de « colonie illégale » dans un roman israélien n’est pas du tout candide, tout comme l’olivier qui pousse dans l’oreille de notre pater familias. En effet, derrière cette fable décalée et fantaisiste, l’auteur soulève bon nombre de points d’actualité. Mais loin d’écrire un récit noir et pessimiste, l’auteur a pris le parti de nous faire sourire voire même parfois glousser.

Je pourrais aussi vous parler des piques pleines de tendresse que se lancent les deux parents, du regard naïf de leur garçon qui occupe la place du narrateur dans ce court récit, de ces références mythologiques complètement décalées quand la mère s’aperçoit avec horreur qu’un arbuste pousse dans l’oreille de son mari, de la description hyperbolique donc jubilatoire du peuple arabe quand la famille sous escorte entre dans un village arabe …

Benny Barbash signe là une fable drôle et peint à merveille une famille israélienne moderne avec ses desiderata. Nul doute que cet olivier, cette part étrange qui pousse et s’agrippe en territoire étranger, est avant tout là pour montrer qu’il faut accepter l’autre, aussi étranger et éloigné de nous soit-il.

Si je terminais cette chronique par une pirouette facile, j’écrirais que ce court récit a la saveur d’une olive à l’apéritif : vite mangée mais dont le goût épicé reste en bouche.

Little big bang 
Auteur Benny Barbash 
Editeur Zulma 
Date de parution janvier 2011 
Traduit par Dominique Rotermund
Collection Litterature 
ISBN 2843045282
165 pages
17€50

Lire la suite : http://leiloona.canalblog.com/archives/2011/02/25/20436317.html

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Bibliothéconomie furtive

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

Bibliothéconomie furtive dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateursJohn Dupuis, sur Confessions of a science librarian, nous propose ce Manifeste pour une bibliothéconomie furtive :

« La bibliothéconomie furtive, c’est un état d’esprit.

Cette édition du manifeste est spécifique aux bibliothèques universitaires. Les principes de la bibliothéconomie furtive peuvent s’appliquer à toutes les branches de la profession, chacune à sa manière. Il pourrait y avoir d’autres manifestes, pour les bibliothèques publiques ou les bibliothèques d’entreprise par exemple.

Cependant les principes de base sont les mêmes : pour survivre et nous développer dans un environnement difficile mais stimulant, nous devons plus ou moins subtilement nous insinuer dans la vie de nos utilisateurs. Nous devons arriver à faire partie de leur monde, de leur environnement.

Le coeur de cible des communautés d’usagers des bibliothèques universitaires sont les enseignants-chercheurs et les étudiants. Ce manifeste concerne les enseignants-chercheurs. Un autre manifeste pourra couvrir l’infiltration des communautés étudiantes par les bibliothécaires furtifs. D’ailleurs, vous pouvez l’écrire vous même, allez-y.

Le travail des enseignants-chercheurs comprend la recherche, l’enseignement et le service. Nous devons nous insinuer subrepticement dans ces domaines. [...]

- Arrêtons d’aller à des journées d’études pour bibliothécaires, et assistons plutôt à des conférences où nos utilisateurs sont présents.

- Arrêtons de faire des présentations seulement à nos pairs. Il y a Twitter pour ça. Nous devons nous faire valoir auprès de nos utilisateurs sur leur territoire, et pas sur notre propre terrain.

- Quand c’est possible, collaborons avec des enseignants lors de présentations.

Lire la suite :  http://marlenescorner.net/2011/02/23/bibliotheconomie-furtive/

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La Maison Quantin. Œuvres de Titien, Holbein, Van Dyck, Boucher, Barye…

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

 

 

 

La Maison Quantin. Œuvres de Titien, Holbein, Van Dyck, Boucher, Barye… dans Bibliophilie, imprimés anciens, incunables Quantin%2Bin%2Bfolio%2B011
Fondée en 1876 par Albert Quantin, l’imprimerie-librairie qui porta son nom se fit une place de choix dans l’édition de livres luxueux pour enfants, pour adultes avec une prédilection pour les ouvrages d’art de grand format sur beau papier et dans l’édition de livres religieux. Située 7 rue Saint-Benoît, la fabrique fut agrandie par Albert Quantin qui lui ajouta les numéros 5, 9, et 11.

Quantin%2Bin%2Bfolio%2B010 dans Imprimerie, imprimeurs
Se consacrant d’abord aux travaux d’imprimerie, Quantin reprend le fonds réputé de la maison d’édition de Jules Claye, maison réputée du second Empire Le développement d’ateliers de reproduction, de taille-douce et de gravure, grâce à l’achat d’un matériel de pointe, lui permet de se spécialiser dans le livre d’art et de s’imposer dans le domaine des ouvrages illustrés de luxe. À sa qualité d’imprimeur, il ajoute celle d’éditeur et travaille à la constitution d’un catalogue riche et varié. Dans le domaine des beaux-arts, il édite les œuvres complètes deManet, Rembrandt, Boucher, Van Dyck… dont je vous propose, aujourd’hui, quelques ouvrages à la vente. En littérature, il réunit en de beaux volumes illustrés les œuvres de Balzac, Flaubert, George Sand, Vallès ou Goethe. Associé au célèbre Jules Hetzel, il publie également les œuvres complètes de Victor Hugo. Possédant le monopole de l’imprimerie du Palais-Bourbon, il en publie les comptes-rendus analytiques. À cela s’ajoutent d’autres collections spécialisées : une « bibliothèque parlementaire », une « militaire » et une « populaire ».

Lire la suite : http://livresanciens-tarascon.blogspot.com/2011/02/la-maison-quantin-uvres-de-titien.html

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Des usagers des bibliothèques poursuivent deux comtés britanniques

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

Publié le 24 février 2011 par vh, avec The Bookseller

Des usagers des bibliothèques poursuivent deux comtés britanniques dans Bibliothèques du monde library

(Photo : © Olivier Dion)

Une action en justice vise le Gloucestershire et le Somerset, qui prévoient la réduction de leurs services de lecture publique.

L’événement est sans précédent en Grande-Bretagne : des groupes d’usagers ont entamé une action en justice contre les comtés de Gloucestershire et de Somerset, mettant en cause leur décision de réduire considérablement leurs services de lecture publique. 

Les avocats qui défendent les intérets des usagers estiment que ces décisions entrent en conflit avec l’obligation statutaire des collectivités locales de fournir un service de bibliothèque complet et efficace. Les avocats font également valoir que les élus n’ont pas consulté les administrés et n’ont pas pris en compte les besoins des groupes les plus démunis.

 Lire la suite : http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=6193&utm_source=twitterfeed&utm_medium=twitter

Publié dans Bibliothèques du monde, Droit, législation, contentieux, conflits, procès | Commentaires fermés

Paolo Giovio, le chroniqueur des Peoples (1574)

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011


Je me suis dit qu’il y avait déjà un moment que je ne vous avais pas présenté une petite chronique de la désormais célèbre série :
 « il n’est pas blême, mon livre d’emblème ».

Voici donc le dernier opus : une édition italienne imprimée par Guillaume Rouille en 1574, qui regroupe leDialoguo de l’impresse militari et amorose, de Paolo Giovio (Dialogues des devises d’armes et d’amours)auquel ont été ajoutés les Imprese Heroiche e Morali ritrovate da M. Gabrielli Symeoni, fiorentino (les Devises héroïques et morales du seigneur Gabriel Symeon, florentin).

Paolo Giovio, le chroniqueur des Peoples (1574) dans Autographes, lettres, manuscrits, calligraphiesFig 1 Page de titre, à la marque de Rouille, c’est la partie du livre qui a le plus souffert.

 dans Bibliophilie, imprimés anciens, incunablesFig 2 Le Portrait de Paolo Giovio

Paolo Giovio, évêque de Nocera, natif de Come (1483 – 1552) est une figure intéressante de l’humanisme italien. Il était à la fois médecin, historien et biographe, un peu comme le Bibliophile Rhémus. Il commença à exercer à Come mais l’arrivée de la peste, qui pourtant aurait pu lui donner du travail, le fait fuir vers Rome. Il devint alors le médecin personnel du Cardinal Jules de Médicis (le futur pape Clement VII). Histoire de ne pas être pris en défaut si son protecteur venait à passer l’arme à gauche, il écrivit un traité, le De optima victus ratione, dans lequel il met en doute l’efficacité de la pharmacopée de son époque. (Finalement, il avait raison, la meilleure stratégie pour combattre la maladie restait la fuite !)

Lire la suite : http://le-bibliomane.blogspot.com/2011/02/paolo-giovio-le-chroniqueur-des-peoples.html

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Errer parmi les immortelles

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

24 février 2011

 

belles.1298540523.jpg     Ah ! qu’elles sont désirables les belles aux cheveux en ailes de cigales ! Ah ! qu’il se désespère le petit clerc envoyé aux marches de l’empire (du Milieu) quand il croit que l’une des belles lui demeurera inaccessible et qu’il ne pourra se joindre à elle “comme glu et vernis” ! Ah ! que sont tentants les jeux avec les mots :weiqi (prononcer ouei-tchi), le jeu de go, n’est-ce pas aussi “poser un lapin” ? Ah ! que les nourritures sont délices, “foie de dragon”, “fine carpe élevée parmi les lotus”, “embryons de léopard disposés sur des plats de jade” ! Ah ! que sera ardente la nuit, robe de gaze qui tombe, bas verts qui glissent, jambes se mêlant “sous la couverture bleu-de-martin-pêcheur” !

Ah ! qu’elle nous séduit la traduction de cette nouvelle chinoise de l’époque Tangmenée par Lionel Epstein et Huang San, parue aux éditions You Feng : Errance aux grottes des immortelles, dont nous recommandons tout autant la préface des traducteurs, petite merveille d’humour lettré.

Source : http://correcteurs.blog.lemonde.fr/2011/02/24/errer-parmi-les-immortelles/#xtor=RSS-32280322



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Pour un devenir-monstre de l’édition en ligne

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

Le 25 février 2011 par Clément Bulle

« Les éditeurs, singulièrement les petits, n’ont plus la possibilité de lire tout ce qu’ils reçoivent. La publication sur le réseau offre à certains une solution de remplacement, qui n’est guère satisfaisante dans l’état actuel des choses. » [1] Il est vrai que l’édition en ligne prend parfois l’aspect, quand ce n’est pas celui d’une escroquerie commune à certains services d’auto-édition « papier », celui d’une industrie de recyclage des innombrables manuscrits rejetés du circuit classique. [2] Le refuge des laissés-pour-compte, des recalés : ceux des majors de l’édition française, mais aussi de l’édition indépendante, comme des officines de la littérature expérimentale. Mais peut-être aussi la naissance d’un nouveau vivier satirique organisé, et distinct des formalisations des tenants de la « cyberlittérature ».

Attractions

Certains voient même dans l’édition en ligne une « remise en cause du roman formaté publié par la grande majorité des éditeurs-papier, mais en même temps elle permettrait une réactivation de la littérature expérimentale devenue trop confidentielle ». [3] Hypothèse intéressante, mais peut-être à affiner de la manière suivante : d’une part le « roman formaté » des maisons d’édition à vocation commerciale a d’ores-et-déjà son envers expérimental dans les petites structures éditoriales spécialisées, qui génèrent elles-même un contingent d’auteurs labellisés. D’autre part, la littérature expérimentale ne semble pas si « confidentielle » que cela, à en juger par le foisonnement de ce champ. A tel point qu’on peut émettre une autre hypothèse, à savoir que l’attraction qu’il exerce ne suscite-notamment sur Internet- rien d’autre que des œuvres en conformité, en quête d’intégration à l’économie globale du secteur : trop adhésif pour être incisif. Tant qu’Internet continuera d’être investi comme antichambre à la « vraie » publication, dans l’espoir de voir son œuvre repérée, il n’y a qu’amertume et désillusion à attendre pour les auteurs, et consensus et répétition des mêmes recettes, des mêmes présupposés pour la littérature.

Fétichismes

La rencontre autour de partis-pris distinctifs, d’exigences, de refus, de confrontations, bref, autour d’une ligne éditoriale : c’est de là que l’édition en ligne devrait partir, idéalement, afin d’exercer sa propre force de préhension, de réactivation, devenir véritablement « puissance de transformation ».

Lire la suite : http://www.larevuedesressources.org/spip.php?article1902

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Une bibliothèque ça ne sert (plus) à rien

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

On entend de diverses bouches qu’une bibliothèque ça ne sert plus à rien.

Et pourquoi donc ? Parce que tout est accessible en ligne ou sous forme dématérialisée.

« A l’heure de la mobilité et de la dématérialisation, la bibliothèque n’est plus de quartier mais semper et ubique » [toujours et partout] , m’écrit un contradicteur.

Qui dit cela ?

Ceux qui ont une pratique avancée d’Internet et du numérique.

Ceux qui observent vaguement sans être usagers des bibliothèques.

Mais aussi certains décideurs : cadres dirigeants, élus, et même ministres. J’ai vu Renaud Donnedieu de Vabres, alors ministre de la Culture, s’écrier le 3 mars 2006 sur France2 dans l’émission Campus de Guillaume Durand « Avec Internet ce n’est plus la peine d’aller à la bibliothèque ».

C’est la nouvelle représentation sur les bibliothèques, l’idée qu’on s’en fait même si on ne les connaît pas, même si on ne s’en sert pas.

Jadis, une autre représentation dominait. Je ne sais rien de mieux pour l’illustrer qu’une affiche qu’au tournant des années 1980 et 1990 la société Jean-Claude Decaux proposait aux communes pour vanter leur bibliothèque. On pouvait y voir un couple plutôt jeune et bien mis, livres à la main, souriant au pied d’un escalier monumental qui menait à un bâtiment de style XVIIIe siècle. On sélectionnait ainsi un public-cible de jeunes adultes familiers de la culture classique (le bâtiment XVIIIe siècle), laquelle est présentée comme quelque chose de solennel et de difficilement accessible (l’escalier monumental).

Cette représentation était à la fois intimidante et valorisante. Un élu était ainsi honoré, même s’il n’en avait pas d’usage personnel, d’avoir dans ses services une bibliothèque, dont le ou la responsable pouvait compter au rang des notables locaux.

Puis l’invention (très française) du mot « médiathèque» a permis, par une géniale opération de marketing collectif, de rénover l’image de la bibliothèque en la recouvrait d’un nom fleurant bon la modernité.

Lire la suite : http://lahary.wordpress.com/2011/02/24/une-bibliotheque-ca-ne-sert-plus-a-rien/

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Gatineau (Canada) – Café littéraire le 30 mars

Posté par Serge Bénard le 25 février 2011

Café littéraire

Activité spéciale

Présenté par la : Ville de Gatineau

Venez rencontrer l’auteure Micheline Lachance dans une ambiance conviviale et intimiste à la bibliothèque. Les cafés littéraires sont des rencontres d’auteur organisées par la BMG, en collaboration avec l’Association des auteurs et auteures de l’Outaouais et souvent soutenues par le Conseil des Arts du Canada.

Langue :

Français

Dates :

Le 30 mars 2011

Heures :

Le mercredi 30 mars de 19 h à 20 h 30

Prix :

Coût 3 $ Note : pour les non-résidents, il est possible de s’inscrire à une activité en déboursant une fois et demie le coût normal.

Lieu :

Bibliothèque de la Maison du citoyen 
25, rue Laurier 
Gatineau

Secteur de la ville :

Secteur Hull

Pour s’y rendre :

cartes de Google

Par autobus :

OC Transpo STO

Téléphone :

819 234-2345

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