Portrait – Róbert Bognár, un traducteur passionné

Posté par Serge Bénard le 28 janvier 2011

ÉCRIT PAR MIHÁLY RÓZSA

Portrait - Róbert Bognár, un traducteur passionné dans Traductions, traducteurs br%201Photo: Dezső Váli

A l’âge de seize ans, Róbert Bognár s’est fixé trois buts principaux: être un parent jeune, devenir professeur de littérature, et traduire Les Chants de Maldoror de Lautréamont, qui, à l’époque, n’avaient pas encore été traduits en hongrois. Né en 1947 par le plus pur des hasards dans la même ville que Hitler, Braunau en Autriche, Róbert a la chance d’apprendre le français à Casablanca où son père avait travaillé comme attaché commercial. Avec l’aide d’une très bonne professeure du lycée Apáczai de Budapest, Mme Semjén, il s’oriente rapidement pour une carrière où la langue française a un rôle prépondérant.

 

Après avoir décroché son diplôme de professeur de français et de hongrois -avec une thèse sur Lautréamont, bien entendu- il devient professeur au lycée Kölcsey de Budapest, puis journaliste pour quelques années. A 23 ans, il se présente aux Editions Európa avec les premières strophes de ses traductions des Chants de Maldoror. Cette maison d’édition, une des plus respectées en Hongrie, spécialisée dans la publication de la littérature étrangère, est à l’époque un atelier des meilleurs traducteurs du pays avec des chefs prestigieux. L’un d’entre eux, László Lator, par ailleurs excellent poète et écrivain, répond personnellement au jeune professeur en l’encourageant de continuer son travail. En guise d’encouragement suprême, il lui offre de traduire le livre d’un jeune écrivain français. Il s’agit du roman La guerre de Le Clézio. Bon début avec un futur prix Nobel de la littérature et avec une éditrice exceptionnelle, Judit Pór, qui apprend le métier au traducteur débutant. Après La guerre, il travaille sur Eugénie Grandet de Balzac et La vie devant soi de Émile Ajar/Romain Gary. Ce dernier roman -et son traducteur- connait un grand succès en Hongrie (de même que le Vercoquin et le plancton de Boris Vian, devenu rapidement un livre fétiche des jeunes lecteurs).

 

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http://lepetitjournal.com/culture-budapest/71468-potrait-robert-bognar-un-traducteur-passionne.html

 

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