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Les éditions De Fallois publient un pastiche du dernier livre de Houellebecq

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Les éditions de Fallois viennent de publier un pastiche impayable du dernier ouvrage de Michel Houellebecq La Carte et le Territoire intitulé La Tarte et le Suppositoire. Avec beaucoup d’esprit et un humour un rien potache, ce petit texte est réjouissant. Son auteur qui a écrit de nombreux pastiches allant de Philippe Sollers à Virginie Despentes a lu avec attention le dernier Houellebecq et son texte s’en nourrit avec audace. Le pastiche est un exercice de style aussi vieux que la littérature. L’année 2011 commencerait-elle sous des signes oulipiens?

par P.C, le 25 janvier 2011

Source : http://www.viabooks.fr/news/les-editions-de-fallois-publient-un-pastiche-du-dernier-livre-de-houellebecq-20592

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Camus gratuit pour les Canadiens

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Tandis que le projet de loi C-32 sur les droits d’auteur en ce qui concerne l’utilisation numérique des œuvres soulève les passions de notre côté de l’océan, notre législation en matière de domaine public fait sourciller nos cousins français. En effet, comme on le sait, la loi canadienne stipule qu’une œuvre entre dans le domaine public, et peut ainsi être librement partagée, à compter de 50 ans suivant la mort de son auteur, contre 70 ans pour la France. Or, nous célébrions en 2010 le cinquantième anniversaire de la mort d’Albert Camus, dont les droits éditoriaux de l’œuvre littéraire sont présentement détenus par Gallimard. En vertu de notre loi donc, les écrits de Camus nous sont désormais disponibles gratuitement et en totalité, téléchargeables sur le site de la bibliothèque virtuelle Les Classiques des sciences sociales. Cette situation ne fait évidemment pas l’affaire de tout le monde, alors que même les compatriotes de l’auteur de La Peste devront attendre 20 ans avant d’obtenir le même accès que nous à son œuvre. Cela pourrait éventuellement inciter Gallimard à prendre le pas du mouvement technologique et à commercialiser les ouvrages de Camus en livrels.

Source : http://www.lelibraire.org/detail_actualites.asp#3406

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Australie : la technologie s’implante en librairie

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Les librairies indépendantes répondent à la menace face aux livres numériques

Rédigé par Mathilde Levêque, le mercredi 26 janvier 2011 à 13h25

L’ère numérique est souvent perçue comme une menace aux librairies traditionnelles. Mais le lancement hier du magasin Reading’s Ebook, mettant à profit une nouvelle technologie développée à Melbourne, pourrait offrir aux librairies aux librairies indépendantes la possibilité de prospérer dans un monde nouveau. 

Celle-ci développée par la Melbourne Company Inventive Labs permet aux lecteurs d’acheter acheter leurs éditions numériques de leurs livres et de les lire sur n’importe quel appareil équipé d’un navigateur web. Le Reading Store proposait initialement des titres de petits éditeurs, mais des négociations sont en cours pour élargir l’offre à de plus grands éditeurs, voire des multinationales.

Lire la suite :

http://www.actualitte.com/actualite/23920-australie-librairie-technologie-livres-ebooks.htm

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Tactile, connecté et bientôt en ligne directe avec le libraire

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

TEST | Livre électronique le plus fin du moment, le Cybook Orizon profite de son module Wi-Fi pour simplifier l’accès aux contenus

Jean-Charles Canet | 25.01.2011 | 17:56

Dans la famille encore restreinte des livres électroniques, soit les tablettes conçues spécifiquement pour la lecture, l’un des derniers nouveaux venus s’appelle Cybook Orizon. Booken, son concepteur français (comme son nom ne l’indique pas), le qualifie de «plus fin au monde», ce qui ne doit pas être totalement faux. L’objet est aussi agréablement léger avec ses 245 grammes tout mouillé.

L’Orizon est également doté d’un écran – un peu trop petit à notre goût, car inférieur aux dimensions d’un livre de poche. Ce dernier a cependant l’avantage d’être tactile, ce qui ne court pas les rues dans la catégorie «encre électronique». Contrairement aux tablettes multimédias riches en couleurs et en fonctions (mais dotées d’un écran éclairé), cette famille adopte une technologie qui se passe de sources lumineuses internes. Un avantage pour la lecture aisée dans toutes les conditions.

L’Orizon est, enfin, pourvu d’un module Wi-Fi. Cela le dispense de devoir être relié à un ordinateur par un câble ou d’être alimenté via une carte mémoire. Accroché au réseau idoine, à lui donc les joies de l’achat et du téléchargement direct du livre. En Romandie, cela pourrait être fait depuis le site e-readers.ch en passant par le navigateur Internet intégré dans la tablette. Mais le conditionnel est employé car l’exercice se révèle encore trop fastidieux pour être praticable. Navigateur trop lent, reconnaissance tactile flottante et obligation d’introduire à chaque transaction son moyen de paiement se liguent pour dissuader les âmes les mieux disposées.

Lire la suite :

http://www.tdg.ch/node/304629

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Brésil – Le marché des livres électroniques à la peine

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Petit regard ailleurs dans le monde

Rédigé par Mathilde Levêque, le mercredi 26 janvier 2011 à 09h34

 

Les Brésiliens aimeraient posséder des lecteurs et livres numériques. Une étude récente montre que le Brésil s’est classé parmi les premiers pays en termes d’adoption de gadgets électroniques, téléphones et ordinateurs en tête de liste. Seulement, les prix élevés du marché de la lecture numérique et l’absence de réglementation dans ce domaine les tient éloignés de ce secteur en pleine expansion.
Bien que le marché des livres électroniques soit en plein essor, il existe des freins à son évolution, notamment au Brésil. L’année dernière, un seul magasin proposait des livres numériques au total 150 et le lecteur adéquat (Cool-er) : Gato Sabido. Aujourd’hui, l’entreprise a grandi et a pris de l’ampleur. Elle a vite été rattrapée par des détaillants brésiliens qui ont, eux aussi, investi le marché : Cultura, Saraiva, Ponto Frio, Casas Bahia… Xeriph et Simplissimo sont, de leur côté, prêts à offrir une marque blanche aux distributeurs de contenu électronique, ce qui permettrait aux petites et moyennes entreprises de se lancer dans ce nouveau marché.

Lire la suite : http://www.actualitte.com/actualite/23915-bresil-livre-numerique-achat-consommation.htm

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Le Voyage en orient de Gérard de Nerval (1851). En reliure de l’époque.

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Le Voyage en orient de Gérard de Nerval (1851). Superbe exemplaire en reliure de l’époque. Rare dans cette condition.

 

 

 

Le Voyage en orient de Gérard de Nerval (1851). En reliure de l'époque. dans Bibliophilie, imprimés anciens, incunables nerval

NERVAL (Gérard LABRUNIE, dit Gérard de)

VOYAGE EN ORIENT par M. Gérard de Nerval. Troisième édition, revue, corrigée et augmentée. Tome premier et deuxième (complet).

Paris, Charpentier , libraire-éditeur, 1851. [de l’imprimerie de Gustave Gratiot].

2 tomes reliés en 1 fort volume in-18 (183 x 125 mm) de (4)-396 et (4)-396 pages. Les pages d’introduction « à un ami » du premier tome sont chiffrées en romain (I-LXXXVI) et comprise dans la pagination totale.

Reliure demi-chagrin vert sombre, dos à faux-nerfs orné de filets à froid en encadrement des caissons, filets perlés dorés, auteur titré en caractères gothiques, titre doré, plats de papier estampé à froid de motifs géométriques et de feuillages, gardes marbrées (reliure de l’époque). Quelques rousseurs aux premiers et derniers feuillets (faible) et trois cahiers plus roussis au tome II (pages 253-288). Parfait état de conservation de la reliure. Très frais.

PREMIÈRE ÉDITION SOUS CE TITRE, EN PARTIE ORIGINALE ET LA PLUS COMPLÈTE PARUE DU VIVANT DE GÉRARD DE NERVAL.

Lire la suite : http://livres-anciens-rares.blogspot.com/2011/01/le-voyage-en-orient-de-gerard-de-nerval.html

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Les Canadiens achètent et empruntent plus de 2,7 millions de livres en une semaine

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

A woman browses in a bookstore, something that happens a lot in one week in Canada. | iStockphoto

Canadians buy and borrow more than 2.7-million books in one week

 

KATE TAYLOR

From Thursday’s Globe and Mail

 

Canadians bought or borrowed more than 2.7-million books last week.

A book count organized by the National Campaign for Reading, covering about three-quarters of the book market and library systems serving 11.2 million Canadians, came up with a total of 2,714,946 for the week of Jan. 10 to 16.

The book sales of 1,110,568 include books in both French and English sold by the Chapters-Indigo chain, Amazon.ca and 260 independent bookstores. Compiled from BookNet Canada, BookManager and la Société de gestion de la Banque de titres de langue française, they are estimated to represent 80 per cent of English-language sales and 40 per cent of French-language sales in Canada but do not include digital downloads.

Lire la suite : http://www.theglobeandmail.com/news/arts/books/canadians-buy-and-borrow-more-than-27-million-books-in-one-week/article1876190/



 

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Lire et relire – L’origine des espèces

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

CHARLES DARWIN

NOTICE HISTORIQUE SUR LES PROGRES DE L’OPINION RELATIVE A L’ORIGINE DES ESPECES AVANT LA PUBLICATION DE LA PREMIERE EDITION ANGLAISE DU PRESENT OUVRAGE.

Je me propose de passer brièvement en revue les progrès de l’opinion relativement à l’origine des espèces. Jusque tout récemment, la plupart des naturalistes croyaient que les espèces sont des productions immuables créées séparément. De nombreux savants ont habilement soutenu cette hypothèse. Quelques autres, au contraire, ont admis que les espèces éprouvent des modifications et que les formes actuelles descendent de formes préexistantes par voie de génération régulière. Si on laisse de côté les allusions qu’on trouve à cet égard dans les auteurs de l’antiquité, [ Aristote, dans ses _Physicoe Auscultationes_ (lib. II, cap. VIII, § 2), après avoir remarqué que la pluie ne tombe pas plus pour faire croître le blé qu'elle ne tombe pour l'avarier lorsque le fermier le bat en plein air, applique le même argument aux organismes et ajoute (M. Clair Grece m'a le premier signalé ce passage) : « Pourquoi les différentes parties (du corps) n'auraient-elles pas dans la nature ces rapports purement accidentels ? Les dents, par exemple, croissent nécessairement tranchantes sur le devant de la bouche, pour diviser les aliments les molaires plates servent à mastiquer ; pourtant elles n'ont pas été faites dans ce but, et cette forme est le résultat d'un accident. Il en est de même pour les autres parties qui paraissent adaptées à un but. Partout donc, toutes choses réunies (c'est-à-dire l'ensemble des parties d'un tout) se sont constituées comme si elles avaient été faites en vue de quelque chose ; celles façonnées d'une manière appropriée par une spontanéité interne se sont conservées, tandis que, dans le cas contraire, elles ont péri et périssent encore. » On trouve là une ébauche des principes de la sélection naturelle ; mais les observations sur la conformation des dents indiquent combien peu Aristote comprenait ces principes. ] Buffon est le premier qui, dans les temps modernes, a traité ce sujet au point de vue essentiellement scientifique. Toutefois, comme ses opinions ont beaucoup varié à diverses époques, et qu’il n’aborde ni les causes ni les moyens de la transformation de l’espèce, il est inutile d’entrer ici dans de plus amples détails sur ses travaux.

Lamarck est le premier qui éveilla par ses conclusions une attention sérieuse sur ce sujet. Ce savant, justement célèbre, publia pour la première fois ses opinions en 1801 ; il les développa considérablement, en 1809, dans sa _Philosophie zoologique_, et subséquemment, en 1815, dans l’introduction à son _Histoire naturelle des animaux sans vertèbres_. Il soutint dans ces ouvrages la doctrine que toutes les espèces, l’homme compris, descendent d’autres espèces. Le premier, il rendit à la science l’éminent service de déclarer que tout changement dans le monde organique, aussi bien que dans le monde inorganique, est le résultat d’une loi, et non d’une intervention miraculeuse. L’impossibilité d’établir une distinction entre les espèces et les variétés, la gradation si parfaite des formes dans certains groupes, et l’analogie des productions domestiques, paraissent avoir conduit Lamarck à ses conclusions sur les changements graduels des espèces. Quant aux causes de la modification, il les chercha en partie dans l’action directe des conditions physiques d’existence, dans le croisement des formes déjà existantes, et surtout dans l’usage et le défaut d’usage, c’est-à-dire dans les effets de l’habitude. C’est à cette dernière cause qu’il semble rattacher toutes les admirables adaptations de la nature, telles que le long cou de la girafe, qui lui permet de brouter les feuilles des arbres. Il admet également une loi de développement progressif ; or, comme toutes les formes de la vie tendent ainsi au perfectionnement, il explique l’existence actuelle d’organismes très simples par la génération spontanée. [ C'est à l'excellente histoire d'Isidore Geoffroy Saint-Hilaire (_Hist. nat. générale_, 1859, t. II, p. 405) que j'ai emprunté la date de la première publication de Lamarck ; cet ouvrage contient aussi un résumé des conclusions de Buffon sur le même sujet. Il est curieux de voir combien le docteur Erasme Darwin, mon grand-père, dans sa _Zoonomia_ (vol. I, p. 500-510), publiée en 1794, a devancé Lamarck dans ses idées et ses erreurs. D'après Isidore Geoffroy, Goethe partageait complètement les mêmes idées, comme le prouve l'introduction d'un ouvrage écrit en 1794 et 1795, mais publié beaucoup plus tard. Il a insisté sur ce point (_Goethe als Naturforscher_, par le docteur Karl Meding, p. 34), que les naturalistes auront à rechercher, par exemple, comment le bétail a acquis ses cornes, et non à quoi elles servent. C'est là un cas assez singulier de l'apparition à peu près simultanée d'opinions semblables, car il se trouve que Goethe en Allemagne, le docteur Darwin en Angleterre, et Geoffroy Saint-Hilaire en France arrivent, dans les années 1794-95, à la même conclusion sur l'origine des espèces. ]

Geoffroy Saint-Hilaire, ainsi qu’on peut le voir dans l’histoire de sa vie, écrite par son fils, avait déjà, en 1795, soupçonné que ce que nous appelons les _espèces_ ne sont que des déviations variées d’un même type. Ce fut seulement en 1828 qu’il se déclara convaincu que les mêmes formes ne se sont pas perpétuées depuis l’origine de toutes choses ; il semble avoir regardé les conditions d’existence ou le _monde ambiant_ comme la cause principale de chaque transformation. Un peu timide dans ses conclusions, il ne croyait pas que les espèces existantes fussent en voie de modification ; et, comme l’ajoute son fils, « c’est donc un problème à réserver entièrement à l’avenir, à supposer même que l’avenir doive avoir prise sur lui. »

Le docteur W.-C. Wells, en 1813, adressa à la Société royale un mémoire sur une « femme blanche, dont la peau, dans certaines parties, ressemblait à celle d’un nègre », mémoire qui ne fut publié qu’en 1818 avec ses fameux _Two Essays upon Dew and Single Vision_. Il admet distinctement dans ce mémoire le principe de la sélection naturelle, et c’est la première fois qu’il a été publiquement soutenu ; mais il ne l’applique qu’aux races humaines, et à certains caractères seulement. Après avoir remarqué que les nègres et les mulâtres échappent à certaines maladies tropicales, il constate premièrement que tous les animaux tendent à varier dans une certaine mesure, et secondement que les agriculteurs améliorent leurs animaux domestiques par la sélection. Puis il ajoute que ce qui, dans ce dernier cas, est effectué par « l’art paraît l’être également, mais plus lentement, par la nature, pour la production des variétés humaines adaptées aux régions qu’elles habitent : ainsi, parmi les variétés accidentelles qui ont pu surgir chez les quelques habitants disséminés dans les parties centrales de l’Afrique, quelques-unes étaient sans doute plus aptes que les autres à supporter les maladies du pays. Cette race a dû, par conséquent, se multiplier, pendant que les autres dépérissaient, non seulement parce qu’elles ne pouvaient résister aux maladies, mais aussi parce qu’il leur était impossible de lutter contre leurs vigoureux voisins. D’après mes remarques précédentes, il n’y a pas à douter que cette race énergique ne fût une race brune. Or, la même tendance à la formation de variétés persistant toujours, il a dû surgir, dans le cours des temps, des races de plus en plus noires ; et la race la plus noire étant la plus propre à s’adapter au climat, elle a dû devenir la race prépondérante, sinon la seule, dans le pays particulier où elle a pris naissance. » L’auteur étend ensuite ces mêmes considérations aux habitants blancs des climats plus froids. Je dois remercier M. Rowley, des Etats-Unis, d’avoir, par l’entremise de M. Brace, appelé mon attention sur ce passage du mémoire du docteur Wells.

L’honorable et révérend W. Hebert, plus tard doyen de Manchester, écrivait en 1822, dans le quatrième volume des _Horticultural Transactions_, et dans son ouvrage sur les _Amarylliadacées_ (1837, p. 19, 339), que « les expériences d’horticulture ont établi, sans réfutation possible, que les espèces botaniques ne sont qu’une classe supérieure de variétés plus permanentes. » Il étend la même opinion aux animaux, et croit que des espèces uniques de chaque genre ont été créées dans un état primitif très plastique, et que ces types ont produit ultérieurement, principalement par entre-croisement et aussi par variation, toutes nos espèces existantes.

En 1826, le professeur Grant, dans le dernier paragraphe de son mémoire bien connu sur les spongilles (_Edinburg Philos. Journal_, 1826, t. XIV, p. 283), déclare nettement qu’il croit que les espèces descendent d’autres espèces, et qu’elles se perfectionnent dans le cours des modifications qu’elles subissent. Il a appuyé sur cette même opinion dans sa cinquante-cinquième conférence, publiée en 1834 dans _the Lancet_.

En 1831, M. Patrick Matthew a publié un traité intitulé _Navai Timber and Arboriculture_, dans lequel il émet exactement la même opinion que celle que M. Wallace et moi avons exposée dans le _Linnean Journal_, et que je développe dans le présent ouvrage. Malheureusement, M. Matthew avait énoncé ses opinions très brièvement et par passages disséminés dans un appendice à un ouvrage traitant un sujet tout différent ; elles passèrent donc inaperçues jusqu’à ce que M. Matthew lui-même ait attiré l’attention sur elles dans le _Gardener’s Chronicle_ (7 avril 1860). Les différences entre nos manières de voir n’ont pas grande importance. Il semble croire que le monde a été presque dépeuplé à des périodes successives, puis repeuplé de nouveau ; il admet, à titre d’alternative, que de nouvelles formes peuvent se produire « sans l’aide d’aucun moule ou germe antérieur ». Je crois ne pas bien comprendre quelques passages, mais il me semble qu’il accorde beaucoup d’influence à l’action directe des conditions d’existence. Il a toutefois établi clairement toute la puissance du principe de la sélection naturelle.

Dans sa _Description physique des îles Canaries_ (1836, p.147), le célèbre géologue et naturaliste von Buch exprime nettement l’opinion que les variétés se modifient peu à peu et deviennent des espèces permanentes, qui ne sont plus capables de s’entrecroiser.

Source : http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?espece1

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Le livre du jour – Grendel, de John Gardner

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

Le nom de Grendel est beaucoup plus familier aux Anglais qu’à nous : c’est celui du mon­stre qu’affronte le héros de Beowulf, ce poème épique du VIIe siècle aussi connu là-bas que l’est ici La Chanson de Roland. John Gardner (1926-2007), écrivain dont toute l’œuvre est taraudée par sa responsabilité dans la mort accidentelle de son frère à l’âge de 12 ans, a voulu revisiter Beowulf. S’ensuit cet étonnant roman, publié en 1971, qui fait raconter l’histoire par le monstre, descendant de Caïn. Fils d’une mère muette, Grendel est confronté dès son plus jeune âge à la solitude. Grandissant, il s’interroge sur le sens du monde, le pouvoir du mythe, la nature du bien et du mal, et cherche la réponse à ces questions dans une guerre de douze ans contre un châtelain danois et ses gens…

Grendel place d’emblée très haut une ambition atteinte à la fois par la rigueur de sa construction (douze chapitres, correspondant tant aux douze années de guerre de Grendel contre les hommes qu’aux douze signes du zodiaque) et par la clarté de ses exposés philosophiques. Confronté à l’inanité de la religion, à un pouvoir qui ne sert que lui-même, à une humanité dont il est exclu sans comprendre pourquoi, Grendel échoue à donner une cohésion au monde. Il fait la guerre aux hommes tout en comprenant que tuer ou ne pas tuer n’ont pas plus de sens l’un que l’autre. Et meurt (ou se suicide ?) sans avoir compris le pourquoi de ce qui lui arrive. Court et dense, ce conte nihiliste, qui a inspiré déjà un dessin animé et un opéra, trouble longtemps.

Hubert Prolongeau

Telerama n° 3185 – 29 janvier 201: http://www.telerama.fr/livres/grendel,64886.php

Le livre du jour - Grendel, de John Gardner dans Actualité éditoriale, vient de paraître


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Céline – Quand la censure devient une dictature

Posté par Serge Bénard le 27 janvier 2011

par martine djaou, Correspondante de Presse

Dans le Monde du 21  janvier dernier, Serge Karlsfeld, président de l’association des fils et des filles de déportés, juifs de France, s’indigne à l’idée que Céline puisse être célébrée par la république.

En effet, selon lui, il est impensable que Céline — auteur connu pour son antisémitisme — fasse partie, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort, du recueil 2011 des célébrations nationales publiées par le ministère de la Culture.

 

 

Céline - Quand la censure devient une dictature dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils pub300t

Dans la foulée, Frédéric Mitterand, ministre de la Culture a cautionné cette dénonciation avant de rayer Céline des célébrations et de déclarer « Après mûre réflexion, j’ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales ».

À la suite de cette annonce, Serge Karlsfeld s’est déclaré satisfait que notre ministre de la culture ait eu le courage de désavouer ceux qui — dans son ministère — ont laissé passer cette bourde et d’ajouter « Tant qu’il y aura des victimes, je désapprouverai ces célébrations ».

Et de s’indigner au nom des enfants juifs déportés.

On aura tout vu !

Serge Karlsfeld aurait-il le monopole de l’indignation et de la culture ?

Par ce type d’intervention, ne va-t-il pas à l’encontre de toute logique consistant à protéger les valeurs de la république à commencer par la liberté d’expression ?

Lire la suite : http://www.lemonde.fr/idees/chronique/2011/01/26/quand-la-censure-devient-une-dictature_1470617_3232.html

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