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Prague – Globe Bookstore and Café

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Prague - Globe Bookstore and Café dans Librairies, libraires logo.150x100

 

 

Les gens à Prague vivent une vie rapide. Le travail de bureau et les responsabilités familiales rendent la vie vraiment stressante. On a toujours besoin d’une pause de tout cela. Si vous êtes également à la recherche d’une rupture de la routine quotidienne, vous devriez envisager de visiter Globe Librairie & Café, Pstrossova 6, Prague  Le lieu a tout pour rendre votre journée positive

Vous pouvez accéder à la meilleure collection de livres anglais. Il ya des livres sur des sujets aussi divers que l’art, la littérature, des sciences, la fiction et de non-fiction. Même il ya des livres d’auteurs locaux qui ont été traduites en anglais. Il ya aussi un café impressionnante offrant la meilleure nourriture et des boissons. Le menu comprend les salades fraîches, des pâtes, des crêpes et de la viande pour le petit déjeuner, brunch, déjeuner et dîner. Si vous n’êtes pas la sensation de faim, vous pouvez choisir un livre et le lire tout en appréciant Premium café gourmet ou organique Espresso. Le café a une grande ambiance, accepte Sodexho / coupons Accor et a de la facilité Wi-Fi.

Le lieu est facilement accessible soit par le tram ou le métro. Le personnel fait également des recommandations et il est très poli et courtois. Des gens de tous âges viennent visiter l’endroit que l’endroit est charmant et a quelque chose en réserve pour tous. « Happy hours » Les 19 heures du 5-, régulièrement des projections de films gratuits, 10.000 + livres et des événements open-mic faire de la place une expérience unique pour tous les visiteurs.

Dans l’ensemble, le lieu est une fusion de tout excitant qui peut se produire lorsque vous voulez lire. La collection de livres triés sur le volet est sûr de faire-vous accro à l’endroit. Si vous ne trouvez pas un livre sur l’étagère, vous êtes toujours encouragé et souhaité la bienvenue à l’ordre pour cela. Le magasin a également un profil Facebook sur lequel toutes les dernières mises à jour sur les événements, projections de films et de spectacles de musique sont publiés régulièrement.


Source :
http://prague.mydestinationinfo.com/fr/globe-bookstore-and-caf%C3%A9#ixzz1BqjXDdh8

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Mon libraire est-il vraiment indépendant ?

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

 

Mon libraire est-il vraiment indépendant ? dans Librairies, libraires libraire_1_200111Je me pique d’être une lectrice vertueuse qui fréquente les librairies indépendantes. J’aime à penser que je favorise ainsi la diversité culturelle et bénéficie de services personnalisés. Mais l’indépendance est un luxe rare, difficile à acquérir, et surtout à conserver, dans un monde dominé par le mainstream littéraire, la toute puissance des éditeurs et les contraintes de rentabilité.

Pourquoi irais-je dans ma librairie de quartier si j’y trouve les même piles de bestsellers que dans les supermarchés du livre ? Si mon libraire est aussi peu disponible à me prodiguer ses conseils éclairés que les manutentionnaires des chaînes spécialisées, pourquoi n’irais-je pas choisir mes livres sur Internet ? En bref, mon libraire est-il un militant au service de la cause culturelle ou un petit entrepreneur tentant de survivre à la crise ?
Pour répondre à cette question, il faut d’abord tenter de définir ce qu’est une librairie indépendante. Selon le CNL (Centre National du livre) le label L.I.R. (Librairie Indépendante de Référence) est soumis à un critère qualitatif, à savoir que l’établissement doit proposer, tout au long de l’année, une animation culturelle. Le second critère est le nombre de références en stock, considéré comme le reflet de la diversité de l’offre. Est-ce à dire que si mon libraire propose l’intégralité de la collection Harlequin, il a déjà fait une bonne partie du chemin vers la labelisation ? Pas selon le SLF (Syndicat National du livre). Il précise que label, mis en place et 2009 et révisé en 2010, s’est donné pour ambition de valoriser le travail de sélection et de conseil des librairies, ainsi que celui de promotion de la diversité éditoriale. Il n’est pas précisé s’il existe une grille d’évaluation ou des seuils quantitatifs pour l’éventail éditorial. En revanche, on sait qu’une commission composée de professionnels du livre et de représentants des collectivités territoriales est chargée d’inspecter les librairies candidates. Il faut néanmoins savoir qu’elle est présidée par Antoine Gallimard, l’un des plus gros éditeurs français. Les autres conditions à remplir sont strictement économiques et fiscales (chiffre d’affaires, capital, frais de personnel, etc). Par ailleurs, l’établissement doit compter moins de 250 salariés. Autant dire que la différence est d’importance entre mon petit libraire de quartier spécialisé en littérature de voyage, un magasin totalisant une superficie de 2.500 m² avec des espaces papeterie et jeux-vidéos (Le Verger des muses à Corbeil-Essonnes) et une enseigne généraliste comptant huit boutiques (Librairies Fontaine à Paris). Plus de 400 établissements ont été labellisés en 2009 et une soixantaine en 2010. Ce statut est valable trois ans.

Hermann_Hesse_200111_1613350848 dans Opinions, tribunes, idées, polémique, lettres ouvertesRevenons à la question de la qualité. D’aucuns diront qu’elle est fortement subjective, c’est pourquoi nous préférons le critère de diversité. Pour comprendre le phénomène de « best-sellerisation », il faut savoir comment fonctionne la chaîne du livre. Le best-seller nait peut-être de la plume de l’écrivain mais il est surtout élevé par l’éditeur. Celui-ci le sélectionne parmi des milliers de manuscrits (généralement celui de l’écrivain reconnu gagne la partie), décide du nombre d’exemplaires imprimés et de la date de parution (de préférence fin août, avant la rentrée littéraire, les prix et les fêtes de fin d’année). Il offre des services de presse aux principaux prescripteurs (journalistes, libraires, voire blogueurs) qui ne manqueront pas d’en faire l’éloge ou au moins d’en parler, surtout si l’auteur est déjà célèbre. La maison d’édition envoie ensuite ses représentants à l’assaut des librairies. Le VRP de la culture n’étant pas un sur-homme, on imagine bien qu’il n’a pas lu tout le catalogue qu’il présente à son client. Il est donc plus confortable pour lui, et plus rentable pour son employeur, qu’il écoule les exemplaires du bestseller programmé avant tout autre ouvrage. Bien-sûr, il y a toujours des libraires un peu snobs mais la plupart sont débordés (ils disposent rarement d’un bureau pour recevoir les représentants et doivent prendre soin de leur boutique en même temps). Selon les statistiques établis en 2006, la visite d’un représentant durerait 30 minutes en moyenne (1h30 pour les grandes librairies). Voilà comment on vend des piles de best-sellers selon le schéma idéal. Dans la réalité, les éditeurs ne daignent pas envoyer leurs ambassadeurs dans n’importe quelles librairies. Selon un rapport du CNL, les petits libraires ne verraient en effet qu’une dizaine de représentants par an, tandis que les grandes enseignent en recevraient 70 au cours de la même période. 
Mieux encore, dans le cas d’Ennemis publics, la correspondance de Michel Houellebecq et de Bernard-Henri Lévy, les libraires ont été invités à acheter les yeux fermés alors même que l’identité des auteurs restait un secret jalousement gardé par l’éditeur. Ils savaient juste qu’il s’agissait de personnalités incontournables du monde littéraire. Les libraires cèdent d’autant plus facilement à ce type de coup marketing qu’il existe un système très pratique leur permettant de retourner les exemplaires invendus à l’éditeur au bout de quelques mois. En échange, il s’engage à commander un certain nombre de nouveautés. Cette pratique, appelée Office, permet d’obtenir une plus forte remise du fournisseur. Or, certains éditeurs pratiquent un office sauvage et expédient plus de titres et de quantités que convenu.

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Lire la suite : http://lecture.cafeduweb.com/lire/12418-mon-libraire-est-il-vraiment-independant.html

Photos :
Hermann Hesse
Adrienne Monnier

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29 janvier au 9 juin – «Petites formes autour d’une table»

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

 

(22/01/2011 10:00)

 

 

Petites formes autour d’une table
Du 29 janvier au 9 juin

Conception et interprétation Mylène Bonnet, Valérie Puech et Estelle Savasta

D’après les textes de Wajdi Mouawad

Au début, il y avait l’envie d’une petite forme qui pourrait se29 janvier au 9 juin - «Petites formes autour d’une table» dans Lectures publiques, promenades et tourisme littéraires, théâtre petitesformes2jouer partout, dans des maisons, des librairies, des universités et des théâtres. Une petite forme comme une promenade dans l’univers de Wajdi Mouawad, qui pourrait changer au fil des jours, au gré de nos envies et de celles des spectateurs.

“En 2004, en résidence à Aubusson, Wajdi Mouawad conçoit un questionnaire afin d’interroger des ouvriers qui venaient d’être licenciés sur une base commune : des questions sur la colère, l’émotion artistique, la filiation, le souvenir. Cherchant dans les textes ce que chacune de nous avait envie de défendre, nous avons répondu à ces questions avec des textes de l’auteur : des textes dramatiques évidemment, mais aussi des extraits de son roman, des extraits des programmes du Théâtre de Quat’sous, des inédits, des entretiens, des articles… Chaque spectateur est invité à venir s’asseoir avec nous autour d’une table encombrée de livres, de disques, de photos et d’autres éléments, le tout ayant tenu un rôle dans les créations de l’auteur. Un questionnaire est distribué à chacun. Chaque spectateur peut alors prendre la parole quand bon lui semble pour poser la question de son choix. Sitôt la question posée, nous répondons par un texte de Wajdi Mouawad. Ce texte, lu ou joué, à une voix ou plusieurs, fait écho à la question posée.” Les Trois Mouadsquetaires

Saint-Ouen l’Aumône, Médiathèque Stendhal, le samedi 29 janvier, 17h

Courdimanche, Foyer Rural, vendredi 4 février, 20h30

Cergy, Le Carreau, vendredi 18 mars, 20h30

Éragny, Maison de la Challe, vendredi 25 mars, 20h30

Vauréal, L’Antarès, vendredi 1er avril, 20h30

Pontoise, Bibliothèque Apollinaire, jeudi 9 juin, 16h

Source :

http://www.vonews.fr/article_11980

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Québec – Livres de cuisine et plats cuisinés : cherchez l’erreur

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

LE BLOGUE DU « PROF »

Par Christian Latour

Matière à réflexion

Les ventes de livres de cuisine représentent environ le tiers des ventes des librairies et pourtant les épiceries ne cessent d’agrandir leur espace consacré aux mets préparés, prêts à manger… Cherchez l’erreur ?

JPEGVous l’avez certainement remarqué, les Québécois s’intéressent de plus en plus à la cuisine ; ils remplissent leurs bibliothèques de livres de recettes écrits par des petits et des grands chefs. Le phénomène est tellement fort que selon Richard Martineau,« si vous êtes québécois et que vous ne cuisinez pas, ne collectionnez pas les livres de recettes, ne discutez pas bouffe… Vous devez plutôt être un extraterrestre ! »

« Dans sa revue de l’année 2010, la firme Influence Communication, qui mesure le poids média de différents sujets et thèmes présents dans l’actualité québécoise, observe que « la place accordée à la cuisine et aux recettes dans les médias a augmenté de 32% pour atteindre 3,64% du contenu des médias. » Selon Nathalie Collard « peu importe où on pose les yeux ces temps-ci, il y a un chef ou un livre de recettes pas très loin. » Selon elle, les ventes de bouquins consacrés à la cuisine représentent environ le tiers des ventes des librairies.

Le paradoxe Québécois 
« Cette profusion d’émissions [et de livres] de cuisine laisse croire que le Québec est peuplé d’apprentis chefs. Or, [en même temps] les épiceries ne cessent d’agrandir leur espace consacré aux mets préparés, prêts à manger. Cherchez l’erreur… »

La question à laquelle je vous invite à réfléchir est donc – Combien de Québécois ont effectivement réalisé la majorité des recettes, de la majorité des livres de recettes, qu’ils ont achetés au cours de la dernière année ?

Le constat que nous devons faire :-( 
Les gens achètent beaucoup de livres de recettes mais ils les utilisent peu. Les livres de recettes sont devenus plus qu’autre chose des accessoires de décorations.

Qu’en pensez-vous ?

Référence : Collard, Nathalie. « La cuisine dans les médias : risque d’indigestion », 27 décembre 2010, cyberprese.ca, http://www.cyberpresse.ca/arts/medi…, (Page consulté le 29 décembre 2010).

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27 Janvier – James Ellroy au Furet du Nord de Lille

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Mercredi, James Ellroy, roi du polar, prendra ses noirs quartiers au Furet du Nord de Lille

dimanche 23.01.2011, 05:17 - La Voix du Nord

 James Ellroy, 62 ans, maître américain du roman noir.REPRO «LA VOIX»James Ellroy, 62 ans, maître américain du roman noir.REPRO «LA VOIX»

Un polar qui n’est pas écrit par James Ellroy, est comme un plat sans sauce. Ça existe …

 

mais il n’est pas toujours agréable d’y goûter.

27 Janvier - James Ellroy au Furet du Nord de Lille dans Agenda, rendez-vous, dates à retenir

Dhalia noir à la boutonnière, l’auteur de L.A. Confidential déboule à Lille avec son dernier roman, La Malédiction Hilliker. On s’en pourlèche d’avance. Au fait, comment fait-on venir une star mondiale du polar dans une librairie de province ?

Une sorte de miracle pour les très nombreux amateurs de cet auteur très, très noir. Un miracle dont Jean-François Callens, responsable communication au Furet, se félicite : « Quand on reçoit quelqu’un de notoriété mondiale, c’est très gratifiant pour nous. Il y a une dimension commerciale, mais aussi affective et culturelle. James Ellroy a marqué beaucoup de lecteurs. »

« On aura du monde »

Pas qu’un peu. D’ailleurs, Jean-François Callens estime qu’il n’aura aucun mal à remplir la salle de 200 – 250 places réservée à l’accueil des écrivains, où viennent de défiler l’ex-otage Ingrid Bétancourt, l’écrivain-réalisateur Gérard Mordillat, le PDG d’Universal Pascal Nègre… « Pour cette rencontre littéraire assistée d’un traducteur (Ellroy écrit, et parle, un américain doublé d’argot), on aura du monde.

Lire la suite :

http://www.lavoixdunord.fr/Region/actualite/Secteur_Region/2011/01/23/article_mercredi-james-ellroy-roi-du-polar-prend.shtml

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Québec – Nouvelles d’Amérique latine

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Québec - Nouvelles d’Amérique latine dans Lire et relire 169_nouvelles_latinoJ’aime lire des nouvelles, encore plus lorsqu’elles proviennent de l’Amérique latine. J’ai été comblé par l’anthologie des bonnes nouvelles latino-américaines établie et présentée par Gustavo Guerrero et Fernando Iwasaki.

Le recueil compte trente-deux nouvelles contemporaines écrites par autant d’écrivains différents en provenance de quinze pays. Elles abordent une foule de thèmes et de réalités sociales :

Les drames, les situations, les passions ou tragédies vécues par leurs personnages, ont un dénominateur commun avec ce qu’éprouvent les hommes et les femmes d’autres latitudes, et concernent, plus que la circonstance géographique, la condition humaine en général. (Maria Vargas Llosa, Préface)

Voici les nouvelles qui m’ont le plus intéressé, par ordre d’insertion dans le recueil :

Grand enfer, Guillermo Martínez, Argentine
Chair, Ronaldo Menéndez, Cuba
La vitrine aux rêves, Eduardo Antonio Parra, Mexique
Le loup-garou sur le boulevard, Juan Carlos Méndez Guédez, Venezuela
Belphégor, Leonardo Valencia, Équateur
Un fantôme portugais, sans aucun doute, Miguel Gomez, Venezuela
Lointain, Eduardo Halfon, Guatemala
Matière noire, Jacinta Escudos, Salvador
La dernière aventure de Batman, Carlos Cortés, Costa Rica

Je termine cette collection par ces propos :

La fiction est une chose curieuse, n’est-ce pas? Une nouvelle n’est rien d’autre qu’un mensonge. Une illusion. Et cette illusion ne fonctionne que si nous lui faisons confiance. (Eduardo Halfon,Lointain)

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Céline contre les robots – Voyage au bout de la bêtise

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Par Jérôme Leroy, écrivain.

Publié le 22 janvier 2011 à 16h30

Céline contre les robots - Voyage au bout de la bêtise  dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils louis-ferdinand-celine

Frédéric Mitterrand n’est pas Gaston Gallimard, c’est dire si on a de la chance. S’il avait été Gallimard, il est probable que Céline n’aurait jamais pu être édité après guerre. Il s’était réfugié au Danemark, appliquant le principe de précaution avant l’heure, car il avait pressenti la promptitude des Cours de justice à fusiller les écrivains et les journalistes collabos. Cela coutait moins cher économiquement que de fusiller des patrons qui avaient travaillé avec les nazis mais c’était très rentable symboliquement pour que la nation se refasse une virginité intellectuelle et morale.

« Après mûre réflexion, et non sous le coup de l’émotion, j’ai décidé de ne pas faire figurer Céline dans les célébrations nationales », a donc annoncé Frédéric Mitterrand. On croit rêver, vraiment. Celui dont l’oncle avait une bibliothèque excellente où l’on pouvait lire Chardonne et Morand, deux des plus grands stylistes du siècle dernier qui s’ils n’ont pas le génie de Céline ont comme lui collaboré avec l’occupant, se permet aujourd’hui de gifler un cadavre.
C’est amusant de la part de Frédéric Mitterrand, en plus, de bien préciser que ce n’est pas « sous le coup de l’émotion ». On mesure à quel point ce ne devrait pas être l’affaire d’un ministre que parler de littérature y compris d’un ministre de la Culture qu’on dit cultivé. « L’émotion », justement, c’est le cœur, le réacteur nucléaire du génie ou de l’inspiration célinienne.
On l’écoute, Céline ? « « Au commencement était le Verbe. » Non ! Au commencement était l’émotion. Le Verbe est venu ensuite pour remplacer l’émotion, comme le trot remplace le galop, alors que la loi naturelle du cheval est le galop ; on lui fait avoir le trot. On a sorti l’homme de la poésie émotive pour le faire entrer dans la dialectique, c’est-à-dire le bafouillage, n’est-ce pas ? »

Et c’est sûr que ça bafouille pas mal, en ce moment. Ca bafouille sur l’économie, la crise, la Tunisie, la sécurité, l’immigration. Ca bafouille et ça cafouille. Alors se refaire une virginité, encore et toujours, et s’appuyer sur l’indignation de Serge Klarsfeld, l’inattaquable Serge Klarsfeld car chasseur de nazis. Autant on a pu l’admirer à l’époque où sa femme Beate giflait publiquement en 68 le chancelier Kiesinger, ancien membre du Parti nazi, où lui-même se faisait arrêter en Syrie alors qu’il traquait Alois Brunner, autant quand il confond Céline avec Barbie et veut normaliser l’histoire littéraire, on se demande si la principale menace pour la communauté juive est un écrivain mort il y a cinquante ans. J’avais cru comprendre qu’il y avait plus urgent, moi, ces derniers temps. Il écrit pour le Hamas, Céline ? Il a donné son avis récent sur le droit à exister de l’Etat d’Israël ? On l’aurait vu déjeuner avec Tariq Ramadan ?
En plus, je trouve extrêmement insultant que le « cas » Céline soit réglé par des gens qui ne l’ont manifestement pas lu. Quand Delanoë déclare par exemple « Céline est un excellent écrivain mais un parfait salaud », Delanoë dit au moins trois bêtises, ce qui est un exploit quand on fait une phrase de moins de dix mots.

Première bêtise : « Excellent écrivain ». Mais, non, Céline n’est pas un excellent écrivain. Quelqu’un qui a lu à quinze ans Voyage au bout de la nuit et suivi les pérégrinations de Bardamu dans la guerre de 14, l’Afrique noire colonisée, l’Amérique taylorisée et pour finir la banlieue parisienne noyée dans la misère des années trente, il lui vient à peu près tous les adjectifs possibles à l’esprit, génial, bouleversant, déchirant, obscène, illisible, scandaleux mais pas « excellent ». Aucun critique, d’ailleurs, au moment de la publication ni après n’a eu l’idée de dire que Céline était excellent.

Lire sans faute la suite : http://www.causeur.fr/celine-contre-les-robots,8457

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La romancière Chi Li, un succès littéraire et… gastronomique

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Chi Li à Pékin en 2004 (Pierre Haski/Rue89).

Si vous avez été conquis par les marchés de nuit en Asie ou en Chine avec leurs bruits, leurs odeurs, leurs restaurants en plein air, vous allez aimer ce livre.

Le dernier ouvrage de la romancière chinoise Chi Li vient d’être traduit : « Le Show de la vie » nous conte, à Wuhan, dans la rue du Bon Augure, la vie d’une jeune femme, Célé (Célébrité) et de son restaurant connu pour ses cous de canard, la spécialité locale.

Célé, chef de famille

Célé a assuré l’éducation de sa jeune sœur, Jade, devenue journaliste à la station de la radio locale ; elle protège Tété, son jeune frère, séduisant, séducteur et drogué. Quant à son aîné, chauffeur, elle le supporte malgré ses difficultés avec sa belle-sœur car elle a un cœur de mère pour son neveu Lai Jin Duo’er, qu’elle a allaité après la mort de son propre enfant.

Pour récupérer la maison familiale, il faut d’abord se réconcilier avec sa belle-mère et son père pour qu’ils ne s’opposent pas au projet et obtenir les bonnes grâces du chef du bureau du logement en mariant la serveuse du restaurant au fils de celui-ci, atteint de troubles mentaux !

Lire la suite : http://www.rue89.com/chinatown/2011/01/11/la-romanciere-chi-li-un-succes-litteraire-et-gastronomique-184948 

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 « Le Show de la vie » de Chi Li - traduit par Hervé Denès – Actes Sud 2011, 170 pages, 18 euros.

Ce livre est le neuvième roman de Chi Li traduit en français et publié par Actes Sud, alors que pas une ligne n’est disponible en anglais. C’est le résultat des efforts d’Isabelle Rabut, professeur à l’Inalco et de plusieurs traducteurs. Des études de littérature vont lui permettre de devenir rédactrice dans une revue littéraire et de commencer à écrire. Elle est maintenant vice-présidente de l’Union des écrivains de Wuhan.

Son livre a eu des conséquences peu banales : les cous de canard sont devenus, avec les nouilles sèches et chaudes, une spécialité de Wuhan connue dans toute la Chine.

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Exclusif : l’interview de Sarkozy à Pékin qui n’aura jamais lieu

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Marianne2 | Samedi 22 Janvier 2011 à 12:01

Marianne2 vous propose les bonnes feuilles du livre « J’ai travaillé pour la propagande chinoise », essai écrit par Anne Soetemondt, à paraître le 27 janvier aux éditions du Moment.

l'interview de Sarkozy à Pékin qui n'aura jamais lieu

Plusieurs médias chinois recrutent des étrangers pour diffuser leurs programmes dans des langues différentes. Les plus gros pourvoyeurs de postes sont Radio Chine Internationale, le groupe télévisuel CCTV et l’agence de presse Chine Nouvelle. Théoriquement, l’enveloppe versée par l’État pour payer chaque expert est la même. Pourtant, comme je le disais plus haut, des différences importantes existent. J’ai été embauchée à RCI pour 9 500 yuans brut. La CCTV m’offre un poste de présentatrice pour 16 700 brut, presque deux fois plus. Une différence du simple au double, comment est-ce possible ? Difficile à dire. Les histoires de retenue de salaire tournent dans tous les services. L’argent doit disparaître à différents niveaux, et entre autres, au niveau de la section, comme semble l’indiquer cette anecdote contée par un collègue japonais. Isaka a souhaité mettre un terme à son contrat à durée déterminée de un an au bout de quelques mois. Lorsqu’il a annoncé sa décision à son supérieur, celui-ci lui aurait répondu : « C’est une question d’argent n’est-ce pas ? D’accord, nous allons faire un effort. Deux fois plus, ça te va ? » L’argent existe bien.

 


L’INTERVIEW DE SARKOZY

 

 

 

« Ah, je me suis fait harmoniser, s’écrit Michel ce matin. Par Luc ! » Se faire harmoniser, c’est se faire censurer. Hier, en enregistrant une émission, Michel a essayé de mettre un peu de vie dans le script en posant une question rhétorique aux auditeurs. « À votre avis, quel est le point commun entre Deng Xiaoping et Ma Ying-jeou ? » Le dernier mentionné n’est autre que le président taïwanais. Le statut de Taïwan est l’un des sujets délicats en Chine.
Officiellement, Pékin considère Taïwan comme un État autonome qui lui est lié conformément à la politique dite « d’une seule Chine » qui veut que la Chine soit « une et unie ». Pour Pékin, et donc pour les médias chinois, Taïwan, c’est la Chine. Certains partis politiques taïwanais s’appuient sur des éléments historiques pour revendiquer l’indépendance. Taipei entretient par ailleurs des relations diplomatiques parallèles avec vingt-trois États, bafouant la souveraineté proclamée de Pékin. La Chine refuse les échanges diplomatiques et commerciaux avec ces pays.
En évoquant le président taïwanais, Michel a effrayé notre collègue chinois Luc, chargé de réécouter l’émission avant diffusion.  Évoquer Taïwan, c’est risquer l’erreur. Il a préféré, pour ne pas s’attirer d’ennuis, couper le passage à la hache plutôt que de demander à Michel d’enregistrer de nouveau ou de vérifier. Tian’anmen, lieu qui pour les Occidentaux renvoie aux événements de 1989, n’est « que » la place de Pékin où a été proclamée par Mao Zedong la naissance de la nouvelle Chine le 1er octobre 1949.

 

Lire la suite : http://www.marianne2.fr/Exclusif-l-interview-de-Sarkozy-a-Pekin-qui-n-aura-jamais-lieu_a201901.html?com

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La face cachée des couvertures…

Posté par Serge Bénard le 23 janvier 2011

Par Kathlinel, le samedi 22 janvier 2011 à 11:46:52

 

CrashDamien G. Walter, blogueur du Guardian, a récemment donné son avis sur les couvertures des livres de genres.
Les couvertures de livres de science fiction et de fantasy sont aussi changeantes que le sont les codes vestimentaires d’un jeune émo, ce qui produit le même genre de réponse. Pourquoi ne peuvent-elles être comme celles des éditions Penguin Classic, ou encore la collection de poésie de Faber ? « Ennuyeux », dira l’amateur de genres tout en quittant la pièce en traînant les pieds pour aller voir ses amis. De toute manière il ne voudrait pas être vu en public avec un vieux.
Mais derrière cette illustration criarde se cache un chef-d’œuvre de la fiction. Prenez The Hooded Wizard Assassin. Disponible sous de nombreuses variantes, la caractéristique clef de l’illustration est la figure d’un héros seul, généralement brandissant une épée, au regard vague teinté de magie, de mystère et/ou de danger. Inspiré par le jeu vidéo Assassin’s Creed, le « bad boy » des couvertures de SF fait écho à l’adolescent mâle en chacun de nous. La plupart des « bad boys » sont condamnés par leur faible QI à une éducation pauvre et à une carrière en télétravail.
D’un autre côté Jon Courtney Grimwood, auteur de The Fallen Blade, est déjà diplômé de l’enseignement supérieur et ne voit pas pourquoi il ne pourrait pas s’accrocher au « bad boys » et apprécier sa brutalité basique. The Fallen Blade se compose de deux récits. Le premier se place dans une évocation fantastique de Venise au temps de la Renaissance, tant l’atmosphère que l’architecture de la ville, la beauté de la culture à laquelle il donne naissance se marie parfaitement à l’impitoyable, la violente brutalité et la politique machiavélique. 
Le second quant à lui est une aventure de fantasy avec un soupçon de romance, des hordes de vampires et loups-garous, et bien sur, pléthore de combat à l’épée. Grimwood a réussi cette fusion énergique des genres, et a fait de la profondeur littéraire sa carte de visite avec sa trilogie Arabesk. Premier livre que je recommanderais aux lecteurs qui recherchent le meilleur de ce que la SF contemporaine a à leur offrir.
Grimwood est bien loin du premier auteur qui transcenda les limites du design des couvertures de genre. La couverture originale de Crash par JG Ballard n’a pas beaucoup été appréciée des lecteurs de l’époque bien qu’elle soit aujourd’hui devenue cultissime. Quant à celle de Drachenfels par Jack Yeovil n’est pas uniquement une couverture énigmatique mais est aussi coupable d’avoir été écrite sous la franchise Warhammer, cependant elle cache pourtant un des romans de fantasy le plus élégamment horrifiants de son ère (moins surprenant quand vous découvrez qu’Yeovil était un pseudonyme pour le maestro de fantasy Kim Newman).

Lire la suite : http://www.elbakin.net/edition/13764-La-face-cachee-des-couvertures-de-SF

 

Publié dans Arts graphiques, BD, illustrateurs, Genres (romans, essais, poésie, polar, BD, etc.) collections, beaux livres, Opinions, tribunes, idées, polémique, lettres ouvertes | Commentaires fermés

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