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Canada – 2e Sommet sur la lecture : pour une nation de lecteurs

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

Antonine Maillet... (Photo: André Tremblay, archives La Presse)

Antonine Maillet (PHOTO: ANDRÉ TREMBLAY, ARCHIVES LA PRESSE)

Marie-Claude Girard
La Presse

Aujourd’hui démarre à la Grande Bibliothèque le 2e Sommet sur la lecture, deux jours de conférences et d’échanges visant à faire du Québec et du Canada une société de lecteurs.

Pendant deux jours, près de 200 auteurs, chercheurs, libraires, bibliothécaires, éditeurs, enseignants, chefs d’entreprises et autres acteurs du monde du livre mettront en commun leurs expériences d’accès à la lecture et discuteront des enjeux de l’alphabétisation lors de ce 2e Sommet sur la lecture.

Parmi eux, on compte les écrivains Antonine Maillet, John Ralston Saul, Rodney Saint-Éloi et les auteurs jeunesse Marie-Louise Gay, du Québec, et Jon Scieszka, des États-Unis.

L’objectif ultime: doter le Canada d’une véritable campagne nationale de la lecture appuyée par le gouvernement. Avant d’en arriver là, les organisateurs souhaitent d’abord sensibiliser la population et les dirigeants politiques à l’importance d’améliorer les capacités et pratiques de lecture des Canadiens de mettre en commun les différentes expériences d’accès à la lecture menées un peu partout au pays. Le Sommet de Montréal est le deuxième d’une série de trois. Le premier a eu lieu à Toronto l’année dernière, le prochain se tiendra à Vancouver en 2012.

Lire la suite :

http://www.cyberpresse.ca/arts/livres/201101/20/01-4361891-2e-sommet-sur-la-lecture-pour-une-nation-de-lecteurs.php

 

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Québec – Une bibliothèque inaugurée en hommage à Bruno Roy

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011


de contact@actualitte.com (Clémence Malméjean)


L’UNEQ en a profité pour « créer un lieu dédié à sa mémoire » tout juste inauguré le 18 janvier dernier en présence d’une cinquantaine de personnes, parmi lesquelles des proches et des membres de la famille de l’auteur disparu.
La nouvelle présidente de l’institution, Danièle Simpson, a prononcé quelques mots en l’honneur de son prédécesseur : « Si vous êtes ici, c’est que comme moi, vous aimiez Bruno Roy et que vous teniez, une fois de plus, à souligner l’importance qu’il a pu avoir dans votre vie. J’ai enseigné avec lui au Cégep André-Laurendeau, nous avons travaillé à Copibec et au conseil d’administration de l’UNEQ. Cet homme a fait partie de ma vie pendant plusieurs années. Aujourd’hui, je suis heureuse de pouvoir annoncer que Bruno Roy s’installe à demeure à la Maison des écrivains. »
Les filles de l’écrivain, Isabelle et Catherine ont ensuite témoigné de la valeur de cette bibliothèque pour la mémoire de leur père. « Au moment de l’acquisition de la Maison des écrivains, notre père nous l’avait fait visiter. Je me souviens de son bonheur, de sa joie de pouvoir enfin offrir une maison aux écrivains. Ses livres ici, c’est comme fermer la boucle » a déclaré Catherine Roy.
Ginette Major, une proche de Bruno Roy qui a travaillé à l’UNEQ pendant 30 ans et a vu l’organisation de la bibliothèque, a ajouté qu’elle ne s’était jamais « sentie aussi près de lui qu’en ouvrant ses boîtes de livres » et qu’elle l’avait d’autant plus apprécié qu’elle avait découvert à travers cette bibliothèque « une bonne partie de ce qui l’avait nourri, constitué et mûri »

Deuxième québécois à recevoir la médaille d’honneur de l’Association des écrivains de la langue française (dont il a été secrétaire général dans les années 90), Bruno Roy a publié une demi douzaine de recueil de poésie, autant de romans et une quinzaine d’essais dont Imaginer pour écrire.

Source :

http://www.actualitte.com/actualite/23831-bruno-roy-uneq-quebec-hommage.htm

Publié dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs, Francophonie, langue française, Maisons d'écrivains, résidences d'auteurs, maisons du l | Commentaires fermés

Rappeler le rôle clé de la librairie

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

Publié le 07/01/2011 par La Rédaction

Faire découvrir des livres et des auteurs puis les faire vivre dans la durée auprès du public : telle est bien la mission de la librairie indépendante, véritable relais social et culturel. La diversité et le temps long caractérisent son travail, au quotidien au service de la rencontre des oeuvres et des lecteurs.

UN RELAIS CULTUREL
L’ensemble des circuits de vente concourt au dynamisme du marché et à l’accès du plus large public au livre. Néanmoins, la librairie joue un rôle particulier sur le plan culturel car elle fait découvrir les auteurs et les livres et les défend dans la durée. Elle est ainsi aux côtés des éditeurs dans la construction des oeuvres dans el temps.

Le rôle principal des grandes surfaces spécialisées, de la grande distribution et des petits points de vente multispécialisés (Maisons de la presse, Relay, …) est d’amplifier les succès durant la phase de reconnaissance d’un ouvrage auprès d’un large public. D’une durée de quelques semaines généralement, elle est bien entendu d’une grande importance sur le plan économique. Si Internet représente une part croissante de part de marché pour la vente de livres de fonds, son rôle de lanceur de titres n’est pas significatif.

DU DÉCOUVREUR….
Ainsi une étude réalisée par les Éditions de Minuit sur le premier roman d’Anne Godard L’Inconsolable illustre les différentes étapes de la vie d’un livre de ce type :

Période de lancement du livre : entre la date de publication et l’obtention du prix RTL, soit une dizaine de semaines, 80 % des ventes sont réalisées dans les librairies qui découvrent et défendent ce nouvel auteur. Les enseignes représentent 14 % des ventes et Internet 2,8 %.

Période d’amplification : durant les neuf mois qui suivent l’obtention du prix, où les ventes deviennent beaucoup plus importantes, les parts de marché se rééquilibrent même si la librairie demeure majoritaire : la librairie passe de 80 % à 50,5 %, les enseignes de 14 % à 34 %. Les hypermarchés et les Relay apparaissent pour 9 %. Internet reste stable à 2,5 %.

…À L’ACCOMPAGNATEUR
Une autre étude a été conduite à partir de données fournies par l’Institut GFK sur les ventes des dix titres sélectionnés en 2008 par le Jury du Livre Inter. La librairie représente de 46,2 à 79,1 % des ventes de ces livres depuis leur parution en 2007. Les grandes surfaces culturelles représentent, pour leur part, entre 16,4 et 34,8 % des ventes, la grande distribution entre 0 et 14,4 % et Internet entre 2,8 et 6 %.

Il se confirme ainsi que, sur cette sélection qui comportait certains auteurs déjà reconnus, la librairie joue un rôle principal de lanceur dans une proportion très supérieure à sa part de marché globale. On constate également qu’Internet ne joue pas ce rôle puisque la part des ventes réalisée par ce canal est presque toujours inférieure au poids de ce circuit de vente sur l’ensemble du marché.

L’étude a ensuite été étendue à une sélection de dix titres plus anciens des auteurs nominés au Prix du livre Inter, en grand format et en format poche. Pour l’essentiel, c’est encore la librairie qui, plusieurs années après la parution de ces ouvrages, en prolonge la vie commerciale auprès du public. Ainsi, la librairie assure t-elle entre 57 et 98,6 % des ventes, les grandes surfaces culturelles, entre 1 et 31,9 %, la grande distribution entre 0 et 16,1 % et Internet entre 0,3 et 8 %.

Source :http://www.syndicat-librairie.fr/fr/rappeler_le_role_cle_de_la_librairie

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Choix du jour de libraire à Saint-Malo (35)

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

 

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Les harmoniques 

Marcus Malte

Genre : Romans et nouvelles – français

Gallimard, Paris, France

Collection : Série noire

19.00 €

ISBN : 978-2-07-012738-2
GENCOD : 9782070127382

Sorti le : 05/01/2011


Acheter Les harmoniques chez ces libraires indépendants en ligne :
L’Alinéa (Martigues) Dialogues (Brest) Durance (Nantes) Maison du livre (Rodez) Mollat (Bordeaux) Ombres Blanches (Toulouse) Sauramps (Montpellier) Thuard (Le Mans)

Choix de Frédéric Tué de la librairie L’ODYSSÉE à SAINT-MALO

Marcus Malte, l’auteur de Garden of Love, un polar étrange primé à de multiples reprises, nous revient en ce début d’année avec un roman noir sombre et sulfureux.On y fait la connaissance de deux personnages charismatiques : un grand noir appelé Mister, pianiste de jazz réputé mais peu loquace, et son ami Bob, chauffeur de taxi polyglotte, qui erre sans but au volant de sa vieille 404. Les deux compères qui viennent de perdre l’une de leurs amies, une certaine Vera Nad (retrouvée brûlée vive), estiment que l’enquête policière est bâclée et décident à leur tour de découvrir la vérité.Mais certaines choses ne gagnent pas à être remuer, surtout lorsqu’il est question de drogue, de réfugiés des Balkans et de mafia serbe. Et lorsque la politique s’en mêle, le tout prend des allures de bombe incendiaire, et l’enquête se transforme vite en descente aux enfers.Avec ce polar pétri de références (dont quelques clins d’oeil appuyés à l’actualité), Marcus Malte nous fait une démonstration de son talent. On retiendra outre des personnages taillés dans du béton armé, un style souvent lyrique, une écriture splendide qui malgré tout n’épargnera pas le lecteur, notamment lors des passages traitant de la guerre en ex-Yougoslavie et du siège de Vukovar.
Entre blues et jazz, amour et pouvoir, Les Harmoniques est un grand roman noir français, fidèle au genre et sans improvisation (si ce n’est quelques pointes d’humour), terrible et efficace qui vous tiendra en haleine jusqu’au bout. Vous y ferez aussi des rencontres aussi surprenantes que glaçantes : un joueur de guitare à l’accent balte accompagné d’un accordéoniste aveugle, un peintre manchot dont le regard en dit long, un paysan affable qu’on appelle «Sang de Boeuf», un ministre de l’Intérieur véreux et assoiffé de pouvoir ? Sans compter la présence de Vera Nad, figure mélancolique et idéalisée que poursuivent inlassablement nos deux héros.
Marcus Malte nous offre en ce début d’année une ballade hantée et noire à lire au coeur de la nuit.

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Choix du jour du bibliothécaire de la médiathèque de Saint-Raphaël (83)

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

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La cité des anges déchus 
John Berendt

Traducteur : Pierre Brévignon
Genre : Romans et nouvelles – étranger
Archipel, Paris, France

22.00 €

ISBN : 978-2-84187-968-7

GENCOD : 9782841879687

Sorti le : 03/10/2007

Choix de Franck Queyraud, MÉDIATHÈQUE DE SAINT-RAPHAËL à SAINT-RAPHAEL

Après la ville de Savannah, Géorgie (USA), l’auteur du célèbre Minuit dans le jardin du bien et du mal remet le couvert. Cette fois, il nous fait découvrir Venise d’une manière originale. De Casanova en passant par Henry James ou Paul Morand, nombre d’auteurs ont évoqué la sérénissime et ses mystères. John Berendt procède autrement en appliquant la méthode de son premier livre : découvrir la cité lacustre par ses illustres habitants, mondialement célèbres ou célèbres localement. Le fil rouge : John Berendt débarque à Venise trois jours après l’incendie qui ravagea la Fenice… Ce désastreux flamboiement brûle tout au long du livre en quête d’une explication… Malgré le désastre, on sourit souvent face à la truculence des vénitiens, la face cachée de certaines célébrités ou le snobisme compétitif des riches américains qui financent la reconstruction des monuments menacés d’anéantissement… Une belle galerie de portraits…

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Les librairies indépendantes restent favorites

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011


Le public serait même prêt à acheter des livres numériques chez elles

Rédigé par Clément S., le jeudi 20 janvier 2011 à 11h42


Prêts. Comme les scouts. Il aura fallu du temps pour que les consommateurs étatsuniens se disent prêts à acheter des livres numériques dans une librairie indépendante à condition que le tarif soit attractif. Ah, oui, bien sûr…
Une récente étude réalisée par l’agence Verso, pour Digital Book World, montre que 81 % des répondants sont disposés à acheter leurs titres numériques dans ces boutiques. Ils s’attendent cependant à ce que les tarifs soient compétitifs.
Pour l’heure, le marché se répartit entre Amazon, avec 28 % de PdM pour son Kindle et Barnes & Noble, avec 15 % de PdM pour son Nook (illustration). De quoi laisser donc aux indépendants une porte d’entrée sur ce marché, et pas forcément par le biais d’un site internet, puisque les clients seraient en mesure de se déplacer, selon l’étude.
En outre, 45 % des sondés affirment qu’ils empruntent des livres en bibliothèques. Pour 36 %, les livres sont empruntés auprès des collègues au travail ou des amis. Les bibliothèques ne représentent cependant que moins de 15 % de l’utilisation d’ebooks.
Et pour ce qui est des achats, les sondés se sont finalement rendu compte avoir acheté plus de livres papier dans des librairies indépendantes qu’ils ne le croyaient. Ainsi, 32 % d’entre eux ont acheté des livres dans des boutiques indé, contre 7 % comme l’affirmaient d’autres études. Les revendeurs en ligne n’auraient finalement que 29 % de PdM.

Lire la suite :

http://www.actualitte.com/actualite/23821-ebooks-librairie-achat-consommateur-livres.htm

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Retour en arrière – Ewan McGregor, nègre ou «ghost writer» ?

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

03/03/10 – repris pour son actualité

Faut-il abandonner l’expression de « nègre littéraire » ? Le philosophe Claude Ribbe le réclame dans une tribune publiée aujourd’hui, alors que la version française du « Ghost Writer » de Roman Polanski emploie ce terme à l’hérédité lourde.

Il le révèle au « Figaro » : Ewan McGregor, le plus hollywoodien des Britanniques, a déjà eu recours à un nègre lorsqu’on lui a demandé de relater ses tours du monde à moto en 2004 et 2008. On le comprend ; écrire un livre sur un tour du monde à moto est sans doute moins drôle que de faire le tour du monde à moto. L’acteur, qui incarne ces jours-ci le porte-plume d’un avatar de Tony Blair, s’exprime ainsi : « Avant même d’incarner un nègre devant la caméra de Roman Polanski, j’avais déjà eu un avant-goût de ce genre de profession. »
On sait qu’Ewan McGregor partage sa vie avec une Française et qu’il est en train d’apprendre les rudiments de notre langue. Comme ils sont, paraît-il, difficiles à acquérir, on peut supposer qu’il a fait cette déclaration en anglais. Or, lorsqu’il traverse la Manche (ou l’Atlantique), le « ghost writer » devient « nègre ». Il n’est plus l’ectoplasme qui hante les traces de son commanditaire, visible seulement de ceux qui connaissent son existence. Il est l’esclave qui turbine pour le maître, celui qui sue sans recevoir le prix de sa sueur.
Chaque fois que le sujet des collaborateurs occultes refait surface, on reprend contact avec ce mot. On le lit, on le prononce. On hésite à s’interroger sur sa portée. Il y a pourtant là un point aveugle, un croisement sensible de notre histoire et de notre espace sémantique. Ce n’est pas pour rien que les distributeurs du film ont conservé le titre anglais du film de Roman Polanski. Aurait-on supporté de voir « le Nègre » placardé en 4×3 sur tous les murs du pays ? Qui plus est accompagné du visage d’Ewan McGregor, qui est encore moins noir que Gérard Depardieu ?
Le philosophe Claude Ribbe, dans un article encore peu repris sur la Toile, appelle à en finir avec cette expression de négrier :
« [Ce terme] est apparu au XVIIIe siècle, au moment où la France surexploitait ses colonies en y déportant des millions d’Africains qui mouraient en quelques années. En ce sens, il véhicule la glorification la plus éhontée de l’esclavage et du racisme le plus primaire, car l’expression « nègre littéraire » est également un terme de mépris, correspondant au mépris qu’on vouait aux esclaves et qui s’attache encore trop souvent aux personnes à la peau noire, bien longtemps après que l’esclavage a été aboli. [...]
Il me semble qu’au XXIe siècle, il est plus que temps de faire entrer dans la tête des Français que le mot « nègre » ne peut plus, en aucun cas , être utilisé impunément pour désigner un être humain qu’on exploite d’une manière ou d’une autre et qui serait méprisé du fait de cette exploitation. Je demande donc au producteur et au distributeur du film « The Ghost Writer » d’appliquer aux sous-titres et à la version française la même doctrine que celle qu’ils ont appliquée au titre. [...] »

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http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20100303.BIB4991/ewan-mcgregor-negre-ou-ghost-writer.html

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Moi, nègre

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

Il est la plume de gangsters, comédiens, Miss France…. Critique de cinéma à «l’Obs», François Forestier écrit, chaque année, une dizaine de livres signés par d’autres. Pourquoi? Comment? Il raconteAgrandir la fonteRétrécir la fonteImprimer

J’adore ce métier. Perché sur un tabouret de cuisine, affalé dans un fauteuil bancal dans une bergerie des Landes, rencogné dans un canapé Empire à Tourcoing, j’écoute, pendant des heures, des auteurs: plongeur sous-marin ayant découvert le trésor de Rackham le Rouge ; dentiste inventeur de la première molaire en carbone 14 ; policier intègre passionné par sa collection de piastres byzantines ; médecin sodomite acharné à démontrer le plaisir des patients abusés ; vedette de la chanson escroquée par « la société du spectacle » ; anarchiste en chambre persuadé de la grandeur d’Eric Cantona ; gourou d’une secte microscopique estimant que l’eau du robinet est, à l’évidence, d’essence diabolique…

Tous, ils ont un livre à publier, une existence à raconter, un message à faire passer. Certains ont du mal à écrire, je leur tiens la main. D’autres sont incapables d’épeler leur nom et leur adresse, je le fais pour eux. Il y a des poètes, des romanciers, des essayistes, des prophètes, tous velléitaires : dans l’ombre, je les aide, j’enregistre, je couche sur le papier. C’est émouvant: ils me confient leur vie, je leur rends des pages d’encre. Ils me livrent des anecdotes, des souvenirs, des espoirs en vrac. Je mets de la grammaire dans leur mélancolie, des virgules dans leur histoire, j’accorde les participes avec les participants. Je suis un arpenteur des rêves littéraires. Moi, nègre.

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http://bibliobs.nouvelobs.com/actualites/20110117.OBS6394/moi-negre.html

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Le Grand Livre de la bibliophilie: La Bible de Gutenberg

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011

mercredi 19 janvier 2011Amis Bibliophiles bonsoir,

Un bibliophile épuisé, à genoux… c’est l’occasion de se plonger dans les archives du blog et de redécouvrir un article intéressant.

Œuvre principale des débuts de l’imprimerie, la Bible de Gutenberg (1398 – 1468) inspira la méfiance lors de sa parution. En effet, alors que certains pensèrent qu’il avaient en fait acheté un manuscrit pour la somme dérisoire de 60 écus, ce qui était pour le moins louche, alors que d’autres imaginèrent que c’est le Diable qui avait inventé ce nouveau moyen pour falsifier et détourner les écritures.

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Selon certaines sources, Gutenberg et son associé Jean Fust furent d’ailleurs dénoncés aux juges pour cela.

Sur les 180 exemplaires de la Bible latine en deux volumes in-folio de 324 et 317 feuillets, imprimée sur deux colonnes de 42 lignes chacune, dont on attribue l’impression à Gutenberg vers 1455 à Mayence, 46 exemplaires incomplets existent encore aujourd’hui : 34 sur papier (dont 5 réduits au tome I seul, 2 au tome II seul et 1 à l’Ancien Testament) et 12 sur parchemin (dont 1 réduit au tome I seul et 1 au Nouveau Testament). On peut y ajouter 2 exemplaires sur papier qui ont été « cassés » et dont les cahiers et les feuillets ont été dispersés aux U.S.A., en Allemagne, en Belgique et au Lichtenstein. On connait encore d’autres fragments plus ou moins importants en France ou en Allemagne.
Aujourd’hui donc sur les 46 ou 48 exemplaires encore en circulation, 21 exemplaires sont complets. La France en possèdent trois, deux à la Bibliothèque Mazarine, et un à la Bibliothèque Nationale.

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Il existe un débat sur le fait que certains furent imprimés sur véin, et d’autres sur papier, ou tous sur vélin. Il semblerait que 45 furent imprimés sur vélin et au moins 135 sur papier.
Un fac-similé tiré à 3000 exemplaires fut édité en 1985.

Lire la suite :

http://bibliophilie.blogspot.com/2011/01/le-grand-livre-de-la-bibliophile-la.html

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Inde – 21 au 25 janvier : Le festival de littérature de Jaipur accusé de néocolonialisme

Posté par Serge Bénard le 20 janvier 2011


Publié le 20 janvier 2011 par vt, avec afp

Des journalistes et intellectuels indiens reprochent à William Dalrymple de marginaliser les auteurs nationaux.

Le plus grand festival de littérature en Inde, à Jaipur dans le Rajasthan, s’apprête à ouvrir ses portes vendredi 21 janvier sur fond de polémique. L’un des organisateurs, un Britannique, a été accusé de se comporter en néocolonialiste dans le choix des invités.
Depuis sa création en 2006, le festival est devenu l’événement littéraire à ne pas rater en Inde et l’un des plus importants d’Asie.
Quelque 220 auteurs ont été invités cette année et les organisateurs attendent pas moins de 50 000 personnes pendant les cinq jours du festival, qui propose débats, lectures et concerts dans le cadre enchanteur d’un hôtel historique de la « ville rose ».
Parmi les écrivains présents pour cette 6e édition, figurent notamment le Sud-Africain J.M. Coetzee, lauréat du prix Nobel de littérature en 2003, le Franco-Afghan Atiq Rahimi, qui a remporté le prix Goncourt en 2008, ou encore l’Américain Junot Diaz, lauréat du prix Pulitzer la même année.
Ces stars côtoieront les quelque 150 auteurs indiens invités pour ce festival qui se targue d’être un rendez-vous de passionnés où l’absence totale de « culture VIP » permet au public de rencontrer dans la foule les écrivains et converser à bâtons rompus.
Mais c’est la présence de vedettes internationales qui vient de créer la polémique.
Cofondateur du festival, l’historien écossais et expert de l’Inde William Dalrymple, a été accusé début janvier dans un magazine de marginaliser les auteurs indiens, leur réservant un simple rôle de figuration.  L’auteur de l’article a remis en cause la légitimité de M. Dalrymple, se demandant pourquoi un Européen – de surcroît citoyen de l’ancien Empire britannique – était devenu un « arbitre pompeux de la qualité littéraire en Inde ».

Lire la suite :

http://www.livreshebdo.fr/actualites/DetailsActuRub.aspx?id=5954

Publié dans Actualité - Événement, Agenda, rendez-vous, dates à retenir, Auteurs, écrivains, polygraphes, nègres, etc., Festivals, galas, spectacles, expositions, musées, Foires et salons du livre | Commentaires fermés

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