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Littérature française: le bon grain et… le moins bon grain de la cuvée 2010

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

 

Catherine LAVOIE

 

À chaque automne, la scène littéraire française s’enrichit de milliers de nouveaux titres parmi lesquels quelques chanceux seront davantage remarqués (pour de bonnes ou mauvaises raisons) et se verront octroyés un des nombreux prix littéraires. Les découvertes parmi ces prix sont parfois heureuses. Dans d’autres cas, la qualité ou l’intérêt des œuvres primées ne peuvent entraîner que perplexité dans l’esprit des lecteurs.

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C’est en effet avec stupéfaction qu’on arrive à la fin de La vie est brève et le désir sans fin de Patrick Lapeyre totalement indemne, sans n’avoir ressenti ni passion, ni colère, ni aucune autre émotion, sauf peut-être de l’ennui. Le roman lauréat du Prix Femina 2010 dépeint une histoire d’amour fort peu intéressante n’apportant rien de nouveau au genre.

Nora, jeune femme énigmatique et dangereusement charmante, entre dans la vie des hommes aussi vite qu’elle n’en sort. Le Français Louis et le Londonien Murphy en sont fous amoureux. À ce triangle amoureux trivial s’ajoute l’épouse de Louis qui, sans surprise, découvrira les infidélités de son mari.

Non seulement les personnages sont-ils mal définis, mais le peu que nous en savons ne nous évoque rien d’attachant. Nora représente à elle seule un cliché sur deux pattes : la jeune femme vaguement fragile et allumeuse, manipulatrice et égoïste, ne sait pas trop quoi faire de sa vie et jongle avec l’idée de devenir comédienne. Louis, en homme de peu de courage, nous fait rager alors qu’on saisit qu’il n’a manifestement aucune envie prendre sa vie en main. Les perdants savent parfois être sympathiques. Ce n’est malheureusement pas le cas ici. On peut aisément concevoir qu’il soit tombé sous le charme de Nora, qu’on devine très belle et ensorcelante. Mais le roman n’offre aucune indication nous permettant de comprendre comment Nora a pu être séduite par un homme de cette trempe.

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http://www.pieuvre.ca/2011/01/09/litterature-francaise-le-bon-grain-et-le-moins-bon-de-la-cuvee-2010/

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L’année littéraire (5) – Les mots interdits

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

  

L'année littéraire (5) - Les mots interdits dans Opinions, tribunes, idées, polémique, lettres ouvertes twainIl y a quelques années (assez nombreuses, ces années), j’avais utilisé dans un article l’expression « politiquement correct » que le chef d’édition m’avait demandé de modifier parce qu’il ne la comprenait pas et que, donc, nos lecteurs ne la comprendraient pas non plus. Il n’avait probablement pas tort. Mais, s’il était encore en poste aujourd’hui, il ne réagirait pas de la même manière. Le politiquement correct est partout: on enlève la cigarette de Malraux ou la pipe de Tati sur les timbres et les affiches, au prétexte que la publicité pour le tabac est interdite. Sans penser un instant qu’en pratiquant comme les plus efficaces censeurs de l’ère stalinienne, on réécrit une Histoire qui n’en demandait pas tant, trompant par la même occasion un public qui, souvent, ignorera l’image authentique.

Voilà qu’un éditeur américain de Mark Twain a eu une nouvelle idée, dans le même état d’esprit: supprimer de la prochaine édition des Aventures de Tom Sawyer et surtout de leur suite, celles de Huckleberry Finn, l’infâme mot « nigger ».

L’éditeur, Alan Gribben, était (quand même) conscient de la polémique qui pourrait naître après cette décision. Ce qu’il appelle « the pejorative n-word » (qu’il n’ose même pas citer dans sa préface!), utilisé 218 fois par Mark Twain dans Huckleberry Finn (et, ajouterai-je, neuf fois dans Tom Sawyer), est donc remplacé, pour atténuer l’offense, par le mot « slave ».

Il n’y a pas (tout à fait) de quoi en faire une affaire d’État. Mais quand même… Modifier le texte d’un écrivain n’est pas une initiative anodine. Je me demande même si le droit moral des héritiers ne pourrait pas être invoqué pour interdire cette pratique dont on voit où elle commence, et dont on ne sait où elle s’arrêtera.

Car la prochaine étape devrait consister, si la logique est respectée, à supprimer le mot « femme » 

de tous les livres puisque (merci, John Lennon) Woman is the Nigger on the World

Source :

http://journallecteur.blogspot.com/2011/01/lannee-litteraire-5-les-mots-interdits.html

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256e anniversaire de la mort de Montesquieu

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Charles-Louis de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu, connu sous le nom de Montesquieu, né le 18 janvier 1689 à La Brède (Guyenne, à côté de Bordeaux), mort le 10 février 1755 à Paris, est un moraliste et surtout un penseur politique, précurseur de la sociologie, philosophe et écrivain français des Lumières.
Jeune homme passionné par les sciences et à l’aise dans l’esprit de la Régence, Montesquieu publie anonymement en 1721 Lettres persanes, un roman épistolaire qui fait la satire amusée de la société française vue par des Persans exotiques. Il voyage ensuite en Europe et séjourne un an en Angleterre où il observe la monarchie constitutionnelle et parlementaire qui a remplacé la monarchie autocratique. De retour dans son château de La Brède au sud de Bordeaux, il se consacre à ses grands ouvrages qui associent histoire et philosophie politique : Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734) et De l’esprit des lois (1748) dans lequel il développe sa réflexion sur la répartition des fonctions de l’État entre ses différentes composantes, appelée postérieurement « principe de séparation des pouvoirs ».
Montesquieu, avec entre autres John Locke, est l’un des penseurs de l’organisation politique et sociale sur lesquels les sociétés modernes et politiquement libérales s’appuient.

Œuvre

Essai sur le goût (1757)
La cause de la pesanteur des corps
La damnation éternelle des païens (1711)
Système des Idées (1716)
Lettres persanes (1721)
Le Temple de Gnide (1724), poème
Histoire véritable d’Arsace et Isménie (1730), roman
Considérations sur les causes de la grandeur des Romains et de leur décadence (1734)
De l’esprit des lois (1748)
La défense de « L’Esprit des lois » (1750)
Pensées suivies de Spicilège
Le flux et le reflux de la mer
Mémoires sur la fièvre intermittente
Mémoires sur l’écho
Les maladies des glandes rénales
La pesanteur des corps
Le mouvement relatif
Le Spicilège
Pensées

D’après Wikipédia.

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Suisse – Entrevue avec Julian Assange: « les pressions renforcent ma volonté »

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Romandie News Suisse - Entrevue avec Julian Assange:

WikiLeaks perd « plus de 600’000 francs par semaine » depuis le début de la diffusion des télégrammes de la diplomatie américaine, fin novembre. Le fondateur du site Julian Assange souligne toutefois que les pressions renforcent sa détermination.

L’informaticien australien assigné à résidence en Grande-Bretagne dit n’avoir pas déposé de demande d’asile politique en Suisse. « Je ne peux pas vous dire si je vais le faire ou non. Ca fait partie des engagements liés à ma liberté sous caution, comme le fait de ne pas quitter la Grande-Bretagne », dit-il dans un entretien publié ce lundi par les journaux « 24 Heures » et « Tribune de Genève ».

Il souligne n’avoir pas touché 1,5 million de livres sterling (2,25 millions de francs) pour écrire son autobiographie. « Je pourrais toucher 1,1 million de livres dans quelques années, si mon livre rencontre un grand succès. »

Début novembre, Julian Assange déclarait à la Télévision suisse romande envisager d’installer les activités de WikiLeaks en Suisse. « Nous sommes en train de réfléchir au pays le plus approprié en matière de sécurité, pour moi et mes équipes. Rien n’est arrêté. La Suisse reste une possibilité (…) Nous n’excluons pas non plus l’Australie. »

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http://www.romandie.com/infos/ats/display.asp?page=20110110075655690172019048164_brf009.xml&associate=phf1166

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Un DJ antillais agressé, Aimé Césaire au Panthéon

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Cette minute de maladresse pure vous est offerte par l’Élysé

Rédigé par Nicolas Gary, le samedi 08 janvier 2011 à 10h12

Aimé Césaire, décédé le 17 avril 2008, disposera en avril prochain d’une plaque portant son nom, et qui sera scellée au destin du Panthéon, où l’on pourra la découvrir.

Le Président de la République qui avait dans un premier temps essayé de faire migrer Camus dans l’édifice aura donc revu ses projets, en se recentrant sur le poète martiniquais. De visite à la Martinique, Nicolas Sarkozy a ainsi décidé de cet hommage, en accord avec la soeur du poète Mireille Millou. Cette plaque attestera de « la reconnaissance de la France dans son ensemble ».

L’Élysée, qui a diffusé un communiqué pour en faire état, souligne : «Son corps restera, conformément à sa volonté, sur cette terre de Martinique qu’il a si bien incarnée pendant plus d’un demi-siècle. » Poète de la négritude, homme politique et intellectuel, Aimé Césaire n’avait pas eu des relations très douces avec le président.

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http://www.actualitte.com/actualite/23588-martinique-aime-cesaire-pantheon-plaque.htm

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Nouveau : L’Anagnoste

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Voilà un nom bien savant – et pédant, siffleront les mauvaises langues – pour désigner un simple blog où il ne sera jamais question, au fond, que de littérature.

Pourquoi, donc, l’anagnoste ?

D’abord parce que les mots ont un sens. Si nous n’avons, ni l’un ni l’autre, rien de ces affranchis qui, naguère, à Athènes, donnaient lecture pendant leur repas aux aristocrates ou à leurs anciens maîtres (à quoi renvoie le mot), cela ne fait pas de nous des professionnels de la profession, et nous n’aimons rien tant que donner l’envie de lire des livres (certains livres). Nous sommes des lecteurs, donc, des  liseurs, et il ne nous déplaît pas, tel celui qui déclame à voix haute les pages sacrées pour ceux de sa communauté, de faire la lecture aux autres dans notre propre assemblée – fût-elle virtuelle.

Ensuite parce que si la langue est vivante, et si rien ne peut réjouir davantage celui qui se pique de lettres que de l’entendre frémir et frissonner à travers le temps, il n’y a aucune raison alors, si ce n’est par indolence ou effet de mode, de laisser les mots d’hier s’échouer sur les grandes plages de l’oubli contemporain. Aussi nous sommes heureux, oui, d’affecter ce joli mot, anagnoste, d’un certain vernis de modernité.

Nous poursuivrons sur l’anagnoste ce que nous faisions déjà sur nos blogs respectifs, mais nous le poursuivrons, donc, à deux. D’abord parce que c’est plus amusant. Ensuite parce que nous nous sommes aperçus que notre bonne camaraderie n’induisait pas que nous ayons les mêmes penchants littéraires. Autrement dit, nous nous rejoignons sur une certaine idée de la littérature, qui n’abdique jamais le style, ni l’exigence, ni l’ambition, mais pas nécessairement sur les mille et une manières qu’elle a ou peut avoir de s’incarner. Nous avons pensé que ce hiatus, qui nous est, à nous, agréable, pourrait également vous stimuler, vous, lecteurs, qui trouverez donc sur l’anagnoste deux regards qui se plaisent autant à converger et à diverger, et qui ne se donnent d’autre obligation que de témoigner, encore et toujours, de ce que la littérature a de plus vivant, et de plus nécessaire.

Éric Bonnargent & Marc Villemain

Nota Bene : L’idée de ce blog nous est venue après une longue et amicale discussion que nous avons eue à propos de la critique littéraire sur Internet, discussion dont le Magazine des Livres s’était, à l’époque, fait l’écho. Ceux que cela intéresse retrouveront l’intégralité de cet échange à cette adresse.

Source :

http://anagnoste.blogspot.com/
Nouveau : L'Anagnoste dans Critique, journaliste, faiseur d'articles 6505633505451013687-3930783141753300879?l=anagnoste.blogspot

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Angoulême 2011 : la présidence Baru’n’Roll

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Chaque année, à pareille époque, Angoulême se pare des couleurs de la bande dessinée et plus particulièrement de celles du président élu. Grand Prix 2010, Baru a injecté une bonne dose de rock’n’roll à cette édition 2011, qui s’ouvrira le 27 janvier prochain.

Angoulême 2011 : la présidence Baru’n’Roll  dans Festivals, galas, spectacles, expositions, musées carrej

Dans l’histoire du Festival d’Angoulême, chaque président a amené « son » édition vers des thèmes qui lui étaient chers. Cette année, Barune dérogera pas à la règle, en aiguillant les festivaliers vers ce qui constitue la sève de son travail : la culture ouvrière et le rock.

Outre la présidence du Grand Jury, qui décernera les Fauves d’Angoulême, Baru sera impliqué à divers étages de la manifestation. Expositions, concert illustré,… Passons en revue le juke-box du festival.

Angoulême 2011 : la présidence Baru'n'Roll
L’affiche du festival
où Baru rend hommage à ses prédécesseurs.
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© Baru – Casterman

> Exposition DLDDLT

Six consonnes qui donnent le ton : Debout les Damnés de la Terre. Une exposition où l’on déambulera entre les planches, les documents audiovisuels d’époque qui donneront corps et visages aux protagonistes des histoires de Baru. Trois thèmes servent de balises : l’altérité, le quotidien dans les cités, l’usine. On pourra suivre un parcours au cœur de la culture ouvrière, vue par le prisme des albums de l’auteur. Il sera notamment question de l’immigration et de l’identité, de la vie ouvrière (ses jeux d’enfants, ses moments festifs) et la fermeture des usines, ultime déchéance de la classe du labeur. La scénographie sera soucieuse de proposer une « exposition à vivre », c’est à dire qu’elle aménagera des espaces pour que les visiteurs puissent s’intégrer dans le décor : café, baby-foot, juke-box,… DLDDLT s’achèvera sur le message solidaire d’auteurs complices : Igort, Larcenet, Chauzy,Lax et Davodeau. Tous présenteront une suite de 6 planches originales.

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http://www.actuabd.com/Angouleme-2011-la-presidence-Baru

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Un an après – Haïti, envers et contre tout, la relève littéraire

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Un an après, le pays souffre encore du séisme. Les écrivains racontent, brillamment, le chaos.

VALÉRIE MARIN LA MESLÉE

« Que peut la littérature ? Rien mais surtout pas se taire », écrivait Lyonel Trouillot dans le recueil Haïti parmi les vivants que Le Point a coédité avec Actes Sud. Après le séisme du 12 janvier, celui qui compte parmi les plus grands écrivains d’Haïti a envoyé chaque jour au Point.fr sa chronique depuis Port-au-Prince. Dany Laferrière et Michel Le Bris, revenus sains et saufs du festival Étonnants Voyageurs qui devait se tenir à Haïti à ce moment-là, ont, eux aussi, participé au témoignage. Et dans l’atelier d’écriture du Jeudi, animé dans la capitale haïtienne par Lyonel Trouillot, chacun brisait sur la page le silence de ces morts innombrables… Le recueil rassemble ses écrits et, un an après la catastrophe, les bénéfices des ventes du livre ont permis de mettre en route la construction d’un centre qui accueillera une bibliothèque et de l’aide scolaire au sein du quartier Delmas où vit Lyonel Trouillot.

Un an après, le pays va très très mal. Qu’y peut la création ? Elle a toujours surgi du chaos haïtien. Chaos Babel, comme l’écrit le grand poète Frankétienne. Dire et partager, faire sens quand, tout autour, rien ne tient plus debout. « Tout bouge autour de moi », raconte Dany Laferrière dans un récit tout en pudeur, chant d’amour à son pays natal. Un an après, la littérature se relève des décombres, bravant tout, vivante comme cette adolescente sortie de sa tente pour aller faire la fête. En voyant, trois jours après le séisme, une jeune fille se faire tresser les cheveux dans un camp, Yanick Lahens écrit dansFailles : « Je me suis dit que, quand les jeunes filles veulent encore être belles pour courir au-devant du désir et des mots à fleur de peau, tout espoir ne peut être perdu. »

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http://www.lepoint.fr/culture/un-an-apres-haiti-envers-et-contre-tout-la-releve-litteraire-09-01-2011-1283771_3.php


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Les livres anciens doivent aller dans un musée

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

 HERVÉ THIS 

 07:23 
 
La Cuisine est une si belle activité qu’elle mérite le meilleur ! Evidemment, on n’évitera pas la publication de mauvais livres, mais, à propos des livres anciens, la question de leur utilisation se pose. Je propose ici une comparaison éclairante avec les livres de science. 

Aucun étudiant en chimie, par exemple, ne peut travailler aujourd’hui avec des livres qui dateraient de plus de 50 ans, parce que la chimie a considérablement progressé, a sans cesse réfuté les erreurs, mieux compris les théories nouvelles… 
Par exemple, dans les années 1950, le livre de Linus Pauling sur la liaison chimique a bouleversé la discipline : l’introduction de la jeune mécanique quantique a complètement rénové la vision que les chimistes avaient de la molécule… alors que l’ordinateur n’était même pas encore présent. Ultérieurement, dans les années 1980, on a pu calculer la structure des molécules. Puis, dans les années plus récentes, la modélisation moléculaire s’est considérablement développée. Bref, on peut mettre au musée des livres de grands chimistes du début du XXe siècle, et même d’après ! 

En cuisine, les choses ont hélas si peu changé que, à part les parties consacrées à l’usage du feu ou des fourneaux à charbon (encore utilisés quand nos chefs étoilés d’aujourd’hui étaient apprentis), les recettes restent quasi valides, disons comestibles. 

Cela étant, ne serait-il pas mieux que les livres de cuisine anciens soient relégués dans des musées, à la disposition des historiens ? Je tombe, en relisant le Dictionnaire universel de cuisine pratique de Joseph Favre que la crème contiendrait du sérum, du butyrum et du caseum ! 
Le butyrum serait le principe du beurre, et le caséum serait celui du fromage, le serum celui du fromage blanc. 
Quelle confusion ! Le livre doit vraiment rester au musée, sous peine de propager des idées fausses. En réalité, la crème est faite d’une dispersion de gouttelettes de matière grasse dans une phase aqueuse. Les gouttelettes sont, comme pour le lait, stabilisées par des « micelles de caséine » (des protéines, des ions variés, notamment calcium et phosphate) ; des protéines sont dissoutes dans la phase aqueuse. Pas de « principes » dans cette affaire. 
Je passe sur le fait que la crème « pure et fraîche » serait un prophylactique de la phtisie pulmonaire, ce qui sent sa médecine à la Molière.
Lire la suite :
http://gastronomie-moleculaire.blogspot.com/2011/01/les-livres-anciens-doivent-aller-dans.html

 

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Le livre de la rentrée – Ce qu’aimer veut dire

Posté par Serge Bénard le 10 janvier 2011

Mathieu Lindon: « L’amour de mon père pèse, l’amitié de Michel Foucault pas du tout »


Le livre de la rentrée : avec Ce qu’aimer veut dire, Mathieu Lindon se rappelle Michel Foucault, Hervé Guibert, et son père, l’éditeur Jérôme Lindon. Et signe une belle autobiographie à travers son lien aux autres.

En 1990, Hervé Guibert publiait A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie. Michel Foucault y devenait Musil, l’homme aux deux visages : une face diurne (un ami généreux) et une face nocturne (son goût pour le sado-masochisme).

Plus de vingt ans après, Mathieu Lindon, écrivain et critique littéraire àLibération, dresse le portrait réconcilié et lumineux du philosophe dans un magnifique livre d’apprentissage, hymne à l’amitié et à l’importance des rencontres, de ces familles qu’on se choisit pour sortir des sortilèges qui nous retiennent prisonniers de nos familles réelles.

L’écrivain aborde aussi pour la première fois ses liens avec son père, l’éditeur mythique des éditions de Minuit, Jérôme Lindon. Ce qu’aimer veut dire devient alors clairement un livre d’hommes, de transmission, d’héritage. De qui un fils hérite-t-il le plus ? De son véritable père ou de ses « amis biologiques », selon la belle formule choisie par l’auteur pour désigner ceux qui se retrouvaient avec lui dans le vaste appartement peuplé de livres de Michel Foucault fin des années 70, début des années 80 ?

Lire la suite :

http://www.lesinrocks.com/livres-arts-scenes/livres-arts-scenes-article/t/57214/date/2011-01-09/article/mathieu-lindon-lamour-de-mon-pere-pese-lamitie-de-michel-foucault-pas-du-tout/


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