Accueil Livres Lu pour vous Jack l’Eventreur @ Robert Desnos

Jack l’Eventreur @ Robert Desnos

Commentaires fermés
0
1

Par Lily

En 1928, le meurtre d’une femme sauvagement assassinée à Saint Denis inspire à Robert Desnos, alors journaliste à Paris Matinal, une suite d’articles sur les « grandes épopées criminelles du siècle dernier », dont bien évidemment celle du fameux «Jack l’Eventreur».

Méticuleusement, le poète, journaliste, entreprend de conter par le menu et très précisément les onze crimes que perpétra l’infâme Jack dans le quartier de Whitechapel à Londres entre le 1er décembre 1887 et le 10 septembre 1889.

 jack.jpeg

L’enquête est minutieuse, Desnos s’informe très précisément, s’appuyant notamment sur les photos des femmes suppliciées, contant par le menu les sévices endurés. Journaliste juqu’au bout des ongles, il n’omet rien. Et pourtant, cette suite d’articles réunie en un petit recueil, dépasse bien largement le cadre strictement journalistique. Desnos est avant tout écrivain et poète, et s’il se penche sur le cas de Jack the Ripper avec tant de passion, c’est peut-être finalement avant tout, parce qu’il est une source d’inspiration essentiellement littéraire, quasi «esthétique». Desnos, ne s’en cache pas, évoquant même à l’occasion l’écrivain Thomas de Quincey et son Assassinat considéré comme l’un des beaux arts…

Pas d’apologie du crime, loin s’en faut et surtout pas, mais un intérêt acéré pour un criminel qui a tout du Personnage, la perversité, la cruauté, le mystère, la rapidité et la précision du couteau… Un personnage insurpassé dans la mise en scène de la tuerie, un « génie du crime ».

Et le style journalistique et précis de Desnos de s’effacer de temps à autres et même plus souvent qu’à son tour pour laisser place à l’écrivain face à son personnage et au théâtre de ses crimes impunis.

Desnos recrée le Londres de cette fin de 19 éme brillamment, par petites touches, petites allusions, entre même un court instant dans l’esprit du criminel qu’il tente de débusquer, avec une passion non feinte :

« Terrible expérience que celle de cet homme entraîné à dépecer les femmes, terrible luxure que celle de cet homme dont le sang seul pouvait contenter l’appétit sensuel, terrible vie que celle de ce criminel qui, jamais découvert, toujours sur le point de commettre un nouvel exploit, vivait dans l’énervement continuel de ses nerfs et de sa sensualité, défiant victorieusement les forces de la loi et de la morale ordinaire. « 

Jack, l’homme présumé de bonne naissance, un lord ou un baronnet même qui sait, élégamment vêtu, courtois même pourquoi pas… mais qui dans les minutes qui suivent l’agression de sa victime, souvent un coup de lame dans la gorge, la découpe comme un maître d’hôtel une volaille…

Lire la suite :

http://lily-et-ses-livres.blogspot.com/2010/11/jack-leventreur-robert-desnos.html

  • Filière L

    Nouveau

    Amateur, vous pouvez en savoir plus sur Flaubert, l’écrivain, l’œuvre et l&rsq…
  • Lecures plus

  • Zoom, le magazine de l’image

    Pour les collectionneurs Des numéros de Zoom, la revue des fans des années 70/80 Voir sur …
Charger d'autres articles liés
  • Lecures plus

  • Zoom, le magazine de l’image

    Pour les collectionneurs Des numéros de Zoom, la revue des fans des années 70/80 Voir sur …
  • Filière L

    Nouveau

    Amateur, vous pouvez en savoir plus sur Flaubert, l’écrivain, l’œuvre et l&rsq…
Charger d'autres écrits par Serge Bénard
Charger d'autres écrits dans Lu pour vous
Les commentaires sont fermés.

Consulter aussi

Lettre de refus pour libraire, par Nicolas Ancion

Vases communicants de juin entre Nicolas Ancion et le Roi des éditeurs Le roi des éditeurs…