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Bibliophilie – Comblage des lacunes de papier (restauration d’un livre ancien)

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René de BIC, fidèle lecteur, vous présente sa technique de comblage de lacunes de papier dans le cadre de la restauration d’une page d’un livre ancien. Très intéressant. J’en profite pour vous renvoyer sur le site de la ville de Pontoise qui propose en images une procédure de restauration d’un ouvrage avec un comblage des lacunes de papier. Une autre méthode encore !

Léo Mabmacien 

Etant confronté à la restauration d’un livre victime d’importants dégâts de vers, j’ai regardé avec intérêt les videos de l’Atelier Simon Mago ainsi que les quelques sites cités dans les commentaires.

J’ai examiné en détail la description des divers procédés de comblage au moyen de poudre ou de pulpe de cellulose et je n’ai pas été totalement convaincu. J’en suis donc revenu à la technique classique consistant à greffer des fragments d’un papier ancien judicieusement choisi.

L’occasion m’est ainsi donnée de faire profiter les amateurs, qui voudraient se lancer dans ce genre d’opération, de quelques petits trucs que j’ai découverts progressivement, sans prétendre en être l’inventeur.

La phase la plus délicate est l’amincissement des bords de la lacune et du greffon.

Habituellement ce travail délicat s’effectue à la pointe à élaguer, il prend beaucoup de temps et un coup de lame mal maîtrisé risque d’aggraver les dégâts initiaux.

J’ai donc tenté l’exécution au moyen d’une petite meule montée sur une mini perceuse.

J’ai choisi une petite fraise diamantée comme on en trouve à la douzaine pour un prix très bas dans les magasins de bricolage, un assortiment qui comporte plusieurs modèles appropriés à des usages multiples.

Je me suis d’abord exercé sur des morceaux de papier ancien, sans valeur, pour évaluer la technique.

Le travail est facile mais on constate rapidement que la perceuse présente une vitesse de rotation et une puissance excessives que l’on peut certes maîtriser mais un faux mouvement peut devenir catastrophique.

J’ai donc rapidement opté pour l’utilisation d’un moteur beaucoup plus petit et moins puissant (élément de récupération) sur lequel j’ai assujetti la fraise diamantée ; le moteur est alimenté en basse tension continue et en jouant sur la valeur de celle-ci on peut obtenir la vitesse de rotation la plus adéquate. Le fait de ne disposer que d’une puissance fort réduite mais largement suffisante présente en outre l’avantage de n’avoir aucun dommage si d’aventure on en vient à se meuler le bout des doigts. D’autre part le petit moteur, très léger, est infiniment plus maniable que la mini-perceuse – voir la comparaison des 2 instruments.

comblage1.jpeg

Lire la suite :

http://bibliomab.wordpress.com/2010/11/25/comblage-des-lacunes-de-papier-restauration-dun-livre-ancien/

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