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Citation du 31 octobre

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

Je ne veux jamais être obscur et quand je le suis je veux dire : quand je le suis pour un lecteur lettré et non superficiel – je le suis par l’impuissance de ne pas l’être.

Paul Valéry

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139e anniversaire de la naissance de Paul Valéry

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

 

 

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Paul Valéry, écrivain, poète, philosophe et épistémologue français est né à Sète (Hérault) le 30 octobre 1871. Il est mort à Paris le 20 juillet 1945.

 

 

 

Philosophie

 

La Crise de l’esprit (Variété I) (« Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles »)

 

Petite Lettre sur les mythes (Variété II)

 

La Politique de l’esprit, Le bilan de l’intelligence (Variété III) (« Nous entrons dans l’avenir à reculons »)

 

Discours de réception à l’Académie française

 

Discours de l’histoire (Variété IV)

 

Discours aux chirurgiens, L’Homme et la coquille (Variété V)

 

Notre destin et les lettres (Regards sur le monde actuel)

 

et tout au long de ses Cahiers.

 

 

 

Œuvres

 

Introduction à la méthode de Léonard de Vinci (1895)

 

La Soirée avec monsieur Teste (1896)

 

Essai d’une conquête méthodique (1897)

 

La Jeune Parque (1918)

 

La Crise de l’esprit (1919)

 

Le Cimetière marin (1920)

 

Album de vers anciens (1920)

 

Charmes (1922)

 

Eupalinos ou l’Architecte (1923)

 

L’Âme et la danse (1923)

 

Dialogue de l’arbre (1923)

 

Variété I (1924)

 

Propos sur l’intelligence (1925)

 

Monsieur Teste (1926)

 

Variété II (1930)

 

Regards sur le monde actuel (1931)

 

Amphion (1931)

 

Pièces sur l’art (1931)

 

L’idée fixe ou Deux Hommes à la mer (1932)

 

Discours en l’honneur de Goethe (1932)

 

Sémiramis (1934)

 

Notion générale de l’art (1935) en ligne

 

Variété III (1936)

 

Degas, danse, dessin (1938)

 

Discours aux chirurgiens (1938)

 

Variété IV (1938)

 

Mauvaises pensées et autres (1942)

 

Tel quel (1941, puis 1943) (Cahier B 1910; Moralités; Littérature et Choses tues)

 

Variété V (1944)

 

Mon Faust (1946)

 

L’Ange (1947)

 

Histoires brisées (1950)

 

Vues (1948, posthume)

 

Œuvres I (1957, posthume)

 

Les Principes d’anarchie pure et appliquée (1984, posthume)

 

Corona et Coronilla (2008, posthume)

 

La totalité des Cahiers est consultable en fac-similé à la bibliothèque du Centre Georges-Pompidou de Paris. Réédition, Gallimard, 2009.

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116e anniversaire de la naissance de Jean Rostand

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

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Écrivain, biologiste, historien des sciences et académicien français, Jean Edmond Cyrus Rostand est né le 30 octobre 1894 à Paris 17e. Il est mort le 4 septembre 1977 à Ville-d’Avray (Hauts-de-Seine). Écrivain, biologiste, historien des sciences et académicien français.

Œuvre littéraire

Le Retour des pauvres (Paris, Stock, 1919 – publié sous le
pseudonyme de Jean Sokori)

La Loi des riches (Paris, Grasset, 1920)

Pendant qu’on souffre encore (Paris, Grasset, 1921)

Ignace ou l’écrivain (Paris, Fasquelle, 1923)

Deux Angoisses : la mort, l’amour (Paris, Fasquelle, 1924)

De la vanité et de quelques autres sujets (Paris, Fasquelle,
1925)

Les Familiotes et autres essais de mystique bourgeoise
(Paris, Fasquelle, 1925)

De l’amour des idées (Paris, Aveline, 1926)

Le Mariage (Paris, Hachette, 1927)

Valère ou l’exaspéré (Paris, Fasquelle, 1927)

Julien ou une conscience (Paris, Fasquelle, 1928)

Journal d’un caractère (Paris, Fasquelle, 1931)

Pensées d’un biologiste (Paris, Stock, 1939)

Nouvelles pensées d’un biologiste (Paris, Stock, 1947

Œuvre scientifique

Les Chromosomes, artisans de l’hérédité et du sexe (Paris,
Hachette, 1928)

La Formation de l’être. Histoire des idées sur la génération
(Paris, Hachette, 1930)

De la mouche à l’homme (Paris, Fasquelle, 1930)

L’état présent du transformisme (Paris, Stock, 1931)

L’Évolution des espèces. Histoire des idées transformistes
(Paris, Hachette, 1932)

L’Aventure humaine (Paris, Fasquelle, 3 volumes, 1933-1935)

La Vie des crapauds (Paris, Stock, 1933)

Les Problèmes de l’hérédité et du sexe (Paris, Rieder, 1933)

En collaboration avec Augustin Boutaric et Pierre Sergescu :
Les Sciences. Les sciences mathématiques, les sciences biologiques, les
sciences physico-chimiques, (Paris, Denoël, 1933)

La Vie des libellules (Paris, Stock, 1935)

Insectes (Paris, Flammarion, 1936)

En collaboration avec Lucien Cuénot : Introduction à la
génétique (Paris, Tournier et Constans, 1936)

La Nouvelle Biologie (Paris, Fasquelle, 1937)

La Parthénogenèse des vertébrés (Paris, Hermann, 1938)

Claude Bernard (Paris, Gallimard, 1938)

Biologie et Médecine (Paris, Gallimard, 1939)

La Vie et ses problèmes (Paris, Flammarion, 1939)

Science et Génération (Paris, Fasquelle, 1940)

L’homme. Introduction à l’étude de la biologie humaine
(Paris, Gallimard, 1941)

Les Idées nouvelles de la génétique (Paris, P.U.F., 1941)

L’Homme, maître de la vie (Paris, Poulet-Malassis, 1941)

Hommes de vérité. Tome 1: Pasteur, Claude Bernard,
Fontenelle, La Rochefoucauld (Paris, Stock, 1942)

La Genèse de la vie. Histoire des idées sur la génération
spontanée (Paris, Hachette, 1943)

L’Avenir de la biologie (Paris, Poulet-Malassis, 1943)

La Vie des vers à soie (Paris, Gallimard, 1944)

L’Avenir de la biologie (Paris, Éditions du Sablon, 1946)

Qu’est-ce qu’un enfant ? (Alençon, Imprimerie Alençonnaise,
1946)

Charles Darwin (Paris, Gallimard, 1947)

Hommes de vérité. Tome 2: Lamarck, Davaine, Mendel, Fabre,
Barbellion (Paris, Stock, 1948)

L’Homme devant la biologie (Paris, Poulet-Malassis, 1949)

La Parthénogenèse, reproduction virginale chez les animaux
(Paris, Poulet-Malassis, 1949)

La Parthénogenèse animale (Paris, P.U.F., 1949)

La Biologie et l’avenir humain (Paris, Albin Michel, 1950)

Les Grands courants de la biologie (Paris, Gallimard, 1951)

Les Origines de la biologie expérimentale et l’abbé
Spallanzani (Paris, Fasquelle, 1951)

La Génétique des Batraciens (Paris, Hermann, 1951)

L’Hérédité humaine (Paris, P.U.F., « Que sais-je
? », 1952)

Pages d’un moraliste ( Paris, Fasquelle, 1952)

Ce que nous apprennent les crapauds et les grenouilles
(Paris, Poulet-Malassis, 1953)

Ce que je crois (Paris, Grasset, 1953)

Instruire sur l’homme (Nice, Éditions médicales La Diane
Française, 1953)

La Vie, cette aventure. Entretiens avec Paul Bodin (Paris,
La Table ronde, 1953)

Notes d’un biologiste (Paris, Les pharmaciens bibliophiles,
1954)

Les Crapauds, les grenouilles et quelques problèmes
biologiques (Paris, Gallimard, 1955)

Le Problème biologique de l’individu (Paris,
Poulet-Malassis, 1955)

L’Atomisme en biologie (Paris, Gallimard, 1956)

Peut-on modifier l’homme ? (Paris, Gallimard, 1956)

L’Homme de l’an 2000 (Paris, Société parisienne
d’imprimerie, 1956

Science fausse et fausse science (Paris, Gallimard, 1958)

Aux sources de la biologie (Paris, Gallimard, 1958)

Bestiaire d’amour (Paris, Gallimard, 1958)

Anomalies des Amphibiens anoures(Paris, Sedes, 1958)

Carnet d’un biologiste (Paris, Stock, 1959)

Les Origines de la biologie expérimentale (Paris,
Poulet-Malassis, 1959)

Espoir et Inquiétudes de l’homme (Paris, Club du Meilleur
Livre, 1959 )

Discours de réception de Jean Rostand à l’Académie française et Réponse de Jules Romains (Paris, Gallimard, 1959)

L’Évolution (Paris, Robert Delpine, 1960)

La Biologie et les Problèmes humains (Paris, Cercle parisien
de la Ligue Française de l’Enseignement, 1960)

La Biologie inventrice (Paris, Éditions du Palais de la
Découverte, 1961)

Aux Frontières du surhumain (Paris, UGE, 1962)

Avec Andrée Tétry : La Vie (Paris, Larousse, 1962)

Le Droit d’être naturaliste (Paris, Stock, 1963)

Biologie et Humanisme (Paris, Gallimard, 1964)

Hommes d’autrefois et d’aujourd’hui (Paris, Gallimard, 1966)

Maternité et Biologie (Paris, Gallimard, 1966)

Inquiétudes d’un biologiste (Paris, Gallimard, 1967)

Le Courrier d’un biologiste (Paris, Gallimard, 1970)

Quelques discours (1964-1970) (Paris, Club humaniste, 1970)

Les Étangs à monstres. Histoire d’une recherche (1947-1970)
(Paris, Stock, 1971)

Avec Andrée Tétry : L’Homme. Initiation à la biologie
(Paris, Larousse, 1972)

Entretiens avec Eric Laurent (Paris, Stock, 1975)

Source Wikipédia

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102e anniversaire de la naissance de Marcel Béalu

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

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Écrivain et poète, Marcel Béalu est né le 30 octobre 1908 à Selles-sur-Cher (département de Loir-et-Cher). Il est décédé le 19 juin 1993 à Paris, est un écrivain et un poète français

Ses œuvres

Poèmes

Poèmes sur un même thème (Notre Temps, 1932).

Les Yeux ouverts (Paris, E. Figuière, 1936).

Esquisse de l’idole (Imprimerie Delayance, 1936).

Écrits dans la ville (Paris, Édition du Sagittaire, 1937).

La Rivière (Paramé en Bretagne, Édition du Goeland, 1938).

Tumulte des amarres (Feuillets de Sagesse, 1938).

Pouce ! (Feuillets de l’îlot, 1939).

Cœur vivant (Jean Flory, 1941).

L’Île au cri de silence, suivi d’autres poèmes (Cahiers de Rochefort, 1941).

Coeur vivant (Paris, Jean Flory, 1941).

Cœur en guise d’ailes (La Presse à bras, 1950).

Ocarina (Seghers, 1953)

L’Herbier de feu (Rougerie, 1955).

L’Air de vie, 1936-1956 (Seghers, 1958).

Amour me cèle celle que j’aime (Seghers, 1962).

D’où part le regard (Éditions De Beaune, 1964 – réédition Rougerie, 1971).

Dix poèmes pour cartes postales (Le Pont traversé, 1966).

La Voix sans nom (Rougerie, 1967).

La Nuit nous garde (Vodaine, 1968)

L’Écorce et le Vent (Robert Blanchet, 1970).

La Flamme sans ombre (La Motte, 1974).

Yamira (Le Pont traversé, 1975).

Poèmes, 1936-1960 (Le Pont traversé, 1976).

Miroir ambigu de l’Amour (S.M.E., 1979).

Les cent ciels (Robert Blanchet, 1980).

Poèmes, 1960-1980 (Le Pont traversé, 1981).

Contes et romans

Mémoires de l’ombre, fragments (Paris, Debresse, 1941)

Dix fragments inédits des Mémoires de l’ombre, illustrations de Roger Toulouse (Galerie Drouin, 1942).

Mémoires de l’ombre (Gallimard, 1944).

Mémoires de l’ombre, édition augmentée (Le Terrain vague, 1959).

L’Expérience de la Nuit. Gallimard, 1945.

Journal d’un mort. Gallimard, 1947.

La Pérégrination Fantasque. Vrille, 1951.

Passage de la Bête, roman (Belfond).

La Millanderie, roman (Deux Rives).

L’Araignée d’Eau, illustré de dessins de l’auteur. Librairie Les Lettres.

L’Araignée d’eau et autres récits fantastiques, préface d’André Pieyre de Mandiargues. Paris, Nouvel Office d’édition, Poche-Club, 1964.

L’Aventure impersonnelle et autres contes fantastiques. Marabout.

Contes du demi-sommeil. Fanlac.

Anthologies

Florilège de la littérature érotique en France, sous le pseudonyme de Luc le Braame. Éditions du Myrthe, 1948.

Anthologie de la Poésie féminine française depuis le Surréalisme. Éditions De Beaune, 1952.

Anthologie de la Poésie féminine française de 1900 à nos jours. Stock, 1953.

Panorama de la Littérature érotique, sous l’anagramme de l’éditeur, Gilles Delfos. Arcanes, 1954.

La Poésie érotique de langue française, anthologie. Seghers, 1971.

Essais et correspondances

Dernier visage de Max Jacob, suivi de 212 lettres de Max Jacob, Périgueux, Fanlac, 1946; Vitte, 1959.

Correspondance Marcel Béalu — René Guy Cadou. Rougerie, 1970.

Le Bien Rêver. Robert Morel, 1968.

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Un espace pour une parole libre

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

Par Laurent Margantin, écrivain et critique à La Quinzaine littéraire

Le numérique est souvent présenté comme un risque pour la qualité littéraire, voire même pour l’avenir de la culture. Dans une tribune collective publiée dans Le Monde daté 20 octobre censée défendre les intérêts des « gens de lettres », des libraires, des éditeurs et des bibliothécaires, on peut lire qu’« un marché numérique non régulé » entraînerait les « œuvres de l’esprit » sur une « pente glissante ». La question est de savoir si les auteurs se reconnaissent dans cette vision selon laquelle le numérique serait dangereux parce qu’il offre un espace de liberté et de création totalement inédit dans l’histoire de la culture à un niveau mondial. Et si ces auteurs ne préfèrent pas, peut-être, la pente glissante à la défense d’intérêts qui, plus que jamais, leur sont étrangers.

Depuis plus de dix ans, Internet est un extraordinaire creuset d’expériences littéraires. Dès les années 1997 et 1998, des sites ont été créés par des écrivains reconnus (je pense à ceux de Michel Butor, de François Bon ou d’Eric Chevillard, mis quotidiennement à jour), et par de jeunes auteurs qui ont pu mettre à profit cette liberté nouvelle de donner à lire sans intermédiaire pour avancer dans des formes d’écriture que l’édition traditionnelle ne pouvait ou ne voulait plus accueillir. Car il faut bien le dire : si, en l’espace de quelques années, autant de textes nouveaux ont été mis en ligne, c’est bien parce que nombre d’éditeurs ont renoncé à publier cette littérature vivante, n’obéissant à aucun des impératifs commerciaux qui prévalent désormais dans le monde de l’édition. On dénigre souvent les « blogs », mais pour tout connaisseur de l’Internet littéraire, sachant se repérer dans cet immense réseau, il est évident que c’est désormais là que se jouent le présent et l’avenir de la littérature.

Combien de ces auteurs mettant directement des textes en ligne ont vu leurs manuscrits de qualité refusés par des éditeurs avant tout désireux de faire du chiffre, alors que, on le sait, la plupart des écrivains porteurs d’un style nouveau doivent bien souvent attendre des années avant de trouver leur public ? Ce travail lent et difficile consistant à soutenir des auteurs sur les qualités littéraires de leurs œuvres souvent peu prisées d’un large public, des éditeurs jadis le faisaient, mais la majorité de leurs héritiers ne le font plus, pressés d’investir dans des textes ayant le plus de chances de rencontrer très vite un nombre important de lecteurs.

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http://mobile.lemonde.fr/idees/article/2010/10/28/un-espace-pour-une-parole-libre_1432681_3232.html

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Une inspiration profonde en Normandie

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

Atlas de la Basse-Normandie de Pascal Buléon – Cartographe : Cécile Marin 120 pp., 25 €.

C’est dans l’entrelacement entre l’histoire et la géographie depuis plus de dix siècles qu’il faut rechercher les racines et les raisons de la grande richesse culturelle de la Normandie.

«La Normandie est une des régions d’Europe où l’histoire du livre, même avant l’imprimerie a connu des moments importants. Les manuscrits du Mont-Saint-Michel sont la pointe connue de l’immense production et accumulation des abbayes depuis les VIIIe et IXe siècles. Puis, le développement du protestantisme, de l’imprimerie, de la contre-réforme, l’effervescence intellectuelle du XVIIe, avec la fondation des académies en sont des jalons marquants.

«Pourquoi la Basse-Normandie ? Dans une histoire lointaine, parce qu’une richesse accumulée et des commanditaires, si ce n’est des mécènes, ont stimulé une telle production. Plus récemment, pour une raison géographique aux dimensions économiques et culturelles qui reste encore déterminante : la proximité relative de Paris. Pendant des siècles, cette proximité a nourri des allées et venues constantes d’aristocrates et bourgeois éclairés soutenant des créateurs – peintres, écrivains – qui, eux-mêmes, trouvaient leur public dans la capitale.

«Le XIXe siècle et l’installation des premières lignes de chemin de fer ont très fortement intensifié le phénomène, le XXe et le développement des stations balnéaires l’a amplifié. Les artistes ont été nombreux à pratiquer les deux territoires, être «en Normandie et en Paris», grâce à des sujets d’inspiration dans l’air du temps, des raisons économiques et des débouchés – éditeurs ou galeristes.

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http://www.liberation.fr/culture/01012299355-une-inspiration-profonde-en-normandie

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Édition: du marketing à l’influence (2/2)

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

Prix littéraires: influence ou manipulation (1/2)

Par Bénédicte Kibler

Les éditeurs/diffuseurs utilisent des stratégies marketing visibles de tous pour orchestrer des succès commerciaux. Lorsque les médias nous présentent un best-seller comme un phénomène collectif de génération spontanée, y a-t-il tromperie ? Ou aveuglement collectif ?

Du marketing à l’influence

Pour booster les ventes, les éditeurs américains octroient des commissions plus importantes aux libraires sur certains de leurs titres. En France, je ne sais pas si des pratiques comparables existent. Mais partout dans le monde, les éditeurs sélectionnent certains de leurs titres et concentrent leurs efforts sur ces derniers.

Tous les ingrédients d’une stratégie d’influence bien huilée

1. Se servir des croyances collectives fortement ancrées
Pour une partie du public, le classement des meilleures ventes semble plus neutre et plus fiable que le système des prix littéraires et des critiques. C’est le succès commercial qui légitime à leurs yeux, un écrivain. La sanction du public semble plus démocratique, plus intègre, alors que les jugements émis par les critiques littéraires sont considérés comme la reproduction de préjugés d’une certaine caste …

2. Renforcer et conforter ces croyances par les médias
Les journalistes, aveuglés par leurs représentations mentales, n’accordent que peu d’attention à ces pratiques marketing devenues banales. Ils qualifient les best-sellers de “phénomènes” de librairies. Quand on évoque un marketing sophistiqué, ils s’empressent de citer des exceptions, par exemple, “L’élégance du hérisson”, best-seller inattendu. Mais ils transforment une exception en généralité. Ce qui ne correspond pas du tout à la réalité. Ils confortent ainsi leurs représentations mentales, en les colportant. Ils maintiennent les croyances collectives selon lesquelles le succès commercial résulte d’un libre choix du public.

3. Autorité symbolique, notoriété et confiance.
 Du simple fait qu’ils en parlent, ils amplifient les phénomènes. Parce que tout le monde veut connaître le livre dont tout le monde parle. Ce sont les médias qui font des hit-parades des autorités symboliques, qui servent de repères collectifs et rassurent le lecteur dérouté par une trop grande profusion éditoriale. Grâce à cette alliance éditeurs/médias, la confiance est renforcée.

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http://benedictekibler.wordpress.com/2010/10/30/edition-du-marketing-a-linfluence-22/

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Prix littéraires: influence ou manipulation (1/2)

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

Par Bénédicte Kibler

La saison des prix littéraires va commencer. L’occasion de faire le point sur une comédie qui sert à booster les ventes. On comprend que s’il existe des différences fondamentales entre l’influence et la manipulation, les mécanismes sont très proches…

La différence entre influence et manipulation

Influence et manipulation prix littéraires. Il y a manipulation lorsqu’il y a tromperie, désinformation, biais cognitif, fausse rhétorique. Les influenceurs d’un marché produisent un discours orienté mais crédible, autrement dit, cela n’a pas l’objectivité d’un discours scientifique, mais ce n’est ni erroné, ni mensonger. Il n’y a pas tromperie, ni désinformation.

On parle alors d’influence et non de manipulation. Par exemple, les experts en grands crus, les critiques d’art, les critiques littéraires etc… Par contre, si ces influenceurs font l’apologie d’une marque moyennant une rémunération occulte, alors il y a tromperie et donc manipulation.

Des manipulations qui ont l’apparence de la respectabilité

Biais cognitifs: le choix des jurys littéraires n’est pas sincère, il est le fruit de marchandages et d’accords entre éditeurs, de trocs de voix. On peut parler de tromperie et d’ententes illicites. Il y a bel et bien manipulation. Mais tout cela reste difficile à prouver…

Fausses rhétoriques: au nom de la défense de la culture, sacro-saint tabou de notre société, les médias passent sous silence les hypocrisies de ce système. Certains sont suffisamment habiles pour faire croire que notre culture est en danger et que ce système est indispensable à sa sauvegarde. Ils se font passer pour les défenseurs d’une culture qui n’a en fait pas besoin d’eux. Leur but véritable étant de défendre leurs intérêts strictement financiers.

Les mécanismes de la manipulation

1. Se servir des croyances collectives fortement ancrées

Beaucoup font confiance aux prix littéraires. Pour eux, les professionnels, sincèrement animés par l’amour de la littérature, sont les meilleurs juges. Les jurys littéraires, censés être passionnés et intègres, défendraient les œuvres qu’ils aiment et seraient les garants de la qualité littéraire.

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http://benedictekibler.wordpress.com/2010/10/25/prix-litteraires-influence-ou-manipulation-12/

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Bayonne (64) – Des libraires subjectifs et heureux de l’être

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

La Rue en pente fête son trentième anniversaire. Le secret de cette longévité est à chercher dans une subjectivité revendiquée, et qui s’est renforcée au fil des ans.

Par Emmanuel Planes

C’était le 4 octobre 1980. La librairie de la Rue en pente sur laquelle règnent deux couples, Gérard et Maria Felices, Philippe et Christine Madelainne, venait d’ouvrir ses portes rue Poissonnerie. Un quart d’heure après, le premier client faisait son apparition. En blouse blanche. Il était prothésiste rue Gosse, à deux pas de là. Gérard Felices n’a pas oublié ce moment. « Il recherchait une biographie. » Charles, retraité au Boucau, est toujours client de la librairie, également fréquentée par ses enfants et ses petits-enfants.

À l’origine de la Rue en pente, une amitié, née à l’ombre des drapeaux. Gérard Felices et Philippe Madelainne ont fait connaissance alors qu’ils effectuaient leur service militaire au ministère de l’Air. Le premier avait suivi des études d’histoire, le second de sciences. Un 14 juillet où ils étaient de garde, les deux bidasses ont découvert qu’ils avaient bien des goûts en commun, parmi lesquels celui du livre.

Une fois retournés à la vie civile, Gérard Felices et Philippe Madelainne ont continué à se fréquenter et à envisager des projets d’avenir auxquels leurs épouses étaient étroitement associées.

Trente ans après, ils ne regrettent pas une seconde d’avoir fait le choix d’ouvrir une librairie à Bayonne. « On n’a pas senti le temps passer, confie Gérard Felices. Physiquement, moralement, on est comme au premier jour. Avec le même enthousiasme. » Ces trente années ont été, bien sûr, ponctuées de moments difficiles. Particulièrement le début des années 2000, avec l’implantation, à Bayonne, d’une première grande surface spécialisée dans les produits dits culturels. Se sentant menacés, les deux couples étaient, à l’époque, très remontés contre cette « concurrence faussée ».

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http://www.sudouest.fr/2010/10/30/des-libraires-subjectifs-et-heureux-de-l-etre-225540-4018.php

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Les bibliothèques publiques face à la crise du « vivre ensemble »

Posté par Serge Bénard le 30 octobre 2010

 

Les décideurs locaux ont trop souvent tendance à sacrifier la conception d’un ouvrage public sur l’autel des économies d’investissement de bouts de chandelle. Au delà des aspects liés à la construction, le souci accru du « vivre ensemble » dans des sociétés anxiogènes devrait nous inciter à faire évoluer leurs usages.

 

Par Jean-Marc Pasquet

 

Révolution tranquille du « troisième lieu »

 

Une petite révolution tranquille semble pourtant gagner les municipalités les plus averties (1). Elle vient d’outre-atlantique, conceptualisée au début des années 1980 par Ray Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride. L’idée de faire des équipements ouverts aux publics des « troisième lieu » (2), distincts des deux premiers : foyer et travail. Des espaces « politiques » où les individus peuvent se rencontrer, se réunir et échanger, prendre un café ou simplement se poser. A rebours des effets pervers de l’individualisme social, pour renouer avec certains rituels du « vivre ensemble », comme on dit aujourd’hui.

 

Des lieux vivants, propices à l’échange comme dans la sphère privée entre individus placés en situation d’égalité.

 

Accessibles, sur le plan des horaires (larges amplitudes), agissant comme « facilitateur social », où l’on vient « par hasard » rencontrer des habitué-e-s, rompre un peu de solitude dans des espaces confortables et douillets. Des lieux « comme à la maison » ou plutôt comme elle devrait être dans un idéal sans télévision. Celui des tavernes où l’on vient se décharger du stress sans tomber dans les comportements déviants.

 

Les bibliothèques se prêtent particulièrement à ce type d’expérimentations : à l’instar de celles de la ville de Chicago, réputées pour leur convivialité, les aides à la lecture, leurs salles d’études et des services d’aide aux devoirs ou de cours aux adultes. A Toronto, on trouve dans certaines d’entre elles des services à l’emploi ou au logement particulièrement appréciés des nouveaux arrivants.

 

La bibliothèque en première ligne et en ligne au Québec remplit une mission sociale essentielle : elle est le temple de l’éducation informelle, le pilier de la démocratie, la gardienne de l’identité et de la liberté d’expression, et ces finalités passent par la culture. C’est dans ce maillage plus nuancé entre le social et le culturel que s’articule le modèle de la bibliothèque publique québécoise » (3). 

 

Le « modèle français » de la bibliothèque est davantage marqué par le souci de « collections savantes » et moins riche en services d’apprentissage et de savoir. Sans renier ses fondements, la crise sociale requestionne cette conception au regard des nécessités de décloisonner les usages, faciliter l’accessibilité aux publics dans un contexte de ressources budgétaires restreintes.

 

1 [Le blog culturel des Administrateurs territoriaux de l’INET http://terrainsdeculture.wordpress.com/2010/10/17/un-avenir-nouveau-pour-les-bibliotheques-troisieme-lieu-de-vie/

 

 (2) Aller plus loin sur la notion de « troisième lieu » : http://bbf.enssib.fr/consulter/bbf-2010-04-0057-001

 

(3) [Analyse comparée des moèles français, canadiens et USA

 

 http://bibliomancienne.wordpress.com/2010/04/30/la-bibliotheque-publique-le-modele-quebecois/

Source :

http://jean-marcpasquet.rsfblog.org/archive/2010/10/29/les-bibliotheques-publiques-face-a-la-crise-du-vivre-ensembl.html

 

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