Le rapport 2010 sur la lecture des enfants et de la famille, édité par le groupe Harrison et l’éditeur Scholastic, bien que basé sur un simple sondage auprès de 1000 enfants américains et leurs parents, a retenu mon attention à cause d’un graphique mis en avant par Guy LeCharles Gonzalez du Digital Book World. Ce n’est pas la lecture très marketing qu’en fait le directeur du Digital Book World qui m’a intéressé, pas plus que la naïveté de ce que le communiqué de presse en retenait (à savoir que les enfants étaient plus près à lire au format numérique que leurs parents - pour autant qu’on puisse prêter une intentionnalité marketing à des envies). Ce qui m’a intéressé, c’est surtout un graphique qui souligne que le temps de lecture des 6-17 ans décline au profit du temps passé en ligne ou à téléphoner.

Les courbes sont assez éloquentes. Alors que la télévision se maintient, avant de commencer à baisser après 11 ans, on voit que la lecture pour le plaisir chute aussitôt l’âge de l’apprentissage de la lecture passé. Il serait facile de conclure à la lecture de ce graphique que, comme on le trouve souvent cette chute est liée à la concurrence des autres médias (internet, jeu vidéo, téléphone mobile…). C’est parce qu’ils jouent au jeu vidéo (1) que les enfants ne lisent plus ma bonne dame ! On connait la ritournelle.
Cette chute précoce, rapide – pour autant qu’elle soit avérée et généralisable – doit profondément nous interroger.



