• Accueil
  • > Archives pour le Mardi 26 octobre 2010

Dix ans de pertinence pour l’Observatoire de la culture et des communications du Québec

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

QUÉBEC, le 25 oct. 2010 /CNW Telbec/ – Né d’une volonté commune de se doter d’un instrument d’analyse rigoureux, c’est en juin 2000 que la ministre de la Culture et des Communications, appuyée par les dirigeants du Conseil des arts et de lettres du Québec, de la Société de développement des entreprises culturelles et de l’Institut de la statistique se concertaient pour créer l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.

C’est par la tenue du Forum La diversité culturelle à l’ère numérique que l’Observatoire de la culture et des communications du Québec (OCCQ) de l’Institut de la statistique du Québec a choisi de souligner ses dix ans d’existence.

Un portfolio bien rempli

Durant la dernière décennie, l’Observatoire a publié une multitude de statistiques et d’analyses pertinentes et fiables, utiles à l’ensemble des intervenants du milieu culturel. Parmi ses principales réalisations, citons la production de nombreuses enquêtes récurrentes, par exemple sur le livre, les arts de la scène, la fréquentation des musées, les écrivains, l’acquisition d’œuvres d’art, les dépenses des municipalités en culture, etc. Toutes ces enquêtes profitent d’une large diffusion, grâce entre autres à l’accès gratuit aux données accessibles sur le site Web et à la publication d’un bulletin de vulgarisation, Statistiques en bref, déjà à son 67e numéro.

L’OCCQ a produit une centaine de publications à ce jour : statistiques sur l’industrie du film, état des lieux du patrimoine, des institutions muséales et des archives; état des lieux du livre et des bibliothèques, pour ne nommer que celles-là. L’OCCQ a été précurseur dans plusieurs domaines. Entre autres, il a diffusé ce printemps la première analyse de La balance commerciale québécoise de produits culturels. Un ouvrage attendu depuis longtemps qui démontre la dynamique des échanges culturels entre le Québec et le monde.

Lire la suite :

http://communiques.gouv.qc.ca/gouvqc/communiques/GPQF/Octobre2010/25/c5384.html

Publié dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs, Francophonie, langue française | Commentaires fermés

Où en est l’informatisation des bibliothèques municipales ?

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010


Par RFI
Le service du livre et de la lecture du ministère de la Culture doit publier prochainement un rapport sur l’informatisation des bibliothèques, dont nous publions des extraits. On y apprend que l’informatisation est en marche mais que pour le public, l’accès à internet est encore peu répandu. Par ailleurs l’Etat encourage les bibliothèques à numériser leurs documents, qu’ils soient précieux ou non. L’étude du ministère est basée sur des données recueillies auprès des bibliothèques en 2008.

Informatisation des bibliothèques et accès à internet

2 516 bibliothèques municipales sur les 2 796 que compte l’échantillon sont informatisées en 2008, soit 88,9 % des bibliothèques représentant 96,8 % de la population desservie. Par contre, les postes de consultation informatique pour le public sont insuffisants, environ 5 pour 10 000 habitants.
Les bibliothèques municipales sont de plus en plus nombreuses à proposer au public un accès à internet (1.932, contre 1.695 en 2005). Cet accès est gratuit dans près de deux tiers des cas (65,8 %). On notera que l’internet est davantage ressenti comme un service public, préalable même à une informatisation, dans les bibliothèques des petites communes.
696 bibliothèques rendent leur catalogue accessible par internet. Elles étaient 316 en 2005.
77 bibliothèques déclarent détenir 207 432 documents numériques (unité documentaire numérisée ou acquise sous une forme numérique par la bibliothèque, à l’exception des bases de données et périodiques électroniques).
184 bibliothèques déclarent détenir 1 936 bases de données.

Lire la suite :

http://www.rfi.fr/france/20101025-est-informatisation-bibliotheques-municipales

Publié dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs | Commentaires fermés

Learning center… purée !

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

Bloc-notes [im]pertinent d’Olivier Tacheau

Je synthétise et complète ici mon point de vue donné à Livres-Hebdo pour un article à paraître sur les Learning centers « à la française ». En substance, ce nouveau prêt-à-penser n’a pas de sens hors l’analyse réaliste des limites des BU françaises (matérielles et intellectuelles) et des spécificités de notre modèle universitaire.

La journaliste, fort sympathique au demeurant, ayant voulu me faire dire à tout prix que la nouvelle BU Saint Serge était un Learning center, il me semble important de revenir sur quelques définitions pour éviter les confusions, même si l’envie est grande de fanfaronner en répondant oui, ce qui est tentant, mais que je laisse à d’autres (qui font d’ailleurs moins bien qu’à Angers !).

1) Tentative de définition. Un learning center est un lieu pour l’apprentissage et l’acquisition des savoirs où l’individu rencontre et se frotte librement à la connaissance sous des formes et formats multiples, avec ou sans l’intermédiation d’une personne physique (enseignant, bibliothécaire, médiateur, conférencier,…). C’est donc la diversité et la maîtrise des modalités d’accès, physique et numérique, associées à leur facilité d’usage (disponibilité, ergonomie des espaces et des outils, ouverture horaire…)  qui définit la richesse et la qualité d’un learning center.

2) Limites matérielles. En un sens, une BU est déjà un learning center, dont on pourrait se satisfaire s’il ne lui manquait quelques éléments quand même… l’amplitude horaire, déjà, qu’on a bien du mal à élargir en France, malgré les efforts et déclarations d’intention… 58, 59, 60h par semaine ? passer à 65h ne change rien d’ailleurs car c’est surtout la régularité et la continuité des horaires qui comptent. En deçà de 8h-22h voire 24h 7j/7J, car on apprend à toute heure et tous les jours même le dimanche, difficile de parler de Learning center. Ensuite, les moyens informatiques. Certes, des progrès sont à noter mais trop maigres encore. A Angers par exemple où nous sommes plutôt bien lotis, 10% des places seulement sont informatisés, soit 200 postes (+ 100 portables) le plus souvent saturés. Disons qu’en dessous de 50% des places informatisées, on reste dans un schéma classique. Enfin, une architecture modulaire qui permette toutes les configurations : cours-conférence, TD-atelier, petits groupes, travail isolé… le tout gérant les questions de bruit/silence. La moitié des places au moins doivent pouvoir être dévolue, selon les besoins, à l’un des quatre usages ci-dessus. On en est très loin.

Lire la suite :

http://tacheau.wordpress.com/

Publié dans Bibliothèques, médiathèques et leurs animateurs, Opinions, tribunes, idées, polémique, lettres ouvertes | Commentaires fermés

Cartographie des livres contestés aux USA

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

Aux États-Unis, ce sont chaque année des centaines de livres dont la présence en bibliothèque ou dont l’usage à l’école est remis en question par un lecteur, un parent d’élève, etc. Derrière cette remise en question, il y a souvent la volonté de retirer des rayons ou à tout du moins de rendre moins accessibles aux plus jeunes ces ouvrages contestés. Entre 2001 et 2009, l’ALA a répertorié pas moins de 4.312 cas de contestations auxquelles les bibliothèques américaines ont dû faire face:

Sexe ou nudité : 1.413

Langage grossier : 1.125

Inadapté au public cible : 897

Violence : 514

Homosexualité : 344

Caractère « anti-familial » : 109

Critique de la religion : 269

A noter toutefois que, selon l’ALA, les 460 cas de contestation répertoriés en 2009 ne représentent jamais que 20 à 30% de tous les cas supposés, la majorité des contestations n’étant jamais signalées à l’ALA.

Source :

http://bibliothethique.net/

Publié dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils | Commentaires fermés

La Turquie a une dent contre Apollinaire, pas la Suisse

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

Une récompense remise par les éditeurs internationaux sanctionne le pays qui censure le poète

Par Clément S.

La Turquie n’a pas fini de s’en prendre à Apollinaire, qui n’avait pourtant rien demandé. L’éditeur qui avait publié Les Onze mille verges avait connu les affres de la procédure judiciaire, pour avoir choqué le pays.

En février dernier, l’Europe était intervenue : Strasbourg avait pris la défense de l’éditeur et du livre, en condamnant fermement la décision de la Turquie de censurer le livre. La cour de juges européens des droits de l’Homme « considère que la reconnaissance accordée aux singularités culturelles, historiques et religieuses des pays ne saurait aller jusqu’à empêcher l’accès du public d’une langue donnée, en l’occurrence le turc, à une oeuvre figurant dans le patrimoine littéraire européen ». (notre actualitté)

Eh bien que la Cour se rassure, l’auteur a été indirectement vengé et pas avec le dos de la cuillère.

Alors qu’Irfan Sanci, propriétaire de la maison d’édition Sel est poursuivi pour violation de l’article 226 du Code pénal turc, visant l’obscénité, il vient de recevoir le prix spécial décerné par l’Association internationale des éditeurs, depuis sons siège, à Genève. Cet éditeur a fait paraître Les exploits d’un jeune Don Juan, un autre titre d’Apollinaire.

Lire la suite :

http://www.actualitte.com/actualite/22330-censure-poete-recompense-editeurs-strasbourg.htm

v20251.jpg

Publié dans Censure, autodafés, emprisonnements, crimes, exils | Commentaires fermés

Choix du jour de libraire à Bourg-en-Bresse (01)

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

couverturedulivrelafortunedesila.jpeg

La fortune de Sila

Fabrice Humbert

Genre : Romans et nouvelles – français

le Passage, Paris, France

18.00 €

ISBN : 9782847421545

GENCOD : 9782847421545

Choix de Cloé Pollin de la librairie du Théâtre Zannini à Bourg-en-Bresse (01)

Portraits ciselés de bandits de la finance, de leur grandeur et décadence. Drôle, cynique et redoutablement intelligent.

Mon premier coup de coeur de cette rentrée littéraire !

Dans un grand restaurant parisien, un serveur est violemment frappé par un client. Autour d’eux, le silence se fait, mais personne n’intervient. On découvre peu à peu la vie de ces personnes : l’homme violent qui a maltraité le serveur, la victime, le couple de Russes assis non loin et le duo atypique de jeunes hommes que tout oppose.

Ce roman profondément ancré dans la société moderne traverse les XXème et XXIème siècles, depuis la chute du mur de Berlin jusqu’à la crise financière de 2008, en passant par tous les affres de la société consumée par le gain de l’argent. On assiste à l’ascension du capitalisme dans le monde entier, ainsi que sa chute, qui coïncidera avec une rupture exceptionnelle dans la vie des personnages…

On se laisse porter par l’écriture de Fabrice Humbert qui a par ailleurs reçu le Prix Orange du Livre pour L’Origine de la Violence (ed. Le Passage, 2009 ; ed. Le Livre de Poche, 2010)

La Radio des libraires : Grégoire Lortat-jacob de la librairie Longtemps à Paris

Télécharger le MP3

 

Publié dans Choix des libraires | Commentaires fermés

3 novembre 2010 au 6 février 2011 – Exposition Louise Bourgeois : Moi, Eugénie Grandet…

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

 Exposition à la Maison de Balzac (75) du 3 novembre 2010 au 6 février 2011, 47, rue Raynouard, 75016 Paris

Louise Bourgeois, artiste essentielle de la scène contemporaine, a souhaité présenter dans l’intimité de la Maison de Balzac une exposition dédiée à Eugénie Grandet. Entièrement fondée sur la mémoire et les « motivations enfantines », l’œuvre de Louise Bourgeois est autobiographique. Au service de l’inconscient, son art cathartique renvoie aux relations mère – enfant ou père – enfant.
Eugénie Grandet, célèbre dès sa publication en 1833, met en scène le père Grandet, vigneron d’une avarice instinctive, sa femme, que l’insensibilité de son mari écrase et finit par tuer, et sa fille Eugénie, douce, bonne et aimante qui, déçue dans ses sentiments, se referme sur elle-même et devient une vieille fille charitable mais amère. Le roman de Balzac traite donc de la famille, de l’adolescence, de la douleur et de la solitude : autant de thèmes que Louise Bourgeois, se disant non pas féministe mais « s’occupant du féminin », a exploré sans relâche depuis ses premières peintures, à la fin des années 30. Il n’y a donc rien d’étonnant à ce qu’Eugénie Grandet soit un personnage central dans la genèse de l’œuvre de Louise Bourgeois qui y voit « le prototype de la femme qui ne s’est pas réalisée. Elle est dans l’impossibilité de s’épanouir. Ce personnage de Balzac est la prisonnière de son père qui avait besoin d’une bonne. Son destin est celui d’une femme qui n’a jamais l’occasion d’être une femme… « . 
Revenant à la broderie, technique féminine par excellence mais surtout mode de création lié au souvenir de sa mère tisserande, Louise Bourgeois nous livre plusieurs séries d’œuvres qui évoquent le temps qui passe, les occupations inutiles, le flétrissement, la solitude. Une incroyable poésie – non dépourvue d’humour – se dégage de cet art de l’intime, du secret, chez une artiste qui ne travaille que dans l’isolement. Cette exposition marque ainsi la rencontre de deux très grands artistes qui, bien qu’éloignés dans le temps et l’espace, se rejoignent par leur puissance d’analyse, leur lucidité et leurs efforts pour identifier les ressorts les plus profonds et les plus secrets de l’âme humaine.



Commissariat scientifique 
Wendy Williams et Yves Gagneux.



Tarifs :
Plein tarif : 4€ / Tarif réduit : 3€ / Demi-tarif : 2€
Gratuité pour les moins de 13 ans 
Ouvert du mardi au dimanche sauf jours fériés.

Source :

http://www.litterature-lieux.com/actualites/index.asp?View=1397#F1397

Publié dans Festivals, galas, spectacles, expositions, musées, Maisons d'écrivains, résidences d'auteurs, maisons du l | Commentaires fermés

Identifier les armoiries d’une reliure

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

Les fonds anciens recèlent parfois des trésors, et parmi eux des ouvrages dont la reliure porte les armes d’un précédent propriétaire. Mais ceux-ci n’étant pas toujours identifiés au catalogue, il ne reste plus qu’à chercher. Je suis loin d’être un spécialiste en héraldique, mais si vous non plus, voici quelques outils pratiques sur internet.

Ecclésiastique ? Noble ? Au fait, c’est un homme ou une femme ?
(illustration : armes de Pierre-Daniel Huet)Huet

Avant de s’intéresser au blason lui-même, il faut déjà observer ses ornements. Le chapeau est signe que l’on a affaire à une personnalité ecclésiastique. Le nombre de houppes (de nœuds qui pendent de chaque cotés, au bout des cordelières) renseignent sur le rang. Une mitre, une crosse, une croix de procession sont aussi des détails intéressants. Pour les reconnaître, Wikipédia présente un très bon tableau récapitulatif sur cette page. Attention cependant, les rangs ecclésiastiques évoluent, et l’histoire ne retient souvent que le dernier, le plus haut, qui n’est pas forcément celui qu’occupait le propriétaire quand il a fait poser ses armes sur la reliure.

Lire la suite :

http://akareup.canalblog.com/

Publié dans Bibliophilie, imprimés anciens, incunables, Reliure, relieur, restauration, entretien | Commentaires fermés

France Loisir et Chapitre.com dévoilent l’Oyo, leur lecteur de livres numériques

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010


Par Audrey Oeillet

Hasard du calendrier ou manœuvre marketing ? Hier, une seconde tablette dédiée aux livres électroniques a profité du buzz autour du FnacBook pour s’afficher à son tour : il s’agit de l’Oyo, liseuse numérique lancée conjointement par Chapitre.com et France Loisir.

A l’instar du FnacBook, l’Oyo embarque un écran tactile de 6 pouces exploitant la technologie de l’encre numérique, dispose d’une mémoire interne de 2 Go extensible grâce à son lecteur de carte MicroSD et pèse 240 grammes. Pas de 3G gratuit ici, du moins pas au lancement : seul le WiFi permet à l’utilisateur d’acheter et de télécharger ses ouvrages via le catalogue de Chapitre.com, intégré à la liseuse numérique.

Annoncé à 149 euros pour une commercialisation qui débutera le 28 octobre, l’Oyo se positionne donc comme un concurrent du Kindle, du FnacBook et consorts : à l’approche des fêtes de fin d’année, le consommateur aura donc plus de choix et bénéficiera d’une offre de contenu en français plus étendue. A noter que l’Oyo sera proposé dans les boutiques France Loisir et dans les librairies partenaires de Chapitre.com.

Source :

http://www.clubic.com/livre-electronique/actualite-374128-france-loisir-chapitre-devoilent-oyo-livres-numeriques.html

 

Publié dans Ardoises, tablettes, eReaders, lecteurs ebooks, liseuse, Cyber-librairies, lib. numériques, ventes en ligne, ebooks, livres numériques, livrels, etc., Grandes surfaces spécialisées (culture/livre), clubs | Commentaires fermés

Maisons d’écrivains – George Sand à Lavardac (47)

Posté par Serge Bénard le 26 octobre 2010

Par Xavier Rosan

Née en 1804, Aurore Dupin devient Mme Casimir Dudevant en 1822, puis George Sand dès 1832, avec la parution, la même année, de ses deux premiers romans revendiqués, Indiana et Valentine. Ce triptyque biographique ne laisse cependant guère de place à « J. Sand », auteur de Rose et Blanche, derrière lequel la jeune femme se cache maladroitement. Ce roman à quatre mains (les siennes et celles de son amant Jules Sandeau qui connaîtra par la suite une modeste carrière d’écrivain sous son propre nom), renié par la suite, se situe entre Pyrénées, Gironde et Lot-et-Garonne, décor emprunté aux premières années de mariage d’Aurore. Le baron Casimir Dudevant est en effet originaire de la région de Lavardac où son père, député de l’endroit, possède une maison, dans le bourg de Pompiey. La Maisonneuve est communément appelée du nom du lieu-dit : Guillery. En 1825, profitant d’une villégiature à Cauterets, le couple (accompagné du premier enfant, Maurice) fait halte, au retour, dans la propriété familiale du Lot-et-Garonne durant quelques semaines. Guillery, alors nantie de chais, d’une écurie, d’une basse-cour, d’un chenil, des habitations du régisseurs et des vignerons, enfin de hangars à bois et à liège. Maisonneuve est elle-même une maison de maître composée d’un corps central et de deux ailes, même si la future George Sand y voudra plutôt y voir, dans Histoire de ma vie, « une maisonnette de cinq croisées de front, ressemblant assez à une guinguette des environs de Paris, et meublée comme toutes les bastides méridionales, c’est-à-dire très modestement. Néanmoins l’habitation en était agréable et très commode. » La « maisonnette » disposait en fait, au premier étage de « quatre grandes chambres avec cabinets de toilette », tandis qu’« au rez-de-chaussée, distribués de chaque côté d’un large vestibule », prenaient place un salon carré, une vaste salle à manger, une cuisine avec office, une salle de billard et, dans les ailes, des chambres à coucher supplémentaires. » (Ch. Pujol)

Le premier contact avec Guillery est décevant, la baronne ne goûtant guère ce « désert affreux, une lande désolée, couverte d’arbres-liège, le plus beau revenu rural de France, mais l’arbre le plus triste et le plus sombre… ». De plus, la campagne est cernée par les loups qui viennent rôder la nuit autour des maisons et dévorent les jeunes chiens.

Ces désolantes premières journées sont heureusement compensées par le transport que procure à la jeune femme un travail épistolier aussi clandestin que quotidien. Durant son séjour pyrénéen, Aurore a fait la rencontre d’un jeune substitut du procureur général de Bordeaux dont elle s’est follement éprise, Aurélien de Sèze. Un voyage à Bordeaux provoque une esclandre et, sans doute, le premier acte littéraire de la future George Sand, la Confession de Mme Dudevant à son mari, où elle tente d’expliquer sa conduite.

Dans les années qui suivent, elle effectue plusieurs voyages à Guillery dont elle finit par apprécier le site et la manière de vie nonchalante : « Ici, toutes les journées se ressemblent, je me lève tard, je déjeûne, je passe une heure ou deux au piano, je rentre dans ma chambre, je lis ou je dessine jusqu’au dîner. » On reçoit beaucoup, « les grands et petits propriétaires d’alentour n’ayant absolument rien à faire et cultivant, en outre, le goût de ne rien faire ». On voyage un peu, à La Brède ou chez la marquise de Lusignan, au château, « vieux et triste château », de Xaintrailles. Mais, dès 1831, le couple abandonne la vie commune, le procès en séparation intervenant entre 1835 et 1836.

Aurore ne retournera plus ensuite à Guillery qu’en certaines circonstances dramatiques. En 1837, Casimir ayant kidnappé leur fille Solange, neuf ans, Aurore quitte sa propriété de Nohant en toute hâte pour récupérer son enfant ; elle y revient encore en 1864 assister à la disparition prématurée de son petit-fils Marc-Antoine, dit Cocoton, le fils de Maurice. Vers la fin de sa vie, Casimir Dudevant, accablé par un procès que lui attentent ses enfants et son ex-épouse, doit se séparer de la propriété. Il meurt en 1871, non loin, à Barbaste.

Source :

http://arpel.aquitaine.fr/spip.php?article10847

 

 

Publié dans Maisons d'écrivains, résidences d'auteurs, maisons du l | Commentaires fermés

123
 

Tranche de vie |
Maudy les bons tuyaux |
The Celebration of Thanksgi... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | www.tofik.com
| MANGA
| agbar